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Can I have a dance ? [Jayden/Gabriel]

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MessageSujet: Can I have a dance ? [Jayden/Gabriel] Lun 19 Mar - 13:25

Can I have a dance ?
@Jayden E. Lancaster & Gabriel


Heaven. Début de soirée.
S’il y a bien un truc que je n’aimais pas, c’était la paperasse. Ca me gonflait. Je passais toujours cinq minutes à me demander comment des gens pouvaient en faire leur métier. Où était l’action dans leur journée ? J’imaginais bien la scène : “Oh putain ! J’ai signé cinquante dossiers en un temps record, c’était sportif !”. Quelle bande de cons ! On ne suait pas en signant une feuille de papier. Ces personnes-là ne savaient vraiment pas comment le monde était. Ils étaient lâches et vieux, trop habitués à ce qu’on leur cire leurs chaussures et qu’on nettoie leurs merdes. Ca me donnait envie de mettre un coup de pied dans la fourmilière !

Quoiqu’il en soit, être gérant d’une boîte, c’était aussi signer des papiers. J’avais géré l’établissement à chaque fois que Malaki était en voyage, je m’étais débrouillé et j’avais pris l’habitude avec les siècles, mais avoir l’habitude de faire quelque chose ne donnait pas plus envie de le faire. Cependant, c’était un homme qui faisait son devoir, ce qu’on attendait de lui, que ça lui plaise ou non. Le Heaven ouvrait d’ici une heure et les employés se préparaient pour la soirée, nettoyant et s’occupant de leurs sempiternelles corvées.
Je finis par descendre au bar pour vérifier que toutes les boissons étaient arrivées lorsque je vis une ravissante jeune femme. On aurait dit une amazone et je peux vous assurer que les amazones sont diablement séduisantes. Pliant les manches de ma chemise blanche, je découvris une partie de mes bras, le bas de celle-ci dans mon jean noir. Le premier bouton de mon haut étant ouvert, j’étais aussi bien élégant qu’habiller confortablement. Je m’approchais d’elle, fronçant légèrement les sourcils.

« Il ne me semble pas vous connaître, dis-je en la regardant. Mais si vous êtes une nouvelle danseuse, les vestiaires sont là-bas, montrai-je vaguement. »

Je me détournais d’elle, après avoir retenu son visage, pas contre une after party avec la demoiselle. J’attrapais l’écriteau résumant la livraison pour vérifier si tout était en ordre lorsque je remarquais un problème.

« Où est ma caisse de champagne bordel ? criai-je en lançant un regard noir au livreur qui apportait sur son diable du whisky visiblement. »

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Dernière édition par Gabriel Crowlley le Dim 27 Mai - 0:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Can I have a dance ? [Jayden/Gabriel] Mer 21 Mar - 0:56

Can I have a dance ?
Les apparences sont éternellement trompeuses.


Jayden & Gabriel

Une nouvelle soirée au Heaven. Apparemment, Malaki apprécie mon professionnalisme et mon talent. Je dirais que dans l'ensemble que c'est une très bonne chose que mon talent puisse me servir à l'heure actuelle. Au moins, pouvais-je espérer ne pas être totalement dépendante de Lisbeth. Elle n'était pas là pour tout supporter et je lui devais pas mal depuis mon arrivée sur l'île. Tant par ces soins que pour m'avoir accueilli sous son toit, moi, une parfaite étrangère. Après tout, elle ignorait sur qui elle tombait et pourtant, sa gentillesse a su m'offrir un endroit pour être à l'abri de la rue et des dangers que ça pouvait comporter. Je viens peut-être d'une famille de la petite noblesse, mais, je n'ignore pas de ce qu'est fait le monde. Durant ma mission en Irak, j'ai eu le loisir d'observer les résultats de la guerre sur la populace. Trop de pauvres gens touchés injustement par une poignée d'hommes fous, psychopathes et sociopathes. Il faut avoir un minimum d'intelligence pour la manipulation à long terme et les hauts dignitaires terroristes ont plus d'un tour dans leur sac pour envoyer d'autres à leur place. Enfin, je dis ça, mais ce n'est pas que le cas dans la guerre, mais aussi dans la vie civile, je me doute que ce monde utopique loin du mien, n'est pas constamment tout beau et tout rose. Ne serait-ce que pour la présence des gardiens, il y a bien une raison à leur existence. Empêcher les dangers, protéger la population et les dirigeants. Oui, je sais qu'il y a quelque chose qui me dépasse, j'ai une sensation d'inassouvissement dans toute cette histoire. Des données qui me manquent et voir cette plage et ce cimetière de taule de bateaux, d'avions, mais n’oublions pas le bois rongée par la mer de ces anciens navires qui raviraient les archéologues ou les chasseurs de trésors. Oui, quelque chose me manque, mais je ne saurais dire quoi. Alors, ce travail au Heaven me permet de songer à toute autre chose, à bouger et à extérioriser un peu ce que j'ai au fond de moi pour ne pas être totalement dépassé par la situation. Lisbeth a dû mal à me voir un jour sans faire quelque chose, si je ne travaille pas, je m'entraîne, je m'entretiens dans des séances de sports intensifs au domicile ou bien à courir à Haima en passant par la plage jusqu'à revenir à la maison. L'action me manque, le monde militaire également et ne parlons pas de ma famille dont les photos ne me quittaient jamais. Cela me permet de panser un peu le trou béant qui prend place dans mon cœur. Le plus dur, c'est de savoir que je ne les reverrais sans doute jamais. Il n'y a pas de ticket retour pour le monde que j'ai quitté. Un peu comme une personne morte et qui erre ici et là sans savoir que son temps sur terre est passé.

