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Ce n'est qu'une femme | Naoki&Yseult

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L'esclave fait son orgueil de la braise du maître.

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Emploi : A l'époque, tu étais serveuse. Maintenant tu te confortes dans l'idée que tu joues bien ton role d'esclave. Qui sait ce que tu pourrais bien faire de plus ?
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MessageSujet: Ce n'est qu'une femme | Naoki&Yseult Ven 11 Mai - 16:32

♛ ce n'est qu'une femme
La drogue c'est comme une femme. Elle ne te pardonnera pas si tu dépasses la mesure avec elle.

▼▲▼

Maman te manque. Roméo te manque aussi. Assise sur le lit de ton défunt petit frère, tu pleures à chaude larme. Les jambes replier sur ta poitrine, la tete enfouis entre tes genoux, tu te berces lentement. En avant, en arrière. Encore en avant, encore en arrière. Une dernière fois en avant, une autre dernière fois en arrière. Tu n'arrivais tout bonnement plus à t'arrêter. Et dieu sait combien de litre d'eau salé à couler sur tes joues depuis ce jour funeste. Ca ne fait qu'une pauvre petite semaine. Sept longues journées que tu passes à pleurer jusqu'à sombrer dans le sommeil, trop épuisé pour faire quoi que ce soit donc. Ton visage est livide, blanc comme un linge, et tes yeux ; rouges écarlates. Tu n'arrives pas à oublier, ni leur rire, ni leur odeur, ni leur voix. Et pourtant tu sais que c'est inévitable. Un jour, tu oublieras jusqu'aux plus petits de leurs détails. Aucunes photos ne saura remplacer tes petits moments. Tu es si petite, tu sais que tot ou tard, ta mémoire s'effritera pour laisser place à d'autres souvenirs. Moins vivants, moins heureux. Qu'est ce que tu pourrais avoir de mieux qu'une famille unis ? Rien. Pas grand chose en tout cas. Et tu as mal. Tu ne pensais pas qu'il était possible souffrir autant.

" - Bébé, viens là.. "
Tu lèves à peine les yeux. Tu sais que cette voix, celle qui t'apelle, celle qui est noué de larme, est celle de ton père. Tu ne l'as pas vue pendant plusieurs jours. Il reste enfermé dans sa chambre. Ne mange plus, ne dors plus. Tu estime être un cas désespéré mais ton paternelle l'est bien plus. Il a tout perdu. Et te voir rend l'évènement encore plus douloureux à ses yeux. Il dit que tu ressemble à ta mère, que c'est difficile pour lui de te regarder, de t'entendre, de t'étreindre. Il te rejette et tu ne comprends pas ce que tu as fais de mal. Toi aussi tu souffres, toi aussi ils te manquent et tu as du mal à te faire à l'idée.

" - Bébé, fais ta valise, je vais t'emmener chez papi et mamie. Tu vas rester quelques jours là bas, d'accord ? Tu y seras bien, tu sais. Je vais t'aider, il faut prendre des vêtements. N'oublies pas ton doudou. Il est où?
- Papa.. pourquoi.. Je ne veux pas y aller .. Je veux rester avec toi papa..
- Non bébé, pas cette fois, il faut que tu y ailles.
- Mais papa.."

Tes yeux sont sec. Tu as mal au coeur mais tu n'arrives plus à pleurer. Pourquoi ne veut - il plus de toi ? Qu'as tu fais de si mal ? Tout le long du trajet, tu as serrer ta peluche contre ton coeur. Tu l'étreignais si fort que tu redoutais qu'elle ne se déchire. C'était si dur. 


▼▲▼

Perdue à travers tes souvenirs, tu marchais, peinais à retrouver la direction du crépuscule. Tu aurais voulu retrouver Julian. Qu'il te réconforte, qu'il trouve les mots. Tu n'as que lui de toute façon. Tu n'es rien ici. Rien qu'une esclave sans statue sans importance. Peut - etre que ça a toujours été ta destinée finalement. La vie t'a brisé et t'as préparé à cet asservissement. Finalement, ce n'est pas plus mal d'avoir atterrit sur cette île. Qu'aurais tu fais avec ton père ? Il t'a lâchement abandonné après tout. Tu as toujours espéré secrètement qu'il revienne, que tu puisses l'aimer de nouveau, que tout redevienne comme avant, que vous surmontiez ça ensemble. Aujourd'hui, tu penses que c'est trop tard. Tu l'as toujours su. Il fallait seulement que tu te l'avoue. C'était le plus difficile sans doute.

C'est en relevant les yeux que tu t'aperçois que tu n'es plus en ville. Plus en ville du tout même. Tu ne sais même pas où tu es. Il y a des tas de cailloux autour de toi, des pierres, plus ou moins grosses, plus ou moins abimés. Tu soupires, ne sachant pas de quel coté aller. Retourner sur tes pas ? Quel pas ? Tu ne les vois même plus. Tu continues d'errer entre les multiples ruines tout autour de toi sans y faire attention. Du moins, jusqu'à ce moment. Tu reconnais l'odeur métallique du sang et en vois même étaler contre quelques pierres. Tu fronces les sourcils, perplexe devant cette vision d'étrange. Tu ne connais pas encore bien ce monde et ses coutumes. Est - il normal de voir ce genre de choses ici ? Tu suis le fluide sanguin enduit ci et là. Tu ne pensais pas un seul instant tomber sur une scène pareille. Il était là, assis contre un mur, caché par quelques feuillages. Les rayons de la lune éclairait à peine, tant et si bien que tu ne percevais pas vraiment son visage. Ton coeur battait à cent à l'heure. Ne sachant pas si tu devais avoir peur, tu continue à relativiser la chose tout en t'approchant de plus en plus. C'est un garçon. Un homme, plus précisément. Tu vois sa chevelure noir de gaie briller presque tout autant que le vêtement recouvrant son bras.  Il doit être imbiber d'un certain liquide pour rayonner ainsi. Il ne bouge plus, lui, cet inconnu.

