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Let's go to the show ! [Aiyana/Viktoriya]

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Le sang qui vient de se répandre, est-il donc si pur ?

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MessageSujet: Let's go to the show ! [Aiyana/Viktoriya] Jeu 26 Avr - 10:49

Let's go to the show !
@Aiyana N. Swanson et Viktoriya

La nuit venait à peine de tomber, mais je me rendais au Greatest Pandemonium. Fuck les responsabilités et les trucs de maître d’armes. Ce soir, je voulais voir ma meilleure amie, d’autant plus qu’il y avait un nouveau spectacle et qu’il était hors de question que je ne le vois pas. Que je ne la vois pas surtout ! Aiyana n’était pas la diva de l’île pour rien, elle était incroyable sur scène. On avait presque l’impression que le temps n’était pas le même. C’était peut-être pour cela qu’on la surnommait la diva ?
Habillée d’un jean foncé, d’un débardeur blanc et d’une veste en cuir noir, j’avais troqué mes baskets contre des chaussures à talons noires. Mes cheveux lâches bouclaient au niveau des pointes, me donnant une crinière de lion malgré moi. J’entrais par l’entrée des artistes, comme si c’était chez moi, la sécurité laissant clairement à désirer de toute manière. J’avais déjà fait la remarque, mais je pense qu’après autant de temps à ne pas entrer comme tout le monde, on me laissait faire. J’étais têtue comme une mule, si j’avais décidé d’entrer sans perdre mon temps à faire la queue, je le ferais et personne ne m’en empêcherait.
Traversant les couloirs des loges, je finis par arriver à celle d’Aiyana et toquais, trois coups, souriant en coin en m’appuyant sur l’encadrement de la porte.

« C’est Viktoriya, dis-je en attendant qu’elle m’ouvre. »


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MessageSujet: Re: Let's go to the show ! [Aiyana/Viktoriya] Jeu 26 Avr - 14:37

Let's go to the show !
Aiyana & Viktoriya  
Il y a des moments où on n'y arrive plus. Où la douleur s'acharne à vous rappeler son bon souvenir. C'est un de ces jours où je dois me laisser aller à mes souvenirs. Ces jours où l'image que je renvoie me rappelle ce temps où j'étais naïve et trop aveuglé par l'amour et l'admiration que je lui ai porté. Nous avons été tant de personne à nous faire duper part lui jusqu'à ce que son vrai visage se révèle à moi. Mon maquillage me permet de ne pas pleurer et de rester forte, mais mon cœur est meurtris depuis tellement de siècles à présent. Peu ont su et pu me consoler, on ne peut pas oublier un premier amour même si celui-ci fut à sens unique et odieux. C'est comme ça, aussi injuste que cela peut paraître. L'odeur des fleurs, si salvatrice de coutume, me sont étrangères ce soir, elles n'arrivent pas à me consoler même si Mikhail s'évertue à ce que je sois le mieux possible dans ma loge. Mais parfois, même lui et sa douceur ne peuvent rien. Lui aussi à connu les mêmes tourments que moi. Il a été mis au rang de tueurs sans pitié avant de croire que ce n'est pas ainsi qu'il doit vivre comme il le voulait sans que personne ne lui impose quoi que ce soit.

Sa compagnie me fut importante parce qu'il m'a permis de ne pas totalement effacer mon humanité, mais cela ne m'empêche pas de vivre avec un tas de fantômes dans mon sillage. Des victimes de ma crédulité et de mon désir de plaire au sang-pur auquel j'avais dû vouer allégeance. J'ai été sauvé, mais à quel prix ! Parfois, l'envie de me crever le cœur me vient, sans que je puisse y faire quoi que ce soit. J'ai besoin de quelqu'un pour me sauver, de me sortir de ce nuage sombre qui surplombe ma tête. Je n'ai pas le droit d'être ainsi, mais d'un autre côté, cette humeur me permettra de donner plus corps encore à ma musique.

Je souris. Voyant là un bon moyen de relever un peu la pente. C'est plus fort que moi par moment, j'ai tellement besoin de souffler parfois, qu'il faut savoir lâcher du lest pour redémarrer du bon pied. Je n'ai pas envie d'inquiéter mon père ni Malaki. Ils ont des affaires plus importantes que de savoir que je pense encore à un passé loin derrière moi et pourtant si proche.

Trois coups me font sursauter.

« C’est Viktoriya. »

Un sourire se dessine doucement sur mes lèvres tandis que je prends une grande inspiration. Parfaitement inutile, je le conçois très bien, mais je dois reprendre contenance avant de lui ouvrir. Elle non plus, je ne veux pas l'inquiéter, je préfère la voir souriante. C'est mon inquiétude première. Me soucier du bien-être des autres et me mettre au dernier plan, j'ai tellement fait de mal que j'ai trouvé comme acte de pénitence de rattraper mes erreurs comme je le peux.

Je me lève arrangeant ma tenue d'un geste doux de la main avant de me diriger vers la porte que j'ouvre. « Viktoriya. » M'exclamais-je dans un grand sourire la prenant ensuite dans mes bras et lui faisant la bise. « Je suis tellement contente de te voir. Mais, je t'en pris entre donc. » Dis-je en l'invitant d'un geste de la main et m'effaçant pour la laisser entrer refermant derrière elle.

Ma loge était sans doute la plus grande et la plus belle du Pandemonium. Mikhail tient à ce que je sois à mon aise, il me chouchoute bien trop parfois, mais peut-on lui en vouloir ? Lui qui me connaît depuis que je suis enfant, il me considère un peu comme sa fille, il a tout vécu avec moi, mes peines, mes rires, mes découvertes... Tellement de choses que je ne peux énumérer tant elles sont nombreuses.

« Tu es radieuse comme toujours. » La complimentais-je en lui servant un cocktail sanguin mélangé à une saveur fruité qui a toujours eu ma préférence. « Alors, dis-moi tout, comment vas-tu ? »

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MessageSujet: Re: Let's go to the show ! [Aiyana/Viktoriya] Mer 23 Mai - 13:12

Let's go to the show !
@Aiyana N. Swanson et Viktoriya

Mon ouïe étant en alerte, je l’entendis inspirer. On aurait pu croire au stress, mais j’avais la nette impression que c’était autre chose. Je pourrais toujours lui tendre la main, peut-être qu’il lui fallait une épaule ? Enfin, quelqu’un à qui se confier ? Elle ouvrit la porte et je lui souris en coin, lui faisant la bise également.

« Tu es sublime, Aiyana, m’exclamai-je en la regardant de haut en bas. Tu vas faire fureur dans cette tenue ! »

J’entrais, observant la loge de ma meilleure amie. Elle avait de quoi être tranquille et tout ce dont elle pouvait avoir besoin pour se préparer. Il y avait tellement de robes, de jupes, de hauts, de tenues diverses et variées. Sans parler du maquillage ! Aiyana me complimenta sur ma tenue et je haussais une épaule avant de faire un tour sur moi-même. Je savais mettre mes atouts en avant, je savais plaire, mais ce n’était absolument pas mon but. Cependant, je me prêtais au jeu, lui faisant cette petite démonstration avant de ricaner.

« Pas autant que toi, rétorquai-je en prenant le cocktail avant de m’asseoir dans un fauteuil qui avait l’air, et qui était, confortable. Je vais bien et toi ? Pas trop stressée ? »

Je trempais mes lèvres dans le breuvage succulent. Je n’étais pas forcément fan des boissons sucrées, mais celle-ci était un parfait mélange de sang et de fruit. Si je n’étais pas une vraie amie, je viendrais uniquement pour cela. Mais ce n’était pas le cas, je venais parce que ça faisait longtemps que je ne l’avais pas vu… peut-être deux jours.
J’attendis qu’elle réponde à ma question avant d’enchaîner.

« Toujours en train de m’entraîner, de me cacher aussi, dis-je en haussant les épaules. Mes parents ont trouvé un prétendant, mais je préfère mourir plutôt que d’être sa femme. »

Ce n’était pas des paroles en l’air, c’était la vérité. J’avais encore dans mon cœur Nikolaï et le temps n’arrangeait rien. Ce n’était pas comme on le disait, qu’il aidait à cicatriser les blessures. Non, les miennes ne devenaient que plus vive, ma colère plus grande et mon amour sans fin. Il m’arrivait de me demander s’il m’aimait toujours ou si les siècles loin des yeux avaient éloigné son cœur de moi. Néanmoins, je préférais ne pas réfléchir à cette perspective. Elle me déprimait.
Buvant une nouvelle gorgée, je souris en observant Aiyana, ravissante dans sa tenue.


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MessageSujet: Re: Let's go to the show ! [Aiyana/Viktoriya] Sam 26 Mai - 16:04

Let's go to the show !
Aiyana & Viktoriya
« Tu es sublime, Aiyana. Tu vas faire fureur dans cette tenue ! »

Un sourire se peint sur mon visage sous son compliment. Il était sincère et sans fausse note, pas seulement pour me plaire. De coutume, j'aimais cela, mais pas ce soir, j'avais grand besoin d'une compagnie honnête et je sais que Viktoriya est comme ça. Loin d'être fausse, surtout avec moi qui peut aisément deviner ces états d'âme. Je connais son passé tout comme elle peut connaître le mien. En quelque sorte, nous avons été toutes les deux prisonnières de nous-mêmes et à présent, nous arpentons Haima à la recherche du merveilleux. De ce petit quelque chose qui fera battra notre cœur dans une harmonie parfaite.