Quand l'établissement se profile à mon regard, je pousse un soupire. La soirée me permettra de plonger dans un tout autre style de pensée, moins terne pour un temps défini certes, mais libérateur tout de même. Je m'avance et je vois un camion de livraison dont l'un des livreurs entreposait sur le diable quelques caisses qu'il mènerait à l'intérieur. Comme tous les soirs, le lieu sera remplit d'âmes en perdition pour voir de belles femmes se déhancher. Depuis mon arrivée ici, la jeune Layla ne me quitte plus. Quand elle me voit, elle prend plaisir à me parler comme si elle me devait quelque chose, alors, que je n'ai agi comme doit le faire une videuse. Protéger client, employés et employeurs. Je suis payée pour ça tout simplement, et même, en toute logique, c'est normal pour moi de protéger quelqu'un qui ne le peut pas. C'est instinctif, ancré en moi depuis ma venue au monde. J'ai toujours agi en chevalier pour mes sœurs aînées, alors, c'est comportement qui ne risque pas de disparaître de sitôt.

Arrivée à l'intérieur, l'ambiance est déjà au travail, la salle se préparait doucement. Pour ceux qui me connaissent déjà, j'ai le droit à un salut bref, avec un sourire au coin des lèvres. Je vais d'abord me rendre au vestiaire pour retirer mon blouson et ensuite, je viendrais les aider. Layla vient me saluer d'un baiser sur la joue avant de s'envoler vers le vestiaire des danseuses pour se préparer. Un sourire s'affiche doucement sur mes lèvres, contente que son agression ne soit plus qu'un souvenir pour elle. Comme je l'avais deviné ou plutôt soupçonné, elle a de la force malgré son apparence fragile. C'est une bonne chose dans un monde qui fait plus que prendre que donner en général.

« Il ne me semble pas vous connaître. »

Je me retourne vers la voix qui vient prononcer ces paroles. Effectivement, son visage ne m'est pas connu encore. Je m'apprêtais à me présenter lorsque celui-ci me devança.

« Mais si vous êtes une nouvelle danseuse, les vestiaires sont là-bas. »

Du miroir sur scène, j'observe mon reflet, j'ai l'air d'être une danseuse avec mon air de garçon manqué ? Surtout, aujourd'hui, j'aurais compris si je venais en jupe avec un haut près du corps et des talons. Mais, ce n'est pas le cas aujourd'hui. Jeans, t-shirt noir, ranger aux pieds et un blouson en simili cuir. Pas très féminin tout cela, je dirais même que c'est plutôt un style biker.

« Où est ma caisse de champagne bordel ? »

« Il y a encore des caisses dans le camion, je pense qu'il doit aller les chercher. » Fis-je simplement en m'approchant de lui. « Je crois qu'il y a un malentendu, je ne suis pas une nouvelle danseuse, mais la videuse remplaçante. Je m'appelle Jayden Lancaster. » J'approche ma main afin qu'il la sert. J'ai toujours eu une sacré poignet pour une jeune femme, mais mes entraînements et l'armée, ça vous rend plus fort dans tous les sens du terme. « Je peux aider à ramener les caisses si vous le souhaitez. Je dois juste retirer mon blouson et je m'y mets immédiatement. »

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MessageSujet: Re: Can I have a dance ? [Jayden/Gabriel] Dim 25 Mar - 21:22

Can I have a dance ?
@Jayden E. Lancaster & Gabriel


Heaven. Début de soirée.
Je me retournais de nouveau vers la jeune femme. Elle était grande, svelte, mais paraissait légèrement musclée quand même. Mon regard la détailla une nouvelle fois, totalement septique.

« Qui t’envoie ? demandai-je. Je n’ai pas été prévenu. »

Certes, Malaki avait souvent d’autres chats à fouetter, mais tout de même. C’était la moindre des choses de me prévenir de ce genre de plan, non ? Je fronçai légèrement les sourcils. Il était totalement impossible que j’ai pu oublier une information pareille. J’étais attentif, méticuleux, organisé. En effet, je faisais beaucoup de choses, mais je m’en sortais étonnamment très bien.

« Ok, dis-je en jetant l’écriteau avec les feuilles sur le côté. Retire ta veste ma jolie et montre-moi ce que tu as dans le ventre. »

Je remontais mes manches de chemise et me mis en garde, les pieds en appui et les avants-bras prêts à encaisser le moindre choc. Me battre contre une femme ne m’avait jamais dérangé, tout comme en tuer. J’étais passé outre depuis bien longtemps. J’avais vu des femmes, des hommes, battre leur chair et leur sang. Aucun remord, aucune pitié. Je me souviens d’une petite fille, moins de dix ans, qui s’appelait Eve. La pauvre était née de l’union de sa mère et d’un violeur et sa génitrice la frappait sans cesse, la considérant comme l’enfant du Diable. Elle a fini par tuer sa mère, on avait considéré cela comme de la légitime défense lorsqu’on avait découvert qu’elle était une vampire, mais on l’avait condamné lorsqu’on avait vu le poteau rose. Eve était devenue une tueuse en série et elle fut exécutée. La violence engendre la violence et pourtant, cela ne me posait aucun problème de donner le premier coup si cela était nécessaire… ou pas d’ailleurs.
Quoiqu’il en soit, je fis signe à Jayden d’approcher avec mes mains, mon sourire en coin collé sur mon visage. Je n’allais pas cracher sur un peu d’action, un train-train qui se brisait avec cette jolie demoiselle. J’espérais qu’elle guérissait rapidement par contre…

« Je sens que ça va être intéressant. »

Fourbement, j’utilisais ma rapidité pour me retrouver dans son dos. J’attrapais un de ses bras, posais une main entre ses omoplates et plaquais son torse sur le comptoir du bar. J’avais replié son bras prisonnier de l’une de mes mains dans son dos et collé mon bassin contre ses fesses rebondies.

