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Tell me...all [Aiyana/Gabriel]

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Les secrets ne sont bien cachés que s'ils ont un seul gardien.

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MessageSujet: Tell me...all [Aiyana/Gabriel] Jeu 15 Nov - 17:53

Tell me... all
@Aiyana N. Swanson & Gabriel


Chambre de Gabriel.

Pour la première fois depuis mon arrivée sur Haima, je restais dans mon appartement. Ca devait être un jour comme les autres, mais j’avais besoin de me recentrer, de me retrouver, de réorganiser mes idées. Pour cela, je devais méditer… et préparer mes affaires pour ma prochaine mission.
Torse nu, j’installai le nécessaire. Je ne possédais pas un grand appartement, car je n’avais pas grand chose en ma possession en réalité. En fait, mon appartement se composait de ma chambre et d’une petite entrée. Je ne disposais que d’une armoire et une table de chevet en meubles, ainsi qu’un porte-manteau. L’essentiel, le principal. Malaki était toujours fou lorsqu’il pénétrait dans mon humble demeure. Je souris lorsque je lui avais rappelé que je n’avais qu’une armoire alors qu’il désirait m’acheter des vêtements. Mes vêtements les plus utilisés étaient rangés dans ma valise, toujours prête au cas où, mais je préférais vérifier.
Je m’assis en indien, me concentrant sur la douce musique d’ambiance. Chaque main était sur un genou, mes yeux étaient fermés.

J’inspirai.

J’expirai.

Le vide.

Je ne sus combien de temps l’exercice dura, mais trois coups à la porte brisa ma bulle. J’ouvris immédiatement les yeux, retournant dans l’instant présent. Je me levai, éteignis la musique et ouvris la porte, sans prendre la peine de me vêtir - j’avais un pantalon de jogging sur les hanches, c’était amplement suffisant. J’aperçus alors Aiyana et le moins que l’on puisse dire, c’était que j’étais surpris - à tel point que mes yeux exprimaient bien ce sentiment.

« Aiyana… tout va bien ? »

Ca faisait quelques siècles que nous nous fréquentions, mais il était très rare - ça devait se compter sur les doigts d’une main - qu’elle vienne jusqu’ici. En réalité, nous allions plutôt chez elle ou dans des endroits incongrus - nous ne faisions vraiment pas comme tout le monde. Peut-être était-ce d’ailleurs pour cela que nous avions autant de mal à nous définir elle et moi ?

« Entre, je t’en prie, lui dis-je en me plaçant sur le côté. Je n’ai malheureusement rien à boire, je suis désolé. Je vais être un très mauvais hôte. »

Je fermais doucement la porte, la dépassais pour lui montrer mon lit, fait au carré, afin qu’elle prenne place. Je n’avais peut-être rien à boire, mais cela ne m’empêchait pas de lui laisser s’installer sur mon lit pour être confortablement assise. J’attrapais ma valise et la posais au sol, collée contre un mur, libérant ainsi une chaise pour m’asseoir juste en face de la belle vampire.

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MessageSujet: Re: Tell me...all [Aiyana/Gabriel] Ven 16 Nov - 12:32

Tell me...all
Aiyana & Gabriel  
Depuis quelque temps, j'ai ressenti le besoin de plus dans ma vie, alors que je n'ai pas vraiment à me plaindre de ce que je pouvais posséder. Mais toutes ces richesses ne suffisent pas à combler ce vide qui a pris vie au fur et à mesure de ces années. Le sentiment d'être utile et indispensable à quelqu'un. Mes chansons déclament pour la plupart des histoires d'amour soit magnifiques et pour d'autres tragiques. J'ai l'impression que je n'ai connu que le genre triste. Aussi loin que je puisse m'en souvenir, l'amour est un sentiment que l'on m'a arraché. Celui de mon père s'est envolé un jour bien mystérieux. Celui de ma mère s'est stoppé au bout d'une corde. Et puis, il y a lui qui n'a fait que transmettre des sentiments factices pour mieux me manipuler. À croire que tous les artistes ne connaissent que l'envers du décor. Je m'étais habituée à cette vie, à vivre par procuration le bonheur de mon entourage restant là à l'observer sans plus croire que rien ne m'arriverait. Et ce, malgré, le manège des amants et des amantes qui sont passés au creux de mes bras. Jamais de promesse n'a été soufflé par mes lèvres. Trop convaincu que je ne pouvais pas être l'objet d'un amour sincère. Pas celui dont je rêve jour et nuit me permettant de m'envoler dans mes plus belles créations lyriques. Celles qui ont su toucher mon public et qui m'ont rendu célèbre.

J'ai jalousé dans le plus grand secret des amies qui m'ont relaté leurs histoires naissantes et aux allures parfaites. J'ai discrètement été heureuse quand certaines sont arrivées à leur terme. Est-ce que cela me rend méchante ? Non, parce que je n'éprouve pas le désir que la fatalité se produise pour eux. Je suis simple une femme en mal d'amour et qui s'accroche à un mince espoir.

Mes moments avec Gabriel m'ont toujours permis d'aller au-delà du temps. De trouver un réconfort dans la vérité de ces soupirs. Je me laisse aller à cette mélodie qui nous est propre sans véritable promesse particulière. Pourtant, après des siècles d'une relation non-avoué et secrète pour les autres, sauf Malaki depuis qu'il nous a découvert. Je me surprends à éprouver plus que de raison pour Gabriel. Des sentiments que je pensais éteind voir inexistant.

Combien de fois avais-je envie de le lui dire, mais au final, nos échanges charnels étaient devenus d'une passion presque dévorante. Non, ils l'étaient. Cela en était à la fois beau et douloureux. Je ne savais plus comment penser et ce que je devrais dire ne venait pas. La peur me lancinant comme un millier de poignards lancés sur moi.

Mais cette fois-ci, quelque chose m'oblige à aller vers lui. Dire ce que mon cœur contient, parce qu'il faut mettre cartes sur table. C'est le genre de chose qu'on ne peut pas garder pour soit très longtemps. Physiquement, cela va rapidement commencer à se voir.

Je suis enceinte.

Enceinte de Gabriel. Quand je l'ai appris, je n'ai pu ignorer mon étonnement. Avec mon esprit plutôt dépressif, je pensais que ma faim soudaine de sang était en rapport avec ça, mais non. Mon corps commençait à travailler en faveur de cette vie qui lentement se forme dans mes entrailles. C'est peut-être incompréhensible, mais je me sens moins vide. C'est comme si une entité bénéfique et supérieure avait réalisé mon souhait.

À force de peser le pour et le contre, je me suis retrouvée devant la porte de Gabriel après avoir emprunté le ferry. Durant le trajet, j'ai réfléchi à quoi dire et comment prononcer les bons mots. Mais je sais par avance que les choses ne se passent jamais comme on le souhaiterait. L'esprit ailleurs, je remarque à peine les regards que me lancent certains gardes. Sans doute, m'ont-ils vu au Pandemonium ou encore peut-être que je leur plais. Bien que cela soit flatteur, mon esprit est bien trop débordé par la discussion qui aura lieu entre Gabriel et moi, concernant le bébé et la vérité sur mes sentiments.

C'est un peu en automate que je suis arrivée chez lui. J'ai bien tenté d'apaiser mon esprit, mais fort est de constater que cela s'est révélé plus compliqué que toutes les batailles que j'ai mené autrefois.

Alors, quand la porte s'ouvre sur un Gabriel étonné, j'en reviens à me dire que ma présence déroute étant donné que nos rendez-vous sont surtout donné chez moi ou dans des lieux où nous finissons par trouver un coin discret pour nous mouvoir l'un contre l'autre. L'un dans l'autre.

« Aiyana… tout va bien ? »

Le voir ainsi vêtu me donne déjà des idées, mais je dois me donner une claque mentale monumentale pour ne plus y penser et me concentrer sur la situation la plus importante. Le bébé que nous avons conçu lui et moi ainsi que mes sentiments envers un homme avec lequel nous n'avons pas prévu ce genre d'éventualité. En quelques secondes, c'est une vie entière qui va changer.

J'ai peur. Oui, je suis craintive parce que la dernière fois que je me suis confessé sur mes sentiments envers quelqu'un, il m'a broyé, humilié et salie.

« Salut Gabriel. » Fis-je dans un léger sourire. « Je vais bien oui. » Comment est-ce que cela aurait pu en être autrement. Je suis enceinte, et même si la situation me paraît compliquée. Depuis ces siècles que j'ai pu vivre, depuis cet instant où le médecin a confirmé ma grossesse, je me suis sentie véritablement vivante. J'avais besoin que quelqu'un soit dépendant de moi et Gabriel me l'a offert même si, au final, ce n'était pas du tout prévu.

« Entre, je t’en prie. Je n’ai malheureusement rien à boire, je suis désolé. Je vais être un très mauvais hôte. »

« Merci. » Fis-je en entrant dans son petit studio. Je trouve que cela a du charme. C'est petit, mais assez intime et puis connaissant Gabriel, il n'a pas besoin de faste pour vivre bien. Il s'est toujours contenté des choses utiles et non pas superflus. « Oh, ne t'en fais pas. Je ne veux rien de toute manière. »

Je m'installe sur son lit après qu'il me l'ait montré, croisant doucement mes jambes sans véritablement le quitter du regard. Bien que j'ai pu percevoir sa valise. « Tu vas t'absenter ? » C'est peut-être bien, d'être venu maintenant au lieu de tergiverser dans mon coin et d'être venu vers lui trop tard.

« J'avais besoin de te parler Gabriel. » Les mots me manquent alors, que j'y ai pensé très fort chez moi et sur le ferry. Enfin de compte, tout ceci n'a été que très dérisoire. Je peine à savoir comment avouer les choses. Peut-être aurais-je le courage pour l'un et pas l'autre. Je ne sais pas, nous verrons bien. Avant mes sentiments, c'est le droit de savoir qu'il sera père. « Avant tout, je tenais à m'excuser de t'avoir mis dans l'embarras avec Malaki. Je m'en serais voulu si votre amitié aurait été terni par ma faute. » Je suis sincère, je supporte mal d'être la coupable d'une dispute ou une mésentente. Gabriel et Malaki ont toujours été des frères l'un pour l'autre. Quitte à me faire haïr, j'aurais tout fait pour les réconcilier. Mais bien, heureusement, il n'y en a jamais eu besoin.