Mon geste premier, c'est la prendre dans mes bras en lui faisant la bise. Son parfum envoyé déjà bien loin ma tristesse de tantôt. Je n'arrivais pas toujours à me défaire de mon passé pour une raison que j'ignore alors, que je prône toujours l'avancement. Mais parfois, nous ne suivons pas nous-même ce que nous conseillons, sans doute parce que l'impact des souvenirs est bien trop puissant pour aller contre eux.

Comme à mon habitude, je la complimente. Mon amie est belle et j'aime le lui dire, c'est tout à fait normal. Je l'invite donc à entrer dans la loge l'invitant à prendre place où elle le souhaite.

« Pas autant que toi. Je vais bien et toi ? Pas trop stressée ? »

Je reviens vers elle, lui tendant un verre de cocktail que j'aime particulièrement puis à mon tour, je prends place en face d'elle tout en la regardant, sourire ancré sur mes lèvres comme à mon habitude, bien que pour le moment, je dois avouer que ce n'est pas la grande forme. Néanmoins, être ainsi n'est pas une fin en soit, je pourrais m'en servir pour ma prestation plus tard et cela ne donnera que plus d'émotions à ma chanson.

« Je vais bien. » Finis-je par dire après un petit silence. « Stressée, je le suis toujours, mais c'est une essence essentielle dans ce métier. » Dis-je en lui faisant un clin d’œil tandis que je croise mes jambes tout en l'observant.

Au lieu de me centrer sur moi, je préfère savoir s'il y a du nouveau depuis ces deux derniers jours. Viktoriya est une amie qui m'est particulièrement chère et je sais que sa vie est loin d'être aussi idyllique qu'elle l'aurait souhaité. Tout comme moi, elle est passé par bien des épreuves et on tente, l'une comme l'autre de les surmonter encore à ce jour même si ça nous hante.

« Toujours en train de m’entraîner, de me cacher aussi. … Mes parents ont trouvé un prétendant, mais je préfère mourir plutôt que d’être sa femme. »

« Je vois... » Soupirais-je tristement. Personnellement, j'ai la chance d'avoir un père qui ne pousse pas à me marier à tout prix. Au contraire, il préfère me voir libre et heureuse qu'enchaîner à qui que ce soit. Et puis l'amour est un mot bien trop grand et hors de porter pour moi. Je batifole ici et là, en usant de mon extrême exigence. « Tu devrais leur dire que tu peux te débrouiller par toi-même... » Déclarais-je finalement avant de pencher la tête sur le côté. « Cherche du soutien envers ton roi. Explique-lui à demi-mot ce que tu as vécu. Il a une fille, il devrait amplement comprendre ce que tu ressens. » Je n'ose avancer le fait qu'elle devrait lui préciser ce que son père a fait de son bébé, mais ce serait un argument pour qu'elle soit libre. « J'aimerais tellement t'aider Viktoriya. Tu peux compter sur moi en tout, je serais toujours là. » Je souris. « Je sais que je vais me répéter, mais pourquoi ne demanderais-tu pas audience à mon père. Il saura t'aider, ce n'est pas son genre de contraindre qui que ce soit et en collaboration avec Hélios, ça pourra peut-être t'aider à avoir les pleins pouvoirs sur ta vie. »

Encore une fois, je préfère m'oublier. Ne plus penser à ce qui me déchire. Ce que je ressens est moins important que ce qu'éprouve mon amie en cet instant.

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MessageSujet: Re: Let's go to the show ! [Aiyana/Viktoriya] Mar 29 Mai - 14:04

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@Aiyana N. Swanson et Viktoriya

Nous nous enlaçâmes. Je n’étais pas quelqu’un de très tactile, mais avec Aiyana, c’était naturel, presque comme un besoin. Ca faisait du bien et rien qu’avec cette étreinte, je sus que j’avais bien fait de venir la voir.
Je rentrais finalement dans sa loge, la complimentant tout en m’installant confortablement. En bonne hôtesse, elle me donna un cocktail et je trempais mes lèvres, appréciant la boisson. Lorsqu’elle me répondit, je compris qu’il y avait quelque chose, un truc qui n’allait pas. Cependant, la conversation se tourna vers moi, alors je gardais l’information dans un coin de mon esprit. J’y reviendrais plus tard, je ne laisserais pas ma meilleure amie perdue dans ses pensées.

« Oh, ça va bien au-delà de cela, rétorquai-je. Je leur ai fait un affront en quittant la maison et en concevant un enfant hors mariage. Ce n’est pas très “Sang-Pur” comme ils disent, ajoutai-je en levant les yeux au ciel, mimant les guillemets avec mes doigts. »

Cependant, je ne voulais pas me marier par principe ou encore pour assez une descendance de sang-pur ou encore pour renforcer des alliances. Je voulais me marier par amour. J’avais aimé et j’aimais encore aujourd’hui Nikolaï. Savoir si c’était toujours le cas pour lui, c’était une autre affaire… Je grimaçais lorsqu’elle mentionna mon Roi.

« Je peux me débrouiller par moi-même, il a suffisamment à faire. Et puis, j’ai ton soutien, c’est suffisant. Si je demande de l’aide à quelqu’un, je me sentirais redevable et il en ait hors de question. »

Ce n’était pas du tout ma façon de faire et je préfère mourir plutôt que de m’enchaîner à quelqu’un. C’était ridicule en plus. Devoir quelque chose à quelqu’un pour ne pas être enchaîné à quelqu’un. C’était le serpent qui se mordait la queue.

« Ne t’inquiètes pas, fis-je en lui souriant doucement, posant ma main sur son avant-bras, je vais m’en sortir. »

J’étais une battante, une survivante. La rancune envers mes parents et leurs principes était tellement grande qu’elle était mon carburant. Et j’aurais ma vengeance. Je le faisais un peu tous les jours, les faisant tourner en bourrique, suivant mes envies, évitant au maximum de suivre ce qu’ils désirent. S’ils osaient mettre les pieds sur Haima, je les accueillerais avec plaisir, même si ça me coûte la potence.

« Tu n’as pas l’air bien Aiyana, dis-je doucement en buvant une gorgée de cocktail. Quelque chose te tracasse ? Je ferais tout pour toi, tu le sais, n’est-ce pas ? »

J’observais son visage, analysant ses traits, prête à lui sauter dessus pour la prendre dans mes bras, lui donner un soutien physique.


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MessageSujet: Re: Let's go to the show ! [Aiyana/Viktoriya] Mar 5 Juin - 17:39

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Les responsabilités. Ce sont des chaînes. Moi qui en suis libéré grâce à mon père, je me sens plus heureuse d'agir comme je le désire sans devoir m'inquiéter que mon comportement puisse porter préjudice à qui que ce soit. Ne vivant que pour moi, je me soucie des autres sans pour autant m'oublier moi-même. Attention, je ne dis pas que ce fut facile pour moi. Moi qui avais été mis à un rang tellement bas. Tuer pour plaire, n'étant qu'une enfant, je me suis convaincue que c'était la meilleure chose pour moi, pour satisfaire le sang-pur envers qui je devais allégeance, mais aussi pour ne pas faire honte à Araël. Mais, je me suis tellement fourvoyée qu'il m'a fallu tellement longtemps pour remonter la pente et faire face à mes erreurs. Des erreurs qui ont fini en cauchemars durant un temps avant de se dissiper et de me laisser vivre en paix. Me pardonner pour mieux avancer et honnêtement, le comportement des parents de mon amie ne lui permet pas vraiment d'avancer, mais de stopper sur sa progression. Lui faire rappeler ce passage-là de son existence la dessert plus qu'autre chose.

« Oh, ça va bien au-delà de cela. Je leur ai fait un affront en quittant la maison et en concevant un enfant hors mariage. Ce n’est pas très “Sang-Pur” comme ils disent. »

Je ne peux m'empêcher de soupirer. « Cette manie de sang-pur... Je ne la comprendrais jamais, je crois. » Je pourrais dire tellement de chose, mais cela ne serait que se répéter encore et encore. Et pour rien au monde, je désire faire plus de mal à mon amie. Alors, je me contente d'un léger sourire pour lui faire comprendre que je la soutiens et que je suis prête à faire beaucoup pour elle, si elle venait à me le demander. Cependant, je ne peux m'empêcher de mentionner mon père si elle avait besoin d'aide.

« Je peux me débrouiller par moi-même, il a suffisamment à faire. Et puis, j’ai ton soutien, c’est suffisant. Si je demande de l’aide à quelqu’un, je me sentirais redevable et il en ait hors de question. »

« Je comprends, mais tu ne m'en voudras pas d'avoir à nouveau tenté le coup. » Fis-je dans un sourire innocent avant de plonger mon regard dans le cocktail que je venais de me servir. Les ondulations résultant de mes mouvements me sont tellement hypnotique que je me perds dans mes pensées durant un instant.

« Ne t’inquiètes pas. »

Encore une fois, elle a deviné l'état de mes pensées. C'était comme si elle parvenait à lire facilement en moi, tout comme parvient à le faire Malaki quand il désire connaître ce qui me tracasse sachant très bien que je pourrais me rendre malade avec mon inquiètude.

