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freak out (Freya & Hélios)

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Le sang qui vient de se répandre, est-il donc si pur ?

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MessageSujet: freak out (Freya & Hélios) Mar 1 Mai - 17:57

Freak out
@Freya Moldovan & @Hélios U. Moldovan


deux jours après les événements de l'éclipse lunaire
Tu sais pas quoi faire - t'flippe totalement, étant incapable d'te reposer ou d'réfléchir avec cohérence. T'es totalement figé, assis sur ton lit à fixer l'vide depuis des heures. T'sais pas quoi faire - t'es juste certain que tu dois t'mettre à faire quelque chose sinon tu vas devenir fou. T'essaie de trouver une solution, d'voir le problème sous toutes les formes, mais t'es pas capable. Ton esprit est occupé par la sensation d'lèvres sur les tiennes, et du parfum d'la belle Séléné - t'vois plus la lune avec autant de détachement, à présent t'es fait son prisonnier. T'repense à la conversation avec Araël, t'dis qu'il avait peut être raison. Peut être qu'tu ressens plus pour elle que tu devrais - tu peux pas. Tu peux pas t'permettre ce genre de sentiments, te sachant capable du pire pour les yeux d'une fille - t'sais que tu deviens un monstre, t'as tué plus d'innocents que t'en as sauvé. Peut être.
Tu dois quitter l'île encore, t'es revenu sur Atlas pour t'assurer que tes chefs d'Fractions avaient reçu les derniers ordres - t'as intensifié l'entrainement, parce qu'il se trouve une nouvelle menace. Les groupes d'dégénérés qu'vous avez croisé avec ton bras droit, puis à la soirée d'Eclipse, ca t'fout à l'envers. T'sais pas d'où ils viennent, mais t'es certain que tu trouveras les coupables. Il vous fait l'occasion d'en attraper un pour l'faire parler.

T'essaie de te concentrer sur sa pour n'pas penser au reste, mais quand tu la vois passé près d'toi dans un couloir et n'pas oser te parler tu sens une fois encore ta poitrine s'mettre à se tordre. Tu sais pas quoi faire - mais tu sais exactement qui tu dois voir pour t'remettre les idées claires. Du restes, t'as pas été en présence de ta fille depuis plus d'une semaine à présent, et elle t'manque plus que tu pourrais l'avouer. Elle a beau être - techniquement - une adulte, pas plus d'vingt années c'est pas assez pour toi. Elle est encore la gamine que t'as trouvé dans la maison hantée, la gamine qui faisait flipper les autres, c'grand regard clair qui t'a foudroyé en plein coeur. Elle as fait naitre en toi un désir d'la protéger, d'lui offrir une chance d'vie normale. Et si les mortels voulaient pas d'elle, t'savais qu'elle aurait une place à tes côtés.
Tu l'a élevée comme tu l'aurais fait avec ta fille. Tu l'as fait avec Echo - bien que t'as pu avoir Freya qu'pour toi, comme tu l'as proclamé comme ta fille adoptive. C'est une Moldovan, qu'son coeur batte et qu'elle vieillisse pour non. C'une Moldovan, tu lui as appris l'histoire de ta famille, ta langue maternelle et vos traditions. Elle a trouvé sa place dans ta famille et t'sais qu'il y a pas un Russe qui donnerait pas sa vie pour elle. Après tout, tu as leur allégeance - alors ta fille en jouit également.

Plus que ca encore, Freya c'la perfection à tes yeux, et s'il s'trouve une personne pour t'rappeler que t'as des émotions humaines, c'est elle. Quand t'atteins Haima, t'cherche pas à faire ton chemin jusqu'au Palais. Tu pourras t'y rendre plus tard pour t'assurer de protéger les tiens - c'est ici que t'es utile en ce moment et tu le sais parfaitement. Là, et sur les alentours d'la citée pour la protéger. Tu fais plus de rondes, mais t'octroie ce moment, sous un soleil timide, pour rejoindre ta fille. T'as pas dormi, l'matin a bien avancé déjà, et comme elle est humaine tu sais qu'elle vit comme eux. T'arrive à l'herboristerie pour trouver sa patronne, et hocher la tête - tu tiens droit devant elle - « J'viens voir Freya. J'peux l'embarquer pour déjeuner ? » Qu'tu demande, bien que ça sonne comme un ordre, claquant dans l'air sans attendre qu'elle t'dise non. T'vas plutôt à la recherche d'ta fille, suivant l'parfum entêtant que tu reconnaitrais partout - t'fichant d'avoir l'air impoli ou rustre. Tu l'es - on t'le dis assez souvent. Puis tu la vois - t'reste un moment avec un sourire qui t'illumine d'fierté comme elle s'tient dans sa beauté d'jeune adulte, concentrée sur sa tâche. « J'arrive pas à croire qu'tu sois devenue aussi grande. J'sais pas quand c'est arrivé, et j'suis pas sûr que ca m'plaise - tu es bien trop jolie, tu dois faire des ravages. » Grognes-tu pour avoir son attention, pouvant pas t'empêcher d'grogner à cette idée. Souriant d'côté finalement, en lui ouvrant tes bras. « J'suis toujours l'homme que tu veux marier hein ? »

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MessageSujet: Re: freak out (Freya & Hélios) Ven 4 Mai - 15:21

 Freak out
Freya & Hélios  



C'est le genre de journée que l'on pense vraiment trop longue. Surtout, quand on a passé une nuit blanche. J'ai eu dû mal à trouver mon sommeil, trop stressé pour une raison que j'ignore. Cela m'arrive par moment, surtout quand je ressens un peu trop les émotions des fragments d'âmes que je peux croiser. Elles souhaitent se faire comprendre, ne pas être mises de côté refusant d'appartenir à un monde que personne ne peut voir, ou bien très peu. Malheureusement, j'en fais partie et ce n'est pas une chose que je souhaiterais à n'importe qui. D'une part, parce que ce don vous met de côté, les gens vous comprennent difficilement et par crainte on vous évite. Et puis, parce que c'est effrayant de voir des choses qui n'appartiennent pas véritablement à ce monde, cela peut vous mettre dans un état de panique extrême surtout quand on voit certains esprits portant les stigmates de leurs morts. Je pense que le plus tétanisant, c'est de voir les esprits malveillants et les démons, ils font naître l'un et l'autre une peur tellement extrême que j'ai l'impression que mon cœur va éclater de l'intérieur. Et puis, toutes ces pensées négatives qui vous traversent afin que ces esprits vous poussent vers un acte impardonnable dans le but de s'approprier votre âme. Beaucoup y ont succombé et aujourd'hui, ils le regrettent amèrement. J'ai appris, avec le temps, à accepter tout ça. Ce ne fut pas facile, du stade de l'effrayant, c'est passé à l'inacceptable. Au moins, cet autre monde me permet d'avoir la tête contre ce qui peut faire réellement peur dans celui-ci. On ne peut pas échapper à certaines choses malgré tous les efforts que l'on fournit. Et pourtant, comme j'aimerais être normal l'espace d'une journée, mais je me contente de fermer la porte et de ne l'ouvrir que lorsque cela est nécessaire. Mais, certains esprits savent passer outre et généralement, ce ne sont pas les plus mauvais.

Concentré sur mon travail, je prépare les onguents et mélange d'herbes médicinales, non sans prier pour que le moment du déjeuner arrive. Je ne suis pas d'humeur à travailler comme je le voudrais et bien heureusement pour moi, cet après-midi sera libre, je pourrais me reposer ou peut-être vais-je me perdre quelque part sur Haima à dessiner ou imaginer un peu ce que je pourrais faire comme créatures. Je suis de ces personnes capables de faire naître ce dont l'esprit rêve. J'ai de la chance de m'être plongé dans un univers qui me convient.

Une nouvelle fois, je porte la main à ma bouche, baillant à m'en décrocher la mâchoire. Décidément, j'aimerais bien que ces esprits me laissent dormir. Mais bon, quand on peut les voir, ces derniers ne se gênent pas pour vous déranger à tout moment de la journée. Je ferme un petit sac en papier et note sur un petit feuillet le nom et l'adresse de la personne que j’agrafe par la suite. Cette personne viendra prendre sa commande dans l'après-midi ou demain. Au pire, je livrerais quand j'aurais pu dormir plus de quatre heures sans que mon sommeil ne soit coupé. Heureusement que j'ai eu un entraînement comme tous les gardiens pour au moins outrepasser la fatigue physique et mentale.

« J'arrive pas à croire qu'tu sois devenue aussi grande. J'sais pas quand c'est arrivé, et j'suis pas sûr que ca m'plaise - tu es bien trop jolie, tu dois faire des ravages. »

Je sursaute. Je n'avais rien entendu, même pas de pas approcher et pourtant, je me félicite toujours d'avoir une bonne ouïe, mais pas là. Sans doute la fatigue. Je finis par me retourner et un sourire immense s'affiche sur mon visage. Voilà plus d'une semaine que je n'ai pas revu son visage. Papa. Il change du tout au tout quand il me voit. De la froideur, il passe à une chaleur extrême.

« J'suis toujours l'homme que tu veux marier hein ? »  

« Papa ! » Fis-je en courant dans ces bras pour me blottir contre lui. Avec lui, tout s'envole en un instant. Plus de fatigue, plus de craintes ni d'interrogations qui n'ont pas lieu d'être. C'était celui qui parvenait à chasser le mal par sa simple présence. Celui qui a su chasser le démon.

« Bien sûr, tu le sais bien que je me marierais avec toi, mais tu devras me faire ta demande en bonne et due forme. » Fis-je en tirant la langue pour le taquiner un peu. « Comment vas-tu ? » Je me fige en le regardant. Depuis que l'on se connaît, j'ai toujours pu parvenir à le décrypter et aujourd'hui ne déroge pas à la règle. « Je récupère les affaires et je t'accorde tout mon après-midi. » Fis-je simplement en récupérant ma veste et mon sac à bandoulière où j'emporte toujours un nécessaire pour dessiner et colorier, mon porte-monnaie, bouteille d'eau et de quoi grignoter. Oui, je sors toujours l'artillerie quand je sors.

Je souris et vais prévenir Leina que je m'en vais. « J'ai fini les préparations. J'ai séparé les livraisons de ceux qui viennent prendre leurs commandes. Je t'ai aussi avancé sur la réception des commandes. » Je fais la bise à ma petite Leina lui souhaitant un bon après-midi puis je m'en vais passant mon bras sous celui de papa. « Y a pas trop de soleil... » Déclarais-je simplement, parce que je me suis habituée à ce temps chanceux, parce que je pouvais sortir dans la journée avec mon père même s'il n'avait pas tellement de temps à m'accorder avec toutes les responsabilités qu'il a. « Alors... Comment vas-tu ? » Finis-je par dire au bout d'un instant de silence, serrant doucement son bras de ma main pour l'encourager un peu. Papa n'est pas quelqu'un qui parle facilement, il est plutôt du genre à tout refouler et à réfléchir encore et encore jusqu'à s'en faire éclater la tête. Mais étant réceptive, trop d'ailleurs, on ne peut que rarement me cacher les choses. S'il ne souhaite pas en discuter, tant pis, je lui changerais les idées.