« Je suis peut-être tenté par une danse, mais cette danse-ci se passe loin des yeux de certains voyeurs, susurrai-je contre son oreille, amusé de la situation. »

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MessageSujet: Re: Can I have a dance ? [Jayden/Gabriel] Sam 7 Avr - 10:08

Can I have a dance ?
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Jayden & Gabriel

L'atmosphère sembla changer doucement lorsque je fis part d'être non pas une danseuse, mais la videuse remplaçante. Est-ce si étrange qu'une femme avec mon physique fasse un métier comme celui-là ? Quand on arrive ici, j'ai pas l'impression qu'on ait le luxe de chipoter sur quoi que ce soit et surtout pas sur une proposition d'emploi. J'avais vite sauté sur l'occasion quand j'ai appris que je pouvais enfin me faire une expérience de plus dans mon long CV. Ma formation militaire et mes 12 ans dans l'armée ont été un appui plus sûr pour parvenir à me faire une place ici. En plus de cela, Malaki m'a également proposé d'être son professeur particulier. J'ai accepté sans trop réfléchir, j'ai bien trop besoin d'argent pour acquérir mon propre espace sur l'île d'Haima et puis, pouvoir bouger me faisait le plus grand bien, je ne me voyais pas derrière une caisse à faire passer des articles ou encore à ranger des rayons. Oui, c'est marrant de m'imaginer en tant que caissière dans un magasin en sachant de quoi je suis capable. J'avais vivement refusé cette proposition préférant les travaux les plus durs, même travailler dans la construction ne me gênait pas. Plus les choses étaient compliquées et plus j'y trouvais un plaisir certain. J'observais donc cet homme me détailler se faisant sans doute un début d'idée sur mes capacités physique, ce que je peux comprendre, mais son regard me gênait tout de même un peu. Mon soupir se fit entendre et sans doute, a-t-il pris conscience que son inspection allait au-delà du raisonnable ou l'a-t-il simplement ignoré pour passer à autre chose.

« Qui t’envoie ? Je n’ai pas été prévenu. »

Un défaut d'information de la part de Malaki ? J'en doute un peu pour tout dire, il me semble plutôt sérieux et loin d'avoir la tête dans les nuages. Rien ne passe pas inaperçu pour lui, j'ai l'impression. Mais, parfois, les oublis se font sans qu'on s'en rende compte et peut-être réparera-t-il cette erreur un autre jour, mais ce sera sans doute trop tard à ce moment. Dans l'un comme dans l'autre, cela ne pose vraiment pas de problème, je n'ai qu'à faire mes preuves à nouveau et je dois avouer que, le Heaven était plutôt calme en général. Je devais remettre en place quelques ivrognes trop courageux pour toucher une danseuse ou bien se montrer trop insistant avec les serveuses, mais dans l'ensemble, c'était vite réglé. Juste le premier jour où j'ai dû mettre au tapis l'un des anciens clients banni à jamais du Heaven. Malaki n'a pas dû apprécier son comportement et cela prouve que cet homme prend soin de ces employés, malgré le climat de l'endroit, il n'en reste pas moins que ce dernier aime que l'on respecte une certaine ligne de conduite. D'où le fait que j'apprécie travailler ici, même si ce n'est qu'un remplacement.

« C'est un membre du comité qui m'a parlé que le Heaven cherché un remplaçant le temps que votre videur se remette sur pieds. Une fois ici, c'est monsieur Hiroaki qui m'a pris en charge. » Après toutes les propositions qu'on m'a pu me faire, j'avais commencé à déchanter jusqu'à la plus salvatrice pour moi. Vivre au crochet de quelqu'un, cela n'a jamais été pour moi, je préférais celle qui a du pouvoir plutôt que l'inverse. Mon caractère est part trop combatif pour accepter d'être une femme perdue et fragile.

« Ok. Retire ta veste ma jolie et montre-moi ce que tu as dans le ventre. »

Comme je m'en étais doutée plus tôt, j'allais devoir faire mes preuves. Un peu d'action ne me fera pas de mal et j'avoue qu'un sourire se dessina sur mon visage à l'annonce d'un petit combat improvisé. Je n'allais pas avoir la main légère et j'espère que lui non plus. Je déteste lorsque l'on ne donne pas le meilleur de soi-même, que l'on retienne ces coups sous le simple fait que je sois une femme. Si la douleur est là, c'est que je suis encore vivante et croyez-moi, après avoir croisé la Faucheuse à trois reprises, on aime pimenter sa vie avec du danger en tout cas pour ma part, certains préfèrent profiter à fond de chaque chose comme si c'était la dernière fois, mais cela a toujours été le cas pour ma part.

Dans un léger sourire, je retire ma veste la lançant à Bridget, la fameuse danseuse que j'avais défendu le premier jour de travail, celle-ci, c'était un peu entiché de moi, mais même si elle est bien mignonne, je mélange rarement le plaisir et le travail. Mais bon, ça ne me déplaît pas d'être considéré comme son chevalier, si ça lui plaisir alors, je ne vais pas le lui supprimer. Je m'étirais un peu histoire de m'échauffer un peu faisant rouler mes épaules puis craquer mes doigts alors que lui prenait une posture de combat. Ce petit jeu me plaisait de plus en plus, je voyais l'expérience dans ces gestes et j'allais enfin pouvoir m'amuser un peu. J'avais fait mes preuves envers Malaki manquait plus que lui, par contre, je ne me souviens plus du nom que l'on m'avait dit. Tant pis, on fera les présentations plus tard. À mon tour, je prenais une posture de combat, avec mon savoir en boxe française, aïkido et escrime plus les entraînements à l'armée, j'avais un sacré bagage derrière moi et j'aimais faire un mélange pour que l'on ne devine jamais pas avance mes prochains mouvements.

