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Sorin Lucian Lupei - The Disappointing Son

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Le sang qui vient de se répandre, est-il donc si pur ?

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Emploi : Prince héritier de Roumanie et ambassadeur des Lupei
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MessageSujet: Sorin Lucian Lupei - The Disappointing Son Mer 21 Mar - 18:42



Sorin L. Lupei
I'm sick of all the pressure. I'm sick of feeling like I'll ruin all their happiness if I don't do what they want me to do


ft. Sebastian Stan - Google Images
Vampire  - Sang-Pur

nom Lupei, une vieille famille roumaine, des loups gardant le troupeau, loyaux et dévoués entre eux, mais également doté d'un grand sens de la hiérarchie. prénom Sorin, un prénom associé au tonnerre, au soleil, un prénom flamboyant. Lucian, la lumière douce et rassurante comme une bougie dans l'obscurité. Surnom Ririn, Luci, Lucianek, Lucifer, Chaton (réservé à ses plus proches amis), Le Loup Blanc âge 727 ans. Je suis encore très jeune pour un seigneur, mais que voulez-vous ? Mon père s'est marié tard   origines Roumanie, Transylvanie pour être précis  espèce Vampire statut/sang Sang-Pur emploi Prince héritier de Roumanie, ambassadeur de la famille Lupei  Richesse Aussi riche qu'un prince peut l'être, même si mon père veut me couper les vivres Orientation sexuelle Homosexuel assumé, mais ça me pose quelques problèmes allégeance Ma famille et l'empereur



À la base, mon deuxième prénom devait être Lucifer, car dans ma famille, la tradition veut qu'au moins des prénoms de l'enfant soit un nom d'ange, mais ma mère a catégoriquement refusé et m'a appelé Lucian Mon frère, Ilie Mihail, est mon vrai jumeau, mais il serait difficile de trouver quelqu'un qui ait moins de points communs avec moi J'ai une petite sœur nommée Crina Dana, que je surnomme Dany et avec qui je m'entends à merveille. Elle est la seule à pouvoir m'appeler Ririn sans que ça me fasse grincer des dents. Elle vient tout juste d'avoir quatre cents ans, mais elle est déjà bien plus maline que notre frère - non, je ne suis pas objectif, je sais Je possède une louve blanche apprivoisée nommée Sonya J'ai un léger problème d'addiction à l'absinthe que j'ai développé au début de ma vie d'adulte, à cause de la pression que me mettait mon père. J'ai aussi tendance à chercher du réconfort dans des aventures sans lendemain quand je ne vais vraiment pas bien J'ai un tatouage représentant une paire d'ailes d'ange déchu dans le dos Je suis un excellent pianiste, selon mon professeur. Je compose un peu à mes heures perdues et je peins. Je devais épouser une Sang-Pur, mais j'ai embrassé l'homme que j'aimais à l'époque en plein milieu de la cérémonie Je parle couramment le roumain, le latin, le grec, le russe, l'italien, le français et l'anglais. C'est pourquoi mon père m'a demandé d'être l'ambassadeur des Lupei à Hamai Je sais me battre à l'épée et à la lance, mais je ne suis pas un soldat J'aime plaire et flirter, même avec des femmes. Sans doute l'habitude de faire semblant pour faire plaisir à mon père. Je m'entends très bien avec les femmes, mais ce que j'éprouve pour elles n'excédera jamais une belle amitié Je suis un grand fan de rock et de metal, particulièrement des groupes comme HIM ou Within Temptation


Que pensez-vous de la société d'Haima et de la cohabitation entre vampire et humain ? Je me plais beaucoup sur cette île. La cohabitation a toujours été une idée qui me parlait. Mon père, lui, ne voit que notre supériorité, il ne voit pas pourquoi nous devrions nous "abaisser au niveau des moutons quand nous sommes des loups". J'aimerais bien étendre la cohabitation humains-Vampires à mon pays, si je deviens un jour roi. La limitation progressive de l'esclavage est également une bonne chose. Si, comme mon père le dit souvent, nous sommes supérieurs aux humains, nous devrions déjà avoir aboli cette pratique.