« Tu n’as pas l’air bien Aiyana. Quelque chose te tracasse ? Je ferais tout pour toi, tu le sais, n’est-ce pas ? »

Et voilà que j'ai raison. Viktoriya a encore deviné ce qui m'arrive. Je lève alors mon regard vers elle, souriant doucement, de façon plutôt éphémère avant de soupirer quand mes yeux se posent sur mon verre. « Oh... Disons que c'est difficile de se défaire de son passé... De lui surtout. » Ô combien même, ce fut ma plus grande douleur, on ne peut pas si aisément oublier son premier amour, qu'importe les efforts déployés, il reste là, dans un coin de l'esprit n'attendant qu'une petite seconde pour apparaître et vous rappeler les instants passés en sa compagnie. « Je crois que... Que je commence à me lasser. Pas de mon métier, je l'adore, mais de n'être qu'une amante et non pas une femme avec qui l'on peut voir un avenir. Peut-être que c'est de ma faute. La faute à mon désir de me venger de toutes ces personnes qui ont pu me déprécier depuis mon enfance. De vouloir prouver quelque chose qui au final n'a plus de réel sens au bout de tous ces siècles. J'aimerais me sentir plus entière et non une parcelle de vie. » Je bois une gorgée souriant malgré tout. « Mais bon, ça passera comme à chaque fois. »

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MessageSujet: Re: Let's go to the show ! [Aiyana/Viktoriya] Ven 8 Juin - 10:07

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Je haussais les épaules et acquiesçai également. Les sang-purs avaient des sortes de traditions ridicules et j’étais bien la première à être contre ses trucs archaïques. Les siècles passaient, les moeurs changeaient, mais pourtant, nos aînés restaient bloqués dans un idéalisme de l’âge de pierre. C’était ridicule. Je les plaignais et les remerciais quelque part de m’avoir envoyé sur Haima, où j’ai pu rencontrer Aiyana, mais où je peux plus facilement faire ce dont j’ai envie. Comme actuellement.

« Non, je ne t’en veux pas, lui répondis-je avec un grand sourire. Qui ne tente rien n’a rien à ce qu’il paraît. »

Je portais le cocktail à mes lèvres, buvant une gorgée, mon regard fixé sur ma meilleure amie. Elle n’avait pas l’air bien, stressée, comme avant chaque spectacle, mais je sentais qu’il y avait autre chose. Je ne pus m’empêcher de lui demander ce qu’il n’allait pas. Je me faisais du souci pour elle, elle faisait partie de mes plus proches amies. Non, elle était ma plus proche amie, celle qui en connaissait même plus que ma propre famille. Je ne me voyais vraiment pas parler librement avec Hélios, il avait déjà beaucoup de responsabilités et pas mal de choses à gérer. Oslo était trop frivole, pas assez sérieux, enfin, c’était l’idée que je me faisais de lui, bien que ce soit quelqu’un de très fidèle à la famille, même s’il ne le montrait pas. Echo était tout bonnement trop jeune, je ne pouvais vraiment pas lui mettre un tel poids sur les épaules. Je devais garder mon fardeau, mes problèmes et les dire à quelqu’un, ma meilleure amie, ma confidente, ma chère Aiyana, était amplement suffisant.
Je l’écoutais silencieusement, ne pouvant que la comprendre. Nikolaï a été et restera mon premier amour, l’amour de ma vie même et je n’arrivais pas à passer à autre chose malgré les siècles. Deux siècles. C’était long et pourtant, rien n’avait changé. Être fidèle était parfois une plaie. Je me levai et approchai d’Aiyana, la prenant dans mes bras après avoir posé mon verre. Ce n’était pas grand chose, mais je sentais qu’elle avait besoin de réconfort par-dessus. Les mots étaient difficiles à prononcer, j’étais bien placé pour le savoir.

« Tu trouveras quelqu’un ma chérie, j’en suis persuadée, lui dis-je calmement en me décalant pour pouvoir plonger mon regard dans le sien. Tu es formidable, une vraie perle et je suis persuadée que tu trouveras quelqu’un. Si ça se trouve, peut-être que tu connais déjà cette personne, mais que tu n’as jamais vu plus loin d’un amant, ajoutai-je en haussant une épaule. La vie nous réserve bien des surprises et parfois de sacrément bonnes. »

Je savais ce qu’elle avait vécu et je comprenais qu’elle puisse avoir une certaine difficulté pour rester avec quelqu’un et fonder une famille. Ce n’était pas évident pour tout le monde. Rien que le fait d’être en couple était quelque chose, une étape, un changement énorme dans notre vie. Je voyais peut-être les choses avec un regard naïf, enfantin, mais il y avait tellement de séparations pour des broutilles que je doutais avoir tort sur certaines choses.

« Et si après ton show, on se faisait une soirée entre filles ? lui demandai-je en souriant, me redressant. On évacue tout sur la piste de danse, se désaltérant avec de bons cocktails jusqu’au levé du jour. Quand dis-tu ma chérie ? »

Certes, ça ne réglerait pas nos problèmes, mais ça ne pouvait que nous faire du bien au moral. Une sortie entre filles, c’était toujours sympa, non ?

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MessageSujet: Re: Let's go to the show ! [Aiyana/Viktoriya] Sam 9 Juin - 2:45

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« Non, je ne t’en veux pas. Qui ne tente rien n’a rien à ce qu’il paraît. »

Bien sûr que non, elle ne m'en voulait pas. Viktoriya sait pertinemment que je me plierais en quatre pour elle. Nous sommes amies depuis tellement longtemps que cela a dépassé le stade de l'amitié. Elle et moi, sommes comme des sœurs. C'est quelque chose d'indéfectible qui nous lie depuis le premier jour. Quand si nous avions trouvé quelque chose autant chez l'une que j'ai l'autre. C'est assez compliqué à expliquer, tout comme c'est difficile de justifier ce lien étroit qui m'unit à Malaki. J'ai la chance d'avoir autour de moi de belles amitiés qui me permettent de voir de sublime couleur dans ma vie. C'était un point qui me permettait de combattre la médiocrité de certain de mes souvenirs. Cet élancement piquant et horrible que peuvent avoir certains visages sur mon cœur facilement prompt aux vives émotions. D'un certain côté, on peut me voir comme une personne plus ou moins lunatique. Tout comme la lune mes sentiments se font changeant. D'un sourire, je peux passer à une mine triste et vice-versa. Mais, pour mon bien-être et pour n'inquiéter personne, je fais tout pour avoir le sourire. Constamment. C'est ainsi. Avec mes erreurs passées, je sais que mon père, Malaki et bien d'autre encore se sont tellement soucié de ma personne, je ne tiens pas à ce que cela recommence.

Cependant, je sais qu'il m'est impossible de dissimuler quoi que ce soit à une amie qui me connaît depuis un siècle à présent. Je ne parviens pas à dissimuler mon visage sous les mille masques que j'ai pour habitude de porter depuis... Depuis quand ? Toujours, je dirais. Depuis que je suis enfant à dire vrai.

Tellement de temps ? C'est incroyable ce que l'on peut faire quand on pense qu'un être aussi nuisible que je pensais être est capable de faire pour n'être un poids pour personne. Ces gens qui ont eu tellement de médisance et de méchanceté à mon égard, ils m'ont mis plus bas que terre, mais d'un autre côté, cela m'a permis de me renforcer. Aujourd'hui, ma vengeance est presque complète. Elle le sera davantage lorsque j'aurais à mon bras un enfant et à mes côtés un époux qui m'aime pour ce que je suis. Oui, la plus belle et douce des vengeance, c'est d'être heureuse. Mais je n'arrive pas à trouver celui qui me donnera tout ce que j'espère depuis si longtemps à présent. Et bien éventuellement, je le partage avec Viktoriya.

Elle vient à côté de moi et me prend dans ces bras. C'est un geste doux qui m'apaise. Pour beaucoup, ce n'est pas grand chose, mais pour moi, c'est tout le contraire. Je me laisse bercer par son envie de m'aider de me consoler et elle y parvient sans peine. C'est habituelle avec elle.

« Tu trouveras quelqu’un ma chérie, j’en suis persuadée. Tu es formidable, une vraie perle et je suis persuadée que tu trouveras quelqu’un. Si ça se trouve, peut-être que tu connais déjà cette personne, mais que tu n’as jamais vu plus loin d’un amant. La vie nous réserve bien des surprises et parfois de sacrément bonnes. »

« Oui, je sais, tu as raison. » Finis-je par dire en poussant un long soupire. « Mais... J'ai tellement peur d'aimer tout autant que je ne rêve que de cela. Je ne me facilite pas la tâche, j'en ai bien l'impression. » Mes contradictions m'empêchent de voir l'évidence, sans aucun doute.

« Et si après ton show, on se faisait une soirée entre filles ? On évacue tout sur la piste de danse, se désaltérant avec de bons cocktails jusqu’au levé du jour. Quand dis-tu ma chérie ? »

« J'en dis que c'est une merveilleuse idée. Cela me fera le plus grand bien. » J'étais convaincue. Le tout n'était pas de s'enfermer dans cet état d'esprit triste, mais de le combattre et de faire quelque chose d'amusant et de chasser tout cela.

Une jeune femme toqua à ma porte pour m'annoncer que cela serait bientôt à moi, je regarde Viktorya en esquissant un sourire. « Bon... À mon tour, de charmer les clients. » Je regarde Candice, toute jeune maman belle et épanouie. « Pourrais-tu accompagner Viktoriya à sa table s'il te plaît ? »

La jeune femme sourit. « Oui bien sûr. Venez mademoiselle, votre table préférée vous attend. »

Je laisse Candice s'occuper de Viktoriya tandis que je m'arrange devant le miroir effaçant dans une profonde inspiration, inutile j'en conviens, la mélancolie qui m'a prise sans pour autant la perdre, car essentiel pour ce qui va suivre.