Dernière édition par Freya Moldovan le Mar 15 Mai - 13:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: freak out (Freya & Hélios) Lun 14 Mai - 22:22

Freak out
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T'prends le temps de l'observer - ca t'prend sans doute qu'une seconde, comme t'es habitué à tout analyser rapidement autour de toi. Mais elle, elle t'cessera jamais de la regarder, de l'observer sous toutes les coutures pour avoir la preuve d'la vie qui s'éprend d'sa beauté. Vivante - la première chose qu'tu perçois ce sont les battements d'son palpitant. C'un rythme qui t'apaise dés que tu le reconnais - t'es presque sûr qu'tu pourrais reconnaitre le bruit d'son coeur dans une foule, qu'tu pourrais le reconnaitre au son particulier, à c'rythme si singulier - t'as passé des heures la nuit à l'écouter, cette mélodie qui t'berçait, te donner l'impression qu'une partie d'ces battements étaient les tiens. Qu'vos coeurs pouvaient s'mettre à battre à l'unisson, tant elle était proche d'toi. Tant tu pouvais l'aimer, cette gamine perdue. Tant tu l'aimes encore - elle sera toujours ta gamine perdue.
Dans l'flot de tes émotions, tu trouve un semblant d'apaisement dés que tu la rejoins, et après avoir à loisir remarqué qu'elle gagnait en beauté à chaque fois que tu la voyais - bien qu'vos dernières retrouvailles remontent à pas une semaine, tu prends soin de faire remarquer ta présence. Tu t'perds dans ses orbes dés qu'elle se tourne vers toi et t'laisse troubler par la lumière qui s'y répand dés qu'elle te remarque. Elle est heureuse d'te voir - tu peux pas l'ignorer, tu peux pas t'faire berner ou croire le contraire. Elle manque jamais de t'offrir de flamboyant sourires qui t'cause une grimace ravi sur les lèvres. « Papa !  »  L'cris s'accompagne d'son corps qui s'entrechoque contre le tiens - tu l'entoure d'tes bras sans attendre, plongeant le nez dans sa chevelure pour y lâcher un rire de plaisir et inspirer son parfum. C'était ainsi que tu imaginais ton foyer - elle a l'parfum familier de l'amour, d'la vie, de tout. L'parfum des émotions, de la tendresse, de la joie - c'était comme retourner chez toi, si comptait qu'tu puisse avoir un foyer. Elle était ton foyer, autant qu'tu avais voulu lui en offrir un; Un où elle serait pas un monstre, ou n'effrayerait personne. Un où elle-même ne serait plus effrayée par les esprits et les fantômes. « Bien sûr, tu le sais bien que je marierais avec toi, mais tu devras me faire ta demande en bonne et due forme. »  « J'ferai ca convenablement, évidemment. J'me dois d'être un véritable chevalier servant. »  Qu'tu affirme - jouant comme lorsqu'elle était plus jeune, à être l'fervent chevalier d'ta douce princesse. C'est ce qu'elle est - t'as beau l'avoir adoptée comme la chaire d'ton sang, même si elle est humaine, c'est une princesse d'Russie a tes yeux. Après tout, si t'es l'héritier, ta fille s'doit d'être la princesse. Alors t'as jamais eut la prétention de la considérer autrement. Et t'as voulu l'meilleur pour elle - tout comme avec ta petite soeur, Echo. Toutes les deux adoptées, toutes les deux les femmes que tu préfère sur c'monde-là. Elles et - « Comment vas-tu ? »  t'reste figé un moment, n'sachant pas comment répondre exactement à cette question. Alors t'hausse les épaules, secouant la tête dans une grimace d'affliction. T'sais pas comment tu vas - t'vas pas mal, t'es pas au mieux non plus. T'es perdu. Perdu t'semble un terme acceptable, sauf que c'est pas une chose habituelle pour toi. « Je récupère les affaires et je t'accorde tout mon après-midi. »  « J'en espérais pas tant mais j'vais pas m'en plaindre. »  Qu'tu dis finalement en la voyant s'choisir un sac d'la plus parfaitement manufacture - « T'as toujours des gouts très sûrs de ce que je vois. T'passe pas trop de temps avec Echo à faire du shopping ? »  Demandas-tu en la fixant une fois encore - t'es peut être pas l'plus objectif, mais elle a une beauté et une élégance qui s'font rares ces derniers temps. T'trouve rien à redire tant elle t'semble parfaite.

Elle fait ses au revoirs à sa patronne et t'ouvre la porte pour la laisser sortir du commerce - t'vois alors que le ciel est toujours voilé, assez pour qu'le soleil berce pas. C'une lueur grise qui s'est abattu sur l'île - pas d'pluis, pas d'soleil. Une lumière neutre, sans être froide. C'le genre de journée que t'apprécie, comme tu peux agir comme tous les autres humains libres ou vampires de l'île. T'peux oublier un moment qu'tu es un héritier, un chef d'armée. Quand t'es avec Freya, t'es juste un père attentionné. « Y a pas trop de soleil...  »  « Et on a tout l'temps que l'on veut. Une journée parfaite en somme. »  Dis-tu avant de passer un bras protecteur autour d'ses épaules, marchant dans les ruelles en savourant sa proximité. Elle t'aide à voir plus clair - bien qu'tu sache pas quoi penser toujours. T'veux juste faire taire tes pensés, sachant qu'elles t'divertissent. T'peux pas te laisser divertir - mais l'souvenir, l'souvenir est cuisant et s'laisse pas taire. « Alors... Comment vas-tu ? »  La question t'revient et t'lâche un soupire - « Bien. » Et t'mens pas - en somme tu vas bien mais c'pas assez. T'es perturbé par un simple baiser, et ca t'semble ridicule, assez pour qu'soudainement tu t'mettes à rire. « Pardon, j'ai le sentiment d'être un adolescent idiot - j'ai pas tant l'habitude. Je... J'voulais te parler, j'voulais te voir, parce que tu m'as manqué. »  dis-tu en te tournant vers elle, caressant ses cheveux comme tu le faisais lorsqu'elle était plus petite que cela - heureusement elle l'est toujours plus que toi. « Mais avant toute chose : comment vas-tu toi ? » 

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MessageSujet: Re: freak out (Freya & Hélios) Mar 15 Mai - 23:44

 Freak out
Freya & Hélios  



Je suis le genre de personne à voir le bon côté de la vie, même si je ne suis pas aussi normal que la plupart des gens. Ma vision des choses est plus développée qu'on ne pourrait le croire. Je peux percevoir ce que d'autres ne peuvent pas et j'admets que cela peut paraître effrayant. Mais, ça l'est bien plus pour moi, parce que mon existence ne sera jamais comme monsieur et madame tout le monde. Et puis, quand vous mourrez durant deux minutes, on sait que la vie est d'une valeur inestimable et qu'il vous faut la chérir plus que certains ne peuvent le faire. Je démarre la journée du bon pied et je souris tout du long, pourquoi faire la grimace ou bien se montrer malheureux. Je le pourrais, j'ai les raisons de le faire, mais si c'est pour inquiéter les gens que j'aime, je préfère me retrouver seule et me complaire dans un nostalgie et une mélancolie qui pourront sans doute m'aider à alimenter ma créativité. Autant trouvé du positif dans les moments qui nous semblent les plus durs. Je peux autant aimer être entouré que de me plonger dans une complète solitude. Il y a des moments où ma mémoire semble vouloir aller dans les lieux inconnus de ma mémoire. Celle qui est enfermée dans un cocon plus que résistant. Là où il m'est impossible de voyager et où je ne désire en rien y être. L'envie de conquérir cet espace de souvenirs ne me tente pas. Pourquoi ? Je n'en ai aucune idée, un pressentiment, une mauvaise impression qui se fait de plus en plus forte à chaque fois que je me risque de le faire.

Quitte à être effrayé par mon passé, je préfère me concentrer sur mon avenir même s'il n'est guère reluisant. Je suis un être mortel, quelqu'un qui finira par tirer sa révérence et rejoindre ce monde que je côtoie tous les jours bien malgré moi. Ce qui me fait peur, c'est de savoir que je ne pourrais plus voir ma famille quand mon cœur aura cessé de battre et de danser. J'aimerais être immortelle, mais cela serait me condamner à un sort peu valorisant. Papa m'a dit ce qu'était un dégénéré et pour moi, c'est comme se mourir lentement. Ne plus avoir d'émotion et rêver à la mort, plonger dans la folie et ne plus avoir la conception du bien comme du mal, qui finit par être un simple jeu pour passer le temps. Pour moi, ce n'est pas une vie et je plains les êtres qui le deviennent, car pour beaucoup, c'est arracher le destin qui aurait dû être le leur aussi injuste était-il. On ne peut aller à l'encontre des événements, surtout de ce type, c'est injuste pour ces pauvres êtres et c'est les condamner à une longue et lente souffrance. Personnellement, je me sais incapable de vivre ainsi, je suis bien trop amoureuse des émotions qui nous parcourt au quotidien, les valoriser et trouver une raison plus belle encore de voir un lever et coucher de soleil. Et puis, si cela devait m'arriver de finir en dégénéré, je sais que papa n'aura pas d'autre choix que d'en finir avec moi non seulement parce que je le supplierais, mais aussi parce qu'il vivra avec cette douleur. Je sais qu'il a fait des guerres, mais il n'en reste pas moins avec un fond d'humanité. Vampire ne veut pas dire être éteint de tout.

Alors, quand je le vois ici, fermé, mais le regard emprunt de cette luminosité si parfaite pour moi, je ne peux m'empêcher de me fondre dans ces bras à la recherche de cette sécurité qu'il a toujours su m'offrir du premier jour où nous nous sommes rencontrés. Je n'étais qu'une orpheline comme une autre, en danger par une menace sourde, discrète, mais bien présente. Et quand j'en fus victime, il est apparu comme un preux chevalier éclipsant cette chose infâme et m'a emporté avec lui sur son cheval. Et ce n'est pas une métaphore, c'est bien ainsi que cela s'est produit, comme dans les histoires que j'ai pu lire. Quand on est seule, on se rend compte de ce temps que l'on peut avoir alors, je l'ai utilisé à la lecture.

« J'ferai ca convenablement, évidemment. J'me dois d'être un véritable chevalier servant. »

Levant la tête, j'esquisse un petit sourire face à ces paroles. J'imagine déjà cette scène comme on a pu la jouer un grand nombre de fois. Je crois que beaucoup de personne serait fort étonnés par la façon dont il peut être parfois. Ouvert, souriant, heureux et joueur. Il ne l'est qu'avec moi, sans doute parce que je suis sa fille. Nous n'avons pas le même sang, mais cela ne veut pas dire que nous ne partageons pas le même cœur. Ces derniers empruntent la même mélodie depuis très longtemps et cela continue.

« J'en espérais pas tant mais j'vais pas m'en plaindre. »

« Je ne travaille qu'à mi-temps aussi papa. » Alors, que j'embarquais avec moi mon sac fétiche vérifiant que je n'ai rien oublié par la même occasion.

« T'as toujours des gouts très sûrs de ce que je vois. T'passe pas trop de temps avec Echo à faire du shopping ? »

« Ce sac ? Il est beau hein ? Je l'ai trouvé au marché. » Généralement, je dépense bien plus en matériel de maquillage que pour le reste, c'est pour ça que j'ai pris un emploi pour pouvoir subvenir à ces besoins-là. « Oh pas tant que ça, mais c'est vrai qu'on adore ça. » Echo et moi, on adore passer du temps ensemble à la recherche de la tenue parfaite, de la meilleure occasion. On aime être coquette voilà tout.