La jeune princesse Elysium Lightwood vient d'être assassinée. Qu'est-ce que cela vous fait ? C'est une tragédie. Mes pensées vont à la famille de la défunte. Je n'ose imaginer ce qu'il doivent ressentir. S'ils ont besoin de quoi que ce soit de ma part, je suis là. Je les aiderais du mieux que je pourrai. Si j'avais été à leur place et que j'avais perdu ma sœur, je voudrais sans doute qu'on m'aide à trouver son meurtrier. De ce que j'ai entendu, le princesse était un ange tombé du ciel, qui pourrait être assez cruel pour lui faire du mal ?

Quel est votre plus grand rêve ? Mon plus grand rêve serait de voir mon père fier de moi, malgré nos différences d'opinion. J'aimerais accomplir de grandes choses en restant fidèle à mes principes. Même si je ne m'entends pas bien avec mon père, je l'aimerai toujours. Mais si je dois devenir roi de Roumanie, je dois rester fidèle à mes principes, à ma vision des choses. Et j'aimerais trouver quelqu'un pour régner à mes côtés. Quelqu'un que j'aurai choisi par amour et non par convenance ou par politique. 




votre pseudo Anyllan Votre âge 26 ans Comment es-tu arrivé ici ? Aria Lightwood m'a attiré ici ^^ Remarques à faire sur le forum ? Le contexte est vraiment très intéressant, le design est superbe et les gens ont l'air super cool ^^ Présence sur le forum ? 4-5/7 jours. Autre chose à ajouter ? Je vous aime déjà ^^




Dernière édition par Sorin L. Lupei le Lun 26 Mar - 14:53, édité 25 fois
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Le sang qui vient de se répandre, est-il donc si pur ?

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Emploi : Prince héritier de Roumanie et ambassadeur des Lupei
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MessageSujet: Re: Sorin Lucian Lupei - The Disappointing Son Mer 21 Mar - 18:46



Histoire de dire
up to the last moment
Mon frère et moi naquîmes le 13 août 1290 dans le château familial des Lupei: le château de Bran, en Transylvanie. À l'époque, il venait tout juste d'être construit: Ilie et moi étions les premiers enfants à y naître. Même si ma mère accoucha de jumeaux, je fus considéré comme l'aîné. C'était censé faciliter les questions de l'héritage. S'ils avaient su...

Mon père, Vlad Gavril Lupei, était Roi de Roumanie depuis près de deux siècles quand mon frère et moi vînmes au monde. Les Lupei règnaient sur la Roumanie depuis des milliers d'années. Je ne pourrais vous raconter l'histoire du premier Roi Lupei, mon attention aux leçons d'histoire de mon père n'était pas suffisante pour me souvenir de tout ce qu'il m'avait dit. Ma mère, elle, était une Sang-Pure Hongroise nommée Hajnal Arany. Elle était l'une des plus belles Vampires de ce côté des Carpates, disait mon père. On l'appelait "l'Aurore". Mon père aimait me raconter qu'elle avait des dizaines de prétendants et que malgré tous les autres, il était celui qui avait réussi à séduire sa reine.

Durant notre enfance, mon frère et moi développâmes notre rivalité lors de nos jeux et parfois de nos bagarres. Ilie ne comprenait pas pourquoi notre père avait décidé que je serais roi et pas lui. Il se mit donc en tête de me surpasser en toute chose, de me mettre le plus en plus d'obstacles sur ma route. Quand nous nous entraînions à l’épée ou à la lance, je finissais très souvent à terre avec un bleu naissant là où mon frère m’avait frappé. Il ne pouvait bien sûr pas me blesser, mais il faisait tout son possible pour me faire comprendre que le titre ne faisait pas tout. Pour ça, je lui en serais éternellement reconnaissant, car ce fut une leçon très importante.

Bien sûr, au-delà de nos jeux, nous devions apprendre nos leçons. Autant Ilie que moi débordions de bonne volonté pour prouver à notre roi que nous étions dignes de notre naissance, digne de porter haut les couleurs des Lupei. Nos professeurs étaient la plupart du temps très fiers de nous, mais ils s’inquiétaient bien plus de mon travail que de celui de mon frère. Ils étaient moins sévères, moins exigeants. J’avais une pression incroyable sur les épaules, mais je ne m’en plaignais pas. J’étais trop jeune pour me rendre compte de la prison dorée dans laquelle j’étais.