« Je sens que ça va être intéressant. »

J'esquisse un léger sourire à sa tirade. « Très intéressant. » Je renchéris à mon tour tout en le regardant, mais je fus surprise par sa vitesse. La vache, il est rapide. Je ne m'attendais guère à cela et il bloqua les mouvements que je souhaitais faire. Honnêtement, je ne m'attendais pas à une telle vivacité et rapidité. Plaqué contre le bar, lui derrière moi, il semblait avoir le dessus. Oui, il semblait. Ce n'est pas parce que c'est un homme que sa force soit supérieure à la mienne, l'ingéniosité et la persévérance, il n'y a que ça de vrai.

« Je suis peut-être tenté par une danse, mais cette danse-ci se passe loin des yeux de certains voyeurs. »

« Désolé de décevoir, mais je ne mélange pas plaisir et travail. » Fis-je en donnant un coup avec l'arrière de ma tête sur son visage alors, que je pris appuie de mon pied contre le bar pour m'éloigner de celui-ci. Je parvins à me libérer de son étreinte tout en reprenant une posture de défense pour analyser rapidement ces mouvements. Arquant un sourcil, un coin de mes lèvres s'étire doucement tandis que je frappe à mon tour ne ménageant pas mes forces. Je parviens à l'atteindre, d'autre fois non, mais tout ceci ne fait que renforcer mon plaisir de me battre. Trouver un adversaire à ma taille c'est rare, j'en profite donc, même si je me rends bien compte qu'il est plus expérimenté que moi. Mais, cela ne veut pas dire que je ne peux pas avoir une chance de prendre le dessus.

Du sang coule au coin de mes lèvres et sous un sourire, je nettoie le liquide carmin sans le quitter du regard. Puis je reprends ma première posture. Le jeu ne faisait que démarrer, mais il était déjà d'un niveau difficile. Pourquoi commencer par les premiers niveaux alors que nous étions d'un niveau plus que satisfaisant. Plus cela allait et plus les coups pleuvaient pour mon plus grand plaisir. J'avais beau être blessé ou tomber que je me relevais toujours, en demandant plus encore.

« Alors, c'est tout ce que t'as. Même ma grand-mère frappe mieux que ça... » Ne pouvais-je m'empêcher de dire pour le provoquer un peu plus.

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MessageSujet: Re: Can I have a dance ? [Jayden/Gabriel] Lun 9 Avr - 20:17

Can I have a dance ?
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Heaven. Début de soirée.
Je haussais un sourcil, essayant de me rappeler, mais non. Soit mon cerveau n’avait pas rangé correctement l’information, soit la vieillesse commençait à se faire sentir. Dans les deux cas, je n’aimais pas du tout ça. J’aurais retenu le fait que Malaki m’en parle. Me disais-je cela pour me convaincre ? Je grimaçai, jetant un coup d’œil à la jeune femme puis, posais ma veste et les bons de livraison. Nous allons voir ça tout de suite.
Je me mets immédiatement en position défensive, prêt à combattre, les poings en l’air, les avants-bras prêts à encaisser. Cela faisait des siècles que je m’entraînais, je ne comptais pas lui laisser l’avantage. Être une humaine ne retirait pas le fait de savoir donner des coups. Je m’étais déjà battu avec des femmes, Séléné notamment, je m’entraînais parfois avec Elora aussi, même si j’étais méfiant avec elle, ça me permettait d’avoir un regard sur elle. Sans oublier Zelyna, avec qui j’étais en duo pour diverses missions. Avant même de parler de mes collègues, j’avais aussi fait partie de la garde royale française et peu importait le sexe, s’il fallait cogner, on le faisait. J’avais aussi rencontré des espionnes dans mes missions secrètes et cela pouvait être surprenant, mais elles savaient aussi bien donner des coups qu’utiliser leurs faiblesses à leur avantage. J’avais encore quelques cicatrices sur le corps malgré moi. Fines et loin d’être visibles, mais présentes.

Avant de mettre le premier coup, j’utilisais ma vitesse vampirique pour maîtriser mon adversaire. Je plaquais la jeune femme contre le bar, l’immobilisant.

« Qui te dit que je pensais faire ça au travail ? rétorquai-je en souriant en coin malgré moi. »

Elle était très belle, avait des formes où il fallait et c’était le genre de femme que j’aimais. Guerrière, aussi douce que violente et calme. Elle avait l’air calme. L’était-elle parce qu’elle était là pour un boulot ? Ou était-ce sa nature ?
Mes questions me détournèrent du combat et la brune renversa la situation. Son crâne rencontrant mon front, cela me fit reculer suffisamment pour qu’elle prenne plus d’appui et se dégager de mon emprise. Je reprends contenance, effaçant mon moment de surprise pour me remettre en position, tout comme elle. Sa posture laissait croire à une formation poussée, peut-être même militaire. Elle était douée, c’était indéniable. Autant j’arrivais à esquiver ses coups qu’à les encaisser. Le combat était très intéressant et revigorant. Je retenais bien entendu mes coups, car elle restait une humaine. Si j’utilisais cent pour cent de ma force, elle serait déjà morte.

« Si je te cognais réellement, ton crâne serait en mille morceaux, répondis-je à sa provocation. »

Connaissait-elle réellement les pouvoirs d’un vampire ? Ou peut-être ne savait-elle pas devant qui elle se trouvait ? C’était l’explication la plus logique. Néanmoins, avec cette petite démonstration, elle m’avait montré qu’elle savait plus que bien se battre, se défendre et dégager n’importe quelle personne du Heaven si cela se présentait. Un raclement de gorge me fit pivoter la tête, le livreur voulait que je signe des papiers.