Avant même ne réponde par rapport à mes excuses, je le devance. « Non, je ne suis pas venu que pour ça. » Je sais bien que cela lui a traversé l'esprit. Je le connais. Je lis en lui comme dans un livre ouvert et c'est plutôt bénéfique pour un homme qui n'est pas du genre à parler inutilement.

Comment lui dire ? J'en sais rien. Ce n'est pas le genre de chose qu'on annonce tous les jours.

« Gabriel... Je fais... » Je mords la lèvre inférieure tandis que je sens mes mains devenir moites. « Je... » C'est dur. Son regard m'électrise, me fait fondre et m'effraie à la fois. Mais je dois le faire. « Je suis enceinte. »

Voilà, c'est dit. J'aurais aimé y aller plus doucement, mais l'impact restera le même de toute manière.

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MessageSujet: Re: Tell me...all [Aiyana/Gabriel] Lun 19 Nov - 18:33

Tell me... all
@Aiyana N. Swanson & Gabriel


Chambre de Gabriel.

Dès que je la vis, je savais qu’il y avait quelque chose. Son regard, bien que brillant - sûrement dû au fait que j’étais torse nu et je disais ça sans prétention aucune - avait quelque chose en plus. Une peur. Une joie. Une mélancolie. Un soulagement. Une angoisse. Il y avait énormément de sentiments dans ce regard. Elle allait bien, c’était ce qu’elle me disait, mais je la croyais à moitié. J’avais confiance en elle, je savais qu’elle ne me mentait pas vraiment, elle omettait juste quelque chose. Je ne pouvais pas lui en vouloir, c’était personnel après tout et j’allais le découvrir… si elle le désirait.

Nous étions honnêtes l’un envers l’autre, où du moins, nous essayions. Ce n’était pas évident et en plusieurs siècles, nous ne nous étions jamais arrêtés sur la définition même de notre relation. Elle était amicale, sexuelle, mais est-ce qu’il y avait plus ? Lorsque je la regardais, je ne savais pas. Après la découverte de Malaki - enfin l’aveu qu’on lui a fait - je ne savais plus. Ou peut-être me voilais-je la face ?
J’éprouvais de forts sentiments pour Aiyana, cela faisait même un moment qu’elle était ma seule et unique partenaire de chambre, sans que je la concerte, sans que je lui dise, sans que l’on en parle, parce que c’était quelque chose de personnel. Je ne voulais pas, je ne pouvais pas même, lui imposer la même chose. Mon cerveau faisait le nécessaire pour ne pas me faire penser aux nombreux amants potentiels qu’elle pouvait avoir lorsque nous n’étions pas ensemble. Je n’étais pas attaché à elle, j’étais totalement sous son charme. Cette femme avait peu à peu réussi à me faire sentir comme un homme, à me faire sentir comme un vampire lambda, sans responsabilité, sans travail, quelqu’un qui pouvait vivre sans conditions. Je n’étais plus un gardien auprès d’elle, j’étais un homme, tout simplement.
Était-ce cela que l’on appelait l’amour ? J’avais plusieurs siècles au compteur et pourtant, je n’avais jamais éprouvé ce sentiment. Comment pouvais-je le reconnaître ? Les romans, les chansons, les poèmes, les histoires en tout genre parlaient de cœur qui s’accélérait, de respiration saccadée, de mains moites, de transpiration parfois. Cependant, cela ne s’appliquait pas à un vampire. Notre palpitant était aussi vivant qu’un caillou, notre respiration était seulement présente par réflexe - pour certains - afin de nous dissimuler parmi les êtres humains.

Je refermai doucement la porte et l’invitai à s’asseoir sur mon lit. J’attrapai la chaise, posant au préalable la valise au sol, afin de m’installer en face d’elle. Aiyana était belle, radieuse, impeccable et je rejetai bien vite l’idée de l’allonger sur mon lit pour la faire mienne. Elle n’était pas dans un désir de séduction, mais je ne pouvais pas nier l’effet qu’elle me donnait. Pourtant, je soutins son regard.

« Tu vas t'absenter ?
- J’ai toujours ma valise de prête… au cas où
, lui dis-je en souriant légèrement en coin. »

Chose qui n’était pas fausse, mais pas totalement vraie non plus. J’allais devoir me rendre sur le continent pour des recherches, des rumeurs que j’ai entendues. Une mission se profilait à l’horizon et je devais remplir mon rôle, faire mon devoir, mon travail : enquêter.
Je me penchai légèrement, avant-bras sur mes cuisses, mains jointes, réduisant un peu la distance entre nous.

« J'avais besoin de te parler Gabriel. »

Je n’étais peut-être pas un expert en relation, encore moins en relation amoureuse, mais généralement, c’était mauvais signe. Immédiatement, je pensais à la révélation avec mon frère de cœur, Malaki, et à la décision qu’elle voulait prendre. J’avais compris qu’Aiyana ne voulait pas nous séparer, je n’en avais jamais douté d’ailleurs. De toute façon, rien ne pouvait nous séparer. Nous étions l’un pour l’autre une famille, toujours présent. On se soutenait, s’épaulait, se réconfortait. Zero ne nous avait pas éloignés, personne ne le pouvait !
J’attrapai doucement, délicatement, l’une de ses mains. Je voulais lui dire que tout allait bien, qu’elle n’avait pas à s’en faire, qu’elle pouvait tout me dire. Comme la belle chanteuse, les mots me manquaient. J’espérais sincèrement que mon regard était suffisamment expressif pour lui transmettre tout cela. Je restais silencieux, attendant.

Je voulus intervenir, lui dire que tout allait bien avec Malaki, mais elle me retint, anticipant à la perfection mes intentions. Je le compris et je respectais sa demande. Elle avait besoin de courage, elle était courageuse, elle se stimulait elle-même pour aller jusqu’au bout. Quelque part, ça mettait les choses sous pression, l’atmosphère était presque tendue ou peut-être était-ce juste moi qui éprouvait du stress. D’habitude, l’adrénaline palliait cette sensation, mais actuellement, je n’étais pas en mission - j’aurais bien aimé, peut-être que j’aurais su comment réagir.
Je resserrai ma prise sur sa main, l’encourageant silencieusement. J’avais peur, aussi peur que ma belle sirène. J’avais l’impression d’être un être humain : mon cœur tambourinait dans ma poitrine comme s’il voulait sortir, j’avais la sensation que mon cerveau pulsait comme un métronome, ma peau devenait de plus en plus moite à tel point que j’avais l’impression qu’une goutte de sueur commençait à se former au niveau de ma tempe droite et je ne respirais plus - ce qui n’était pas grave puisque je n’avais pas besoin d’air pour vivre. Le stress montait, montait, montait, encore et encore. J’avais l’impression que j’allais faire une crise cardiaque, alors que je n’avais même pas conscience du sujet sur lequel elle voulait que l’on discute.

« Je suis enceinte. »

Silence.

Calme plat.

Mon corps tout entier ne bougeait plus. Mon cerveau avait abandonné les commandes. J’observais Aiyana et mon esprit démarra de nouveau. Quand ? Comment ? Non, comment je le savais, ne sois pas con Gabriel !
Je me redressai, mon dos se collant au dossier de la chaise, mon regard plonger dans le sien. Elle était sérieuse. Complètement sérieuse. Comme je ne l’avais jamais vu. Une multitude de questions se bouscula dans ma tête. Depuis quand le savait-elle ? Était-elle sûre que j’étais… ? Est-ce que j’étais le… ? Je glissai une main dans mes cheveux et joignis mes mains sur mon visage, englobant ma bouche et mon nez, mes yeux se fermant quelques instants avec ce geste. Mes mains se posèrent de nouveau sur mes cuisses, cherchant mes mots, comment réagir. Une bombe aurait fait le même effet.

« Je… »

Super Gabriel, un mot ! Un sujet ! Bon Dieu… Un peu de courage, bordel ! Je fermai quelques secondes les yeux, repassant une main dans mes cheveux, rassemblant tout le courage que je possédais - et je me rendis compte que je n’étais pas si courageux que je le pensais, à mon plus grand désespoir.

« Tout d’abord, commençai-je doucement, mon regard dans le sien, pardonne-moi de poser cette question, mais…, je m’arrêtais, soupirant un coup, soufflant un « quel con » avant de reprendre, es-tu sûre que… que je… »

Putain, les mots étaient vraiment durs à prononcer ! Et encore plus celui sur lequel je n’arrivais pas à sortir la moindre lettre. P. E. R.E. Ce n’était pas compliqué et pourtant, assembler ses lettres était terrifiant. Comment pouvais-je lui dire ? Je me détestais de lui dire ça.

« Es-tu sûre qu’il est… enfin… qu’il est de moi ? »

C’était une alternative, mais j’étais persuadé qu’elle comprenait ma question. Je me levai de ma chaise et commençai à faire les cent pas devant elle, après avoir calé le meuble aux quatre pieds contre un mur. Malaki m’avait prévenu pourtant et je n’avais pas retenu l’essentiel : le préservatif. Merde ! Je ne pouvais pas, ce n’était pas le moment ! Qu’avais-je fait ? Qu’allait penser Araël, mon Empereur, père adoptif d’Aiyana ? Elle n’était plus en sécurité, j’étais un espion, un mouchard errant. Si j’agissais dans l’ombre de l’Empereur, j’avais peut-être plus d’ennemis que lui. Par conséquent, je devais être un solitaire. Ce n’était plus le cas et tout devait être remis en question. Mon esprit s’enchaîna sans que je ne puisse stopper toutes les conséquences de ce fait.