Quand nous atteignîmes notre premier siècle d’existence, mon père commença à me confier de petites tâches et à me demander ce que je pensais de telle ou telle situation. Ce n’était pas pour me demander conseil, ce n’est pas mon rôle, mais il voulait voir quelle était ma façon de réfléchir, d’analyser une situation. Quand je donnais une réponse insatisfaisante, j’avais droit à un exposé de plusieurs heures sur les raisons pour lesquels je ne devais plus faire cette erreur. Je détestais ces leçons, mais je voulais rendre mon père fier de moi.

Quand je n’étais pas auprès du Roi, j’aimais aller chasser dans la plaine, parfois même au milieu des loups. Nous, Lupei, n’avions pas gagné notre patronyme uniquement à cause de notre blason, de notre loyauté les uns envers les autres ou de notre férocité en combat. Ce blason, ce patronyme, nous l’avions gagné par le fait que nous étions à l’aise auprès des loups. Nous avions même un élevage de chiens-loups que le pays entier nous enviait. Donc quand j’avais un moment de libre, je le passais en forêt. Ce fut lors d’une partie de chasse avec quelques-uns de nos nobles que je me rendis compte de l’attirance que je ressentais pour les hommes. Je gardai le secret durant plusieurs années et fit semblant d’être un coureur de jupons. Quel meilleur moyen de cacher un vice que le couvrir d’un autre, plus acceptable ? Je poussai la comédie jusqu’à coucher avec la fille d’un seigneur humain, ce qui fit scandale. Mon père dut faire des pieds et des mains pour que je ne sois pas obligé de l’épouser. Je fus durement réprimandé, mais mon stratagème avait marché. J’étais officiellement un coureur de jupons et personne ne soupçonnait mon attirance pour les hommes.

Tout se déroula bien pendant encore bien des années, Je continuai à assister aux séances de conseil ou aux doléances, en tant que simple spectateur, enfin d’apprendre comment mon père gérait ses affaires et les affaires de la cour. J’étais encore trop jeune pour réellement m’impliquer et beaucoup trop jeune pour assister et voter aux réunions des Sang-Purs. Je continuai également à me donner l’apparence d’un grand séducteur de femmes, mais sans jamais aller plus loin qu’un baiser. Je ne m’étais jamais autorisé à céder à mes préférences, ne voulant pas donner à mon frère le moyen de me discréditer auprès de la cour ou de mon père. La seule personne au courant de mes penchants était ma mère et elle m’avait fait le serment de ne rien en dire à personne.

Après la cérémonie de mon passage à l’âge adulte, le 13 août 1490, contrairement à Ilie, je décidai de partir faire un tour du monde. Je voulais voir le monde, connaître d’autres cultures, apprendre d’autres langues, comparer les us et coutumes. Elargir ma perception des choses. Et puis, la promesse de ne pas être étudié, scruté et épié à chaque pas n’était pas pour me déplaire.

Je quittai donc la Transylvanie et me rendit à Florence pour quelques temps. Là-bas, je perfectionnai ma technique de peinture, apprenant la perspective et côtoyant des maestri. Je me plus énormément à Florence, j’y demeurai une bonne dizaine d’années. Ce fut là-bas que je cédai pour la première fois à mes désirs, prenant un amant humain qui me servit de modèle et de calice pendant mon séjour dans la Cité du Lys.

Après Florence, je me rendis à Paris. Ce séjour fut très intéressant, quoi que moins grisant. Je pus en apprendre plus sur les Sang-Purs de Paris, je vis de mes propres yeux leur manière de faire et je fis la connaissance de personne fort intéressantes. Bien entendu, comme à Florence, je pris le temps de parfaire ma maîtrise de la langue nationale et je lus énormément. J’écrivais souvent à ma mère pour lui parler de mes voyages et lui demander des nouvelles du pays. Je lui manquais grandement, mais elle était contente que je découvre le monde.