« Ma caisse de champagne ? demandai-je en attrapant les papiers pour les signer. »

Vérifiant rapidement, écoutant tout de même d’une oreille les mouvements de la belle demoiselle dans mon dos pour ne pas être surpris par une embuscade, je signais les papiers et le livreur partit aussi vite qu’il pouvait....

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MessageSujet: Re: Can I have a dance ? [Jayden/Gabriel] Jeu 19 Avr - 17:44

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Comme je pouvais aimer ce genre de confrontation. Cela rendait l'instant enivrant et me donnait la sensation d'être vivante. J'avais comme la désagréable impression que ma vie devenait un peu trop rangée depuis que je suis arrivée ici. Plus de mission, ni de voyage de quelque sorte que ce soit. Tout ceci me manquait énormément et je devais composer avec cette nouvelle vie qui me tendait odieusement les bras. En tout cas, c'est le terme le plus adéquat pour expliquer ce que je ressens. C'était bien trop tôt pour moi que de devoir me lier à un quotidien modeste et sans que mon existence soit pimentée par quoi que ce soit. C'était lassant et je dirais même un effort considérable de devoir constater que ma vie sera, à présent, répétitive. J'en soupirais d'ennui depuis mon arrivée et je n'avais toujours pas recroisé la route de ce gardien qui, m'avait autant sauvé la vie qu'il ne m'avait mise au tapis sans de trop grands efforts. Tout comme cet homme qui venait de déployer une vitesse qui m'avait échappé et qui m'échappe toujours. J'ai toujours été une femme alerte et vive, mais pas comme lui. Il était rapide que je l'ai à peine vu bouger et pourtant, j'étais prête à lui montrer ce que je savais faire. C'est un échange étrange, mais plaisant qui se déroula entre nous et un sourire se forma sur mes lèvres. Je dois bien admettre que son sous-entendu est amusant, assez pour que j'y réponde.

« Qui te dit que je pensais faire ça au travail ? »

« Comme si ça m'intéressait. » Je ne pouvais m'empêcher cette répartie, c'était un jeu en plus de ce petit affrontement physique. Cela agrémentait la scène et ça m'amusait surtout. Cela me rappelle les nombreux entraînements que j'ai fait en compagnie d'un collègue qui souhaitait un peu plus de l'amitié de ma part. Mais, il ne m'avait jamais intéressé de cette manière, bien que beaucoup de femmes désiraient un regard de lui. Chose que je comprenais si peu, sans doute parce que je ne regardais pas autant autour de moi que les autres. À tort selon certain, parce que je possédais aussi la capacité d'attirer bien des regards.

C'était vraiment un échange plaisant autant sur le plan physique que par l'échange de paroles qui m'amusait vraiment, je dois dire. Mais, on va arrêter de se répéter et voilà que j'enchaîne les coups. J'en évite et j'en reçois, on ne peut pas être une experte dans l'art d'éviter tous les coups. C'est comme ça qu'on se renforce, qu'on prend de l'expérience et puis l'adrénaline offre bien des possibilités. Une endurance et une force étonnante alors, qu'on pense qu'il sera compliqué de poursuivre. J'ai déjà vécu ça, quand j'étais en Irak et croyez-moi, niveau adrénaline, j'ai été bien gâté.

« Si je te cognais réellement, ton crâne serait en mille morceaux. »

Comment pouvais-je deviner ? Je ne voyais là qu'un peu trop de confiance de sa part. J'ignore tellement de choses encore. Si loin du compte, tellement bornée par le rationnel et la logique qu'en cet instant, je suis convaincue que rien d'étrange ce passe sur cette île. Sauf peut-être le problème climatique, qui pour moi avait une explication acceptable.

« A force, les chevilles n'enflent pas trop chez vous ? » Fis-je simplement. Convaincue qu'il se croyait invincible. Expérimenté sans doute, mais personne n'est réellement invincible.

Un raclement de gorge nous interrompit et je vois alors, le livreur, une caisse dans ces mains qui attendaient qu'on réceptionne le tout et que l'on signe son bon de livraison. Je me contente donc d'attendre n'étant pas le genre de personne à attaquer en traître. Par surprise peut-être, mais pas comme un pleutre qui veut à tout prix une victoire, qui pour moi est fortement injustifié et nulle. Et pourtant, j'en ai vu des personnes comme ça défiler au cour de ma vie, ils n'ont jamais fait long feu dans mon entourage.

Quand il eut fini de signer, j'esquisse un sourire faisant un mouvement. Coup de pied retourné qui s'arrête devant son nez et aussi rapidement que ce mouvement fut fait, je le poursuis me baissant pour un coup de pied circulaire au sol avant de m'éloigner. Réussi ou non, j'aurais pris mes distances. « Ça vous suffit ou vous en voulez encore ? J'pourrais vous proposer un affrontement en dehors des heures du travail si ça vous dit. Ce sera plus amusant. »

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MessageSujet: Re: Can I have a dance ? [Jayden/Gabriel] Lun 23 Avr - 10:13

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Si me battre avec une femme ne me dérangeait pas, j’oubliais peut-être un poil trop le fait que c’était une humaine également. Chose qu’il ne valait mieux pas éviter si je voulais qu’elle reste en un seul morceau pour faire la nuit. Cette femme avait une technique incroyable et avec mon expérience, le fait qu’elle ait une formation militaire était indéniable. J’en mettrais ma main au feu ! Cela ne rendant que le combat plus intéressant encore. En plus des petites boutades que l’on pouvait se lancer. Elle n’avait pas sa langue dans sa poche et j’adorais ça. Encore plus que le fait qu’elle sache se battre peut-être. Une femme qui s’affirmait, qui avait du répondant, qui était indépendante, c’était quelque chose qui leur donnait un charme indéniable. Ca les rendait fortes, puissantes, charismatiques même et surtout, encore plus belles. Difficile de croire que j’aimais aussi bien les hommes que les femmes après un éloge pareil de la gente féminine, n’est-ce pas ?