« Tu… Depuis combien de temps le sais-tu ? demandai-je en osant lui adresser une oeillade. »

Je pouvais comprendre que ça faisait un moment et qu’elle ait mis du temps avant de venir m’en parler. Je ne lui en voudrais pas. C’était intentionnel… mais en fait, je ne pouvais pas lui demander d’avorter, même si c’était possible. Si j’étais le père, je n’étais pas la personne qui portait l’enfant, je n’étais pas la mère. Je n’avais aucun droit. Pourtant, je devais savoir, je devais être sûr.

« Tu… Tu vas le garder ? »

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MessageSujet: Re: Tell me...all [Aiyana/Gabriel] Mar 20 Nov - 22:19

Tell me...all
Aiyana & Gabriel  
Entre nous, il n'y a jamais eu de promesses de toujours ou encore d'avenir. Nous avons été depuis le début des amants libres allant et venant selon notre envie. Cela nous convenait, en tout cas pour moi. Mais depuis quelque temps, les doutes m'ont possédé, ne sachant plus comment voir les choses. Sans doute, avais-je atteint un moment où je ressentais le besoin d'avoir plus encore. Quelque chose de concret qui me permettrait de me sentir vivante tout comme ces moments où je me laisse aller à la musique et à mes séances photos. Le travail me faisait du bien parce qu'il me permettait de m'ancrer dans un rêve, éphémère certes, je l'admets. À présent, j'ai besoin de me sentir ainsi tout le temps, à chaque minute et chaque seconde qui défilent. Je ne veux plus avoir peur du tic-tac, de ce temps qui s'écoule, infini pour nous êtres hors du commun et dont les mortels ne connaissent pas notre existence ni même concevoir que nous ayons pu exister hormis dans les livres et les films. De vieux contes de bonnes femmes qui avec le temps ne sont plus que mythes et légendes. Et pourtant, ces derniers comportent une part de vérité. Mais certains individus préfèrent penser que ce n'est qu'une manifestation de ce qu'il y a de plus sombre en chacun des humains. Ce n'est pas totalement faux, ni totalement vrai non plus. Quoi qu'à travers l'histoire, j'ai pu constater la déchéance des êtres humains face aux guerres. Chacun les transformant en ce qu'ils sont de meilleurs ou bien de pires.

Mais là n'est pas le sujet. Je dois trouver le courage, et même la main de Gabriel ne me permet pas de me calmer. Après tout, ce n'est pas une conversation anodine que je m'apprête à faire et lui non plus ne doit pas savoir où je souhaite en venir. Mon regard se trouble sous une peur menaçante. Je ne sais pas s'il va rester calme ou bien s'emporter. L'un comme l'autre, je comprendrais, ce n'est pas une annonce où l'on sait d'avance comment se conduire surtout étant donné notre situation.

Puis, prenant enfin mon courage à deux mains malgré l'attitude de plus en plus nerveuse de Gabriel, j'ai même l'impression qu'il se met à suer. Et pourtant, je n'ai encore rien dit.

Encore quelques secondes et voilà que ma bombe est lâché. C'est clair et concis. Son regard se fait surpris, son corps se fige. Je le vois hésiter, bouger même. Sa chaise ne paraît plus si confortable qu'au départ et sa voix se coupe. Il cherche des mots qui ne viennent pas et pourtant, ils sont simples à prononcer au quotidien. Mais pas ce soir, pas maintenant.

Je le regarde, moi-même, j'ai l'impression de commencer à étouffer alors, que ce ne sera jamais le cas. Notre condition ne nous permet pas d'inspirer et d'expirer. Et pourtant, j'ai l'impression que cela m'aiderait très bien en cet instant. Je suis totalement perdue surtout en voyant le comportement de Gabriel.

J'ai tellement peur.

« Es-tu sûre qu’il est… enfin… qu’il est de moi ? »

Sa question est tout à fait légitime. Je ne la prends pas mal, en sachant que nous vivions quelque chose d'assez libre autrefois. Sauf que depuis quelque temps, Gabriel a été mon seul et unique amant depuis mon dieu, j'ignore quand cela a commencé véritablement.

« Je n'ai couché avec personne d'autre qu'avec toi Gabriel et... » Je me mords la lèvre, cette attitude qui lui paraît si irrésistible en temps normal. « Et cela depuis un moment maintenant. »

« Tu… Depuis combien de temps le sais-tu ? »

Je n'ai pas osé le quitter des yeux. Comme si ne plus le regarder me ferait perdre tout courage.

« Depuis quelques jours. J'aurais voulu te prévenir plus tôt, mais... Mais j'avais besoin de me poser et de réfléchir de mon côté. »

Ce fut une nouvelle effrayante, surprenante même. Au fond, je peux dire que je suis heureuse parce que cette vie comble un manque qui n'a fait que grandir au fil des siècles. Depuis que je le sais, même si cela surprend alors qu'il n'est que la taille d'un petit grain, cette nouvelle vie a pris déjà une part de moi.

« Tu… Tu vas le garder ? »

Instinctivement, ma main se pose sur mon ventre. Il y a bien longtemps de cela, je me suis vu supprimer tellement de vie. Des êtres parfois innocents, d'autre fois coupables. Mais la mort en soit, lorsqu'elle est précipitée, reste injuste. Alors, non, je ne vais pas me débarrasser de cet enfant. Jamais.

« Oui. » Je lève à nouveau les yeux vers lui et esquisse un sourire. « Je ne t'oblige en rien Gabriel, je tenais juste à ce que tu sois au courant, c'est tout et c'est surtout normal. Que tu veuilles faire parti de cette aventure, de sa vie ou non, c'est à toi de voir. Ce n'est pas moi qui vais t'obliger à quoi que ce soit. »

Je finis par me lever afin de me diriger vers lui. Lentement, mes mains prennent les siennes pour les serrer doucement. « Je ne veux en aucun cas que tu te sentes obligé à quoi que ce soit. Je connais ta position et ton rôle. Je t'aime beaucoup Gabriel alors, quoi que tu décideras, je respecterais ta décision. Mais ne me demande pas d'avorter, c'est contre mes principes. Je ne supporterais pas une autre perte après celle de mes parents. »

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MessageSujet: Re: Tell me...all [Aiyana/Gabriel] Sam 24 Nov - 14:14

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Chambre de Gabriel.

« Je n'ai couché avec personne d'autre qu'avec toi Gabriel et... Et cela depuis un moment maintenant. »

Je me stoppai net dans mes cent pas. Mon visage était peint de stupeur et il y avait fort à parier qu’Aiyana ne m’avait jamais vu aussi expressif - en dehors de la chambre. L’air n’était plus présent dans mes poumons, mon organisme entier était sur pause et je sentis à ce moment précis une douce chaleur, comme la flamme d’une bougie, s’allumer dans ma poitrine. Sans même nous concerter, nous avions donc fait la même chose ? Non, pas besoin d’interrogation, on pouvait l’affirmer. Éprouvait-elle des sentiments forts à mon égard ? M’aimait-elle ? Je déglutis bruyamment sans m’en rendre réellement compte et tournai mon regard vers son visage. Elle était aussi terrifiée que moi, si ce n’était plus, car après tout, elle avait de la vie en elle.

J’enchaînai les questions, ne sachant pas quoi faire d’autres. C’était quelque chose, un événement, une bombe dans notre vie. Jamais je ne m’imaginais...père, parent… non. C’était trop tôt, même si j’avais neuf siècles et que j’aurais déjà dû avoir une descendance depuis longtemps. Je faisais un métier beaucoup trop dangereux et c’était pour cela d’ailleurs que je ne m’étais jamais mis en couple avec quelqu’un. Je n’étais pas égoïste. Au final, j’avais érigé une barrière avec mes relations, mais avec Aiyana, c’était différent. C’était comme si ma barrière n’avait jamais existé pour elle. C’était peut-être pour cela que j’avais finalement abandonné toutes relations d’un soir et qu’au fur et à mesure des siècles, il n’y avait eu plus qu’elle dans mon lit. Peut-être était-ce pour cela que j’avais développé des sentiments de plus en plus forts pour la jeune femme, parce que quelque part, sous un certain point de vue, on était une sorte de couple… non ?

« Tu… Tu vas le garder ?
- Oui. »


Je vis son mouvement vers son ventre, qui ne montrait pas encore que de la vie se créait. Cette vue me serra le cœur. Je ne pouvais pas lui demander d’avorter, c’était son enfant, même si j’étais le géniteur, c’était elle qui le portait - et bordel, elle avait déjà les réflexes d’une future mère. Elle était encore plus belle et je me demandais comment cela était-il seulement possible.

J’acquiesçai lentement à ses paroles, sans les approuver. J’étais touché par le fait qu’elle puisse comprendre que je ne veuille pas de cet enfant, que je ne veuille pas de cette vie, qu’elle me montrait une porte de sortie, une fuite possible. Étais-je un lâche ?

Parfois, me susurra une voix dans ma tête.

Je fermais quelques secondes les yeux, passant une main dans mes cheveux pour atterrir sur ma nuque, la massant un instant. Mais je ne pouvais pas faire cela. Outre le fait que j’avais été élevé correctement, dans une époque où on osait à peine embrasser une femme à cause de son chaperon, qu’on allait demander l’autorisation de son père pour pouvoir sortir avec, pour être fiancé puis, marié et seulement alors, avoir un enfant. Là, on en était loin ! On n’avait tout fait à l’envers, mais outre cela même, je n’avais pas le droit de l’abandonner. Je devais assumer.
Ma mère m’avait abandonné alors que je n’avais même pas un quart de siècle. J’avais une dizaine d’années lorsque mon père mourut. Il était hors de question que j’abandonne la chair de ma chair. Je me devais d’assumer cet enfant, tout comme Aiyana allait assumer sa grossesse.

La belle chanteuse se leva et attrapa mes mains. Je les serrai doucement, répondant à cet doux échange, plongeant mon regard dans le sien. Il était vrai qu’elle avait essuyé la mort de ses parents. Un point commun que l’on avait. S’il m’était possible de rougir, je l’aurais probablement fait lorsqu’elle me déclara qu’elle m’aimait beaucoup. Moi aussi. Moi aussi, j’avais envie de lui dire, de lui répondre que c’était la même chose. Mais les mots restèrent obstinément coincés dans ma gorge. Il était impossible pour moi de parler, ne serait-ce que pour prononcer le moindre mot.
À la place, je me penchai lentement, mon visage se rapprochant du sien. À tout moment, elle pouvait dévier la tête et me refuser ce baiser que je m’apprêtais à lui donner. Un baiser doux, tendre, exprimant au mieux les sentiments que je ressentais. Je me redressai et portai ses doigts à ma bouche, baisant ses phalanges.