Après environs dix ans à arpenter les rues de Paris et de ses alentours, je pris le bateau et me rendit en Angleterre. J’eus l’honneur de côtoyer les plus belles femmes d’Angleterre et l’un de ses rois humains les plus puissants. Je passais également beaucoup de temps auprès des Blackthorne. J’appris beaucoup en observant Horace, même si j’étais beaucoup plus doux qu’il ne l’était. Je profitai également de mon voyage en Grande-Bretagne pour me rendre en Ecosse et en Irlande. Je passai près de trente ans sur les Îles britanniques et l’anglais devint bientôt la langue étrangère dans laquelle je m’exprimais le mieux. Je continuais de peindre, perfectionnant et modernisant ma technique dès que je le pouvais. On me demanda même de réaliser le portrait des Blackthorne.

Le reste de mon voyage en Europe fut relativement court, car la Roumanie me manquait terriblement. Toutes les beautés du monde ne valaient ma terre natale à mes yeux. Je passai quelques mois en Russie, puis en Grèce avant de revenir chez moi, la tête pleine d’histoire à raconter et d’expériences enrichissantes.

Pendant mon absence, mon frère avait décidé de parfaire son éducation dans l’armée, au grand bonheur de mon père et au grand dam de ma mère. Il était devenu un grand séducteur et avait une petite cour de prétendantes lors des fêtes et des bals. Pour ma part, à mon retour de voyage, je paraissais plus calme dans mes habitudes de coureur de jupons. Tellement même que mon père me demanda si j’avais trouvé une femme au cours de mes voyages. Quand je lui avouai que non, il me dit qu’il me faudrait bien me marier un jour afin de pouvoir perpétuer la lignée des Lupei. Je lui promis d’y songer pour avoir la paix.

Ilie, lui, partit en voyage en Asie, puis revint en Europe pour embarquer pour les Amériques. Il voulait me surpasser dans mon voyage, voir des terres si lointaines qu’il n’était même sûr de revenir. En apprenant son désir d’embarquer vers le Nouveau Monde, ma mère en fut totalement bouleversée d’inquiétude. Comme mon frère ne tint pas compte de ses suppliques, je passais le plus de temps possible aux côtés de ma reine. Elle était ma complice, ma confidente, elle ne me jugeait pas.

Quelques mois après mon retour, je trouvai un amant parmi mes compagnons de chasse, Luca Rumancek, un jeune noble éduqué par mon père et garde-chasse de nos terres. Nous nous voyions lors de nos chasses ou nos promenades dans les bois avec les loups. Ces moments avec lui étaient une bouffée d’oxygène dans mon quotidien qui devenait chaque jour plus contraignant. En l’absence de mon frère, mon père attendait de moi que je m’intéresse davantage aux affaires de l’armée, il donnait de plus en plus souvent des réceptions où toutes les jeunes Sang-Purs de mon âge étaient invitées. Sans doute espérait-il qu’au milieu de toutes ces princesses de contes de fées, je finirais par tomber sous le charme de l’une d’elles. Nos regards se seraient croisés et alors, tout autour de nous aurait disparu, plus rien n’aurait existé à part nous deux. Je l’aurais alors invité à danser avec moi, sous le regard jaloux de nos autres prétendants, et je ne l’aurais pas lâchée de toute la soirée. Qui aurait pu croire que mon père aurait une vision aussi romanesque de ma rencontre avec ma future épouse ? Tout ce que je voyais dans ces fêtes, c’était une autre scène où jouer mon rôle de fils parfait. De futur roi. Un costume qu’il fallait mettre et porter à la perfection.

Puis, quand je rentrais dans mes appartements, je laissais tomber le masque et le corset de prince héritier et je retrouvais le bonheur d’être simplement aimé par l’homme que j’aimais. C’était pour moi la seule manière de supporter cette pression. Je consommai également de l’absinthe presque tous les soirs avant d’aller me coucher et tous les matins.