« Je ne traîne pas des pieds, donc elles n’enflent pas tant que ça, répondis-je au tac-o-tac, souriant. Quelle sollicitude ! »

Alors que j’allais réengager le combat, le livreur décida de se manifester. Quel rabat-joie ! Je ravalais un grognement qui aurait été le croisement parfait entre un ours des cavernes et un prédateur mécontent et attrapais les papiers pour tout vérifier. Le tout, bien sûr, en demandant où était ma foutue caisse de champagne. Malgré tout, je restais attentif à la jeune femme dans mon dos, mais elle n’avait pas l’air d’attaquer en catimini et cela ne me fit que l’apprécier encore plus.
Je signais les papiers et me tournais de nouveau vers mon adversaire. Cependant, je me stoppais net à la moitié du mouvement, son pied face à mon nez. J’admettais, je venais de me faire surprendre malgré mes sens en alerte. Quelle rapidité ! Je laissais le coup faire et fus une nouvelle fois sur le cul, littéralement et au premier sens du terme. Allongé sur le sol, une de mes mains tripota mon nez, amoché sur le coup, mais pas cassé, quelques gouttes de sang coulant sur ma peau. Cinq minutes plus tard, je serais guéri, inutile de dire quoique ce soit… hormis un compliment. Toujours sur le sol, je relevai mon regard vers la jeune femme.

« Bien joué, miss. »

Je me relevai, souriant en coin en voyant une certaine distance entre nous. Simple précaution ou distance nécessaire en cas de second round ? Je réduis un peu l’espace entre nous pour me rendre au lavabo et me nettoyer rapidement le visage, effaçant les traces de sang autour de mes narines.

« Ca me convient pour ce soir, fis-je en me séchant avec un torchon à proximité. Mais l’idée d’un combat sur un terrain, rien que toi et moi me tente, ajoutai-je en me retournant. À une condition. Que tu me tutoies. »

C’était la condition la plus simple de l’univers, non ? Cependant, je n’aimais pas vraiment que l’on me vouvoie, j’avais l’impression de prendre trois siècles. Non pas que j’avais un quelconque problème avec mon âge, nous vieillissons tous, mais malgré les siècles, je me sentais encore jeune, bon sang !
Je remis correctement mes manches de chemise, adossant contre le comptoir du bar.

« Tu restes jusqu’à la fermeture ? demandai-je finalement. Tu as des questions sur quelque chose d’ailleurs ? Ou tu as tout vu avec Malaki ? »

Si mon meilleur ami avait tout géré, ça ne serait que plus simple, mais autant poser la question pour être sûr. J’aimais que le travail soit bien fait, peu importait la nature du travail ou le poste. C’était peut-être mon côté “contrôle” qui parlait, mais qu’importe, j’assumais complètement.

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MessageSujet: Re: Can I have a dance ? [Jayden/Gabriel] Jeu 3 Mai - 2:00

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« Je ne traîne pas des pieds, donc elles n’enflent pas tant que ça … Quelle sollicitude ! »

« Ah bon, alors, pourquoi frapper comme une gamine de 4 ans. » Fis-je tout aussi rapidement pour continuer ce combat de bonne répartie.

Alors, que ce petit face-à-face allait se poursuivre, le livreur vint à nouveau interrompre le bel échange entre Gabriel et moi, franchement, pour être honnête, c'est le genre de chose qui m'exaspère même si je peux comprendre que le pauvre homme a un emploi du temps à respecter. Qu'importe, je reste immobile n'allant pas agir en traître pour surprendre bêtement et plutôt lâchement mon adversaire du jour. Ce n'était pas une mission, mais un combat d'égal à égal pour vérifier le talent et si j'ai assez de tripe pour me mesurer à quelqu'un. Il est vrai que je ne fais pas la tête de l'emploi, après tout, il m'a pris pour une danseuse. Entre nous, j'ignore si c'est un compliment ou non, parce que je ne suis pas de celle qui aime se trémousser sur scène. Je préfère l'action, le piment que peut apporter le danger sinon je n'aurais pas choisi l'armée.

Au moment même où Gabriel finit de signer après avoir grogné une nouvelle fois pour savoir où se trouve sa caisse de champagne, je viens profiter de son inattention pour revendiquer une succession de coups. Il voulait que je danse et bien, c'est chose faite à présent, mais ce n'est pas la même danse qu'il pouvait avoir en tête lorsqu'il m'a parlé pour la première fois.

« Bien joué, miss. »

Un sourire fier orne mes lèvres tandis que, moqueuse, je fais une légère révérence laissant ce dernier se lever afin de nettoyer son nez légèrement ensanglanté. Contrairement à lui, je ne suis pas allée de main morte même si j'avais tout de même eu l'impression que cela soit le contraire en fait. Depuis mon arrivée, ici, je me sentais étrange et différente. Cependant, je mets cette impression de côté pour m'étirer un peu et me regarder dans la glace. Lui non plus ne m'avait pas raté et en toute honnêteté, ce n'était pas suffisant pour moi. J'aurais bien aimé plus de combats, mais le travail avant le plaisir dit-on et je suis bien obligée d'obéir à cette règle.