Après les au revoir à Leina, nous sortons de la boutique. J'en profite pour prendre une bonne bouffée d'air frais et le parfum de l'eau salé parvient à mon nez avec une certaine délicatesse. La journée n'est pas ensoleillé, juste ce qu'il faut pour qu'il puisse en profiter avec moi.

Après quelques nouveaux échanges, je réitère ma question et la réponse ne me paraît toujours pas comme elle devrait l'être. Il a beau me dire bien, mais la sonorité sonne quelque peu fausse. J'arrive à le savoir à présent après toutes ces années passés avec lui.

« Pardon, j'ai le sentiment d'être un adolescent idiot - j'ai pas tant l'habitude. Je... J'voulais te parler, j'voulais te voir, parce que tu m'as manqué. »

J'esquisse un sourire pressant un peu son bras de ma main tandis que nous continuons à avancer. « Après toutes ces années, tu es toujours comme ça. » Constatais-je simplement.

« Mais avant toute chose : comment vas-tu toi ? »

« Moi ? Mais je vais très bien. La vie est belle et j'ai toujours de nouvelles idées. Maman accepte toujours d'être mon modèle, tante Viktoriya aussi et Malaki. » Je suis enjouée, il n'y pas de fausse note dans ma voix. « J'ai toujours de quoi jouer et réinventer mon monde. Je dessine plus que jamais par envie ou pour de nouvelles créations. » C'est quelque chose qui m'apaise et m'oblige à me concentrer sur autre chose que ce que je peux voir par moment. Et je sais, que c'est cette partie qu'il peut redouter en sachant le mal que cela peut parfois me causer. « J'en vois un peu, mais plus aussi souvent qu'avant depuis que tu m'as enseigné comment fermer la porte. Quand je n'ai pas envie d'être dérangé, alors, je ne le suis pas. C'est pas tout le temps possible, mais je suis tranquille la plupart du temps. » C'est pendant que je dors que c'est compliqué, je me relâche tellement pour apprécier une bonne nuit de sommeil que certains se donnent le droit de me déranger. « Mais bon... Y a quelque chose que je voulais te montrer. » Je sors mon carnet de croquis cherchant la page en question et le lui montre. « J'ai fait un rêve assez étrange la dernière fois et je l'ai vu elle. » Je souris un peu rêveusement. « Je ne parvenais pas à revoir tous les détails, mais j'ai reproduis ce dont je me souvenais. Je ne sais pas si c'est quelqu'un que j'ai déjà vu. Je parle d'un esprit ou bien si... Si ça fait partie de cette partie de ma vie dont je ne me souviens plus, ou bien un esprit qui est venu me voir en rêve. Elle tentait de me dire quelque chose, mais je n'ai pas pu comprendre quoi exactement. »

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Life and Death.

“Why are we afraid of the dark? I know it. We are afraid because we do not know what is hidden there.”
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MessageSujet: Re: freak out (Freya & Hélios) Sam 19 Mai - 0:03

Freak out
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T'veux pas penser à ce qui te torture - t'sais pas si t'as le désire d'en parler à Freya, t'sais juste qu'elle était la seule personne dans c'monde que tu désirais voir. C'souvent le cas, quand il s'agit de ta fille. T'sais depuis toujours que tu voulais être père, après tout cela faisait parti de ton rôle comme héritier. Après ta presque mise-à-mort t'as presque abandonné, cependant, parce que l'idée d'te perdre à nouveau dans les effluves d'la passion destructrice te rendait malade. Tu devais racheter tes fautes, tes pêchers, tes meurtres - t'as détruit plus d'vies que t'avais pu en sauver à l'époque. Et aujourd'hui encore bien souvent tu t'sens comme l'amant de la faucheuse, tuant plus qu'tu protège vraiment les âmes des habitants d'ce monde. La guerre amène le meurtre dans son sillage, cependant, t'sais que tu peux pas faire autrement - t'as tué, à tour de bras. Mais s'il s'trouve encore un coeur sous ta cuirasse, assurément une part appartient à Freya. D'puis le premier jour elle a éveillé en toi quelque chose qu'tu sais pas nommer - amour t'semble pas assez parfait ou précis. Si c'est de l'amour, c'plus parfait qu'ce que tu peux entendre des histoires d'coeurs autour de toi. Y a pas moyen qu'tu sois déçu par ta fille - tu l'aime parfaitement, dans son entièrement, qu'importe c'qu'elle fait. « Après toutes ces années, tu es toujours comme ça. » T'souris, t'penchant vers elle pour déposer un baiser sur son front - t'montre tendre et calin, c'pas une chose que tu fais avec quiconque d'autres. Même avec Echo, bien qu'tu sois souriant avec ta soeur, tu t'montre pas aussi tactile. Pourtant tu l'as sauvée, encore bébé, dans les affres de la guerre. Mais c'tes parents qui ont élevé Echo. Freya n'a eut qu'toi - d'abord. T'es son père - si ta soeur joue l'rôle de mère, t'sais aussi que plus souvent elle a prit l'beau rôle, celui d'jamais dire non et toujours faire c'que la gamine voulait. T'as été celui qui restait à ses côtés pour ses cauchemars et ses journées d'terreurs. T'as été là pour l'entrainer à respirer, à passer à travers l'monde sans s'faire arrêter par les ombres.
T'as été son guide, son protecteur, son mentor, son complice, son père - c'un rôle que t'aime plus qu'le reste, bien qu'entant qu'Gardien, t'sais aussi qu'la vie de Freya n'sera jamais celle que tu protègeras en premier. T'veux pas y penser, cela dit. Pour l'heure t'es tout à elle. « Moi ? Mais je vais très bien. La vie est belle et j'ai toujours de nouvelles idées. Maman accepte toujours d'être mon modèle, tante Viktoriya aussi et Malaki. » « J'peux pas dire que ca m'étonne - surtout pas venant d'ce dernier. »  Dis-tu sans pouvoir t'empêcher d'lever les yeux au ciel. Assurément, c'une chose que t'auras jamais compris - comment Hiroaki séduit son monde avec autant d'facilité. T'connais pas un vampire qui n'soit pas totalement fan d'ce dernier, à la cour. Il s'y glisse comme un poisson dans l'eau, au point d'même faire succomber l'coeur de l'Empereur. « J'ai toujours de quoi jouer et réinventer mon monde. Je dessine plus que jamais par envie ou pour de nouvelles créations. » « Tu m'montreras ? » demandas-tu, et bien qu'tu sois pas totalement sensible à l'art, t'peux pas nier que t'aime voir ce qu'elle peut faire, ta fille. T'es un parent fier - trop fier sans doute. Sans doute - t'peux paraitre ridicule mais t'en as cure. Pas qu'il s'trouve quelqu'un d'assez idiot pour oser t'critiquer ou t'moquer. « J'en vois un peu, mais plus aussi souvent qu'avant depuis que tu m'as enseigné comment fermer la porte. Quand je n'ai pas envie d'être dérangé, alors, je ne le suis pas. C'est pas tout le temps possible, mais je suis tranquille la plupart du temps. » Tu la sers plus fortement contre toi quand elle t'en parle - c'une habitude depuis les premières nuits où elle s'glissait dans tes appartements pour les éviter, pour qu'tu les fasse fuir. Et si tu pouvais pas les faire disparaitre, tu pouvais au moins lui montrer qu'elle était plus seule à s'battre. « T'fais toujours les exercices d'relaxation? »  tu demande en caressant l'haut d'son crane, y déposant ensuite tes lèvres - t'peux pas t'empêcher.

T'peux pas t'empêcher de l'aimer comme un dingue ta gamine. « Mais bon... Y a quelque chose que je voulais te montrer. » Surpris tu t'recule assez et t'arrête dans votre marche pour voir c'qu'elle te sort - t'présentant le dessin qu'tu prends avant de le découvrir - figeant sans plus attendre devant la silhouette familière. « J'ai fait un rêve assez étrange la dernière fois et je l'ai vu elle. » Un rêve - t'fixe toujours les courbes et l'visage dont tu trouve pas l'nom. T'sais pourtant qu'il pourrait se glisser sur tes lèvres. C'familier, trop récent pour qu'tu puisse l'ignorer, ou l'avoir omis déjà. T'sais que c'est proche - assez pour qu'tu le sente à portée d'main mais t'sais pas l'dire - « Je ne parvenais pas à revoir tous les détails, mais j'ai reproduis ce dont je me souvenais. Je ne sais pas si c'est quelqu'un que j'ai déjà vu. Je parle d'un esprit ou bien si... Si ça fait partie de cette partie de ma vie dont je ne me souviens plus, ou bien un esprit qui est venu me voir en rêve. Elle tentait de me dire quelque chose, mais je n'ai pas pu comprendre quoi exactement. » « Ca m'est familier. »  Qu'tu réponds finalement - c'qui signifierait que c'pas tant un imaginaire, mais d'une réalité. Peut être - peut être qu'le don se développe avec l'temps, bien qu'tu trouve cela étonnant. T'sais pas expliquer ce genre de chose, t'pas assez érudit sur le sujet pour cela. « Tu as montré cela à quelque chose d'autre ? Echo ? Malaki ? Sél - »  T'bloque, ta langue soudainement sèche dans ta bouche, incapable d'terminer l'nom que tu bannis d'ton esprit sans y parvenir. Tu déglutis - inutilement - avant d'lui rendre le portrait. « Je ne saurais dire d'où, mais ce portrait, cette silhouette... J'suis presque certain de les avoir déjà vu. Mais il y a longtemps - bien longtemps. »  Dis-tu en essayant d'forcer tes souvenirs - sans grand succès comme c'toujours une seule et même chose qui te torture depuis des jours. « T'fais souvent ces rêves ? »

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MessageSujet: Re: freak out (Freya & Hélios) Sam 26 Mai - 16:00

Freak out
Freya & Hélios



Papa n'a jamais été doué pour exprimer ces émotions comme moi, je peux le faire. Mais en ma compagnie, cela en est tout autrement. Il sait comment s'y prendre et n'a pas peur de les montrer. À travers les années, j'ai su que je suis la partie de son être qu'il dissimule à la face du monde pour ne pas paraître faible. Il a un rôle à tenir, et même si je sais qu'il n'a pas toujours fait des choses bien et qu'il a un nombre incalculable de fantômes dans son sillage, cela ne change pas que je l'aime quand même. Il m'a tendu la main quand tout le monde me tournaient le dos et me délaissaient. Il a su faire fuir le démon qui a fait tant de mal à des enfants, j'en suis sans doute la seule survivante ou pas. Je n'en sais rien, les chasseurs haïssent les vampires, mais ils devraient se méfier de ce qui se cache dans les ténèbres, c'est d'autant plus effrayant qu'un vampire dégénéré ou naturellement machiavélique. J'ai pu sentir et voir ce qu'un démon cherche à nourrir. J'ai connu la peur ultime, celle que l'on ne peut contrôler, je sais ce qu'est le goût du désespoir et malgré tout, je continue à voir la vie du bon côté. Pourquoi me demanderez-vous ? Tout simplement parce que si je me laisse aller au reste et bien, cela fera gagner toutes les mauvaises entités qui veulent m'effrayer et me faire du mal. Je dois être débarrassé de beaucoup de sentiments négatifs pour ne pas en attirer davantage. Je n'en oublie pas pour autant que je ne suis qu'une humaine et donc, imparfaite. Il n'y a pas toujours du mauvais à voir les fragments d'âmes. Bien heureusement, ces derniers ne sont pas tous mauvais et je peux parfois rire et rêver en leur compagnie.