Ma mère donna naissance à une magnifique petite fille en 1618 et je passai beaucoup de temps auprès d’elles. Crina, « lys » dans notre langue, était la plus belle chose qu’il m’ait été donné de contempler. La première fois que je la pris dans mes bras, elle me sourit et des larmes de sang coulèrent sur mes joues. Ma mère me dit alors que tenir son enfant dans ses bras était la plus belle récompense d’une mère. Mon cœur se serra à ce moment-là, car je compris que si je voulais rester fidèle à moi-même, je ne pourrais jamais prendre mon enfant dans mes bras. Après cela, je me réfugiai auprès de Luca pendant une semaine, m’enivrant d’absinthe et de sexe pour oublier la vérité qui venait de me briser le cœur.

Après une semaine à me perdre dans mon petit paradis artificiel, je me mis en quête d’une épouse. Mon père avait raison, je ne pouvais pas demeurer sans héritier. Je devais prolonger la lignée des Lupei, trouver une bonne alliance, faire honneur à ma maison. Luca me proposa de m’aider dans cette quête, il se renseigna sur toutes les femmes qui auraient pu me plaire, il invita les plus prometteuses à des parties de chasse ou des bals. Je les rencontrai toutes, leur offrant mon plus beau sourire et discutai avec elle de choses et d’autres, espérant trouver une femme avec qui faire semblant ne serait pas trop difficile. Je m’entendis très bien avec trois d’entre elles, mais aucune ne me parut convenir. Je ne voulais pas les obliger à être malheureuses, elles méritaient d’être aimées par l’homme qu’elles épouseraient.

Ma recherche se révéla infructueuse, mais je me fis quelques bonnes amies. Luca ne pouvait cacher son soulagement, mais il m’assura que si je finissais par trouver quelqu’un qui me convienne, il serait le premier à être heureux pour moi. Mon père, lui, commençait à montrer des signes d’impatience.

Durant le premier siècle de vie de Crina, je lui racontai ce que j’avais pu voir du monde, je lui montrai mes peintures et celles que mes amis m’envoyaient. Elle voulut apprendre à peindre, je me fis professeur. Elle voulut m’accompagner en forêt avec les loups, je lui montrai mes endroits préférés. J’aimais tendrement ma sœur et je l’aurais protégée contre le monde entier. Elle était maline et espiègle comme un jeune chat et je ne pouvais m’empêcher de l’accompagner dans ses mauvais tours. Mon père me réprimandait durement de me livrer à de tels enfantillages au lieu d’être un modèle pour elle et l’encourager à être sérieuse et attentive dans ses études. Je percevais sa déception de me voir prendre un chemin différent de ce qu’il espérait, de me voir m’éloigner de plus en plus de l’excellence qu’il avait toujours exigé de moi. Crina, elle, venait souvent me voir quand elle percevait que le roi me poussait trop. Elle me serrait contre elle et me réconfortait de sa voix d’ange.

Notre frère rentra pour les cent ans de la petite, couvert de présents et de gloire. Il avait apparemment fait forte impression sur les Sangs-Purs d’Amérique et s’était même marié avec une femme de là-bas, une certaine Rosemary Carter. C’était un joli brin de femme, mais elle avait le regard triste. Exactement ce que je ne voulais pas voir dans le regard de ma future épouse si jamais j’en avais une un jour.

Cette nouvelle encouragea mon père à insister bien plus lourdement auprès de moi pour que je me marie à mon tour. Il me prit à part de la fête et me dit que si je n’étais pas fiancé d’ici au cent-cinquantième anniversaire de Crina, ce serait lui qui choisirait mon épouse et qu’il ne tolérerait aucun délai. J’essayai de l’attendrir en lui disant que j’avais encore le temps, qu’il était encore fringant, mais ce fut à ce moment qu’il me regarda avec un mépris qu’il ne réservait d’ordinaire qu’à ceux qui menaçaient la famille et me lança qu’il savait parfaitement pourquoi je ne voulais pas me marier, qu’il avait démasqué mon petit jeu depuis bien longtemps et qu’il ne pouvait plus le tolérer. J’allais être roi, puisqu’il l’avait décidé à ma naissance, mais il ne me laisserait pas souiller l’honneur des Lupei en m’affichant avec mon amant. J’avais cinquante ans pour trouver une femme qui me conviendrait, sinon, il choisirait quelqu’un et bannirait Luca loin de la Transylvanie.