« Tu me connais aussi bien que Malaki, même mieux quelque part, car je n’ai jamais été aussi intime avec quelqu’un… hormis toi… Aiyana…, dis-je calmement, ancrant de nouveau mes yeux dans les siens. Tu as eu le courage de me dire cela, alors je me dois être également honnête envers toi… »

C’était le moment d’être un homme. De m’ouvrir. Je me mettais coup de pied au cul sur coup de pied au cul pour m’exprimer, faire quelque chose dont je n’avais pas l’habitude, mais qui était actuellement nécessaire, vital, indispensable.

« Moi aussi… Je ne couche qu’avec toi… depuis quelque temps. »

C’était un début. Je déglutis, trouvant ma gorge incroyablement sèche alors que je n’avais pas prononcé un discours d’une heure. Une phrase et j’avais l’impression que j’avais jeûné depuis deux siècles. Quel gardien je faisais !

« Il faut que tu saches, cependant, que je ne peux pas réfléchir correctement, poursuivis-je maladroitement. J’ai un métier compliqué, dangereux, et il est hors de question que je te mette en danger… alors… s’il est possible pour toi d’attendre un peu… »

Je grimaçai. Je m’y étais pris comme un manche. Je lui demandais d’attendre, alors qu’elle ne me demandait rien. Je n’étais pas en position de lui demander quelque chose et pourtant, je me permettais de le faire. J’étais sacrément gonflé.

« Pardonne-moi, c’est vraiment égoïste…, ajoutai-je après de longues secondes, me mordillant même la lèvre inférieure. J’ai ma valise de prête, comme tu l’as vu, car je dois faire une mission. Je dois aller sur le continent, enfin, il faudrait que j’y aille… mais je te promets une chose : c’est ma dernière mission. »

Je resserrai ma prise sur ses mains. Lorsque je promettais quelque chose, je m’y tenais et je ne pouvais pas faire mieux pour lui montrer à quel point j’étais sérieux, à quel point j’entendais ce qu’elle me disait, à quel point je ne l’abandonnerai pas. L’entendait-elle ainsi ? Aiyana pouvait me lire comme on lisait un livre ouvert malgré la maladresse de mes mots. Est-ce que ça allait être le cas encore une fois ?

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MessageSujet: Re: Tell me...all [Aiyana/Gabriel] Dim 25 Nov - 19:16

Tell me...all
Aiyana & Gabriel  
Hier encore, j'apparaissais comme une adolescence en quête constance de quelque chose pour remplir ce vide grandissant. Ce petit quelque chose qui me manquait et qui rendait mon humeur à la fois mélancolique et lunatique. Ne sachant plus sur quel pied danser alors que sur scène, je rendais mes musiques tellement plus émotives. Sentiment de liberté éphémère alors qu'en dehors de tout cela, sans musique ni paroles, je me retrouvais enchaînée dans une incertitude qui devenait de plus en plus étouffante pour moi. Les moments avec Gabriel me permettaient de mettre en pause tout cela m'apaisant et jouant de nos corps en extase et en sueur. Nos respirations se faisant haletante et tellement plus passionné même si au fond, cela nous était inutile. En tant que vampire, respirer ne nous est pas vital, ce n'est qu'une habitude devenue indispensable au fil du temps pour nous fondre parmi le commun des mortels ignorant notre existence. Sans doute, que ces derniers ont eu une vision à la fois attachante et monstrueuse de ce que nous sommes après le roman de Bram Stoker. L'engeance vampirique ne doit être faite que par morsure, qui pour une catégorie est vraie, mais pour le reste, nous naissons sans savoir quand notre vie prendra réellement fin.

En y repensant, tout ceci me paraît tellement étrange quand on sait que notre cœur ne répond pas comme celui d'un humain et que le reste de notre organisme est à la fois semblable et différent de nos cousins mortels. En tout cas, pour une noble tel que moi qui est née d'une union vampire et humaine. Et à présent, à mon tour, je connais la valeur d'une vie qui est enfermé agréablement dans son cocon qu'est mon ventre. À l'annonce de cette nouvelle, j'étais partagée entre joie intense et peur immense. Je savais au moment même où je le sus que je prendrais soin de cette vie en moi. Que je lui offrirais tout même l'impossible, mais que sans doute, je serais seule à le faire. Je ne pouvais contraindre Gabriel à prendre part à cette aventure alors, que son rôle le mettait constamment en danger. Raison pour laquelle il n'a jamais réellement pensé à se construire une vie de famille optant pour la débauche afin de satisfaire ces besoins comme j'ai eu à le faire après ma prise de conscience que moi aussi, malgré mon apparence, je pouvais plaire autant aux hommes qu'aux femmes.

Je voyais bien dans son attitude qu'il se sentait perdu et je le voyais soudainement bien plus expressif qu'à l'accoutumée, ce qui me surprenait sous un certain aspect. Gabriel se laisse facilement aller quand nous sommes seul, mais il conserve toujours cette retenu qui fait son charme. Et à présent, je me rends compte que pour la plupart des êtres, il suffit d'une nouvelle de ce genre pour que nous passions du contrôle de nos vies à une incompréhension totale et une perte de nos capacités. Ne serait-ce que parler et réfléchir nous paraît presque impossible.

Personnellement, je prends sur moi, je ne veux pas paraître faible ou trop fragile. Je voudrais exploser de joie, mais aussi pleurer sans m'arrêter, mais je préfère passer au-delà de tout cela. Je le ferais sans doute une fois seule. Quand je prendrais conscience du défilement de ma vie lorsque le silence sera effacé par les bruits si propre à la nuit.

Une vie semblable aux vagues qui s'échouent sur la plage. Elles viennent à effacer les mots constituant ma vie qui ont pu se former sur le sable. Ne laissant plus qu'une faible trace.

Debout face au vampire, je l'observe. J'ai peur qu'il ne veuille pas partager la vie de notre enfant, mais son regard, cependant, m'apaise. Il est si doux et tendre après être passé par toute une panoplie d'émotions. En cet instant, moi qui me vante de pouvoir lire en lui, je me retrouve bien démunie. Je ne peux pas m'avancer sur ces sentiments. Bien sûr, je sais qu'il ressent de l'affection pour moi sinon, nous n'aurions pas entretenu une si longue relation lui et moi. Des siècles que nous avons partagés, à nous enfermer dans une si belle prison.

Je ne refuse donc pas ce baiser. Loin de tous les autres que nous avons pu nous faire l'un et l'autre. Ce dernier n'est pas fait de passion, mais d'une tendresse qui m'est à la fois étrange, mais également très sublime. Une note douce et légère alors que je viens de lâcher une bombe. Quand il vient poser ces lèvres tentatrices, mais tendres sur mes phalanges, je sens comme un frisson puissant qui parcourt mon échine. Ce moment entre nous me paraît tellement étrange, si différent de tout ce que nous avons pu vivre jusqu'à présent.

- Tu me connais aussi bien que Malaki, même mieux quelque part, car je n’ai jamais été aussi intime avec quelqu’un… hormis toi… Aiyana… Tu as eu le courage de me dire cela, alors je me dois être également honnête envers toi…  

À quoi dois-je m'attendre ? J'ouvre la bouche, mais aucun son ne sort parce que mon corps a réfléchi plus vite que mon cerveau et ce dernier m'a rappelé à la raison à la dernière minute. Au final, je ne sais pas quoi dire, je sens simplement une crainte qui me tords de l'intérieur.

- Moi aussi… Je ne couche qu’avec toi… depuis quelque temps.

« Toi aussi. » Affirmais-je dans un murmure pour me convaincre davantage de la mesure de ces mots qu'il prononce. Après avoir compris la teneur de mes sentiments à son égard, je ne peux que me sentir heureuse de cette déclaration même si au fond, je le sens et surtout, je l'entends. Oui, il est perdu. Plus que moi, étant donné que je connais ce genre de sentiment, il me fut autrefois destructeur, mais désormais, j'ai l'impression, une étrange sensation même, qu'il me sera salvateur.

- Il faut que tu saches, cependant, que je ne peux pas réfléchir correctement. J’ai un métier compliqué, dangereux, et il est hors de question que je te mette en danger… alors… s’il est possible pour toi d’attendre un peu…  

« Je te l'ai dit. Je voulais que tu le sache sans que tu te sentes obligé à quoi que ce soit. Ton rôle est autant important que compliqué et j'ai toujours su que ce dernier t'avait empêché beaucoup de chose par simple envie de protéger. C'est ce que j'ai toujours beaucoup aimé de ta part. » Fis-je en esquissant un sourire. Non, je ne souhaite pas qu'il se sente prisonnier et encore moins obligé de prendre des responsabilité qu'il ne voudrait pas ou qu'il ne pourrait pas avoir qu'il en ait envie ou non.

- Pardonne-moi, c’est vraiment égoïste. J’ai ma valise de prête, comme tu l’as vu, car je dois faire une mission. Je dois aller sur le continent, enfin, il faudrait que j’y aille… mais je te promets une chose : c’est ma dernière mission.


« Tu veux dire que... » Je le regarde, craintive de dire les derniers mots comme si je pouvais lui faire prendre conscience d'une peur que je ne vois pourtant pas dans ces beaux yeux bleus. Mon regard dévie vers sa valise totalement prête, mais encore ouverte. « Tu seras parti combien de temps ? » Fis-je finalement après une minute de parfait silence.

Je me doute bien qu'il sera absent un temps, mais savoir le temps est comme... Nécessaire pour moi. Sans vraiment savoir pourquoi je pense ainsi.