Comme à mon habitude, j'emprunte les couloirs qui me mène à la scène où le pianiste s'était mis à jouer suivi par les autres musiciens. Me voilà devant le micro, un sourire sur mes lèvres et ma voix qui s'élève.

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MessageSujet: Re: Let's go to the show ! [Aiyana/Viktoriya] Dim 10 Juin - 11:34

Let's go to the show !
@Aiyana N. Swanson et Viktoriya

Je souris doucement à ma meilleure amie. Un sourire rassurant, rempli de pleins d’autres choses dont les mots me restaient en travers de la gorge. Je n’étais pas très douée pour nommer certaines choses, mais il était sûr que ce n’était que du positif. J’étais fière d’elle. Aiyana avait beaucoup traversé et je savais qu’il était normal d’avoir des coups de blues certains jours. J’étais comme elle, lorsqu’on traversait des choses marquantes, il nous arrivait d’avoir des baisses de moral. Néanmoins, j’étais contente qu’elle ne se laisse pas abattre, qu’elle continue, qu’elle soit devenue une femme si forte. Je lui claquais un bisou bruyant sur la joue, sans lui laisser la moindre trace de maquillage.

« Un jour, tu aimeras sans t’en rendre compte, parce que la personne dissipera tout doute, lui répondis-je. Ca sera naturel, tu verras. »

Nikolaï avait réussi cet exploit et je savais qu’Aiyana trouverait son prince charmant. Nous rêvions d’amour, de conte de fées presque, mais elle le méritait et je ne doutais pas un seul instant qu’elle le trouve. Cependant, je pouvais comprendre que cela pèse sur les épaules.
Je lui proposais une sortie entre filles pour que l’on pense à autre chose et elle eut l’air ravi. Je la pris une nouvelle fois dans mes bras, lui embrassant la tempe avant de m’écarter, l’heure du show ayant sonné.

« Oh ! J’ai le droit à une table sans même que je ne prévienne de mon arrivée ? La classe ! »

Je haussais une épaule, souriant. Je la remerçiai une fois de plus et suivis la jeune femme, tout en lui faisant la conversation. Le fait qu’elle soit enceinte me mit une petite pointe au cœur, mais je ne pus m’empêcher de la questionner. Elle m’installa à une table non loin de la scène, mais suffisamment sur le côté pour que je puisse voir une bonne partie de la salle, pleine pour l’occasion. Il était incroyable qu’Aiyana ait autant de popularité. J’en étais impressionnée et je me demandais vraiment si cela ne la dérangeait pas au quotidien.
Soudain, les lumières changèrent, donnant un côté intimiste à la salle et mettant en avant la scène. Les musiciens commencèrent à jouer, les applaudissements résonnèrent et cessèrent lorsque ma meilleure amie se plaça devant le micro. Elle se mit à chanter et j’eus immédiatement les poils de mes bras qui se hérissèrent. La voix me transporta très loin, dans un univers où le visage de Nikolaï, son sourire, sa voix, ses rires, me parvenaient et étaient pour moi. Je ne sentis même pas les larmes de sang couler le long de mes joues, ayant même arrêté de cligner des yeux pendant toute la chanson.
La musique se termina et je reniflais, prenant conscience de mon état. J’utilisais les mini-serviettes sur la table pour sécher les traces de larmes et applaudis vivement la prestation de ma meilleure amie. Alors qu’elle enchaîna sur une autre mélodie, je me levais pour me rendre aux toilettes, arrangeant mieux mon visage et effaçant toute trace d’hémoglobine. Je ne quittais pas mon siège de tout le show après cela, commandant même un cocktail et le mettant sur la note Moldovan. Avec un peu de chance, peut-être que ça serait Hélios qui aurait la note. Je ricanais intérieurement à mon espièglerie.

Le spectacle se termina et j’applaudis, me levant comme toute la salle pour saluer la prestation d’Aiyana. Elle quitta la scène et j’attrapais mon verre, dont il restait la moitié, me dirigeant naturellement vers les loges pour rejoindre la jeune femme et la féliciter chaleureusement. Quelle prestation !

« Tu étais incroyable, ma chérie ! fis-je alors qu’elle n’était encore qu’à quelques mètres de moi. Ta première chanson m’a même fait pleurer. »

Je n’avais aucunement honte de le dire, d’autant plus qu’il y avait potentiellement le doute sur l’exactitude de mes propos. Je n’étais pas non plus quelqu’un qui pleurait constamment et j’avais bien vérifié qu’aucune trace de sang ne se trouvait sur mon visage ou mon cou. Impossible de savoir si c’était vrai, mais Aiyana me connaissait bien.

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MessageSujet: Re: Let's go to the show ! [Aiyana/Viktoriya] Dim 10 Juin - 16:52

Let's go to the show !
Aiyana & Viktoriya  
Dans mon état actuel, je savais que ma chanson prendrait la clientèle aux tripes. Il m'arrivait d'être plus émotionnel qu'à l'accoutumé et généralement, le patron du Pandemonium se souciait plus encore de moi. Je le connaissais depuis plusieurs vies désormais et ce fut un guide pour moi, je dirais même le gardien de mon humanité lorsque j'ai dû quitter Araël pour servir un sang pur en Norvège. Trop loin de chez moi et de ce que j'ai connu jusqu'à présent. Qu'importe, aujourd'hui, ce même homme m'avait ouvert les portes de son lieu de perdition. Oui, on pouvait communément appeler le Pandemonium ainsi parce que nos spectacles permettaient de faire évader les gens qui y venaient. Et puis, c'était réconfortant de savoir qu'ici, les vampires pouvaient se conduire en immortels, ne plus cacher ce qu'ils sont. Bien sûr, quelques âmes humaines traînaient ici et là, seulement celles qui connaissaient notre existence et qui nous accepter, mais c'était rare pour tout dire. Candice en était une et elle était marié à un noble de ce fait, elle nous comprenait et nous n'avions rien à craindre d'elle.

Mes chansons se suivent l'une après l'autre. Les atmosphères sont différentes exprimant un peu ce torrent d'émotions qui me submergent depuis ce début de soirée et heureusement, que, Viktoriya a su l'égayer de sa présence. J'avais ma lumière pour ce soir grâce à ma meilleure amie. Bien que nous sommes différentes, nous avons su passer outre cela et notre amitié dure depuis un bon siècle si ce n'est un peu plus désormais. Il est bon de ne pas se savoir totalement seule dans ce monde. Et heureusement pour moi, je suis entourée et ce que fait Viktoriya, je le lui rends au centuple. Je suis comme ça, je m’investis pleinement dans mes relations quelles qu'elles soient. C'est pour cela, sans doute, que je suis autant apprécié. Je ne mesure pas l'étendue de mes sentiments, mais je peux aussi bien donner que reprendre sans ménagement lorsque je suis dégoûtée et trahie.

Saluant mon public en esquissant un sourire, je croise le regard de Mikhaïl et je ne le quitte pas pendant quelques secondes. Je tente de par mes yeux de le rassurer, mais, je le connais assez pour savoir qu'il est à peine convaincu. Qu'importe, ma soirée ne sera que meilleure quand je serais à nouveau dans ma loge pour prendre mon sac et de profiter en compagnie de mon amie la plus proche. Avant même que je n'y accède, sa voix s'éleva derrière moi.

« Tu étais incroyable, ma chérie ! Ta première chanson m’a même fait pleurer. »

Me retournant, je pus aisément confirmer que des larmes ont été versés. Il lui restait une petite goutte au creux de son cou. Je m'avançais pour la prendre dans mes bras, la serrant avec force et une grande douceur. « Désolé de t'avoir fait pleurer ma belle. Mais suis-moi... Il te reste une petite trace... » Dis-je en montrant la dernière goutte traîtresse.

Viktoriya n'était pas le genre de femme à se laisser aller et encore moins à apprécier qu'on voit cette parcelle de sa personnalité. Pourtant, on aura beau la croire froide, que pour moi, ce sera différent. J'ai la chance de voir la femme fragile et émotive qui se cache sous cette couche de force et d'impassibilité.