« J'peux pas dire que ca m'étonne - surtout pas venant d'ce dernier. »

Je souris de plus belle tout en continuant de marcher à ces côtés. Le regard rêveur sur mes prochaines idées qui ne cessent de s'écouler en moi comme un antidote qui m'aide à ne pas penser au côté éphémère de mon existence. Je veux profiter de chaque seconde de ma vie, marquer celle des êtres que j'aime, ainsi dans leur mémoire, je resterais vivante. D'un côté, cette manière de penser me rend immortelle comme eux.

« Tu m'montreras ? »

« Avec plaisir, mais tu sais que j'ai YouSuck où je mets toutes mes créations et mes idées papa. À moins que tu as dû mal avec ça. » Fis-je un brin moqueuse. Je dois bien l'embêter un peu non ?

« T'fais toujours les exercices d'relaxation? »

Je hoche la tête. « Oui, tous les matins et les soirs avant de me coucher. Cela me permet de chasser les mauvaises ondes que j'ai accumulé dans la journée. » Papa m'a montré beaucoup de choses pour me permettre de créer une barrière entre moi et les esprits, cela fonctionne sans mal sauf quand je suis littéralement épuisé. Dans ce cas-là, je me fais harceler dans tous les sens et généralement, j'appelle à l'aide quelqu'un de ma famille. Je ne peux pas toujours m'en tirer seule.

Finalement, après quelques pas, je finis par m'arrêter pour lui montrer ce qui me turlupine. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi cette image a tellement d'impact sur moi. Je vois tellement de choses que cela soit en rêve ou éveillé et cela ne m'a jamais autant préoccupé. Je ne peux pas me permettre de me donner corps et âme au monde des esprits, même si parfois, je peux en aider certains à rejoindre la lumière. Il y a par moment quelques-uns qui se refusent à se laisser guider et préfèrent opter pour vivre dans un monde qu'ils ne font que croiser, voir sans la possibilité de discuter avec les vivants.

« Ca m'est familier. »

Alors, elle a réellement existé ? Si papa dit que ça lui est familier, ce n'est pas pour rien. Je pousse un long soupire parce que je sais qu'il ne pourra pas en avoir la réponse avec tous les visages qu'il a pu croiser durant sa longue vie.

« Tu as montré cela à quelque chose d'autre ? Echo ? Malaki ? Sél - »

« Non, tu es le premier à qui je voulais la montrer. » Fis-je en le regardant, remarquant cependant qu'il n'a pas dit entièrement le nom de Séléné. C'est étrange, cela n'a jamais été le cas. J'arque un sourcil songeuse.

« Je ne saurais dire d'où, mais ce portrait, cette silhouette... J'suis presque certain de les avoir déjà vu. Mais il y a longtemps - bien longtemps. »

« Je me doute un peu que cela soit être dur de se souvenir de tous les visages papa. » Je regarde à nouveau le dessin. Il ne rend pas entièrement la beauté de cette femme qui s'efface presque dès que je me réveille.

« T'fais souvent ces rêves ? »

« Assez souvent. » Répondis-je en prenant le cahier et en me perdant dans la contemplation du dessin. Malgré moi, une larme coule le long de ma joue. « Elle sourit... Mais, elle est tellement triste comme si elle avait dû abandonner quelque chose de très important pour elle. Je la vois devant moi, mais c'est comme si... On lui arrachait le cœur. Quand elle tente de parler, il n'y a aucun son qui sort de sa bouche. J'ai l'impression qu'elle souhaite me dire quelque chose ou qu'elle tente de... Oui, comme me mettre en garde contre quelque chose, mais j'ignore quoi. »

Malgré moi, je finis par fermer le cahier pour le remettre dans mon sac. « Pardon papa. » J'essuie ma larme, je ne veux pas qu'il s'inquiète pour moi. Mais, parfois, j'arrive à ressentir les émotions des esprits et cela me déroute complètement. « Je sens tellement sa tristesse que j'ai l'impression que c'est la mienne. » Je souris à nouveau. « Mais dis-moi papa... Dis-moi qu'est-ce qui ne va pas, si tu comptais me cacher quelque chose, surtout à moi, c'est raté, je te connais trop bien pour ça. Mais, je t'écouterais mieux avec un bon steak saignant avec des frites de mon restaurant préféré. Je profite de la compagnie de mon gentleman russe préféré pour être invité. » Dis-je en prenant un regard taquin et suppliant. Parce que, mine de rien, j'ai une faim de loup.


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MessageSujet: Re: freak out (Freya & Hélios) Dim 27 Mai - 21:33

Freak out
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T'as peur d'rien - c'est une chose que tu te répète depuis que t'es enfant, apprenant que tes peurs n'sont que des faiblesse te gardant les pieds encrés dans le sol. T'veux pas craindre tes ennemis - t'peux les vaincre avec un coup d'épée. T'peux les massacrer, les tuer, les brûler - t'as vu plus d'cadavre d'immortels tombés autour d'toi, comme de la cendre revenant à la terre, que quiconque sur cette île. T'es un meurtrier, t'battant pour la paix d'tout. T'es un protecteur, t'aime à le répéter. Et t'sais que t'as plus à craindre des vivants que des morts - alors t'as pas peur des cauchemars et des silhouettes sombres qui hantent les yeux brumeux d'Freya. T'as toujours été celui pour la rassurer, la prenant contre toi pour lui faire oublier qu'il se trouvait des esprits l'entourant et lui rappelant qu'la mort se trouve pas loin. La seule chose dont t'as peur, aujourd'hui, c'est de la perdre elle - t'sais ca inévitable, en même temps que tu entends l'rythme régulier d'son palpitant.
T'veux rien manquer de la vie de ta fille - la voir grandir t'as rendu fou d'joie, et t'as toujours du mal à contenir tes sourires en sa présence. C'est bien plus facile d'être heureux, en sachant qu'ton temps est compté. C'toujours plus simple d'oublier d'être prudent, quand ton coeur est déjà dans la balance, et que tu sais qu'la perdre va t'briser. Il te reste qu'à savourer d'chaque moment. « Avec plaisir, mais tu sais que j'ai YouSuck où je mets toutes mes créations et mes idées papa. À moins que tu as dû mal avec ça. » T'grimace - t'sais qu'elle te charrie, t'sais aussi que c'est pas pour rien. « Je veux pas de ces machines du diable. » Qu'tu réponds en voyant qu'elle traine toujours son téléphone pas loin. T'en as un - Mélusine et Araël t'obligent à l'posséder - mais l'utilise pour rien de plus que passer un message ou un appel en urgence. T'es pas d'un siècle (ou d'un millénaire) où tu t'prends en photo pour le partager au monde entier.

Pour l'heure, t'es un père avant autre chose, et voit ta fille avouer mal dormir ca t'rend nerveux et inquiet. T'peux pas aller contre - tu sais pourtant que t'as fait ce que t'as pu pour t'assurer qu'elle dorme mieux. Tu sais aussi que tu peux pas combattre ses démons à sa place - ca t'empêche pas d'espérer un jour en posséder l'pouvoir. « Oui, tous les matins et les soirs avant de me coucher. Cela me permet de chasser les mauvaises ondes que j'ai accumulé dans la journée. » T'opine, avant d'passer un bras protecteur autour d'elle pour continuer votre chemin. Pas que ca dure longtemps parce qu'elle t'arrête pour t'montrer un dessin - c'lui qui te semble familier sans que tu puisse expliquer pourquoi. « Non, tu es le premier à qui je voulais la montrer. » T'souris - tu sens que c'est important pour elle, en somme. Tu peux pas dire pourquoi; mais t'es toujours touché d'avoir cette place unique pour Freya. T'es pas certain d'un jour t'y habituer, mais t'es certain de jamais t'en lasser. « Je me doute un peu que cela soit être dur de se souvenir de tous les visages papa. » « Malaki a voyagé dans le monde entier, il a sans doute une meilleure mémoire que moi. »  Dis-tu avec un sourire d'excuse. T'es pas doué pour te souvenir des visages - en réalité. T'pas doué parce que tu penses toujours à ceux qui sont morts, aussi. A ceux que t'as ôté à l'immortalité. Si tu devais t'souvenir de chaque visage tu serais devenu fou. « Assez souvent. » Vous êtes stoppés à présent, et tu t'penche vers elle alors qu'elle fixe le portrait avec un air si mélancolique qu'tu devines les larmes avant qu'elles coulent. « Elle sourit... Mais, elle est tellement triste comme si elle avait dû abandonner quelque chose de très important pour elle. Je la vois devant moi, mais c'est comme si... On lui arrachait le cœur. Quand elle tente de parler, il n'y a aucun son qui sort de sa bouche. J'ai l'impression qu'elle souhaite me dire quelque chose ou qu'elle tente de... Oui, comme me mettre en garde contre quelque chose, mais j'ignore quoi. » Elle pleure - t'faut pas plus que cela pour poser une main sur son épaule et la serrer doucement - lui rappelant que tu trouves là. T'es jamais sûr de comprendre comment son don fonctionne, mais tu sais que cela la rend unique.

« Pardon papa. » « T'as rien à t'faire pardonner. » T'assure en la prenant contre toi, voulant prendre un peu d'sa tristesse pour pas qu'elle s'y noie. « Je sens tellement sa tristesse que j'ai l'impression que c'est la mienne. » « Je le devine dans ta manière d'en parler. On trouvera un moyen de la sauver, Freya. J'sais pas comment, mais on trouvera un moyen. »  Qu'tu promets - comme tu le faisais à l'époque, quand enfant elle se sentait triste sans savoir pourquoi. Triste pour Eux Qu'importe qui ils étaient à ce moment-là. Tu finis par relâcher l'étreinte, posant tes mains sur chaque côté d'son visage pour lui sourire, et effacer les larmes d'tes pouces. « Mais dis-moi papa... Dis-moi qu'est-ce qui ne va pas, si tu comptais me cacher quelque chose, surtout à moi, c'est raté, je te connais trop bien pour ça. Mais, je t'écouterais mieux avec un bon steak saignant avec des frites de mon restaurant préféré. Je profite de la compagnie de mon gentleman russe préféré pour être invité. » T'souris d'nouveau avant de faire le chemin jusqu'au restaurant qui se trouve pas loin. Vous êtes accueillis comme chez vous - c'que vous venez souvent dans le coin, avant d'être installés sur une table un peu à l'écart pour être certains de garder l'intimité de votre conversation. T'demande deux steaks saignants et des frittes - en passant - avant de te poser. T'inspire alors profondément. « Ce qui m'tracasse n'a rien de dramatique. Ca m'empêche pas d'être perdu malgré tout. »  Dis-tu en prenant soin des mots. T'es pas doué pour être subtile - cela dit - alors t'cherche pas à faire dans la dentelle. « J'ai embrassé Séléné. On rentrait d'une mission qui a mal tourné, elle était blessée et... Être certain qu'elle irait bien, j'ai pas trouvé autre chose à faire que l'embrasser. » 

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MessageSujet: Re: freak out (Freya & Hélios) Mer 6 Juin - 8:50

 Freak out
Freya & Hélios  



Mon don n'est pas qu'une malédiction. Voir certains esprits m'apprend que la vie est tellement précieuse et qu'il faut la chérir plus qu'on le fait au quotidien. Je ne fais pas que les voir, mais je ressens la moindre de leurs émotions. Ce n'est pas toujours facile de les différencier de celles que je ressens. Et cela peut être problématique également, il m'arrive d'être épuisé et de ne pas pouvoir me lever tellement la fatigue me surprend et me possède m'obligeant à me reposer. N'étant qu'une humaine, j'ai mes limites et j'ai besoin de prendre du temps pour moi. Alors, je trouve dans mes activités quelque chose qui m'éloigne un peu de tout cela, que cela puisse me déconnecter et me permette de me focaliser sur une activité qui me permet de récupérer l'énergie qui se perd au dépend de ces âmes en détresse. Et croyez-moi, il y en a tellement ici-bas. La plupart sont celles de personnes suicidées et tuées injustement. D'autres ont simplement peur de se tourner vers la mienne ne sachant pas ce qu'elles pourraient trouver. Moi non plus, je l'ignore, je n'ai eu qu'un bref aperçu de la vie après la mort, de ce long tunnel, de cette lumière blanche et intense. De cette envolée lyrique de voix que je connais tout en peinant à mettre des visages dessus. Sans doute, ai-je vu une part de mon passé ou bien m'y être confronté, mais je n'arrive pas à savoir qui je suis ou qui j'ai été avant d'être sur Atlas.