« Ça me convient pour ce soir . »

À mon tour, je me place à côté de lui pour nettoyer les blessures sur mon visage, marque supplémentaire de ce boulot que j'ai choisi. Je préfère être décoré comme ça que d'un uniforme de caissière représentant une marque de supermarché. Non, très peu pour moi de faire biper un scanner et tapoter sur un appareil affichant un prix qui ne cesserait d'augmenter. Pas assez actif pour moi. La fatigue de ce genre de boulot, c'est le stress que ça engendre.

« Mais l’idée d’un combat sur un terrain, rien que toi et moi me tente. À une condition. Que tu me tutoies. »

« C'est une promesse, j'espère. Parce que, franchement, ça me dirait bien aussi. » Dis-je en m'essuyant le visage. « Je suis en manque d'action, la vie militaire me manque et mes vols d'essai aussi. »

C'était tellement beau de monter dans mon avion et de m'envoler, déconnecté durant un instant de la vie tel que je la connaissais. Tout était si différent vu d'en haut. Ici, on ne peut pas dire que je puisse faire à nouveau connaissance avec un tel style de vie quand on voit que les seuls avions existants ne sont plus que des carcasses rouillées sur la plage et donc la taule continue de se faire dévorer par le salé des vagues.

« Décidément, que ce soit Malaki ou... Toi, l'un comme vous préférez vraiment qu'on vous tutoie. Ça me va. »

« Tu restes jusqu’à la fermeture ? »

« Toujours, je ne quitte jamais le travail avant. »

« Tu as des questions sur quelque chose d’ailleurs ? Ou tu as tout vu avec Malaki ? »

« Malaki m'a déjà mis au courant pour l'essentiel donc c'est bon. À moins que tu souhaites rajouter des choses, dans ce cas, je t'écoute. »

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MessageSujet: Re: Can I have a dance ? [Jayden/Gabriel] Dim 20 Mai - 12:10

Can I have a dance ?
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Heaven. Début de soirée.
Essuyant mon nez avec un chiffon, je le jetais à la poubelle avant de tourner la tête vers Jayden. Elle était très douée au combat et je ne doutais pas qu’elle flanque les emmerdeurs dehors à coup de pied dans le cul. Ce n’était pas méchant, c’était même un compliment, mais son corps ne laissait absolument pas paraître son habileté au combat. Ca me plaisait. J’aimais les personnes comme ça, que l’on ne pouvait pas deviner, qu’il fallait côtoyer pour les observer, les comprendre. J’étais peut-être un vampire de plusieurs siècles, mais ça ne changeait rien au fait que comprendre une personne ne se faisait pas en un claquement de doigts. Autant un connard de la pire espèce, on avait vite fait le tour, autant une personne aussi complexe qu’avait l’air Jayden, il me faudrait certainement plusieurs semaines pour la déchiffrer. Heureusement, j’avais tout le temps nécessaire devant moi… il suffisait juste que je m’organise et là, c’était une autre histoire.
Revenant à l’instant présent, je l’observais, à la fois curieux et impressionné qu’une femme comme elle était dans l’armée. J’avais un peu plus de respect pour elle. L’habit ne faisait vraiment pas le moine avec elle !

« Avec moi, tu peux être sûre que si je te dis quelque chose, je le fais, lui dis-je calmement. S’il y a bien un truc qui m’irrite, ce sont les personnes qui n’ont aucune parole. »

Je leur avais botté le cul pour tenter de changer au moins ce petit truc qui m’énervait, mais certaines personnes étaient irrécupérables et j’avais plutôt décidé de les laisser loin de moi, et de mes proches par extension. Autant certains étaient durs de la caboche, autant ça me permettait de leur faire comprendre qu’un homme de parole tient ses promesses lorsqu’il menaçait quelqu’un.

« Tu étais dans l’armée de l’air ? demandai-je curieusement. »

Je n’avais aucun problème avec les transports, mais être dans un bateau ou dans un avion, ce n’était pas ma tasse de thé. Le surnaturel touchait trop ma vie, pour ne pas dire que ça faisait clairement partie de ma vie, j’aurais tellement l’impression de provoquer la mort. J’avais bien trop à faire sur l’île, pour Araël, pour Malaki, pour quitter ce monde.
Nous changeâmes de sujet et je souris franchement.

« On est encore jeunes, commentai-je mystérieusement lorsqu’elle me dit que Malaki voulait également qu’elle le tutoie. »

Nous étions encore des jeunes vampires malgré nos siècles, nous n’avions pas passé nos mille ans ! Je me demandais si j’allais les atteindre parfois, mais peut-être que mon meilleur ami avait raison, ainsi que l’Empereur, je travaillais trop, il me fallait des vacances. Cependant, je n’étais pas du tout prêt à prendre des vacances. Qu’est-ce qu’un vampire fait lorsqu’il est en vacances ? Rien ? Putain, quel ennui ! Non merci.

« Quelles sont tes disponibilités pour un petit combat ? Oh ! J’y pense. Si y’a un mec, style gothique punk bizarre, qui essaie de te draguer, fous-le dehors. Mais ne le regarde pas trop dans les yeux. Si t’as le moindre problème, prononce mon prénom et je viendrais. »

Ce sale con de Jake tentait toujours de venir et il croquait le premier humain qui lui mangeait dans la main devant tout le monde ! Ca foutait un putain de bordel alors qu’il y avait un endroit exprès que Malaki avait aménagé. J’aimerais seulement qu’il n’hypnotise pas Jayden et lui suce le sang comme une sangsue. Ce mec était une honte, mais je n’avais aucun pouvoir pour le foutre dans un cachot jusqu’au siècle suivant.

« Si tu n’as pas de questions, je te laisse. »

Je remontais à l’étage, m’installant à mon bureau avec les papiers des factures, vérifiant une fois de plus la livraison et faisant quelques comptes.