D'un geste, je l'invite à entrer dans la loge avant de fermer et de découvrir un immense bouquet de roses bleues qui m'attendaient sur ma table dans un vase de cristal. J'étais surprise de voir ces fleurs si rares être ici. Je m'approche pour les sentir et ne découvre aucun mot. Qui que ce soit, il ne souhaite pas qu'on sache qui il est. « Tu savais que les roses bleues symbolisent l’inaccessible ? » Qui pouvait bien me les envoyer. Elles sont si rares en plus. Malgré mes questionnements, je souris et regarde Viktoriya. « Qu'importe qui me les a envoyés, il veut rester anonyme. »

Je place le vase bien au milieu de la table et la prend en photo. Sans doute, que cet admirateur verra ce petit mot que je lui laisserais sur YouSuck. C'est tellement agréable de voir un bouquet pareil vous attendre, surtout quand notre humeur n'est pas des meilleurs. « C'est bizarre à chaque fois que je suis mal, je trouve des roses bleues dans ma loge. » J'esquisse un sourire et regarde Viktoriya. [color:b2d0=#teal]« Bon, par où que souhaites-tu faire pour bien débuter notre soirée entre filles ? »

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MessageSujet: Re: Let's go to the show ! [Aiyana/Viktoriya] Ven 15 Juin - 18:43

Let's go to the show !
@Aiyana N. Swanson et Viktoriya

Aiyana avait été tout simplement éblouissante. Je l’avais déjà vu sur scène et à chaque fois, j’étais impressionnée par son talent, sa prestation et sa prestance. Elle était faite pour être sur scène. Alors, lorsque je la revis dans les coulisses, je ne pus m’empêcher de lui dire combien elle était incroyable. Je fus gênée de voir que j’avais laissé une goutte de sang sur mon visage, mais heureusement, je ne rougissais pas et la honte ne tuait personne. J’entrais dans sa loge, découvrant un bouquet de roses bleues. Je fronçais les sourcils, mais pris le nécessaire sur la coiffeuse pour retirer cette marque rouge traîtresse, symbolisant ma faiblesse d’un instant. En effet, il n’y avait pas de carte, ce qui était, dans un sens, dommage parce que l’expéditeur ne pouvait pas avoir de retour.

« On dirait que tu as un admirateur secret, dis-je en souriant en coin. C’est quand même dommage que tu ne saches qui c’est, surtout qu’il a l’air de bien te connaître pour savoir quand tu ne vas pas bien. »

Je l’observais prendre en photo les fleurs. Je n’avais pas créé de compte YouSuck, alors que je savais que c’était un réseau social ultra à la mode sur l’île, mais je ne savais tout simplement pas quoi y mettre. Je grimaçai à cette remarque. Ma vie était-elle vraiment si calme ?

« Hé bien, je te propose le Hell. Ca change radicalement du Heaven, mais on peut toujours y aller si tu préfères. Le Bar Crépuscule est pas mal aussi, mais y a parfois des gens un peu bizarre… »

La dernière fois que j’y étais allée, je me suis retrouvée avec cinq mecs qui voulaient soit disant s’amuser avec moi, certainement pas pour faire une tarte aux fraises, une chasseuse qui pensait que je me nourrissais de ses déchets de merde et qui m’avait ruiné une de mes robes préférées. Non, définitivement, je n’étais pas motivée pour y retourner.
Laissant ma meilleure amie se refaire une beauté, j’en profitais pour me resservir un fond de cocktail en l’attendant. J’observais les diverses tenues qu’elle possédait, trouvant qu’elles étaient toutes plus belles les unes que les autres. C’était tout bonnement évident qu’autant de personnes s’intéressaient à elle, même si c’était dans un premier temps à cause de sa beauté.

« Allons-y, lui dis-je en souriant, la complimentant une nouvelle fois. C’est l’heure de se faire offrir des verres ! »

Je ricanais, plaisantant sur le fait qu’on allait mettre tous les mecs à nos pieds. Je savais qu’elle comme moi, nous n’étions pas des filles faciles, loin de là ! On aimait savoir qui nous abordait, mais jamais je ne laissais quelqu’un s’approcher de moi de trop près. J’étais fidèle, même si je ne savais pas si cette personne était toujours en vie, si elle était toujours amoureuse de moi, je ne savais rien et j’étais emprisonnée dans ce sentiment. D’un autre côté, c’était mieux que de se marier à un inconnu… Oh...Bref. Aiyana, elle, avait cette chance d’être libre comme l’air, de choisir sans risque, j’avais entièrement confiance en son jugement. J’étais peut-être même la première personne à l’encourager comme ça.

Nous quittâmes le Pandemonium et nous nous rendîmes dans la boîte choisie un peu plus tôt. Avec deux belles jeunes femmes, mes seins mis en avant et les jambes d’Aiyana tentatrices, nous ne fîmes même pas la queue. L’endroit était bien rempli, mais il y avait encore assez de place sur la piste de danse. Motivée par la musique, je pris la main de ma meilleure amie et l’entraînais sur le dancefloor. Bougeant, me déhanchant, je laissais la musique s’emparer de mon corps, évacuant tout, ne laissant pas une seule minute à mon cerveau pour réfléchir.

« Je reviens, je vais aux toilettes, dis-je à Aiyana après quelques minutes, me glissant entre les corps des nombreux clients. »

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MessageSujet: Re: Let's go to the show ! [Aiyana/Viktoriya] Ven 15 Juin - 18:45

Let's go to the show !
SURPRISE !

Encore une fois, j’avais réussi à avoir un peu de temps pour moi. J’avais fini un entraînement tard, entraînement personnel et je devais aller au Heaven pour gérer les diverses choses en cours. Et faire quelques rapports si j’avais le temps. Cependant, je prenais mon temps. Aussi, je fis un petit détour pour me rendre au Greatest Pandemonium où je savais qu’une belle sirène faisait son show. Aujourd’hui, je n’avais rien pour elle, mais ça ne m’empêcha pas de me glisser dans la salle, l’observant en train de chanter. Elle me donna des frissons, mais je restais dans l’ombre, un mur me cachant, écoutant plus que je ne la voyais. Je n’avais pas besoin de mes yeux, un simple coup d’œil et je savais comment elle bougeait, comment elle se tenait, mon imagination faisait tout simplement le reste. Aiyana quitta la scène et je quittais l’établissement, préférant l’attendre dehors qu’à l’intérieur. Néanmoins, je la vis avec Viktoriya et je préférais me cacher derrière un mur, à nouveau, plutôt qu’elle m’aperçoive. Ca avait tout l’air d’être une soirée entre filles et je ne voulais pas lui gâcher ce moment.

Malgré tout, je les suivis de loin, ayant failli les perdre de vues deux ou trois fois. J’étais un soldat, je savais comment me déplacer et mon expérience d’espion me donnait un avantage à me fondre dans la masse. Autant Viktoriya ne s’en rendrait pas compte, autant Aiyana pouvait sentir qu’elle était suivie. Quoique… Les deux options étaient envisageables. Quoiqu’il en soit, je réussis à entrer dans la boîte.
Attendant le bon moment dans un coin, légèrement en hauteur, je m’approchais de la piste de danse lorsque la blonde de Moldovan s’éloigna. Même si je n’étais pas un fervent partisan de la danse, je me collais contre le dos d’Aiyana, posant délicatement une main sur sa hanche.

« Ton show était incroyable, lui susurrai-je au creux de l’oreille. »

Habillement, j’attrapais sa main, la faisant pivoter pour que nous soyons face à face. Mon corps ne bougeait plus, mes yeux étaient ancrés dans les siens et ma bouche était déformée par un sourire en coin. Rapidement, mais avec tendresse, je lui volais un baiser.

« Profite bien de ta soirée avec Moldovan… Peut-être à plus tard. »

Je me penchais, déposant malicieusement un baiser dans son cou avant de m’éloigner, comme si la foule m’aspirait.

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What do you want to me ?

As a child, you would wait, And watch from far away, But you always knew that you'll be the one that work while they all play, And you, you lay, Awake at night and scheme, Of all the things you that would change but it was just a dream !

Here we are, don't turn away now, We are the warriors that built this town !
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MessageSujet: Re: Let's go to the show ! [Aiyana/Viktoriya] Sam 16 Juin - 14:51

Let's go to the show !
Aiyana & Viktoriya  
Une belle soirée en perspective s'annonçait avec Viktoriya, c'était souvent le cas d'ailleurs avec elle. J'ai toujours aimé passer des moments simples ou animés avec ma meilleure amie. Le quotidien s'évaporait pour ne laisser que nos instants à nous. Cela faisait des siècles que c'était ainsi entre elle et moi, bien sûr, nous avons connus quelques déboires, il n'y a pas d'amitié sans feu, mais nos coups de tête ne duraient jamais longtemps. Et puis, cela a renforcé ce que nous considérions comme précieux pour elle tout comme pour moi. Je ne vois pas ma vie sans Viktoriya à mes côtés, elle a toujours été présente pour moi tout comme je le suis et le serais pour elle. L'amitié, c'est savoir se donner pleinement s'investissant entièrement et non pas à moitié comme cela peut être le cas par moment pour certaines personnes qui ne connaissent pas la véritable signification d'un mot pourtant, si précieux pour bien des gens. Sans les amitiés que je possède tant avec Viktoriya, Malaki ou même celle que je partage avec mon père, je peux vous affirmer qu'il y a bien longtemps que j'aurais commis l'irréparable m'offrant le même destin funeste que ma mère. Combien de fois n'ai-je pas dit à Viktoriya que la vie se porterait sans doute mieux sans moi. J'étais en dessous de tout, incapable de voir la lumière dans les ténèbres de ma dépression. Elle sait mieux que quiconque ce que c'est une souffrance liée à un premier amour. J'ai été détruite plus qu'on ne pourrait le croire. Je le suis encore aujourd'hui, mais je me porte bien mieux, au contraire même si parfois ma naïveté et mon aveuglement d'autrefois me manquent, je peux affirmer sans même le contester plus tard, que je suis heureuse que cela me soit arrivé. C'était nécessaire pour que je devienne la femme qui se tient devant vous à présent.

Entrant dans ma loge en compagnie de mon amie qui se dirige vers la coiffeuse pour effacer la trace rouge qui orne encore son cou, je découvre ce magnifique bouquet qui m'attend au milieu de ma table. Encore une fois, mon admirateur secret s'est soucié de moi et a décidé de panser les maux de mon âme avec une délicate attention que je prends en photo et que je poste sur YouSuck afin de le remercier. Je l'ignore, mais j'espère qu'il voit mon message et qu'il sache que son intention me fait plaisir.