Mon regard finit par quitter le dessin que je range avant qu'il ne m'obsède trop. Je souris à mon père, j'adore l'avoir près de moi, cela fait longtemps que nous n'avons pas eu un moment à deux. Ceux qui nous connaissent, savent que nous sommes très proches pour les humains, il est mon grand frère, mon protecteur et celui qui veillent sur moi depuis que je suis enfant. Il faut bien jouer un rôle pour ne pas élever les soupçons.

« Malaki a voyagé dans le monde entier, il a sans doute une meilleure mémoire que moi. »

« Bonne idée, je penserais à lui demander. Je crois que j'ai rendez-vous avec lui pour lui faire les cheveux et tenter de nouveaux essais maquillage avec lui. » Fis-je en souriant, ce vampire a vraiment tout pour plaire. Il attire les gens avec un simple sourire et son regard est tellement avenant que c'est du domaine de l'impossible de lui résister. Il a du charme à vendre et puis, c'est un homme qu'on ne peut qu'aimer.

Mon cœur se déchire un moment quand la vision de cette femme occupe mon esprit m'y perdant et je ne peux m'empêcher de laisser ma tristesse se faire voir et partager ce que je ressens à l'égard de cette personne. C'est bien plus fort qu'avec les autres esprits. C'est comme si nous étions connectées elle et moi. C'est vraiment étrange comme sensation.

Je ne trouve rien d'autre qu'à m'excuser auprès de papa, sachant bien qu'il s'inquiète facilement pour moi. Cela a toujours été ainsi depuis qu'il a souhaité m'adopter en sachant que j'avais besoin de lui autant qu'il a besoin de moi.

« Je le devine dans ta manière d'en parler. On trouvera un moyen de la sauver, Freya. J'sais pas comment, mais on trouvera un moyen. »

Un petit sourire se dessine sur mes lèvres. Papa me promet toujours cela et même si ce n'est pas toujours le cas, nous parvenons d'une certaine manière à apaiser les esprits qui m'entourent au point de me chambouler de cette manière. Je hoche positivement la tête effaçant les dernières larmes sur mon visage. « Oui, tu as raison, on trouvera un moyen comme toujours. »

Préférant partir sur une note plus joyeuse, je l'entraîne à nouveau dans notre marche en disant que j'ai une faim de loup. Ce qui est souvent le cas, j'ai un estomac sur patte depuis que je suis enfant. J'aime manger et ça a souvent faire rire papa. Nous trouvons donc rapidement notre restaurant préféré où nous sommes mené à notre table. Je m'y installe après m'être débarrassé de ma veste et de mon sac. Je sens bien des regards sur moi, mais je les ignore.

« Ce qui m'tracasse n'a rien de dramatique. Ca m'empêche pas d'être perdu malgré tout. »

Je penche la tête sur le côté en me demandant ce qui peut bien le tracasser autant. Ce n'est pas tous les jours que je peux le voir comme ça.

« Je comprends. Dis-moi ce qui te tracasse. »

« J'ai embrassé Séléné. On rentrait d'une mission qui a mal tourné, elle était blessée et... Être certain qu'elle irait bien, j'ai pas trouvé autre chose à faire que l'embrasser. »

De surprise, mes yeux deviennent aussi ronds que des soucoupes et j'ai du mal à m'exprimer le temps que cette information fasse son trajet jusqu'à mon cerveau.

« La vache. »

J'évite de dire trop de gros mots en général, mais... « Putain... » Là, impossible de retenir celui-là. « Si je m'attendais à ça. » Je ferme les yeux un instant avant de reprendre une respiration plus calme. « Séléné va mieux maintenant ? » Je tiens beaucoup à elle, c'est grâce à elle si je suis toujours vivante et puis sur Atlas, quand j'étais enfant, je me suis collée à elle quand papa n'était pas dans les parages. Et puis en tant que femme, elle m'a permis de mieux me préparer à cette vie qui me tendait les bras quand l'enfance vous quitte et que vous devenez une jeune fille. « Et je suppose que tu ne sais plus où tu en es dans ta relation avec elle à présent. Dis-moi, maintenant qu'elle est loin de toi, qu'est-ce que tu ressens ? Elle te manque ? »

Si on m'avait dit un jour que j'aurais ce genre de discussion avec papa, jamais je ne l'aurais cru.


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MessageSujet: Re: freak out (Freya & Hélios) Lun 11 Juin - 23:25

Freak out
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La mort est ta compagne depuis tant de temps que t'as perdu gout à la peur. T'es immortel, pourtant t'as vu tombé des dynasties à la pointe de ton épée. Tu t'tiens sur le monde, entouré des souvenirs d'tes ennemis, d'ceux que t'as pendu et brûlé, ceux que t'as fait crever d'ta lame parce qu'ils étaient nommés traitres, ceux qui ont vendu des âmes innocentes pour injustement sauver la leur - t'as pas de pitié, ni plus de compassion pour les lâches. T'as fait tomber des noms royaux pour ériger la bannière des Moldovan sur de nouveaux territoires, apprenant enfant que le pouvoir appartient au messager d'la mort - au guerrier qui tuera le premier. Alors t'as appris à être plus rapide, et précis que t'es autres. T'as appris à ravaler tes émotions jusqu'à oublier d'sourire. T'as appris à n'pas penser - bien qu'la nuit ce soit rare qu'les cauchemars te ramène pas dans des contrés où s'tiennent les morts que tu as accumulé à mesure des années. Tu t'souviens pas de tous les visages, mais tu comptes par milliers ceux que t'as arraché à des vies éternels ou éphémères. T'es une faucheuse, aussi cruelle que flamboyante - parfois tu t'demande comme Freya pouvait dormir à tes côtés à la nuit tombée.
T'as toujours tout fait pour la protéger des monstres qui pouvait l'effrayer - lui répétant qu'elle devait plus craindre les vivants qu'les morts - et qu'pour les vivants t'étais là pour la protéger. T'sais que t'es pas l'mieux placer pour l'aider avec son don, mais t'fais tout pour qu'elle s'accepte comme elle est. Parce que toi tu la voudrais pas autrement. « Bonne idée, je penserais à lui demander. Je crois que j'ai rendez-vous avec lui pour lui faire les cheveux et tenter de nouveaux essais maquillage avec lui. »  Tu t'retiens pas d'lever les yeux au ciel à cette idée - t'sas pas comprendre pourquoi Malaki a autant d'succès alors que tu l'trouve tout simplement agaçant. Il t'fait rire, intérieurement, et t'as pas été fourbe au point d'pas pousser les choses entre Araël et lui - mais tu n'peux pas supporter d'le voir se faire faire les ongles par ta fille et parler d'garçon, ou des choses dont ils parlent - t'as pas envie d'savoir, vraiment.

Mais pour l'reste, tu préfère prendre ta fille contre toi, ôter d'ses joues les larmes qui ont jailli et lui promettre l'impossible. T'sais que pour elle t'pourrait déplacer des montagnes, et devenir le héros qu'il lui faut pour être heureuse. « Oui, tu as raison, on trouvera un moyen comme toujours. » Toujours - ca t'semble une promesse parfaite dans la bouche de ta fille, bien qu'tu sache que ce sera de celle que tu peux pas tenir. Tu joue l'rôle de grand frère à présent, pour l'restant de l'humanité autour d'vous. T'aime pas cela - t'préfère te dire son père, et t'préfère être honnête avec elle. C'que t'as toujours été - tu veux pas que ca change, mais pour l'bien des lois et d'sa sécurité t'as pas l'choix. T'as pas l'droit de compromettre votre relation. T'as pas l'droit - pourtant pour la première fois tu l'voudrais.
La sincérité, c'est ce qui t'a poussé, sans doute, à vouloir la voir elle plutôt que quelqu'un d'autres pour c'que t'as sur le coeur. T'sais pas y réfléchir, mais t'es certain qu'Freya pourra t'aider. Elle a ton semblant d'émotion en elle - la meilleure part d'toi, c'est ta fille t'as pas à en douter. « Je comprends. Dis-moi ce qui te tracasse. » Alors c'est c'que tu fais, avec ton manque d'subtilité et d'contenu habituelle. « La vache. » T'arque un sourcil à la réaction d'ta fille. C'pas souvent qu'son langage perd d'sa beauté - « Putain... » « Freya. » qu'tu claque dans l'air pour la rappeler à l'ordre. C'que t'as bien pris soin de lui apprendre à bien parler - comme une princesse, parce que c'est ce qu'elle est après tout. Et t'aime pas voir d'la vulgarité de sa bouche. Bien trop pure, bien trop belle poru cela. T'as idéalisé ta fille, peut être, mais tu veux pas voir d'trace d'imperfection en elle. « Si je m'attendais à ça. » « On a été deux à être surpris. » Trois peut être - tu t'dis que t'aurais peut être dû l'garder pour toi finalement. T'es gêné, et c'pas souvent que ca t'arrive. C'pas souvent aussi que tu embrasses une fille - la dernière remonte à huit siècles, et t'aime pas y penser.
« Séléné va mieux maintenant ? » Ca t'fait sourire d'nouveau que ce soit la première chose qu'elle te demande. Tu sais comme Séléné compte pour elle, et tu prends vite l'partie de la rassurer à ce propos. « Evidemment. Il en faut plus pour en venir à bout, bien que ses blessures étaient impressionnantes. » T'veux pas y penser - tu peux pas l'éviter cependant. Tu t'revois battre les dégénérés, puis l'cris de Séléné quand elle a risqué de finir dans le volcan d'Atlas. Tu l'as revois s'faire mordre par un d'ses mordre, et l'sang coulant d'sa plaie pour pas s'refermer. T'sais que les morsures de dégénérés sont plus violents - n'cicatrisant pas sur la peau des immortels, ou difficilement. T'as cru la perdre, et t'veux pas y penser. Tu veux pas d'un monde où Séléné s'trouve pas à tes côtés. « Et je suppose que tu ne sais plus où tu en es dans ta relation avec elle à présent. Dis-moi, maintenant qu'elle est loin de toi, qu'est-ce que tu ressens ? Elle te manque ? » « Je... » T'es pas doué pour parler d'ce que tu ressens, mais tu sais qu'tu le peux avec ta fille - c'bien la seule personne avec laquelle tu sois assez à l'aise pour cela. Alors tu t'plonge dans son regard, et t'laisse envahir de tes incertitudes. « J'veux pas d'un monde où elle soit pas là. J'peux pas l'imaginer, vraiment. Elle est à mes côtés depuis... » T'regarde autour de vous, mais il s'trouve pas d'oreille à proximité, c'qui te permet de parler librement. « ... six siècles. Mais jamais j'avais pensé à être aussi proche d'elle. Et jamais j'aurais pensé autant... aimer cela. » T'avoue - ca t'fait flipper, tu t'en rends compte, et t'es pas habitué du tout à avoir peur. « J'suis pas fait pour les relations. J'suis mauvais pour cela. Sauf que je sais pas comment faire pour m'sortir de ce pétrin. »