Je crois que ce fut à partir de là que je perdis pied. Je tentai de retrouver grâce auprès de mon père en me pliant à chacune de ses règles, négligeant mon amour, me montrant plus dur avec ma sœur, faisant tout ce qu’il me demandait. Je ne peignais plus, ne me promenais plus dans la forêt, je ne vivais plus. Je me plongeai à corps perdu dans la dépravation, noyant ma frustration et ma colère dans l’absinthe et la luxure dès que le masque se brisait. Luca semblait réellement triste de me voir dans cet état et, bientôt, il m’abandonna, ne pouvant plus supporter de me voir sombrer. Je crus mourir de chagrin. Je m’enfermai dans mes appartements pendant un mois complet. Mon frère était apparemment ravi de me voir ainsi. Il fallut toute la douceur de ma mère et de ma sœur pour me faire sortir de ma torpeur. Ma sœur m’emmena à la chasse, puis faire une promenade à cheval. Nous passâmes la nuit à discuter, puis une bonne partie de la journée. Elle me réconforta et me dit que je n’avais pas à souffrir autant pour plaire à mon père. Elle me demanda alors une question très simple : qu’est-ce qui était mieux pour le peuple : un roi malheureux et frustré ou un roi épanoui qui a la tête à ce qu’il fait ? Je crois que je n’avais jamais autant aimé ma petite sœur qu’à ce moment-là. Je la serrai dans mes bras et la remerciai de tout mon être.

Je recontactai Luca et lui présentai mes excuses pour mon comportement. Je lui promis de ne plus laisser mon père nous séparer de quelque manière que ce fut et lui demandai de bien vouloir me reprendre. Il accepta à une condition : que j’arrête l’absinthe et que je choisisse une des femmes qu’il avait trouvées pour moi. Il disait qu’au moins, il serait sûr que je m’entendais bien avec mon épouse.

Je me fiançai donc avec une certaine Artemis Argyris. Elle aimait la chasse et les forêts presque autant que moi, elle était cultivée, drôle, douce sans être insipide, forte sans être trop brusque, et elle était ravissante. Elle plut beaucoup à mon père qui demanda donc à ce que le mariage soit préparé avec le plus grand soin. Il voulait que tout soit parfait dans les moindres détails. Cela prit plusieurs années pour que tout soit parfait. Pendant ce temps, je continuais de voir Luca en cachette. Ma sœur et ma mère le savaient et me couvraient, elles étaient heureuses de me voir retrouver le sourire, de laisser retomber la pression.

Le mariage devait avoir lieu le 12 septembre 1949 au château familial. Tous les Sangs-Purs les plus prestigieux étaient conviés et mon père avait dépensé sans compter. Il m’avait fait faire un superbe costume, la robe de mariée de Artemis était superbe, des bannières représentant un loup hurlant à la lune avaient été brodées au fil d’argent, tout était vraiment magnifique. Et tout aurait pu se dérouler de meilleure façon possible si mon père n’avait pas décidé de m’annoncer la veille du mariage qu’il allait envoyer Luca à Haima pour devenir Gardien. Il pensait qu’il n’était pas convenable que je garde mon amant au château maintenant que j’allais être marié. Je devais être capable de faire des enfants à ma magnifique épouse et je ne devais pas être distrait dans mes futurs devoirs de roi. J’étais tellement en colère que le lendemain, je fis quelque chose d’assez irréfléchi.

Au moment de prononcer mes vœux devant tout le gratin des Vampires d’Europe, j’aperçus Luca dans le fond de la chapelle. Ma fiancée comprit et me chuchota que je devais faire ce que mon cœur me dictait. Je m’en voulais un peu de lui faire ça, mais je descendis de l’autel sous le regard médusé de mon père qui tenta de m’arrêter, mais je l’évitai et me dirigeai d’un pas vif vers l’homme que j’aimais et l’embrassai passionnément devant tout le monde. J’étais tellement en colère que mon père ne tienne pas sa parole que j’en oubliais que je venais de condamner Luca à l’exil et que je venais d’humilier mon roi. Je n’en avais que faire sur le moment, je voulais juste montrer à mon père que je n’étais pas homme à me laisser intimider et contrôler.