« On dirait que tu as un admirateur secret. C’est quand même dommage que tu ne saches qui c’est, surtout qu’il a l’air de bien te connaître pour savoir quand tu ne vas pas bien. »

« Ce n'est pas si dommage que ça. Cela apporte un peu de mystère qui n'est pas désagréable. » Fis-je en rangeant mon portable dans mon petit sac tandis que je décide, à mon tour, de me refaire une petite beauté. « C'est rassurant qu'un inconnu me connaît sans s'en vanter, mais qu'il cherche à me soulager avec ces fleurs. »

Un sourire se dessine sur mes lèvres tandis que je remets un peu de rouge à lèvres. Je ne veux pas perdre dans le naturel de mon maquillage. J'aime faire ressortir l'intensité de mon regard, même si j'admets que pour certains spectacles, il m'est nécessaire d'appuyer un peu plus sur l'aspect physique.

« Hé bien, je te propose le Hell. Ca change radicalement du Heaven, mais on peut toujours y aller si tu préfères. Le Bar Crépuscule est pas mal aussi, mais y a parfois des gens un peu bizarre… »

[color=teal« Oh, le Hell me convient très bien, tu sais que j'aime m'y rendre. »[/color] Fis-je en lui souriant. L'atmosphère nous convient bien mieux même si cela ne me gênerait pas de me rendre au Heaven pour saluer Malaki ou encore Gabriel. Mais nous savons comment cela risque de se terminer. Gabriel et moi à devoir nous regarder du coin de l’œil avec l'intensité de cette envie qui prend de l'ampleur jusqu'à nous retrouver plus tard pour nous perdre dans les draps et la sueur.

« Allons-y. C’est l’heure de se faire offrir des verres ! »

« Et comment ! » Fis-je en riant alors, que je passe mon bras sous le sien alors que nous marchons en direction de la sortie. Nous laissant l'une et l'autre caresser par la brise agréable de cette nuit. Les étoiles, mes précieuses muses sont là à guetter notre route comme pour nous signifier leur bonheur de cet instant partagé entre deux femmes dont l'amitié n'est plus à prouver avec le temps. Une amitié qui n'a jamais eu rien de physique et pourtant, Viktoriya est une femme particulièrement attirante avec laquelle j'aurais accepté une aventure, mais voilà, le destin nous a réservé bien meilleur et j'en suis bien heureuse ainsi.

Ensemble, nous parlons de tout et de rien. De la pluie et du beau temps. De la mode et du maquillage, elle vient même à vanter les talents de sa nièce qui me fait sourire. C'est vrai que j'ai eu largement eu la chance de regarder son espace Yousuck et cette petite à un avenir certain dans l'univers qu'elle a choisi, je ne peux qu'être d'accord avec Viktoriya.

Cependant, quelque chose capte mon attention sans qu'on ne vienne à le remarquer sur mon visage. J'ai beau avoir abandonné la voie du combat depuis fort longtemps, mais il y a des choses qui ne vous quittent pas. L'instinct reste aussi vif qu'à ces moments où l'on me qualifiait d'Ombre Dansante. Je ne sens pas d'agressivité dans cette filature alors, je ne le partageais pas avec Viktoriya qui a pu s'en rendre compte ou pas. Je ne sais pas, mais je ne doute pas de ces multiples capacités. Elle est bien plus guerrière que je ne peux l'être et pourtant, il suffit de peu pour que je redevienne celle que je fus autrefois cependant, avec plus de personnalité et d’humanité que j'ai pu en avoir par le passé.

Heureusement, en arrivant au Hell, le videur nous laissa entrer. Et puis, avec notre charme et le fait que nous sommes des clientes plus ou moins régulières, c'est plus simple pour nous. Certes, je pourrais ajouter qu'être une célébrité sur cette île est un plus non-négligeable. Mais j'aime à penser et surtout voir que je plais à cet homme qui nous reluque avec envie, mais retenue. Il doit en voir des belles personnes aller et venir en ce lieu.

La musique frappe délicieusement nos oreilles et déjà, Viktoriya m'entraîne sur la piste où nous nous déhanchons sans nous soucier de ce qu'il y a autour de nous. Et pourtant, je sens les regards nous détailler sans oser nous approcher. Le charisme digne des vampires, il permet tellement de choses.

« Je reviens, je vais aux toilettes. »

« Je t'attends ma belle. » Lui répondis-je simplement alors, qu'elle se dirigeait vers le coin des dames tandis que moi, je restais ici, sur la piste à danser en voyant bien qu'un ou deux hommes tentaient une approche discrète.

Mais, soudainement, quelqu'un se colla à mon dos. Ce parfum. Il n'y a aucun doute pour moi et sa présence charismatique et froide décourage les deux hommes. Son torse collé à mon dos et cette main à plat sur mon ventre. J'en retiens un frisson, mais mon sourire est là, léger, mais bien présent.

« Ton show était incroyable. »

Danser, collé-serré avec Gabriel est une étrange sensation, il n'est pas partisan de la danse en général, mais c'est plutôt flatteur un tel effort pour moi. Rapidement, je me retrouve face à lui et mon regard s'ancre dans le sien. « Heureuse que mon show t'ait plus Gabriel. » Je lui souris, chaleureusement. Mon sourire n'a jamais rien eu de factice. Il était vrai pour toutes les personnes qui croisaient ma route.

Ces lèvres touchèrent les miennes pour un baiser léger que j'approfondis malgré tout parce que c'était ainsi. C'est l'envie qui naissait en moi dès que nous étions en compagnie l'un de l'autre. Que cela soit un simple moment d'échange ou bien plus, il n'y avait pas de mesure ni trop de démesure.

« Profite bien de ta soirée avec Moldovan… Peut-être à plus tard. »

Son léger baiser me fait sourire. « C'est une promesse. » Fis-je simplement en le voyant s'éloigner comme s'il ne fut qu'un mirage dans un désert ardent. Le mien en l'occurrence, car je ressens encore la délicieuse brûlure de son baiser sur ma bouche et mon cou.

Plus rien n'existe. Tout est au ralenti. Un silence m'entoure alors, que le temps continue de défiler. Quand je reprends peu à peu pied, je tourne mon visage et je vois Viktoriya. Depuis combien de temps est-elle ici ? Je fais un léger sourire et l'invite à prendre place à notre banquette que nous avions pour habitude de prendre pendant que j'irais prendre des cocktails pour nous.

Le barman me reconnaissant s'occupa de ma commande en préparant nos boissons et je reviens vers mon amie m'installant avec avoir déposé les verres. Croisant les jambes, je regarde la piste et tous ces gens qui dansent dans l'espoir aucunement vain d'oublier durant un temps leur quotidien. Puis, je retourne mon attention vers Viktoriya et souris. « Qui y-a-t-il ma belle ? Ne t'en fais pas, je suis de retour sur terre avec toi. » Fis-je en esquissant un sourire.

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MessageSujet: Re: Let's go to the show ! [Aiyana/Viktoriya] Sam 23 Juin - 15:06

Let's go to the show !
@Aiyana N. Swanson et Viktoriya

Dès que j’avais senti être suivi, j’avais réfléchi à toute sorte d’hypothèse. Il était probable que quelqu’un vienne me remonter les bretelles un jour ou l’autre pour manquement à mes devoirs. Cependant, je n’en avais rien à foutre ! Je voulais vivre et non plus vivre parce qu’on attendait telle ou telle chose de moi. Le choix de la personne qui nous suivait était quand même limité, mais cela ne nous empêcha pas d’entrer tranquillement dans le Hell et de commencer à danser sur la piste de danse. Habillement, je tournais dans tous les sens, les bras de temps à autre en l’air et j’aperçus Crowlley dans un coin. Même s’il était en adéquation, pour une fois, avec le décor, ce mec puait le gardien à trois kilomètres. Peut-être que le fait de le côtoyer aidait beaucoup aussi. Je prétextais avoir besoin d’aller aux toilettes afin de savoir s’il était venu pour moi. M’éloignant, j’en profitais pour vérifier que je n’avais pas une tête trop horrible avant de revenir.

Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’aperçus Gabriel penché vers ma meilleure amie ! Alors, ça ! C’était une surprise ! Aiyana n’avait pas l’air contre en plus… J’entendis à quelques mètres, observant ma meilleure amie se retourner pour prendre conscience que j’étais là.

« Un Bloody Mary s’il te plaît ! lui criai-je pour qu’elle l’entende. »

Je ne savais pas pourquoi la boisson s’appelait comme ça, mais je savais que le mélange de vodka et de sang était très agréable. La boisson, froide, donnait un arrière-goût de fer qui n’était pas si désagréable.
Naturellement, je me dirigeais vers notre banquette, notre coin à nous, comme si tout le monde savait que l’on prenait cette place et qu’elle était systématiquement libre lorsqu’on venait. À moins qu’elle ne soit constamment réservée pour nous, mais ça m’étonnerait. Aiyana revint avec les boissons et je trinquais avant d’attraper la paille entre mes lèvres pour boire une gorgée. L’observant regardé la piste, je ne pus retenir un sourire en coin avant qu’elle ne revienne parmi nous.