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MessageSujet: Re: freak out (Freya & Hélios) Mer 13 Juin - 2:28

 Freak out
Freya & Hélios  



Assise à notre table, habitués lui et moi de ces lieux, c'était un peu notre moment à nous. Comme des gens normaux dans un monde qui ne l'est pas. Papa est vampire et moi l'humaine de la famille Moldovan. D'orpheline, je suis passée à princesse d'adoption et pourtant, je ne me prends pas la tête, je reste qui j'ai toujours été. Bien sûr, je dois l'avouer, papa m'a donné l'éducation digne à mon rang, mais malgré ça, il m'arrivait de faire des écarts, de faire mes choix d'agissements parce que je restais une personne à part. Une princesse pouvant des choses que papa ne peut soupçonner, mais simplement imaginer. Du beau à l'atroce, tout se présente à mon regard que je le veuille ou non et c'est sans doute pour cela qu'il s'est montré plus à cheval sur mes entraînements. Afin d'être rassuré que je puisse allée au-dessus du mal qu'on pouvait me faire. Pas toujours physiquement, mais psychologiquement et c'est le genre de blessure qui est dure à guérir. Qui prend du temps, voir ne guérisse jamais réellement. Et j'en sais quelque chose, parce que mourir deux minutes m'a donné un lot de problème autant que de chance. Ce n'est pas toujours un mal d'être ce que je suis, cependant, c'est difficile à gérer au quotidien. Être sur ces gardes alors, que l'on souhaiterait simplement vivre sans avoir à craindre de voir un fragment d'âme bien heureux de rencontrer une personne pouvant échanger avec lui sans imaginer que cela peut me porter préjudice. Enfant, on me prenait pour une folle alors, à présent, pour les personnes qui l'ignorent, je suis tout simplement étrange. Vous n'imaginez pas à quel point cela peut être blessant par moment.

Seulement, aujourd'hui, j'ai la chance d'être en paix, c'est l'effet que papa a. Il effraie sans même le savoir ceux qui peuvent m'importuner, mais aussi parce que je me sens invincible en sa présence. Néanmoins, au fur et à mesure de notre discussion, j'apprends des choses qui me laisse... sur le cul. Oui c'est ça. Heureusement, que papa ne lit pas dans ma tête, il me réprimanderait plus d'une fois, comme il la fait, il y a quelques instants de cela. Mais je n'ai pas pu m'en empêcher. Je ne suis pas du genre vulgaire, je n'aime pas ça. Mais avouez, que c'est une nouvelle des plus surprenante, surtout venant de mon père qui ne s'autorise cela qu'en de rares occasions. Une étreinte ou un baiser sur la joue ou le front, il ne le fait qu'avec moi, parce que je suis sa fille. Mais je le sais plus réservé voir glacial avec les femmes bien qu'il peut les respecter surtout Séléné.

« On a été deux à être surpris. »

« Ah bin ça, je veux bien te croire vous êtes autant l'un que l'autre. Très réservé sur ce point. Toi plus que n'importe qui. » Ma voix est encore étonnée par l'impact de ce qu'il vient de m'apprendre, mais je ne peux m'empêcher de vouloir en creuser davantage sur ce sujet. Mais avant cela, le plus important, savoir comment elle va et je m'empresse de lui poser la question et cela le fait sourire. Je tiens énormément à ma Séléné, c'est mon ange gardien, c'est grâce à elle si je suis en vie et que j'ai pu avoir une aussi grande famille.

« Évidemment. Il en faut plus pour en venir à bout, bien que ses blessures étaient impressionnantes. »

Je soupire soulagée, mais savoir que quelqu'un que j'aime a pu souffrir m'attriste. Je préfère subir cela plutôt qu'eux. Je suis comme ça, à vouloir préserver les autres du mal. Et puis, avec ce que j'ai vécu enfant, plus rien ne risque de véritablement m'effrayer, même si je m'avouerais folle si je ne dis pas connaître la peur. Elle reste là, en compagne de vie, bien qu'indésirable, elle est nécessaire pour trouver son courage et ne pas agir stupidement.

Mais, il n'est pas lieu de penser à cela, je m'empresse de savoir. Oui, j'ai besoin d'entendre et de voir.

« Je... »

Hésitation et manque d'habitude. Je reste impassible, je n'ai pas envie que mon sourire soit mal prit. Je veux qu'il prenne son temps et qu'il se confie.

« J'veux pas d'un monde où elle soit pas là. J'peux pas l'imaginer, vraiment. Elle est à mes côtés depuis... »

Oh papa...

« ... six siècles. Mais jamais j'avais pensé à être aussi proche d'elle. Et jamais j'aurais pensé autant... aimer cela. »

Tu le sais au fond de toi. Tu donnes la réponse avant même que je ne te la donne.

« J'suis pas fait pour les relations. J'suis mauvais pour cela. Sauf que je sais pas comment faire pour m'sortir de ce pétrin. »

Je lui souris tendrement prenant le temps de boire une gorgée d'eau avant de pouvoir exprimer ce que j'en ai déduis.

« Je pense que tu connais la réponse, tu me l'as donné sans même t'en rendre compte. Laisse-moi te dire une chose... » Je repose le verre puis le regarde. « Il n'y a pas de question à être mauvais ou bon pour les relations. Chacune se construit de manière différente parce que les personnes sont différentes. » Un nouveau sourire se dessine doucement avant de reprendre. « Tu dis vouloir t'en sortir, pourtant, tu m'as avoué aimé ce qu'il s'est passé. C'est qu'au fond, tu espère quelque chose. » Je le stoppe avant qu'il ne parle. « Non. Je sais que tu as des difficultés avec ça, mais crois-moi, le passé n'apporte rien. Il est loin et proche à la fois, mais il ne faut qu'il empiète sur ton présent. Tu dois penser à ton avenir et guérir tes blessures et peut-être que Séléné t'apportera de bonne chose, mais pour cela, l'un de vous doit prendre conscience de ça. Tu dois tenter quelque chose. » Je pose ma main sur la sienne. « Si tu y penses, c'est parce que cela de l'intérêt pour toi, pas seulement parce que c'est une collègue, mais parce que c'est une femme qui te plaît depuis plus longtemps que tu le crois. »

Je me redresse quelque peu lui laissant le temps de penser à mes paroles tout en observant sa réaction. Je sais qu'il est perdu, mais il n'y a pas de carte pour trouver sa route dans le domaine des sentiments, sinon, ce serait bien trop facile.

« Les sentiments, c'est un combat qui débute, encore faut-il savoir quand baisser les armes pour comprendre qu'on ne veut que les enlacer et non les chasser. »


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MessageSujet: Re: freak out (Freya & Hélios) Lun 18 Juin - 21:59

Freak out
@Freya Moldovan & @Hélios U. Moldovan


Ca te brule la langue de l'avouer, tu peux pourtant pas nier ton geste ni c'que tu ressens - ou peut être le devrais-tu, faisant taire ton palpitant qui s'éveille après huit siècles de solitude pour t'empêcher d'penser avec cohérence. Tu dois pas être distrait, pas alors que la sécurité sur l'île n'a jamais été aussi bancale, que tu t'bats chaque jour pour assuré qu'il n'arrivera rien aux Lightwood. Tu devrais pas - pourtant c'est incessant, le visage de Séléné sur l'lit d'hôpital te revient en écho foudroyant. T'es pas certain de vouloir l'expliquer, ou le chasser. T'es figé sur place, incapable du moindre mouvement, alors que tu sais qu'le sol va se dérober sous tes pieds. Tu t'effondres déjà, les incertitudes saisissant ta pensée - toi tant habitué à toujours savoir, à t'fixer des règles, et des lignes de conduite pour être certain de tes mouvements. Tu le sais, que l'hésitation est fatale. Tu sais aussi, qu'elle signifie que la décision est importante - sauf qu'à ce moment précis tu ignores ce que tu dois faire. « Ah bin ça, je veux bien te croire vous êtes autant l'un que l'autre. Très réservé sur ce point. Toi plus que n'importe qui. »  Tu ne peux pas nier cela non plus. T'as jamais parlé de sentiments ou d'amour avec Séléné - de tout le reste, mais pas de cela. T'es pas nié au point de penser qu'elle ne connaisse rien à la chose, et t'as vu assez souvent des mortels quitter sa chambre au milieu de la nuit pour savoir qu'elle n'a plus de vertus à préserver. Tu sais aussi qu'il s'agit toujours d'éphémère, et qu'elle ne laisse aucun homme immortel l'avoir ou l'approcher. Tu t'rends compte que tu les connais, ces détails. Tu t'rends compte que ca comptais aussi pour toi - la simple idée d'un immortel dans les bras de la jeune femme t'fait naitre une sombre colère que tu es pas capable d'retenir. Et il ne s'agit que d'une pensée de ton imagination.

« Je pense que tu connais la réponse, tu me l'as donné sans même t'en rendre compte. Laisse-moi te dire une chose... »  T'retiens - inutilement - ta respiration, évitant les yeux de ta fille par gêne. T'aime pas te montrer si vulnérable, pas même devant elle. T'pas habitué à parler de ce que tu ressens non plus - que ce soit à ta fille ou à d'autres. Cependant, tu reconnais que c'est plus simple avec Freya, bien que tu ne sache pas exactement pourquoi. Sans doute parce qu'elle tient entre ces mains ton palpitant battant le rythme. « Il n'y a pas de question à être mauvais ou bon pour les relations. Chacune se construit de manière différente parce que les personnes sont différentes. »  Mais toi - la question c'est si toi t'es encore le même. « Justement... »  T'pas certain d'être différent, et t'as vu les ravages que l'amour t'as causé. Les ravages sur ton esprit, ta raison, tes convictions - t'envoie tout en l'air pour la passion qui t'rend ivre. Ivre d'vie, d'sexe, de sang - t'sais pas te contenir, n'aimant qu'à l'excès jusqu'à la folie. T'as tenté d'oublier - sans jamais y parvenir - les méfaits d'tes premiers émois. « Tu dis vouloir t'en sortir, pourtant, tu m'as avoué aimé ce qu'il s'est passé. C'est qu'au fond, tu espère quelque chose. »  T'voudrais répondre, te défendre, mais elle t'arrête d'un mouvement. « Non. Je sais que tu as des difficultés avec ça, mais crois-moi, le passé n'apporte rien. Il est loin et proche à la fois, mais il ne faut qu'il empiète sur ton présent. Tu dois penser à ton avenir et guérir tes blessures et peut-être que Séléné t'apportera de bonne chose, mais pour cela, l'un de vous doit prendre conscience de ça. Tu dois tenter quelque chose. »  « Tenter quoi ? »  T'as voix t'semble trop frêle et indécise, comme si c'tait un étranger qui se mettait à parler à ta place. T'ose pas croire que tu sembles si faible, et Freya si sûre d'elle. T'sais pas quand c'est arrivé, quand ta petite fille est devenue assez grande et mature pour t'faire des cours sur l'existence. « Si tu y penses, c'est parce que cela de l'intérêt pour toi, pas seulement parce que c'est une collègue, mais parce que c'est une femme qui te plaît depuis plus longtemps que tu le crois. »  T'es gêné cette fois - sans doute aurais-tu pu en rougir - peut être même rougis-tu, si t'en crois la chaleur qui t'prend au visage. T'as jamais voulu penser à Séléné comme une femme qui t'plaisait - tu la vois comme ton bras droit, ton lieutenant, la meilleure d'tes gardiennes. Tu la vois ainsi - et pourtant à mesure des siècles elle est devenue ton essentiel sans qu'tu t'en rendes compte. Et à présent - ton corps la réclame, et ton esprit s'disloque en peur et angoisse.
« Les sentiments, c'est un combat qui débute, encore faut-il savoir quand baisser les armes pour comprendre qu'on ne veut que les enlacer et non les chasser. »  « Je suis pas certain de savoir baiser les armes, chérie. » Qu'tu dis en regardant dans l'vide plutôt, fixant un point qu'il s'trouve nul part. T'sais te battre, t'sais garder ton épée et ton bouclier face au monde. Mais t'sais pas les baisser, et admettre que parfois ce que tu crois être ton ennemi, c'est ce qui t'es arrivé d'mieux - Séléné était ton ennemie la première fois qu'vous vous êtes croisés après tout. « Je crains de ne pas être capable de me maitriser. J'ai fait taire ce genre de sentiments durant si longtemps - ils ont failli me condamner aux flammes la première fois. Comment être certains que ce ne sera pas pire la prochaine fois ? Me battre contre m'a semblé plus rassurant. »  Dis-tu avant de secouer la tête pour retourner ton attention vers ta fille, lui souriant tendrement. « Quand est-ce arrivé ? Quand es-tu devenue si avisée et mâture ? Je me souviens de toi encore enfant et apeurée par l'orage. » 