J’eus à peine le temps de savourer ma victoire avant que mon père ordonne à tout le monde de sortir et aux gardes d’emmener Luca dans une des cellules du château. Une fois la chapelle vide, il me gifla à la volée et me hurla dessus pendant une bonne heure. Je lui tins tête, lui rappelant que j’avais tout fait pour le rendre fier, j’avais tout accepté, jusqu’au moindre commentaire sur ma manière d’envisager les choses, j’avais été discret comme il me l’avait demandé, j’avais accepté son ultimatum au point de risquer de perdre l’homme que j’aimais, mais que lui n’avait pas fait le moindre effort.

Quand j’eus terminé, mon père m’envoya dans mes appartements, me disant qu’il ne voulait plus me voir jusqu’à ce qu’il ait décidé de mon sort.

Je restais plusieurs jours dans mes appartements, demandant à tous ceux que je pouvais ce qu’il était advenu de mon amant. Aucun ne put me dire, le roi ayant donné des ordres pour me maintenir au secret. Même ma mère et Crina ne pouvaient pas me rendre visite. Artemis vint me voir et me dit qu’elle me soutenait et que j’avais eu raison de me rebeller. Elle ne m’en voulait pas et me dit que je pourrais compter sur elle quoi qu’il arrive. Au moins ce fiasco m’avait donné une amie, me dis-je tandis qu’elle partait après m’avoir embrassé sur la joue.

Après mon isolement de deux semaines, mon père me fit convoquer devant lui. Il m’annonça que je n’étais plus le bienvenu en Roumanie jusqu’à ce que je sois marié et père ou que les Lightwood eux-mêmes me reconnaissent digne de rentrer. Luca avait été emprisonné pour trahison et je devais partir le lendemain. Je fis donc mes adieux à ma famille, même à mon frère et à son épouse. Même si nous ne nous entendions pas bien, nous demeurions une famille et les liens du sang étaient plus forts que tout. Ma sœur me promit de venir me voir où que je sois et qu’elle essaierait de convaincre Père de relâcher Luca et de me laisser revenir. J’étais toujours l’héritier du trône puisque mon père l’avait décidé à ma naissance, après tout.

Pendant quelques dizaines d’années, j’arpentai l’Europe, visitant à nouveau les villes que j’avais tant aimées : ma belle Florence, ma scintillante Paris, ma puissante Londres… mais tout était bien différent, maintenant. Les siècles avaient laissé leur empreinte cruelle et plus rien n’avait la même saveur. Le seul réconfort que je parvins à trouver fut de trouver une petite louve blanche comme la neige dans un bois non loin d’un zoo dans le nord de la France. Pendant un bon mois, je fis en sorte de l’apprivoiser et elle finit par m’accompagner dans mon voyage. Je la nommai Sonya.

Il y a environs cinq ans, je reçus une lettre de mon père m’ordonnant de me rendre à Haima et de m’y présenter comme ambassadeur des Lupei. Ne voulant pas aggraver mon cas, je pris la route de l’île des Lightwood. Je m’intégrai facilement aux Sangs-Purs de l’île malgré le scandale de mon mariage et je trouvai vite ma place auprès des Lightwoods. Je me sentais bien sur cette île, loin de mon père et de sa main de fer. Je pourrais racheter l’honneur de ma famille et obtenir l’autorisation de rentrer chez moi. Du moins, si le destin en décidait ainsi...






Dernière édition par Sorin L. Lupei le Mer 28 Mar - 10:52, édité 17 fois
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MessageSujet: Re: Sorin Lucian Lupei - The Disappointing Son Mer 21 Mar - 20:06

Beau garçon hein :ha:

Bienvenue :love:

Comme déjà dit si besoin n'hésite pas :hey:

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Car c'est l'amour qui tisse les liens familiaux, pas le sang.