« Promets-moi de faire attention Gabriel. » À mon tour, j'embrasse l'une de ces mains avant de reposer mon regard dans le sien, mais voilà que je tremble sans savoir la raison. C'est une nuée d'émotions qui m'assaillent et qui m'obligent à m'asseoir à nouveau sur le lit. Mes yeux me piquent et ce n'est que quand je sens quelque chose me chatouiller les joues que je parviens à comprendre que des larmes carmins. « Excuse-moi. » Moi qui souhaitais tout garder en moi, voilà que je pleure stupidement devant Gabriel qui a d'autre chose à faire que de s'inquiéter pour moi. « Je suis soulagée et vraiment effrayée. » Je finis par lever les yeux vers lui. « Quoi que tu décides, je tenais vraiment à te remercier... Pour tout. » Oui, il ne se doute pas, mais, être enceinte a comblé bien plus que je ne pourrais le dire. « Embrasse-moi encore s'il te plaît. »

Pour tout dire, je n'attends même pas un mouvement de sa part que je me relève pour poser mes lèvres sur les siennes. C'est doux, intense et désespéré à la fois. J'ai peur de tout. Qu'il ne revienne pas, qu'il change d'avis à son retour...

En somme de me retrouver seule.

« Gabriel... Je dois te le dire et pardonne-moi par avance... Je ne veux pas t'effrayer ni te braquer davantage, mais... Mais je me suis rendue compte que... » Pourquoi ai-je peur de le dire ? Sans doute parce que j'ai été traumatisé la première fois que j'ai révélé mes sentiments. Humiliée et le cœur piétiné comme il ne l'a jamais été au point de vouloir mourir. Quand papa est venu me récupérer, je n'étais plus que l'ombre de moi-même. Malaki a eu tellement de mal de me redonner le sourire, de me faire revivre à nouveau. Je suis tétanisée, j'en tremble même. C'est sans doute pour cela, que je décide d'étreindre Gabriel, laissant un silence trôner entre lui et moi. J'attends que le courage veuille bien montrer le bout de son nez. « Je... » Pourquoi n'arrivais-je pas à le dire ? Si, je le savais. J'ai peur d'un nouveau rejet. Et pourtant... « Je t'aime. Depuis combien de temps, je ne sais pas, mais c'est arrivé comme ça. Pardonne-moi. Je t'en supplie pardonne moi d'être une si mauvaise amie. D'oser rêver de quelque chose de plus qu'une amitié entre nous. » Un sanglot s'extirpe de ma bouche, sale traître qu'il est ! « Malaki avait raison. Il y avait plus de ma part depuis quelque temps. »

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MessageSujet: Re: Tell me...all [Aiyana/Gabriel] Dim 9 Déc - 11:17

Tell me... all
@Aiyana N. Swanson & Gabriel


Chambre de Gabriel.

Nous échangeâmes un baiser, un baiser qui n’avait rien de passionnel. Il était tendre, doux, lent. Les yeux fermés, tous les autres sens étaient à vifs. Mon odorat avait repéré la douce senteur de son parfum mélangé à sa peau. Mes lèvres sur les siennes goûtaient un fruit tendre, sucré, délicieux. Mes mains caressaient affectueusement sa peau, m’imprégnant de sa douceur, de sa texture et de sa chaleur. Nous étions des vampires, nous étions froids, mais d’un vampire à l’autre, ce n’était pas la même chose. Je n’avais jamais été plus vivant qu’à ses côtés, que dans ses bras. Je baisai ses phalanges tel un gentleman. Même si c’était le fruit de mon éducation, je savais que cela touchait Aiyana.
Lorsqu’elle prononça les mots “toi aussi”, je sus que j’avais eu raison. J’avais osé, j’avais dit les choses et résultat, les choses étaient non seulement plus claires, mais évidentes. Nous venions de nous déclarer l’un l’autre, c’était ainsi que je le voyais et je lui souris, tout simplement. Je n’avais pas à ajouter quoi que ce soit, tout était dit. Il fallait simplement que je continue sur ma lancée. Je ne pouvais pas arrêter et je ne devais pas. Ce moment était important, extrêmement important, presque décisif.
Je lui avouai alors que j’avais besoin de temps. Non pas parce que je ne comprenais pas, mais parce que ma vie actuelle n’était pas en adéquation avec mes principes, mes valeurs. Est-ce que j’étais prêt à fonder une famille ? Est-ce que j’étais prêt à vivre une vraie, véritable et officielle relation avec Aiyana ? Est-ce que j’étais prêt à être père ? Je n’avais pas les réponses à ces questions. C’était pour cela que j’avais besoin de temps.

« Je ne me sens pas obligé parce que tu m’as avoué cela, lui répondis-je. C’est ce dont j’ai besoin… afin de répondre à certaines questions personnelles… Je ne veux pas te dire quelque chose parce que c’est à chaud, mais parce que ça été mûrement réfléchi. »

Ce n’était pas pour choisir un canapé. C’était pour un futur, quelque chose qui allait durer dans le temps et plus encore, lorsqu’on était des vampires. C’était pour l’éternité. Ca nécessitait bien un peu de temps de réflexion, non ? En demandai-je trop ? En espérai-je trop ? Je n’en savais rien, mais je mourrais d’envie de la couvrir de baiser pour être si compréhensive. Elle était une partenaire, une compagne, une femme, parfaite. Il n’y avait rien à retirer, rien à ajouter.
Je posai délicatement une main sur sa joue pour tenter de la rassurer. Oui, j’allais partir, je serais loin et c’était la première fois dans notre relation que nous vivions cela. Je partais avant, mais nous ne nous fréquentions pas comme cela. Ce fût à ce moment que ça me frappa. Sans que je ne m’en rende compte, notre lien avait évolué de lui-même, sans que nous prenions le temps de faire ou de dire quoi que ce soit. Les choses s’étaient faites d’elles-mêmes. Il était peut-être temps de se poser les questions… mais était-ce nécessaire ? Nous étions si naturels l’un envers l’autre. Avions-nous vraiment la nécessité de passer par cette étape ? Oui. Totalement. Je coupais mes pensées pour répondre à Aiyana qui attendait depuis quelques secondes maintenant.

« Quelques semaines. Tout dépend de comment les choses se passent. Je dois juste récolter des informations.
- Promets-moi de faire attention Gabriel.
- Je te le promets. »


Je ne devais, normalement, pas me battre, alors il n’y avait aucun risque. Juste un travail d’enquête. Si tout se passait bien. Inutile de l’inquiéter, les choses allaient bien se passer. Je faisais ça depuis plusieurs siècles.
La belle vampire m’embrassa la main et s’assit sur le lit à nouveau. Je la suis, presque d’un même mouvement, ne voulant pas m’éloigner d’elle - l’idée ne m’avait pas effleuré, ne serait-ce qu’une fois ! Je la sentis trembler et avant que je n’ai pu faire le moindre geste, prononcer la moindre parole, je vis deux larmes de sang strier son visage.

« Excuse-moi... Je suis soulagée et vraiment effrayée... Quoi que tu décides, je tenais vraiment à te remercier... Pour tout. »

Je tournai son visage vers moi, effaçant grossièrement les traces carmin de mes pouces, posant mes lèvres sur ses joues. Ainsi, calmement, je lui essuyai un peu mieux le visage, ma langue m’aidant à la tâche. Pourquoi avait-elle l’impression que je ne reviendrais jamais ? Pourquoi j’avais le sentiment qu’elle me faisait ses adieux ? Inconsciemment, je fronçai les sourcils.

« Embrasse-moi encore s'il te plaît. »

Et je le fis. Je lui transmis dans cet échange tout ce que je pouvais ressentir pour elle afin de la rassurer. J’espérais par ce baiser langoureux qu’elle comprendrait que je ne la quitterais pas, que je reviendrais, qu’elle n’avait pas à me remercier, car c’était elle qui m’avait fait devenir un homme nouveau et qui allait encore me faire évoluer. C’était à moi de la remercier et je le faisais de la plus douce des façons.

« Je reviendrais, soufflai-je avant de reprendre le baiser. »

Une de mes mains était sur l’une de ses joues, l’autre dans son dos. Je sentais ses doutes, je sentais ses peurs, je sentais son désespoir et je lui renvoyai mon assurance, mes convictions, balayant mes questions sans réponses. Elle n’avait pas besoin de cela, elle avait besoin d’un homme, un homme fort qui avait les épaules nécessaires et non d’un lâche. Aiyana avait bien trop souffert, je n’avais pas le droit de lui faire ça, et même, je n’étais pas un lâche, nom de Dieu ! Non, je refusais de l’être. Ma détermination se fit ressentir, car j’accentuais un peu plus l’échange avant de le rompre.
J’allais de nouveau prendre la parole, mais Aiyana me coupa l’herbe sous le pied et mon cœur fit de nouveau des salto… si c’était possible. Je pensais avoir passé l’épreuve stressante, mais il semblerait que je n’étais pas au bout de mes surprises.

Elle m’aime.
Il n’y avait plus cela qui s’affichait dans mon esprit. Elle était amoureuse de moi. Si je n’étais pas aussi froid qu’un iceberg, je jurerai que j’avais la sensation que mon corps chauffait comme s’il était en train de prendre un bain de soleil. Je ne pouvais pas le voir, mais mes pupilles se dilatèrent légèrement, mon corps montrant un peu plus qu’il était réceptif aux sentiments de la belle chanteuse. Mon cœur, lui, ne savait pas quoi faire - et pourtant, il ne battait plus de base.
Je fis alors la chose qui me paraissait la plus sensée : je l’embrassai à nouveau, comme un fou, comme un forcené, comme si ma vie en dépendait. Je ne pouvais pas lui dire les mêmes mots, car je ne le savais pas moi-même, je ne connaissais pas ce genre de chose - je ne savais pas si c’était ce que j’éprouvais, c’était la première fois que je ressentais quelque chose comme ça. Comment pouvais-je deviner que j’étais comme elle ?
Je finis par m’écarter d’elle, gardant mes mains sur son corps - pour une raison obscure, je n’arrivais pas à rompre le contact physique.