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MessageSujet: Re: freak out (Freya & Hélios) Sam 23 Juin - 16:29

 Freak out
Freya & Hélios  



« Justement... »

Je soupire à ce mot. Non d'ennui, mais bel et bien parce que je m'inquiète pour mon père. Ce visage... Ce regard, il semble tellement perdu, on dirait un adolescent qui prend connaissance de la première fois de ces émotions. L'observant en silence, je tente de comprendre la moindre émotion qui traverse son cœur et croyez-moi, j'ai presque l'impression de l'entendre battre à un rythme quasi-effréné. Oh, je sais bien que ce n'est pas possible, mais pour moi, c'est facile de définir les battements d'un palpitant qu'il soit vampire ou non. Pour les premiers, il suffit de bien connaître la personne pour imaginer cela. Je penche la tête d'un côté pour ensuite poser mon menton au creux de la paume de ma main. Son regard est tellement perdu que cela m'attriste de le savoir dans un tel état d'incertitude et de stress. J'ignore quoi faire pour l'aider hormis parler, le soulage de ces doutes qui peuvent le posséder. Bien sûr, il m'est impossible de me mettre à sa place, de connaître son passé et de deviner ce qui a pu se passer. Mais une chose est sûre, on ne peut pas rester fixé sur les événements qui ne sont plus, ils risquent de ternir l'avenir et de ce fait, impossible de vivre pleinement le présent.

« Tenter quoi ? »

Tenter le tout pour le tout. C'est ce que je voudrais lui répondre, mais en même temps, ce n'est pas le genre de réponse qui lui serait utile et suffisante surtout. « Tenter d'être honnête avec toi-même pour commencer et ensuite avec elle. Tourner en boucle ce qu'il s'est passé ne te servirait à rien, mais tu devrais en parler avec l'intéressé. » C'est le mieux à faire. Les deux personnes concernées doivent se confronter et savoir où toute cette histoire en est. Cela les soulagera autant l'un que l'autre et peut-être qu'ils pourront avancer dans une meilleure direction. Ou du moins, l'un aura la réponse qu'il espère autant qu'il l'effraie.

« Je suis pas certain de savoir baisser les armes, chérie. »

« Tu l'as bien fait avec moi. » Fis-je en esquissant un sourire. « Et quand je t'ai croisé, tu avais un regard très dur, mais aussi terriblement perdu et à la recherche de quelque chose. Alors, quand j'ai senti que tu pourrais être en danger, je t'ai donné ma pierre protectrice parce qu'à ce moment-là, tu en avais bien plus besoin que moi. » Je pose ma main sur la sienne pour le serrer doucement, l'encourageant en silence. « Je suis désolée, mais tu sais autant bien que moi que pour ce genre de chose, il n'y a pas de mode d'emploi. C'est l'individu qui doit combattre sa crainte et faire l'effort de baisser les armes parce que les brandir te fera sans doute perdre l'occasion que tu attends depuis toujours sans même que tu ne le sache. » Dis-je dans un sourire.

« Je crains de ne pas être capable de me maitriser. J'ai fait taire ce genre de sentiments durant si longtemps - ils ont failli me condamner aux flammes la première fois. Comment être certains que ce ne sera pas pire la prochaine fois ? Me battre contre m'a semblé plus rassurant. »  

« On ne peut être sûr de rien, mais en sachant ce qui s'est passé, tu sais déjà comment ne pas reproduire les erreurs de ton passé. » Je tapote sa main, imaginant facilement les déboires qu'il peut connaître en ce moment. Je les côtoie même par-delà la vie. Les morts sont imprégnés de remords et d'actes non fait et le résultat, c'est qu'il reste bloqué ici nourrissant plus encore le regret et le temps qu'ils ont perdu à se poser trop de questions. Je n'ai pas envie que mon père soit une âme de plus condamné à l'indécision et qu'il finisse par errer dans ces rues sans savoir qui il est et refusant de prendre ce qu'il mérite pourtant aussi bien que n'importe qui. Les personnes qui ont souffert et qui sont en souffrance le méritent parfois tellement plus.

« Je sais. Mais c'est injuste pour toi, tu ne te rassures pas et tu le sais. Tu te caches encore plus dans tes craintes. »

« Quand est-ce arrivé ? Quand es-tu devenue si avisée et mâture ? Je me souviens de toi encore enfant et apeurée par l'orage. »  

Je lui souris laissant sa main pour lui laisser à nouveau son espace même si je sais que je ne le gêne pas. « Je suis encore une enfant apeuré par l'orage, mais grâce à toi et au reste de la famille, j'ai appris à affronter ce qui me fait peur. » Je regarde autour de moi pour être sûr qu'on ne nous écoute pas. Oreilles de vivants ou non. « Et crois-moi, les choses sont électriques pour tout le monde en ce moment. Dans les deux mondes. » Précisais-je en baissant ma voix pour la transformer en murmure. « Et puis n'oublie pas que j'ai un excellent père, il m'a appris beaucoup de chose, le plus important à accepter ce que je suis. »

Le serveur finit par revenir avec nos plats et voilà que mon regard s’agrandit, l'odeur de la viande faisant presque naître de la bave au coin de mes lèvres. « Merci. » Remerciais-je dans un sourire ce dernier qui courtoisement se retirer tandis que moi je prends déjà une fritte. « Oh le pied... J'adore manger ici. » Je rajoute une sauce curry dans un coin libre de mon assiette et regarde papa. « Le mieux que tu puisses faire avec Séléné, c'est de vous parler et de vous confronter. Rester seul et te poser un tas de questions ne t'apporteront aucune réponse. Vous devez vous parler et le plus sera le mieux sinon, tu risques de te transformer en ours grognon sorti trop tôt de son hibernation. Et je te préviens, je sais mordre comme un puma affamé. »


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MessageSujet: Re: freak out (Freya & Hélios) Jeu 28 Juin - 23:17

Freak out
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« Tenter d'être honnête avec toi-même pour commencer et ensuite avec elle. Tourner en boucle ce qu'il s'est passé ne te servirait à rien, mais tu devrais en parler avec l'intéressé. » « Je le suis. Honnête avec moi-même. » Tu veux t'en persuader du moins, et si tu t'trouve convaincu, dans ton fort intérieur tu sais qu'tu boue d'incertitudes et de questionnements. T'es pas habitué - laisser de la place aux questions, c'est une brèche où t'fait blesser, et on t'a appris enfant à t'protéger d'un constante carapace pour être certain d'rien laisser paraitre. Pas d'sentiment, pas d'faiblesse, pas d'brèche - t'es aussi dur qu'le métal de ton armure, marchant sur les champs de bataille d'une existence marqué d'victoire, comme la mort sur ses cadavres qui s'accumulent. T'es un messager de la fin des temps, des mythes, des royautés - mais tu laisse pas d'place à ton palpitant dans la bataille. T'as appris trop tôt qu'il t'faisait commettre des erreurs irréparables. Alors tu l'garde fermé autant qu'tu peux, pour être certain d'pas perdre tes combats. « Tu l'as bien fait avec moi. » Mais parfois il t'ait arrivé d'pas pouvoir faire autrement. « C'était différent. » Qu'tu rappelles - ou pour t'persuader une fois encore. Tant enlisé dans tes convictions qu'tu deviens bons pour t'rendre aveugle. Et quand je t'ai croisé, tu avais un regard très dur, mais aussi terriblement perdu et à la recherche de quelque chose. Alors, quand j'ai senti que tu pourrais être en danger, je t'ai donné ma pierre protectrice parce qu'à ce moment-là, tu en avais bien plus besoin que moi. » Tu souris au souvenir, la pierre qu'tu portes encore quand tu sens qu'les choses deviennent trop sombres, trop violentes, perdant l'contrôle. Tu la portes ces derniers temps, les jours s'assombrissants en menaces qu'tu comprends pas encore. Tu la portes, pour être certain d'avoir autant d'forces que le jour où t'as sauvé Freya d'ses démons. « Et il t'as fallu autant d'courage pour te défaire de cette pierre, que moi pour t'ouvrir mon coeur. » qu'tu dis avec un sourire - l'amour que tu portes à ta fille tu l'mesure pas. Tu l'peux pas, comme elle fait partie de toi à présent, et que tu peux plus imaginer un monde sans qu'elle soit présente. Ton existence filait à une vitesse de feu, avant Freya - à présent tu la passe comme un mortel, rythmé par les battements d'son palpitant, et tentant d'pas penser au moment où il cessera d'battre. « Je suis désolée, mais tu sais autant bien que moi que pour ce genre de chose, il n'y a pas de mode d'emploi. C'est l'individu qui doit combattre sa crainte et faire l'effort de baisser les armes parce que les brandir te fera sans doute perdre l'occasion que tu attends depuis toujours sans même que tu ne le sache. » Et si t'en voulais pas ? T'voudrais le dire, mais devant l'regard brillant et convaincu d'ta fille, tu crains d'passer pour capricieux. Tu peux pas - t'es l'adulte, l'père dans cette histoire, pourtant tu sens qu'tu perds l'avantage. Elle sait, son regard brillant d'son romantisme t'fait dire qu'elle en sait plus qu'toi, sur ton propre coeur.