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MessageSujet: Re: Can I have a dance ? [Jayden/Gabriel] Sam 26 Mai - 16:02

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« Avec moi, tu peux être sûre que si je te dis quelque chose, je le fais. S’il y a bien un truc qui m’irrite, ce sont les personnes qui n’ont aucune parole. »

À mon tour, je viens me laver les mains faisant par la suite craquer ma nuque. Le combat a été plutôt rude même si ce n'était que fioriture par rapport à ceux que j'ai pu faire par le passé. Même dans le pire des états, je suis pareille à un animal, je suis d'autant plus dangereuse. On dit toujours de se méfier d'un animal blessé, il est cent fois plus dangereux qu'à l'accoutumée, c'est l'esprit de survie qui domine le reste et ce dernier est capable d'absolument tout pour préserver son existence. C'est un peu ce qu'on nous apprend à l'armée, bien que le but, c'est d'être dangereux en toute circonstance, on nous enseigne surtout à ne jamais baisser les bras même si notre corps est à bout. C'est pour cela qu'être militaire n'est pas donné à tout le monde et c'est justement cela, qui m'a toujours plu dans ce métier.

« Un point que nous avons en commun dans ce cas. Je ne supporte pas les personnes qui ne tiennent pas parole. Sans intérêt et c'est le premier à nous foutre un coup de couteau dans le dos. » Dieu sait que j'ai pu en connaître ce genre de personne. Mais, généralement, ils ne font guère long feu avec moi, je m'en débarrasse d'un coup de poing dans la gueule.

« Tu étais dans l’armée de l’air ? »

J'esquisse un sourire en le regardant. « Lieutenant, pour être plus exact. » Et je rajoute en arquant un sourcil. « Techniquement, je suis toujours dans l'armée, j'ai juste disparus durant un exercice de vol. » Je refais ma queue-de-cheval sans le quitter du regard. « Et puis chez nous, on dit qu'on ne quitte jamais l'armée, même à la retraite. »

Bon, une chose est sûre, c'est que le travail ici sera plutôt détendue. Si les deux patrons viennent à me demander de les tutoyer l'un et l'autre, alors, c'est que l'ambiance y est bonne. De plus, quand on voit comment ils traitent leurs danseuses, je n'ai vraiment pas à émettre d’inquiétude sur quoi que ce soit.

« Quelles sont tes disponibilités pour un petit combat ? Oh ! J’y pense. Si y’a un mec, style gothique punk bizarre, qui essaie de te draguer, fous-le dehors. Mais ne le regarde pas trop dans les yeux. Si t’as le moindre problème, prononce mon prénom et je viendrais. »

« Un gothique ? » Je réfléchis une petite seconde. « Oh tu veux parler la grosse merde noire de la dernière. Risque pas de revenir, je l'ai mis à terre, il faisait chier une des danseuses. C'était mon premier jour et aussi le moment où j'ai rencontré Malaki, j'crois qu'il s'est chargé du reste. »

« Si tu n’as pas de questions, je te laisse. »

« Faudra faire la queue avec Malaki pour les dispositions. Monsieur m'a engagé comme prof. » Lui dis-je avant qu'il ne retourne à son bureau et que moi, je démarre ma nouvelle soirée de travail. Les employées venant peu à peu.

Bientôt, c'est une véritable fourmilière qui s'exécuta dans le Heaven.

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MessageSujet: Re: Can I have a dance ? [Jayden/Gabriel] Dim 27 Mai - 0:21

Can I have a dance ?
@Jayden E. Lancaster & Gabriel


Heaven. Début de soirée.
« Nous sommes sur la même longueur d’onde, répondis-je en souriant en coin. »

J’aimais les personnes qui tenaient parole. On savait à quoi s’attendre, il n’y avait pas de réflexions, d’énigmes, de questionnements, il n’y avait que les faits. C’était agréable et ça facilitait la vie. Je commençais à l’apprécier de plus en plus, à mon grand étonnement.
Lorsqu’elle me parla de l’armée, je fus un peu plus impressionné. Je ne connaissais pas beaucoup les grades chez les humains, ils ont certainement évolué avec le temps, mais ils ne doivent pas être si différents. Je hochais simplement la tête, notant qu’elle avait survécu à un crash et que potentiellement, l’armée d’un pays pouvait la rechercher et tomber sur l’île. Certes, les survivants n’étaient pas nombreux, la plupart mourrant ou devenant des esclaves et finissant rapidement par mourir mystérieusement aussi - il y avait esclave et esclave. C’était une information que j’enregistrais dans mon esprit, pouvant certainement être précieuse si je suis envoyé hors d’Haima. Je pourrais, en parallèle, tenter de voir si les recherches sur ce jeune lieutenant sont en cours ou pas.

« C’est quelque chose qui reste collé à la peau, acquiesçai-je. Même plus que ça, c’est une partie de soi-même. »

J’en savais quelque chose puisque je faisais partie de l’armée de l’île et que, toute ma vie, j’avais été éduqué dans le système militaire. J’étais bien placé pour savoir ce que ça faisait, ce que les soldats vivaient et comment ils quittaient ce monde.
Je lui parlais du trouble-fête, mais il semblait qu’elle avait déjà fait connaissance avec lui. Tant mieux ! Un problème en moins dans ce cas.

« Parfait ! Je ne vois rien d’autre, ajoutai-je avant de lui demander si elle avait des questions. Je verrais donc avec lui. »

Je souris, amusé que Malaki demande des cours de défense. Pourquoi ne pas m’en avoir parlé ? J’aurais pu lui en donner ! Sans rien en contrepartie en plus. Je grimaçais légèrement, retournant dans mon bureau. Je mettais ce point de côté, m’occupant du Heaven avant que les portes ne s’ouvrent à l’alcool, la fête et la débauche.

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