« Malaki a toujours raison, dis-je d’une voix rauque, qui m’étonna tellement que je me raclai la gorge pour faire passer cela, mettant mon poing droit devant ma bouche. Et tu es la meilleure amie que l’on pourrait avoir, Aiyana. Ne l’oublie jamais. »

Je doutais que ma voix soit plus claire, mais passons ce détail. Non, elle ne devait pas céder à ses démons. Elle devait se battre et croire en elle. Aiyana avait bien trop traversé pour faire marche arrière. Malaki avait mis beaucoup de temps à la relever et j’avais appris que j’avais aidé aussi à ce qu’elle s’accepte pleinement. Tous ces siècles ne pouvaient pas s’effondrer en un instant ! Je le refusais. Il en était hors de question.

« Tu sais… peut-être que notre amitié est plus que cela… mais qu’on ne s’en est pas rendu compte, déclarai-je doucement. Nous n’avions jamais pris le temps de voir les choses sous un autre angle avant que Malaki nous découvre… »

Je ne voulais pas lui donner de faux espoirs, mais c’était une éventualité. C’était ce que je pensais et avec la déclaration de la belle brune, mon raisonnement n’était pas si erroné. Il fallait juste que je fasse la même chose : que j’identifie mes sentiments. Pour un soldat comme moi, c’était vraiment compliqué. En neuf siècles, ça ne m’était jamais arrivé, comment pouvais-je seulement le savoir ? Je souris en coin.

« Tu n’as pas choisi le vampire le plus expressif sentimentalement. »

Ce n’était pas une critique, c’était un fait, une boutade à mon encontre. Je déposai un baiser sur la commissure de ses lèvres avant de me lever. J’avais néanmoins gardé ses mains dans les miennes, ne me souvenant même pas d’avoir fait le geste. J’inspirai tranquillement, même si je n’en avais pas besoin, regardant la belle vampire.

« Je reviens vite. »

Je baisai ses phalanges et en un éclair, je quittais ma chambre et revins avec un plateau, deux poches de sang et deux verres. D’une main, j’attrapai la chaise pour qu’elle fasse office de table d'appoint et posais le plateau. Grâce à ma vitesse vampirique, je fis un rapide aller-retour à ma salle de bains attenante, mouillant une serviette. Je m’assis de nouveau à côté d’Aiyana et m’employai à effacer ses larmes séchées. Je ne savais pas quoi dire, alors je faisais, j’agissais. Les mots étaient quelque chose de compliqué pour moi, elle le savait depuis le temps. Mais je voulais prendre soin d’elle… comme je le faisais depuis des siècles… peut-être même plus ?
Une fois mon travail fini, je posais la serviette rougie sur le dossier de la chaise - elle pourrait servir de nouveau - j’attrapai une poche de sang - par chance, c’était le sang qu’elle préférait - et je lui servis un verre. Mais je me sentis soudainement très con et j’arrêtai mes gestes, levant la tête vers la jeune femme.

« Je me suis dit que tu devais avoir soif… »


Putain, elle venait de me faire une déclaration et je ne trouvais que cela à lui dire ? J’étais vraiment le pire des idiots...

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MessageSujet: Re: Tell me...all [Aiyana/Gabriel] Ven 14 Déc - 11:48

Tell me...all
Aiyana & Gabriel  
Je suis tellement soulagée. Moi qui m'étais posé toute sorte de questions, installant des craintes inutiles avant que je ne vienne frapper à sa porte. J'aurai dû me douter que Gabriel serait compréhensible. Perdu sans doute, mais compréhensible tout de même. Je portais un enfant, fruit de nos ébats passionnés et tendres. Ce dernier avait été fait dans l'affection parce que Gabriel et moi ressentions bien plus que de simples amants d'un soir ou qui se côtoient pour se laisser aller au sexe. Même si le gardien et moi, nous ne serions pas ensemble, je sais que le bébé sera le réceptacle de beaucoup d'amour. Quand je le porterais dans mes bras pour la première fois, je saurais comment faire. Même si mon cœur ne connaît pas le battement comme les humains, il palpite à sa manière, il n'est pas aussi éteint qu'on semblerait le croire lorsqu'on mentionne le mot vampire. Nos émotions et nos sentiments sont décuplés parce que nous ne ressentons pas les choses de la même façon que l'être humain. Nous compensons les manques d'une manière totalement différents. Cela nous rend soit plus empathiques ou bien plus éteint, impassible et détaché. Pour ma part, je peux affirmer que je suis passée par ces stades et que je préfère largement celle que je suis devenue aujourd'hui. Sans mes épreuves, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, je n'aurais pas connu cette vie. Si je me serais offerte à la brûlure du soleil, je n'aurais pas pu connaître cette joie d'être mère. Oui, je vais devenir mère et grâce à un homme que j'aime et que j'estime par-dessus tout. Le premier qui m'a ouvert les bras, qui m'a fait devenir femme et qui m'a fait sentir femme surtout. Sans m'en douter, je me suis laissée enchaîner à Gabriel et c'est une sensation folle et tellement agréable quand on sait que des sentiments sont présents.

« Je ne me sens pas obligé parce que tu m’as avoué cela. C’est ce dont j’ai besoin… afin de répondre à certaines questions personnelles… Je ne veux pas te dire quelque chose parce que c’est à chaud, mais parce que ça été mûrement réfléchi. »

J'esquisse un sourire hochant simplement la tête. Je me moque du temps que cela prendra, s'il veut réfléchir alors, je ne peux que le comprendre. Contrairement à moi, qui ai déjà aimé, la mauvaise personne certes, mais aimé tout de même, je n'ai pas besoin de temps pour penser quand je sais ce que sont les sentiments. Je les chante tous les soirs au Pandemonium, je l'écris, le joue, le transmet à un public si réceptif que j'en suis devenue populaire. Peut-être pas apprécier de tous, mais la population d'Haima apprécie mon talent. Cela m'a conféré une affection qui m'a réchauffé l'être et m'a sauvé également de toutes ces émotions dépressives qui auraient pu m'emporter dans des abysses dont je n'aurais pas pu revenir.

« Je comprends, ne t'en fais pas pour ça. Prends le temps qu'il te faudra pour tout ça. Ce n'est pas moi qui vais te presser, tu le sais bien. » Fis-je tandis que ma main se pose sur sa joue. Je ressens le besoin de sentir son grain de peau sous mes doigts comme si Gabriel devenait de plus en plus l'essence dont j'ai besoin pour vivre et me sentir vivante.

Cependant, ce qui m'inquiète, c'est son départ. Le monde extérieur, je le connais. Il est effrayant certains aspects et les vampires qui n'ont pas la logique de mon père nuisent facilement à ceux qui soutiennent les Lightwood. Ces semaines seront longues, mais je saurais y faire face et sans doute, que cette séparation nous est plus nécessaire qu'on ne pourrait le croire. Cela nous aidera à penser de notre côté, l'un et l'autre. Lui plus que moi étant donné mes certitudes et généralement, une fois que j'ai trouvé mes réponses, je sais comment réagir et comment m'y tenir.

Une fois les émotions passées, je me laisse aller sur le lit poussant un long soupire de soulagement, mais je ne peux m'empêcher de laisser des larmes carmins perler comme des rubis sur mes joues. Je ne suis plus le genre de femme qui garde tout à l'intérieur, je suis de celle, à présent, qui s'exprime sans honte. Les artistes sont connues pour être expressifs. Je me tiens suffisamment devant le commun des mortels, pas la peine de le faire avec les nôtres, surtout avec Gabriel. Je n'ai pas honte de me laisser aller, il me connaît si bien sur ce point.

Sa façon d'effacer mes larmes me fait frémir. Me plongeant dans un océan de tendresse même si c'est glacé, je m'y laisse aller avec plaisir. Gabriel est une montagne recouvert d'une neige éternelle, mais si l'on creuse la surface, on y découvre de la chaleur et de la vie. Oui, une source d'une pureté dans laquelle on veut s'abreuver comme se purifier de toutes nos peurs et nos tristesses.

« Je reviendrais. »

Cette promesse est si belle à entendre à mes oreilles. Surtout, qu'il me la murmure comme pour partager un secret que personne ne doit entendre. Il souhaitait de par ces attentions effacées mes tourments. Je sais bien qu'il ne veut pas que je replonge dans ce torrent de peurs et de douleurs dans lesquelles j'ai eu tant de mal à m'en sortir. Je ne sais pas ce que je serais devenue sans l'appuie de Malaki ou encore sans Gabriel qui, à sa manière m'a protégé. Je sais qu'il a joué mon gardien de l'ombre. Je me savais à l'écart de tout danger. Dès qu'on médisait à mon encontre, il agissait à sa manière, de façon à ce que je n'en sache rien. Je trouvais ça tellement touchant et romantique en soit. Aujourd'hui encore, je suis charmais par ce qu'il a pu faire pour moi sans s'en vanter.

C'est sans doute cette montée de souvenirs et d'un courage nouveau qui me conduit à lui révéler mes sentiments. Je l'aime. C'est évident à présent, pourquoi ne l'ai-je pas compris plus tôt ? Peut-être que j'avais encore besoin de grandir et de mûrir. D'être sûre aussi de lui ? Je pense qu'il aurait reculé si je l'avais fait avant qu'on ne prenne réellement conscience de l'impact conséquent de notre relation.

« Malaki a toujours raison. »

« Tu ne trouves pas que c'est énervant parfois. » Fis-je en esquissant un léger rire.

« Et tu es la meilleure amie que l’on pourrait avoir, Aiyana. Ne l’oublie jamais. »

Je relève mes yeux vers lui. Je souris ne sachant pas quoi dire. Je suis heureuse que ma déclaration ne change rien entre nous. Instinctivement, je crois mes doigts au sien tandis que mon front se pose doucement au sien respirant profondément me permettant ainsi de m'imprégner de son parfum comme une louve le ferait pour le compagnon qu'elle a choisi. Oui, Gabriel es semblable à un loup, cela lui correspond tellement bien. Solitaire, mais présent pour sa meute. Humble et aucunement à la recherche de pouvoir, juste à servir la cause qui lui paraît si juste. Dévoué et dénué de paroles inutiles. Il parle quand il le faut et pour le reste, je n'ai qu'à lire dans ces yeux. Cela m'est devenu si facile avec le temps.