« Tu comptais me le dire quand ? demandai-je de but en blanc, l’air amusé et aucunement vexée. »

Inutile d’y aller par quatre-chemins, j’étais du genre à être franche. Mais Aiyana n’était pas ma meilleure amie pour rien, elle n’allait pas être vexée ou que sais-je. Et je pense qu’elle savait d’avance qu’éviter la question n’était que retarder l’inévitable. Néanmoins, elle pouvait toujours essayer.

« Vu comment ça t’a perturbé, je dirais que ce n’est pas récent cette histoire, déclarai-je avant de choper la paille entre mes lèvres, mon regard toujours sur le visage d’Aiyana, haussant même un sourcil façon de dire que tu es cramé ma belle, j’ai vu clair dans votre petit jeu. »

J’étais quand même assez surprise. Jamais je n’aurais imaginé Gabriel sous le charme d’Aiyana. Certes, elle est sublime et elle met beaucoup de monde à genoux, mais Gabriel avait l’air d’attirer et de mettre des hommes dans son lit. Je l’imaginais plus comme une sorte de gay refoulé ou de bi indécis. Moi qui essayais de donner des conseils à Jason pour qu’il ait le beau gardien, il semblerait qu’il pouvait ramer encore longtemps si Gabriel et Aiyana étaient en train de construire quelque chose de sérieux. Étaient-ils vraiment en couple d’ailleurs ? Non, on n’aurait pas dit… C’était assez étrange.

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MessageSujet: Re: Let's go to the show ! [Aiyana/Viktoriya] Mer 27 Juin - 23:23

Let's go to the show !
Aiyana & Viktoriya  
La venue de Gabriel m'avait surprise en plus de me laisser rêveuse. Ce vampire a toujours eu le talent de me faire oublier le monde qui nous entoure en un claquement de doigts. Allez savoir pourquoi. Sans doute, parce qu'on se perdait facilement dans l'intensité de son regard et qu'on était prêt à rester dans un monde où rien n'était programmé, tout se vivait au moment où cela se produisait. Le Hell était devenu complètement silencieux lorsqu'il avait posait ces mains sur mes hanches pour transformer mon pas de danse en quelque chose de plus langoureux jusqu'à le rendre inutile quand on a ancré nos regards l'un dans l'autre. Deux Bloody Mary en main, je revenais vers notre banquette m'installant à côté de Viktoriya, le regard rivé sur la piste de danse. Je pense qu'on peut lire facilement un sourire sur mon visage et mon regard qui cherche une silhouette en étant sûr de ne plus la trouver en ces lieux. Gabriel n'est pas du genre à s'attarder quand il a décidé de jouer à animer la flamme de mon envie, mais ce n'est pas mon genre d'y obéir et laissé mon amie ici alors, que cette soirée était pour elle et moi uniquement.

« Tu comptais me le dire quand ? »

Si je n'avais pas autant d'années au compteur, sans doute, aurais-je rougis au propos de ma meilleure amie. Loin d'être offusqué, sa curiosité m'amusa plus qu'autre chose. Je peux comprendre qu'elle ait envie de comprendre comment Gabriel et moi, nous pouvions être aussi proche l'un de l'autre sans qu'on se qualifie de couple. Notre amitié à un bonus non-négligeable depuis fort longtemps et on le vit amplement bien jusqu'à présent.

« Vu comment ça t’a perturbé, je dirais que ce n’est pas récent cette histoire. »

Je n'ai pas su quoi répondre dans un premier temps, alors, j'ai été intérieurement soulagé lorsqu'elle a poursuivi. Je prends tout de même le temps de boire un peu de la boisson depuis la paille appréciant le coup délicat de l'alcool même s'il manque sévèrement de sang, on s'y accoutume ceci dit pour passer inaperçu parmi le commun des mortels. D'un geste, je me rapproche de Viktoriya pour ne pas à avoir levé le ton afin qu'elle puisse entendre mes confidences.

Dans un premier temps, je cherche mes mots, mais je me rends compte qu'il serait tout de même vide de sens pour exprimer ce qui me lie à Gabriel depuis tout ce temps. Depuis que je me suis ouverte au monde et surtout aux hommes sans avoir à ressentir la moindre gêne ni honte par rapport à mon corps quand ce dernier m'a appris à l'aimer et à me faire découvrir qu'il pouvait plaire si ce n'est plus encore.

Je finis par sourire et pose mon regard sur elle. « Je sais, j'aurais dû t'en parler. Excuse-moi. » Fis-je tout d'abord avant de poursuivre. « Cela fait très longtemps qu'on a cette intimité Gabriel et moi, bien avant qu'on se connaisse en fait. » J'observe la piste où les corps dansent au rythme de la musique avant de regarder à nouveau mon amie. « Gabriel m'a appris à aimer plus encore mon corps. C'est un ami et un amant. C'est le premier homme avec qui je l'ai fait, alors, notre relation est un peu spéciale. Il a toujours pris soin de moi et je sais qu'il veille sur moi, il a horreur qu'on me déprécie, il se montre particulièrement virulent envers ceux qui me font souffrir. Même s'il ne le paraît pas comme ça, il est extrêmement protecteur. » Au fur et à mesure, je me rends compte qu'on pourrait porter ces propos à celui d'une femme amoureuse. « Oh, ne te méprends pas, il y a beaucoup d'amitié et d'affection entre nous, mais pas plus... C'est beaucoup de respect entre lui et moi, mais on rechigne pas à ce petit plus à notre amitié. »

Viktoriya est une femme fidèle à ces principes et à son grand amour, ce que je peux comprendre, si j'étais aussi amoureuse qu'elle, sans doute serais-je comme elle. Mais, le mien a été plus que destructeur et une souffrance sans mesure.

« Quand Malaki a tenté de me guérir de ma dépression et dieu sait que je lui ai donné du fil à retordre. Gabriel est resté distant pour ne pas détruire les efforts de ce dernier et quand j'ai pris conscience de m'aimer telle que je suis, il est venu et m'a offert la possibilité de croire que je pouvais plaire à n'importe quel homme même plus encore. » Il y a beaucoup d'émotions dans ma voie, parce que ce soir, je me souviens plus encore que les soirs précédents de ce que j'ai pu traverser et c'est loin d'être facile pour moi. « C'est bizarre, mais quand je souffre ou que je ne suis pas moi-même, t'es sûr qu'il va apparaître dans un coin comme s'il savait. » Je souris. « Il est aime surprendre. »

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MessageSujet: Re: Let's go to the show ! [Aiyana/Viktoriya] Jeu 19 Juil - 9:42

Let's go to the show !
@Aiyana N. Swanson et Viktoriya

Je n’étais pas vexée. Aiyana, même si elle était ma meilleure amie, avait le droit d’avoir des secrets. Je ne lui disais pas forcément tout non plus, alors c’était vraiment mal placé pour moi de lui faire la moindre remarque. Non, ce qui me choquait le plus était Gabriel. Tout d’abord, je croyais qu’il était gay, enfin bi avec une attirance actuelle pour les hommes. Deuxièmement, le fait qu’il voit la chanteuse. Je ne pensais pas du tout que c’était son style, l’imaginant plus facilement avec la première fille qui passait, du moment qu’elle était discrète. Et enfin, même si Aiyana et Gabriel faisaient un beau couple ensemble, physiquement, j’avais dû mal à me faire à l’idée que la jeune femme comprenne cet homme aussi droit et lisse. Je tombais des nues. Et moi qui donnais des informations à Jason sur le gardien pour qu’il puisse me laisser squatter son bureau, cachette secrète que j’avais dans le Palais. C’était un bon deal : quelques informations sur Gabriel et j’avais la paix lorsque je le désirais. J’avais l’impression que j’allais devoir trouver un autre lieu, même si Aiyana n’avait pas encore parlé - j’avais quand même l’impression qu’il y avait anguille sous roche.
Finalement, elle se pencha sur la table et je l’imitais en dépit du fait que nous étions des vampires et qu’elle pouvait chuchoter que je l'entendrais comme si elle me susurrait à l’oreille. Cependant, je pouvais concevoir que c’était pour les oreilles qui traînaient… même s’il y avait de fortes chances qu’elles soient aussi vampiriques. Passons ce détail.

« Ce n’est rien, tu ne me dois aucune excuse, la rassurai-je en déposant ma main sur la sienne avant que son regard ne se tourne vers la piste de danse. »

Et je tombais encore dans la surprise lorsque ma meilleure amie décrivit le gardien. Je n’avais pas l’impression de voir cet homme, je n’avais pas l’impression qu’elle parlait de Gabriel et pourtant, lorsqu’elle en énumérait les divers points, elle avait ce petit quelque chose qui brillait dans ses yeux. Je ne savais pas si ça lui coûtait d’en parler ou si c’était à cause des forts sentiments qu’elle éprouvait pour lui, mais je ne pouvais que comprendre malgré tout. On n’oublie jamais sa première fois.
Avec Nikolaï, ça n’avait pas été en un claquement de doigts. Lorsque nous nous sommes rencontrées la première fois, je n’étais pas du tout réceptive à son charme. J’étais prisonnière. Il a fallu du temps pour que je lui fasse confiance et que je me rende compte que je m’étais attachée à cet homme. On pouvait dire n’importe quoi, mais il m’avait toujours bien traité. Ce n’était pas un syndrome de Stockholm ou je ne sais quoi. C’était vraiment de l’amour que nous éprouvions l’un pour l’autre.
Je souris en coin lorsqu’elle avoua que je ne devais pas me faire de films, cela faisait écho à mes pensées d’il y a quelques instants. J’arborais une expression mi-amusée, mi-provoquante.