Mais tu es terrifié - t'as vu la mort t'prendre la femme que tu as aimé. La première à t'avoir fait voir les étoiles - elle t'a été prise, comme prise de folie vous avez semé l'chaos en Europe. « On ne peut être sûr de rien, mais en sachant ce qui s'est passé, tu sais déjà comment ne pas reproduire les erreurs de ton passé. » « Est-ce que je le sais vraiment ? » Qu'tu demande - parce que c'est de cela qu'il s'agit. Tu soupires lourdement - avouer tes faiblesses t'mets plus mal à l'aise encore, que d'admettre pouvoir éprouver des sentiments. Parce que t'es conscience d'pas être invulnérable. « Je n'ai rien maitrisé, je ne me suis pas vu devenir un monstre, la première fois. Comment le verrais-je si jamais - » T'laisse en suspens la crainte qui te tord le ventre. T'peux pas le dire - t'peux pas l'envisager. « Je sais. Mais c'est injuste pour toi, tu ne te rassures pas et tu le sais. Tu te caches encore plus dans tes craintes. » « Je ne me cache pas. Mes craintes sont fondées sur un risque réel. » Tu feules - au pied du mur, tu t'sens happé par tes angoisses mais n'sais pas comment les combattre.

Tu détourne l'regard, regagnant l'contrôle de toi avant d'te demander comment tu en es arrivé à être l'gamin perdu et capricieux, et Freya la voix d'la raison. « Je suis encore une enfant apeuré par l'orage, mais grâce à toi et au reste de la famille, j'ai appris à affronter ce qui me fait peur. » T'entends un message subliminal, tentant d'pas sauter sur l'occasion pour grogner de nouveau. T'as pas peur d'Séléné. T'as pas peur d'ce baiser entre vous. Tu peux pas avoir peur d'un simple baiser. N'est-ce pas ? « Et crois-moi, les choses sont électriques pour tout le monde en ce moment. Dans les deux mondes. » L'murmure te parvint, et pique ta curiosité, t'penchant à ton tour pour attraper les mains d'ta fille. « Est-ce que tu ressens quelque chose de nouveau ? » Qu'tu demande - outre les dessins, et les rêves d'femmes magnifiques. « Et puis n'oublie pas que j'ai un excellent père, il m'a appris beaucoup de chose, le plus important à accepter ce que je suis. » Soudainement ton visage perd toutes ses sombres humeurs et t'reste qu'avec un sourire tendre, et un regard qui n'cache rien de tout ce que tu as d'amour pour Freya. Tu t'détend entièrement, t'laissant flotter sur ton nuage d'plaisir à partager un moment d'plus avec ta fille. « Et je suis très fier de celle que tu es aujourd'hui. »  dis-tu - bien qu'ce dont tu sois le plus fier, c'est qu'elle le soit d'elle-même. Tu aime la voir briller de la sorte - et tu détache à peine ton regard quand vous vous faites servir, qu'elle s'jette sur son assiette et geint d'plaisir au gout d'son plat. « Le mieux que tu puisses faire avec Séléné, c'est de vous parler et de vous confronter. Rester seul et te poser un tas de questions ne t'apporteront aucune réponse. Vous devez vous parler et le plus sera le mieux sinon, tu risques de te transformer en ours grognon sorti trop tôt de son hibernation. Et je te préviens, je sais mordre comme un puma affamé. » T'lâche un rire - pas qu'il soit franc et bruyant, mais bien présent. Et c'un fait assez rare pour que quelques visages qui t'reconnaissent se tournent vers vous. Mais toi - t'as d'oeil qu'pour ta fille. « J'te promets de faire le nécessaire concernant cette histoire. »  Qu'tu dis avant de prendre un morceau d'ton plat - fade, comme y a qu'le sang pour t'faire naitre d'vrais sensations. « Chérie, tu sais que, même si... même si les choses évoluent avec Séléné, j'serais toujours là pour toi hm ? j'veux pas que ca soit un problème pour toi. »



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il n'y a que la mort qui me séparera de toi


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MessageSujet: Re: freak out (Freya & Hélios) Mer 11 Juil - 23:02

 Freak out
Freya & Hélios  



Rien de tel qu'une journée entre lui et moi pour embellir notre quotidien. C'est vrai que nous n'avons pas pu nous voir durant un petit moment alors, nous rattrapons le temps comme on peut et c'est tellement doux d'être en sa compagnie. J'ai l'impression que le mal s'efface en sa présence et cela m'a sauvé plus d'une fois. De moi-même surtout et de cette mauvaise habitude à me mettre dans un été dépressif à cause des émotions que je peux ressentir à chacun de mes pas et que je prends comme si elles m'appartenaient alors, que ce n'est pas le cas. Je m'ouvre parfois tellement que j'en oublie de fermer la porte ce qui peut devenir problématique pas tant pour moi, mais également pour mon entourage. Cela me fait du mal de penser que même eux en pâtisse de ce don que j'ai reçu ce jour où Séléné m'a sauvé et que la Faucheuse a décidé de passer son chemin après m'avoir donné un aperçu de ce qu'est la voie vers l'autre monde.

Ce restaurant est notre havre et personne n'ose nous déranger qu'importe le prétexte. Avec son regard, papa laisse peu de gens le contredire si ce ne sont ceux qui lui sont suffisamment proches. Je peux dire que moi-même, j'ai un pouvoir sur lui, même un certain ascendant. Ai-je droit de le penser ? De le croire même ? J'ai toujours été très gâté par lui autant qu'il a su se montrer stricte et juste. Que cela soit enfant ou en tant qu'adulte, j'ai toujours été subjugué par le charisme et l'assurance qui se dégagent de lui autant que cette fragilité qu'il peut dissimuler. Comme celle qu'il me montre en parlant de Séléné et des sentiments qui entourent ce baiser qui m'a laissé complètement coi. Je préfère le silence à sortir de petites insultes, il n'a jamais apprécié ce genre de langage qu'il trouve laid de la part d'une femme plus encore si cette personne, c'est moi.

« Je le suis. Honnête avec moi-même. »

Celui qu'il tente de convaincre, ce n'est pas moi, mais lui alors, je préfère jouer de silence plutôt que de parole. J'ai dit ce que je pensais et c'est à lui de prendre le dessus sur toutes ces choses, mais je sais qu'il y parviendra. Mon père est fort autant mentalement que physiquement même s'il doit se mettre à jour au niveau sentimental.

Il a beau dire que m'ouvrir son cœur fut différent, mais permettre à quelqu'un d'entrer dans son monde, c'est faire un immense pas en avant. Sans doute, ne s'en rend-il pas compte pour le moment, mais cela viendra. J'en suis persuadée. Bientôt, je ne serais plus la seule et dans un sens, cela m'attriste, parce que j'aime être sa privilégiée. Mais je n'ai aucun droit de me montrer égoïste. Les choses sont ainsi et c'est sans doute mieux, parce que je me doute, au fond de moi, que papa se sent seul tout comme je peux l'être par moment.

« Et il t'as fallu autant d'courage pour te défaire de cette pierre, que moi pour t'ouvrir mon cœur. »

« Dur de résister à mon charme n'est-ce pas ? » Fis-je en esquissant un léger rire et qu'une fritte trouve son chemin à ma bouche. Quelle délice, on voit bien que ce sont celles venant de pomme de terre fraîchement épluché et coupé.

La conversation se poursuit sur cette peur qui le terrifie. Cette façon dont il est capable d'être hors contrôle. J'ignore ce qu'il a pu faire autrefois et pour moi, c'est du passé, je ne vois pas celui qu'il a été, mais celui qu'il est.

« Est-ce que je le sais vraiment ? »« Je n'ai rien maitrisé, je ne me suis pas vu devenir un monstre, la première fois. Comment le verrais-je si jamais - »

Presque, immédiatement, je pose ma main sur la sienne en esquissant un sourire. « Je serais là... Moi, je ne t'abandonnerais pas. Echo non plus et tous ceux qui tiennent à toi également. Tu ne seras pas seul si jamais tu devais dévier. » Que cela soit par des mots ou de mon regard, je lui fais une promesse que je tiendrais quoi qu'il arrive. J'ai eu tellement de chance d'avoir croisé sa route, que je veux le préserver de tout ce qui pourrait le blesser. Si je pouvais effacer tout ça de sa vie, cela serait merveilleux, mais aussi inutile parce qu'on a besoin de cela pour comprendre ce qu'est le bonheur.

« Je ne me cache pas. Mes craintes sont fondées sur un risque réel. »

« Pa... » Je coupe ce mot, nous devons garder un rôle de frère et sœur devant les autres. Alors, je prends une profonde inspiration et lui souris. « Hélios, s'il te plaît. Crois en moi, en nous... Mais surtout en toi. » Je serre un peu plus sa main dans la mienne. « Tout ira bien. » Fis-je simplement, si on commence à baisser les bras avant même d'y croire. Martin Luther King n'aurait pas permis de donner l'espoir aux hommes et aux femmes de couleur. Tout comme l'esclavage n'aurait pas été vaincu grâce à la croyance d'un homme. L'espoir et s'en convaincre rend le tout possible.

Il feule et grogne comme un animal blessé et prit au piège par ce qui orne sa route sans qu'il ne le veuille ou non. Mais c'est comme ça. Je me contente d'esquisser un sourire qui l'apaise avant que ce dernier ne s'efface.

« Est-ce que tu ressens quelque chose de nouveau ? »

Mon visage se fait inquiet et triste alors, que j'incline positivement la tête face à sa question. « Cela se bouscule. Les mauvaises émotions nourrissent des entités que je ne désire pas croiser. Ils vont être de plus en plus puissant à force. Et tu sais de quoi ils sont capables s'ils trouvent l'énergie nécessaire pour du mal aux vivants. » Des enfants ont été tués par un démon quand j'étais encore à l'orphelinat et moi-même, j'ai été enlevé par l'un d'eux. Le simple fait d'avoir croisé le regard de ce dernier pour plonger dans une vérité qui peut se produire sans pouvoir y échapper fait naître un frisson de crainte.

Alors, je préfère dévier le sujet, le changer pour quelque chose de plus positif. En espérant qu'il me suive.

« Et je suis très fier de celle que tu es aujourd'hui. »

Je penche la tête de côté en faisant ce petit sourire charmant qui a su en conquérir plus d'un. « Merci. »

« J'te promets de faire le nécessaire concernant cette histoire. »

« Je sais. Tu ne laisses rien d'inachevé. »

« Chérie, tu sais que, même si... même si les choses évoluent avec Séléné, j'serais toujours là pour toi hm ? j'veux pas que ca soit un problème pour toi. »

Je mets un morceau de viande en bouche prenant le de la mâcher avant de m'exprimer. « Tu plaisantes. J'adore Séléné, c'est mon ange gardien, comment je ne pourrais pas être heureuse qu'il ait quelque chose entre elle et toi. » Je lui souris de plus belle. « Je sais que tu seras toujours là pour moi, qu'importe ce qu'il peut arriver. »

Un frisson d'effroi parcourt mon échine tandis que mon regard se perd derrière l'épaule de papa. Un esprit horrible se trouve à l'extérieur. « Papa... » Murmurais-je sans pouvoir le regarder à nouveau. « Ta main... » Quand je la sens prêt de moi, je la prend en fermant les yeux plus fort que de coutume pour fermer mon esprit à cet autre monde. Il est présent pour me faire peur, pour se nourrir de moi. Quelque chose se trame. Je le sais. Je le sens. « Papa... Je ne sais pas pourquoi, mais... » J'ouvre à nouveau les yeux. « Quelque chose se trame à l'horizon. » Je suis inquiète et j'ignore pourquoi j'ai ce pressentiment qui naît et j'ignore pour qui ni où cette chose se déroulera.


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freak out (Freya & Hélios)

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