« Merci... » Murmurais-je dans un souffle.

« Tu sais… peut-être que notre amitié est plus que cela… mais qu’on ne s’en est pas rendu compte. Nous n’avions jamais pris le temps de voir les choses sous un autre angle avant que Malaki nous découvre… »

« C'est souvent comme ça. On se rend compte des choses quand quelqu'un d'extérieur nous le fait remarquer. J'avais sans doute besoin de Malaki, encore une fois, pour me montrer la bonne route sans le savoir. » Je pose mes yeux sur Gabriel, admirant l'intensité de son regard. De la sincérité de ces sentiments envers moi-même s'il ignore encore quel mot lui porter exactement. « Qu'importe ce qui se présentera, tu as une place privilégié dans mon cœur. Tu m'as offert le plus beau cadeau qui soit. » Je porte la main à mon ventre et oui, je me sens complète. Vivante. Et terriblement heureuse même si j'ai des craintes sur le fait que je ne sais pas ce que doit faire une mère. Mais je ne doute pas que l'instinct prenne le dessus.

« Tu n’as pas choisi le vampire le plus expressif sentimentalement. »

« En parole sans doute. Mais je sais lire tes silences, tu le sais bien. Tes regards n'ont pas de secret pour moi. Tu es bien plus expressif que tu le crois. »

Son baiser à la commissure de mes lèvres me fait fermer les yeux. C'est comme un onguent apaisant mes douleurs chassant mes craintes. Je sais à présent.

« Je reviens vite. »

Je le regarde se lever, sans qu'il ne vienne à quitter mes mains dans un premier temps. Et dans sa célérité, il s'évapore de sa chambre pour en revenir aussi rapidement qu'il est parti. Je remarque alors, le rouge de deux poches de sang et je souris. C'est vrai qu'avant tout ça, je n'avais pas soif, mais maintenant, c'est le cas. Quand on est libéré d'un poids, on retrouve vite le goût des choses. Sa mission semblait de prendre soin de moi et il fit en sorte pour que je sois à mon aise avant de se rendre à la salle de bain revenant avec de quoi essuyer les traces de sang sur mon visage. Sa délicatesse me touche et je le contemple, silencieusement et souriant. Que pouvais-je rajouter dans cet élan d'attention.

« Je me suis dit que tu devais avoir soif… »

« Merci. » Fis-je en prenant le verre que je porte à mes lèvres. Je me dis que dans les mois à venir, je devrais correctement étancher ma soif. J'aurais besoin de plus de sang que de coutume pour nourrir le bébé et moi-même. « Ne t'oblige pas à dire quelque chose à ma déclaration Gabriel. J'ai voulu avouer mes sentiments, mais je sais que tu as besoin de temps pour penser et répondre une fois ton esprit posé. » Je pose le verre et prends ces mains. « Ta priorité, c'est ta mission en premier lieu ensuite nous. » De mon index, je lève sa tête. « J'attendrais le temps qu'il faudra. Je sais que tu ressens beaucoup d'affections pour moi et cela me suffit pour le moment. Ta réaction concernant le bébé m'a touché énormément. J'avais peur, mais finalement, c'était pour rien. » Je prends une profonde inspiration. « Maintenant, je dois songer à en parler avec mon père. Je t'avoue que là, je ne sais pas comment faire. » Je secoue la tête. « Pour le moment, seul cet instant compte. Je veux rester avec toi, jusqu'à ton départ, en profiter parce qu'on ne se verra plus pendant un moment. » Je caresse sa joue. « Et je peux te dire que tu vas me manquer. »

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MessageSujet: Re: Tell me...all [Aiyana/Gabriel] Jeu 27 Déc - 21:52

Tell me... all
@Aiyana N. Swanson & Gabriel


Chambre de Gabriel.

« Je comprends, ne t'en fais pas pour ça. Prends le temps qu'il te faudra pour tout ça. Ce n'est pas moi qui vais te presser, tu le sais bien. »

Je fermai les yeux et soupirai de bien-être. Cette femme était… incroyable. L’une de mes mains vint sur la sienne, glissant telle une plume au gré du vent jusqu’à son poignet où les doigts se refermèrent délicatement. Je sentais qu’elle avait besoin d’avoir un contact physique avec moi, sans qu’elle ne dise le moindre mot. Moi, j’avais besoin qu’elle garde un contact avec moi. J’ouvris de nouveau les yeux, plongeant dans un océan étincelant, une mer de sentiments forts et profonds.
J’étais déjà parti sur le continent, j’en venais même. Certes, il avait énormément changé en plusieurs siècles, mais il restait, quelque part, le même. Je savais comment je devais être, comment je devais me fondre dans la masse, comment je devais éviter trop la technologie des êtres humains. Je pouvais facilement me faire repérer avec les nouvelles technologies et ce n’était pas du tout le but.

Aiyana s’assit sur le lit et je la rejoignis, essayant de percevoir ce qui la perturbait. Elle savait que j’étais un espion, même si nous n’en parlions pas, elle savait que j’étais déjà parti pour des missions top secrètes, elle savait que j’étais un mouchard errant avant d’être un soldat. Ca faisait six siècles que je faisais ce(s) métier(s). Certes, j’avais eu quelques blessures, mais aucune qui soit rester gravées indéfiniment dans ma peau. Je la rassurais d’un « Je reviendrais », car je ne pouvais pas faillir à cette promesse. Je comptais revenir, encore plus maintenant qu’il y a quelques minutes.

Je la laissais croiser nos doigts, faisant de même, lui souriant en coin alors que nos fronts se collent l’un à l’autre. Je ne suis pas spécialement tactile, sauf après l’acte, mais je n’étais pas réfractaire non plus. Avais-je déjà refusé quelque chose à Aiyana ? J’en doutais.

« On aura toujours besoin de Malaki, lui soufflai-je doucement. Et puis, il est devenu ma famille lorsque j’ai décidé de rejoindre Haima, m’agenouillant devant le patriarche Lightwood, lui promettant de le servir et de l'honorer. Araël et Malaki… nous étions un trio… pleins d’énergie !, finissai-je en souriant en coin, me souvenant peu à peu de cette époque révolue. Si Malaki s’est imposé comme étant mon frère, Araël est mon meilleur ami. »

Et je venais de mettre sa fille adoptive enceinte. Ma mâchoire se serra quelques secondes, prenant conscience de ce que cela impliquait : j’allais devoir en parler face à face avec l’Empereur, lui demander audience en tant qu’ami et non souverain, sur un temps qu’il n’a probablement pas, tout ça pour lui dire que j’ai mis sa fille enceinte. J’allais certainement passer un sale quart d’heure… Avec un peu de chance, et des paroles potentielles salvatrices, je devrais bien m’en sortir… non ? Quoique… Si Malaki venait d’apprendre la relation que j’entretenais avec Aiyana il y a quelques semaines, Araël n’était probablement pas au courant. J’allais devoir la jouer fine… Ce qui était impossible puisque les mots allaient s’envoler comme des oiseaux entendant un coup de fusil.

Cependant, ce n’était pas le moment de penser à ce genre de choses. Je devais me concentrer sur l’instant présent. Ainsi que le fait qu’elle n’ait pas choisi le meilleur des partenaires.

« Tu n’as pas choisi le vampire le plus expressif sentimentalement.
- En parole sans doute. Mais je sais lire tes silences, tu le sais bien. Tes regards n'ont pas de secret pour moi. Tu es bien plus expressif que tu le crois.
- Mais ça, il n’y a que toi qui le vois
, contrai-je. Tu es exceptionnelle. »

Je ne pouvais m’empêcher de la complimenter. Je la trouvais belle, encore plus maintenant, pour une raison inconnue - peut-être la grossesse et le fait qu’elle le vive si bien ? Aiyana était faite pour être mère, mais surtout, elle le désirait. Je le voyais maintenant, alors que je n’en avais aucune idée avant. La façon dont elle posait ses mains sur son ventre, qu’elle le regardait comme si elle sentait déjà la vie grandir en elle. Elle était heureuse, elle irradiait de bonheur même. Un aveugle pouvait certainement le voir.

Je partis rapidement, prenant conscience qu’elle avait peut-être faim. Je pris de quoi boire un peu, ainsi qu’une serviette pour essuyer toute trace carmin sur le visage de la belle chanteuse. Délicatement, comme on lave la porcelaine, je passais la serviette sur la peau d’Aiyana. Je lui servis ensuite un verre de sang et le lui tendis, acquiesçant lorsqu’elle me remercia. J’acquiesçai une nouvelle fois et je remarquais que je regardais nos pieds plutôt que son visage lorsqu’elle tourna mon visage vers elle avec son index. Je lui adressais un sourire en coin, mes yeux dans les siens.

« Merci d’être si compréhensive. »

Je n’avais pas d’autres mots. Elle faisait tout pour me mettre à l’aise, pour ne pas me bloquer, me stresser. Je penserai à elle pendant ma mission, c’était indéniable, mais je resterais concentré sur mon objectif pour ne pas rester trop longtemps loin d’elle. Et puis, Haima était un petit coin de paradis que j’aimais énormément. Encore plus désormais, mais c’était encore beaucoup trop frais pour que je m’en rende réellement compte.

« Je suis sûr que Malaki viendra à ton secours avec plaisir, lui dis-je. Je t’avouerais que je me dois aussi d’avoir une conversation avec Araël et que je ne sais absolument pas comment faire. »

Mais je préférais ne pas mettre ça en priorité… même si je devrais lui en toucher deux mots avant de partir. Je ne voulais pas lui faire croire que je le fuyais… Bon, je doutais qu’il pense ça de moi, mais la situation était tellement impromptue qu’il était difficile de voir les choses clairement.