« Ce qu’il y a entre vous hein… Oui, je te l’accorde, dis-je en touillant mon cocktail avec ma paille. Mais, n’y a-t-il pas plus que cela de ton côté ? »

Je posais ma question en plongeant mes yeux dans les siens, qu’elle me regarde ou non, je devais savoir. Gabriel était un bon parti… dans la mesure où on acceptait un coincé du cul qui ne s’amuse jamais. Qui étais-je pour juger ? Si tel était le choix d’Aiyana, ainsi soit-il, mais je n’hésiterais pas à recadrer le gardien si nécessaire. Aiyana était ma première véritable amie, ma meilleure amie même, il était hors de question que je laisse le moindre homme lui briser le cœur comme elle a déjà eu.

« Vous avez l’air d’avoir plus qu’une relation amicale avec affinité, remarquai-je, ne voulant pas la contrarier. »

J’attrapais la paille entre mes lèvres et bus deux gorgées de Bloody Mary. Cette relation était étrange. Aiyana, même si elle l’affirmait, ne pensait pas être amoureuse, mais de la façon dont elle parlait de Gabriel… C’était plus que cela. Et le sexe n’avait rien à voir, j’en étais persuadée. Certes, c’était un plus dans leur relation, mais c’était vraiment autre chose. Peut-être que je refusais ce qui était évident : leur amitié avait évolué sans que ni l’un ni l’autre ne s’en rende compte. D’après ce qu’elle me disait, ça faisait quelques siècles que leur idylle existait. Même pour les vampires, c’était énorme ! Aussi bien Aiyana que Gabriel avait dû changer depuis le temps et pourtant, ils continuaient, apparemment, de se voir. Il suffisait qu’ils ne se posent aucune question, qu’ils fassent comme à leurs habitudes et sans qu’ils ne le voient, quelque chose en plus s’était créé entre eux. L’amour était vraiment quelque chose de complexe. Ce n’était que lorsqu’on ouvrait les yeux qu’on se rendait compte depuis combien de temps nous étions dans le déni.

« Es-tu sûre que tu n’as pas des sentiments pour lui, Aiyana ? demandai-je doucement, sans animosité, sans reproche, avec seulement de la tendresse. Qu'est-ce qui te fait peur ? »

Je voulais la comprendre, je voulais l’aider, je voulais être présente pour elle. Personne ne m’avait posé ces questions, j’avais dû les trouver toute seule et y répondre avec beaucoup de difficultés. Aujourd'hui, je pouvais faire ce que personne n’avait fait pour moi - parce qu'à l’époque, personne n’était là pour moi en fait : je voulais l’aider à se remettre en question ainsi que sa relation avec Gabriel. Je ne voulais pas qu’elle fasse l’autruche et qu’elle se rende compte qu’il y avait visiblement quelque chose en plus. Gabriel n'était pas son premier amour, c'était peut-être un coincé, mais ce n'était pas un connard.


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MessageSujet: Re: Let's go to the show ! [Aiyana/Viktoriya] Lun 30 Juil - 14:32

Let's go to the show !
Aiyana & Viktoriya  
Pour Viktoriya, je me sentais obligée de m'excuser. C'est vrai que je n'avais pas de réels secrets que ce soit elle ou Malaki, mais Gabriel, c'était mon jardin secret. C'est comme si mon amant ne voulait plus vraiment se cacher. Il devait qu'on nous verrait, qu'on soupçonnerait quelque chose surtout en dansant aussi collé-serré. Cela me fait sourire intérieurement, mais je n'étais pas réellement prête à ce qu'on entre dans ce jardin que j'ai cultivé depuis que je me suis offerte à cet homme. Mon tout premier et je n'ai pas regretté un seul instant d'avoir fait l'amour avec lui. Une belle mélopée naquit ce fameux soir et à chaque fois elle se joue lorsqu'on se voit en cachette. Encore aujourd'hui, même si ce fut bref, elle a joué pour nous pour ensuite s'interrompre. Il avait envie de me voir, ne serait-ce que quelques secondes avant de s'éclipser même si un feu a pris vie au creux de mon ventre. Gabriel savait comment l'attiser et l'entretenir dans le temps et ça me perturbait toujours autant, mais ce n'est pas moi qui vais me plaindre. Bien au contraire.

« Ce n’est rien, tu ne me dois aucune excuse. »

Je souris à mon amie. Bien sûr que Viktoriya ne m'en voudra pas, elle n'est pas aussi explosive que Malaki sur ce point. Lui le prendrait mal et je suis certaine que le jour où il nous surprendra, je devrais lui rendre des comptes au point de me sentir minable d'avoir gardé ce secret contrairement à ce qu'aurait voulu Gabriel qui n'aime pas à dissimuler cela surtout à son meilleur ami. Mais c'est moi qui le lui aie demandé, et même si je dirais pardon, je ne m'en voudrais pas. C'est tellement vivifiant et plaisant d'avoir un jardin secret.

« Ce qu’il y a entre vous hein… Oui, je te l’accorde. Mais, n’y a-t-il pas plus que cela de ton côté ? »

Tournant jusqu'à présent la paille dans le verre, je stoppais mon mouvement aux paroles de Viktoriya. C'est vrai, n'y a-t-il pas plus ? J'y songe depuis que Candice a mis son enfant au monde, je l'envie tellement. Son histoire avec ce noble semble aussi sincère que celle qu'a connu mes parents. Sans doute, arrivais-je à un point de ma vie où j'attends plus des événements qui se déroulent. Je veux plus sans le demander. Qu'est-ce que je pense de tout cela ? De lui surtout. Franchement, je me posais la question sans trop m'y plonger de peur de l'effrayer et de me faire peur à moi-même.

« De quoi tu parles ? » Je fais semblant de ne pas comprendre, mais je suis juste pas certaine de le vouloir réellement.

« Vous avez l’air d’avoir plus qu’une relation amicale avec affinité. »

J'ose poser un regard sur elle. Je ne sais pas si mon air est impassible ou s'il dévoile le fait que ça me perturbe ce qu'elle est entrain de me demander. Non, franchement, j'en ai aucune idée ou peut-être que je refuse de voir l'évidence. C'est fou comme je peux être compliquée. Je veux quelque chose qui pourtant m'effraie.

« Es-tu sûre que tu n’as pas des sentiments pour lui, Aiyana ?  Qu'est-ce qui te fait peur ? »

Je replonge mon regard sur ce pauvre cocktail comme si j'allais y trouver la réponse. Mes pensées vont et viennent et c'est vrai qu'au bout du compte, Gabriel a toujours été à part des amants que j'ai pu avoir. Moins nombreux que l'on pense, mais j'en ai eu après lui. Mais que ce soit de lui ou de moi, on a toujours aimé se fondre dans les bras l'un de l'autre sans se lasser au fil des siècles.

« J'en sais rien peut-être. » Fis-je finalement au bout d'un moment. « C'est vrai que je l'aime beaucoup, mais je ne sais plus si c'est par amitié ou plus encore. » De quoi ai-je peur ? De me tromper. Que ce ne soit pas partagé. De finir aussi folle que ma mère quand elle a perdu mon père. Ou que tout ceci ne soit qu'une illusion. Je préfère m'y plonger plutôt que de le voir se dissiper. « J'ai peur de tout. Que le mirage se dissipe. Si je venais à comprendre ce que je ressens vraiment pour lui... Je ne pourrais plus jouer que la simple amante et je finirais par perdre des instants qui me sont trop précieux. » Je finis par la regarder, un peu désespéré, je dois dire. Je n'ai jamais rien demandé ni à prétendre à quoi que ce soit. « C'est dingue, je sais chanter l'amour, je sais comment le définir, mais quand ça me concerne, je ne sais pas quoi dire ni en penser. »

Aimer véritablement, je l'ai fait. Je ne peux pas dire que j'ignore ce que c'est que de se perdre à corps perdu dans une relation. Elle m'a été destructrice et horrible, mais je me suis relevée au final, même si plus d'une fois, j'ai songé à en finir me pensant finalement inutile. Mais Malaki m'a soutenu puis Gabriel est apparu un soir où j'avais envie de me sentir vivante et je l'ai été dans ces draps. Cette soirée a été la plus belle et elle continue à chaque fois qu'on se trouve lui et moi.

Viktoriya est venue un moi un jour alors, que tout nous opposait, on a fini par trouver un terrain d'entente et j'ai une amitié que je ne veux pas ternir, mais au contraire préserver. Même si je pourrais m'offusquer qu'elle pointe du doigt un point crucial de ma relation avec Gabriel, quelque chose que je me refusais de penser pour ma propre tranquillité d'esprit, voilà qu'elle m'y fait songer. Je me pose des questions et en général, ce n'est pas bon parce que si je viens à me rendre compte de ce que mon cœur cache, je risque de ne plus vouloir continuer avec un homme dont je voudrais plus.

« Pour tout avouer, je n'ai pas envie de savoir. Si je venais à comprendre, ça signerait une relation qui me convient. Si je viens à vouloir plus de lui, on ne pourra plus se voir. » Je baisse les yeux vers mon cocktail finissant par boire quelques gorgées sans doute pour reprendre contenance. « J'aime mon illusion, elle est plus rassurante que la réalité. »

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MessageSujet: Re: Let's go to the show ! [Aiyana/Viktoriya]

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