   
   
(c)Miss Pie

   
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MessageSujet: Re: Sorin Lucian Lupei - The Disappointing Son Mer 21 Mar - 20:26

Bienvenue beau gosse ;) très bon choix d'avatar !
Hâte d'en savoir plus sur toi

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What if I wanted to fight, Beg for the rest of my life [...] You say you wanted more, What are you waiting for ? [...] Come, break me down, Bury me, bury me,
I am finished with you
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MessageSujet: Re: Sorin Lucian Lupei - The Disappointing Son Mer 21 Mar - 21:19

Miaouuuuu bienvenue à toi
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MessageSujet: Re: Sorin Lucian Lupei - The Disappointing Son Mer 21 Mar - 21:38

Bienvenue à toi ^^ Très bon choix d'avatar :)

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MessageSujet: Re: Sorin Lucian Lupei - The Disappointing Son Jeu 22 Mar - 16:45

MWOUHAHAHAHAHAHAHA on va pas avoir un seul prince d'sang pur hétérosexuel
ca m'fait marrer :ha:
Haima c'est la patrie des Gays :stache::sors:

BREF. BIENVENUUUUUUUUUUUUUUUUUE SUR LE FORUM :red::red::red:
bonne chance pour ta fiche - j'suis ravie de te trouver là :zad:
puis hâte d'en savoir plus sur l'prince roumain :ha:
:love:

Si t'as besoin tu sais où trouver le staff :zad:

_________________


we always find our way back to eachother


this is love :love: :
 
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MessageSujet: Re: Sorin Lucian Lupei - The Disappointing Son Jeu 22 Mar - 17:59

Trop happy de te retrouver ici :red: :red:

Ce mec :bave: toujours aussi canon :bave:

Bon courage pour ta fiche. :**:

Je veux un lien :ha:
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MessageSujet: Re: Sorin Lucian Lupei - The Disappointing Son Jeu 22 Mar - 18:41

c'tellement cool de voir que t'as craqué finalement et qu'tu nous rejoins ici Luxure. :han: :han: :han:
avec bg Stan qui reste le meilleur choix du monde.
bienvenue officiellement, j'ai hâte d'voir ce que tu nous réserve. :red: courage pour ta fiche. :love:
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Le sang qui vient de se répandre, est-il donc si pur ?

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Emploi : Princesse de France, mais aussi dirigeante d'une grande firme informatique et technologique
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MessageSujet: Re: Sorin Lucian Lupei - The Disappointing Son Jeu 22 Mar - 22:12

Bienvenue parmi nous :D
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Il vaut mieux être honteux de vivre que fier de mourir.

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MessageSujet: Re: Sorin Lucian Lupei - The Disappointing Son Jeu 22 Mar - 22:25

Bienvenuuuue :red:
Bon courage pour ta fiche :alice:
Love love :love:

_________________
This love is supernatural
I can hear the pounding of my heart, can you feel it ?


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MessageSujet: Re: Sorin Lucian Lupei - The Disappointing Son Ven 23 Mar - 16:09

Bienvenue Beau princé :red: : :sex:
Bon courage pour ta fiche
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Le sang noble est un accident de la fortune.

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MessageSujet: Re: Sorin Lucian Lupei - The Disappointing Son Lun 26 Mar - 22:23

Tu es validé(e) !


cette histoire est géniale :yso::yso::yso: Dis dis dis - il va bien ton amant hein ? :snif: il est emprisonné mais il est pas mort :sorry:
J'VEU XPAS QU'IL SOIT MORT :fire::fire: - bref. Eclate toi avec ce personnage, j'sens qu'il a bien des choses à faire sur HAIMA pour pouvoir retrouver sa vie :ha:

Bravo ! Tes efforts sont récompensés, tu es validé sur G&B ! Tu rejoins le groupe SANG PUR. N'oublie pas de faire ta fiche de liens de rp's et de vérifier que ton avatar ainsi que ton métier sont dans les bottins . Tu peux aller demander des liens aux autres membres et même des rp's, ainsi que participer au flood . Encore bienvenue sur notre forum, le staff est enchanté de t'avoir sur son forum et il espère que tu t'amuseras !

_________________


we always find our way back to eachother


this is love :love: :
 
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