« Pour le moment, seul cet instant compte. Je veux rester avec toi, jusqu'à ton départ, en profiter parce qu'on ne se verra plus pendant un moment. Et je peux te dire que tu vas me manquer. »

Mon sourire s’élargit et je ne peux résister à l’embrasser de nouveau. Une main le long de sa mâchoire, ma langue qui se faufile contre la sienne pour une danse sensuelle, le désir réchauffait peu à peu nos corps. Sans quitter mes lèvres des siennes - qui avait un goût délicieux de sang - j’attrapais son verre et le posais sur la table de fortune, sans y jeter le moindre coup d’œil. Habilement, je fis glisser Aiyana sur mes genoux, cuisses contre cuisses, ses jambes contre le bord du lit. Mes bras l’encerclèrent, voulant imprimer chacune de ses formes, les moindres détails que je connaissais déjà par cœur. Je rompis le baiser, ouvrant les yeux, observant son visage. J’eus soudain une idée farfelu, qui sortait de nulle part, mais je savais que ça lui ferait plaisir. C’était tout ce qui comptait. Qu’elle soit rassurée par ce geste.
Je tournais ma tête vers la valise au sol et à l’aide de mon pied, je la rapprochais. Je me penchais, bénissant les cieux pour avoir de longs bras, afin d’attraper un bijou dans une poche interne de la valise, un bras entourant les hanches de la belle vampire. Je me redressais, un collier avec deux plaques d’immatriculation militaire et lui tendis.

« Ainsi, je resterais physiquement avec toi, déclarai-je avant de ricaner comme un con, me trouvant vraiment idiot. Tu me les rendras à mon retour. »

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As a child, you would wait, And watch from far away, But you always knew that you'll be the one that work while they all play, And you, you lay, Awake at night and scheme, Of all the things you that would change but it was just a dream !

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MessageSujet: Re: Tell me...all [Aiyana/Gabriel] Mar 8 Jan - 18:56

Tell me...all
Aiyana & Gabriel  
Quand les choses sont posées à plat, il n'est plus réellement question de nervosité. Ceci dit, je dois bien admettre que je dois encore réfléchir, à comment l'avouer à mon père. Sera-t-il heureux ? Désappointé ? Inquiet ? Que sais-je. Gabriel et moi avons toujours formé un duo très secret et voilà qu'en peu de temps, après quelques paroles de Malaki, voilà que je voulais plus. Que mon meilleur ami m'a fait comprendre la réalité des sentiments que j'éprouvais pour le gardien. Pourquoi doit-on toujours se rendre compte de ce genre de chose quand une tiers personne nous le fait remarquer ? Surtout moi qui chante écrivant des chansons parlant d'amour le plus souvent, je devrais pouvoir remarquer ce que mon cœur désir vraiment. Bien sûr, que nous en avons un, je vous vois venir. Ce n'est pas parce que notre palpitant ne bat pas au même rythme qu'un être humain lambda que nous n'éprouvons pas la sensation de cette course à la fois douce et effrénée des sentiments. Je pense que le souci principal est que ces derniers sont deux fois plus fort parce que nous sommes des êtres plutôt extrême, qui ne connaissons pas réellement la demi-mesure. Nous aimons être entiers, intenses, trop peut-être, mais c'est justement cela qui nous rend si attractifs.

Les humains ont cette chance quasi-insolente de pouvoir se mesurer. D'être de parfait maître de soi. Pour ma part, j'ai dû apprendre le contrôle au fur et à mesure du temps après un examen minutieux de la psychologie humaine. Du temps de ma naissance, les émotions étaient encore démesuré, c'était une époque sauvage bien loin de ce qu'on peut dépeindre dans certains livres et films. Les époques évoluant, les sentiments aussi et moi-même me cadrant aux humains pour ne pas dénoter. Ne pas être trop vieux jeu ou en avance sur son temps.

« On aura toujours besoin de Malaki. Et puis, il est devenu ma famille lorsque j’ai décidé de rejoindre Haima, m’agenouillant devant le patriarche Lightwood, lui promettant de le servir et de l'honorer. Araël et Malaki… nous étions un trio… pleins d’énergie ! Si Malaki s’est imposé comme étant mon frère, Araël est mon meilleur ami. »

Sa voix me fait sortir de mes divagations et instinctivement, je me mords la lèvre. Araël est peut-être son meilleur ami, mais c'est avant tout mon père, adoptif certes, mais tout de même. Le lien qui s'est formé entre l'empereur d'Haima et moi, reste si puissant. C'est comme si nous étions pré-destinées à être père et fille.

« C'est peut-être ton meilleur ami, mais c'est également mon père. Je suis nerveuse, rien qu'à l'idée de devoir le lui dire. Je ne sais même pas par quoi commencer, ni même comment le faire. » Le stress me reprend et cela peut se voir dans mes yeux. Je cherche mille et une façon de dire à mon père que je suis enceinte de son meilleur ami avec qui j'entretiens une relation de plusieurs siècles et tout cela, dans le plus grand secret. Si j'étais humaine, nul doute que j'aurais très certainement fait une crise de panique.

Instinctivement, je lève les yeux vers Gabriel et je vois bien que cela lui turlupine autant qu'à moi. Je suis soulagée qu'il prenne ce rôle à cœur, même si, en somme, il n'a rien dit encore. Mais au fond de moi, je reste persuadée que le gardien fera ce qu'il faudra pour le bébé. Seul, lui compte avant mes propres sentiments. Je saurais me montrer patiente me concernant et je sais que je ferais tout ce qu'il faut pour prendre soin de ce bébé dont j’imaginais déjà les traits de son visage. Je rêve que son regard soit aussi bleu et intense que Gabriel. Oh oui, il sera définitivement beau, sans nul doute. Je souhaite déjà que son avenir soit serein.

Prenant une profonde inspiration, je tente de soulager Gabriel de ces doutes et surtout du fait qu'il ne soit pas aussi expressif que bien des vampires. Mais c'est justement ça qui m'a plu chez lui. Sa façon d'être différent de moi, mais de pouvoir le démontrer à sa façon. Oui, Gabriel a ce petit je ne sais quoi de surprenant qui fait que le gardien soit un homme d'acte et non pas de parole. Que savoir lire dans son regard vaut bien un millier de mots.

« Mais ça, il n’y a que toi qui le vois. Tu es exceptionnelle. »

J'esquisse un sourire tout en le regardant, bien que rougissant sous ce compliment. « Disons simplement, que j'ai appris à regarder et comprendre avec le temps. »

J'avoue que la surprise me prit lorsqu'il s'absenta, mais cela me toucha qu'il pense à moi. À ma soif. J'ai entendu dire que notre besoin de sang lorsqu'une vampire est enceinte, se retrouve plus importante. Ma foi, je devrais d'ors et déjà m'habituer et prendre conscience que je devrais me sustenter pour deux êtres désormais.

« Merci d’être si compréhensive. »

« Oh, mais c'est normal Gabriel. »

« Je suis sûr que Malaki viendra à ton secours avec plaisir. Je t’avouerais que je me dois aussi d’avoir une conversation avec Araël et que je ne sais absolument pas comment faire. »

« J'en suis persuadée pour Malaki, je crois même qu'il sera fou de joie. » J'esquisse un léger rire. « Lui qui a si souvent dit que nous ne pourrions faire que des enfants hyper hot. » Plus d'une fois, il avait imaginé notre couple et voilà qu'au fond de mon être, sans le faire comprendre à Gabriel, que j'imagine la même chose. Un nous, dans ce monde pourtant si dur. On se bat pour paraître normal, même su rune île qui pullule de vampires et d'autres créatures qui n'existent nul part ailleurs.

« Je suis un peu inquiète pour papa. Penses-tu que je devrais être là ? » J'avoue que j'ignore comment les choses doivent être faites. Je suis tellement perdue, ce n'est pas le genre d'information que l'on partage dans l'éducation de princesse que j'ai pu avoir. En même temps, une princesse doit-elle vraiment faire des photos style boudoir comme je peux le faire ? Je crois que non. Comme je vous le disais, je suis en avance avec un monde parfois vieux jeu.

« Oublions ça pour le moment, tu veux bien ? Je veux simplement profiter du moment présent avec toi. »

Avant qu'il ne doive partir pour de longs mois de missions. Je ne vais pas l'en empêcher, son devoir avant tout le reste même si cela nous concerne. Je n'aime ni prétendre, ni m'imposer. Je sais par avance que durant son départ, je devrais faire certaine chose pour préparer la naissance du bébé. A savoir parler avec mon père, Malaki... Viktoriya aussi, même si j'ai un peu peur avec elle. Elle a qui l'on a refusé le droit de donner la vie. Pourtant, elle est ma meilleure amie et je me vois mal lui cacher cela.

Gabriel me prit de court avec un baiser auquel je répondis sans même réfléchir. Avec lui, tout est à l'instinct. On se devine, on ose, on apprécie. On laisse notre corps et nos envies parler avant notre raison, ce qui rend plus intenses nos échanges. Rapidement, je me retrouve sur ces genoux, il semble désireux que nous restions proche de corps. Mon regard capte le sien pour ne plus le lâcher, alors que mon sourire se dessine lentement, pour former un arc tendre et doux.

Il semble avoir une idée derrière la tête, et je préférais donc faire acte de silence. L'observant faire tout simplement se pencher vers sa valise pour prendre un collier où se trouve deux plaques militaires.

Où veut-il en venir exactement ?

Me le tendant, je le prends délicatement comme si c'était l'objet le plus fragile du monde.

« Ainsi, je resterais physiquement avec toi. Tu me les rendras à mon retour. »

Peut-il seulement se rendre compte de l'importance de son geste ? Il me touche tellement que je ne sais pas quoi dire dans un premier temps. Sauf bien sûr, serrer le collier contre mon cœur avant de le mettre autour de mon cou. « Merci Gabriel, j'en prendrais grand soin jusqu'à ton retour sur Haima. » Fis-je en posant mon regard sur lui tandis que ma main vient caresser sa joue. « Promets-moi qu'à ton retour, tu viendras me voir. » De sa joue, ma main vient capturer la sienne pour y déposer un baiser sur le dos de cette dernière. « Tu vas me manquer, tu sais. » Je ne lui laisse pas réellement le temps de répondre que je viens poser mes lèvres sur les siennes pour un long et langoureux baiser.

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