" - Monsieur.. ? "
Tu hésites un moment. Il doit avoir besoin de toi. Tout un tas de scenario défile devant tes yeux. Si c'est un humain, avec une telle blessure, il ne survivra pas longtemps seule. Un vampire non plus. Enfin ça, tu n'es pas vraiment sur mais peu importe. Ton instinct te hurle de l'aider et ton immense gentillesse te pousse à céder.
" - Monsieur, vous êtes blessé ..? Je peux vous aider ..? Laissez moi enlever ça.. ", poursuis tu tout en t'agenouillant non loin de lui. Tu replis les bas de ta robe afin que celle ci ne te gêne pas tandis que tu avances lentement ta main vers sa blessure. Tu espérais pouvoir retirer le morceau de tissu afin d'en voir plus. Du moins, en espérant qu'il accepte ton aide.
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Le sang qui vient de se répandre, est-il donc si pur ?

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MessageSujet: Re: Ce n'est qu'une femme | Naoki&Yseult Ven 11 Mai - 21:37


"Il est des blessures qui ne cicatrisent jamais, il est des larmes qui sont toujours amères."

Naoki M. Hanashi & @Yseult M. Syferdi

Ce n'est qu'une femme



Immobile, il tendit l'oreille afin de s'assurer que Chin Hae rejoignait bien la belle coréenne. Il attendit jusqu'à entendre leurs premières paroles, juste les premières et après il s'en irait. Mais la curiosité était trop grande pour couper court à ce moment de pure indiscrétion. Malheureusement la suite l'agaça et il ne savait pas expliquer pourquoi. C'était terriblement énervant. Il ne désirait plus en entendre davantage et ne supportait pas cette sensation étrange qui s'insinuait lentement en lui. Il n'avait jamais apprécié cet homme, ce protecteur qui ne savait pas faire son boulot correctement, d'ailleurs il en avait eu la preuve une fois de plus aujourd'hui. Peut être était-ce parce que ce ressentiment haineux était réciproque ou parce qu'il ne comprenait pas la relation qui liait le noble à Sae Jin. Naoki les trouvait -trop-. Trop proche, trop complice, trop souvent ensemble, trop protecteur l'un envers l'autre. Agaçant. Il s'éloigna silencieusement en tenant son bras endolori.

Le Japonais devait retourner en ville et rapidement. Bien qu'il ait dit le contraire à Sae, sa blessure était plutôt grave et il n'arrivait pas à se régénérer correctement. Il se vidait bêtement de son sang et commençait à tourner de l'oeil, il trébucha sur plusieurs pierres, les recouvrant de son sang avant de terminer son ascension face à un mur. Le roi se laissa choir le long de ce dernier et ramena une de ses jambes vers son buste. Son bras meurtri pendait négligemment, jonchant le sol terreux quand il entendit au loin les battements d'un cœur humain. Le tambourinement cardiaque s'approchait lentement et dangereusement mais il resta immobile, ne respirant plus afin de dissimuler sa présence. Il n'avait aucune envie de se retrouver face à quelqu'un actuellement, il souhaitait juste rester seul. Même si ça signifiait qu'il avait des risques de mourir. Quelle fin pathétique pensait-il.

Mais l'humaine s'approcha quand même et l'interpella, il releva donc la tête et la transperça de son regard froid et noir comme il savait si bien le faire. Nao était tel un animal sauvage blessé dont il fallait se méfier : dangereux. Des mots s'encrèrent rapidement dans son esprit en la découvrant : Sang frais. Cette humaine était vraiment insouciante ou tout simplement idiote. L'asiatique ne comprenait pas encore bien le principe de cet archipel et se demandait si tous les humains étaient au courant de la nature de leurs hôtes. Pour sûr, là elle devait l'ignorer sinon elle ne se serait jamais aventuré aussi près du vampire, encore moins en le voyant blessé et sûrement affamé.

Le sang-pur regarda faire l'humaine, son air renfrogné n'avait pas l'air de la repousser. Lorsqu'elle approcha ses mains un peu trop près de sa blessure, il retira son bras par reflex et cogna son coude dans la paroi du mur. Le choc le fit grogner mais de son autre main, il attrapa le poignet de l'être inférieur avec une dextérité incroyable malgré son état. « T'es médecin peut être ? » grogna-t-il entre ses dents. Elle voulait enlever quoi cette idiote ? La veste qui encerclait son bras ? C'était celle de Sae Jin, c'était elle qui l'avait noué ainsi autour afin de panser sa blessure. Si elle avait fait cela, c'est qu'elle devait s'y connaître un minimum alors à moins que cette jeune femme ne soit médecin, il ne fallait pas compter sur le fait qu'il la retire.

Faiblesse. Son état était pitoyable et une humaine insignifiante pouvait jouir de ce spectacle honteux. Un sang-pur mal en point, tellement qu'il se comportait comme un enfant refusant de se faire soigner parce que -l'alcool ça pique-. « Plutôt mourir que me laisser toucher par toi. » Il trouvait encore l'occasion de faire le difficile et son aversion pour la race humaine parlait toujours pour lui. Cependant, il changea rapidement d'attitude et resserra sa prise autour du faible poignet de l'humaine. La peau de celle-ci était bien chaude entre ses doigts glacés, d'un mouvement brusque, il l'attira à lui. « Par contre effectivement, tu peux m'aider. J'ai juste besoin de ton sang. »


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MessageSujet: Re: Ce n'est qu'une femme | Naoki&Yseult Sam 12 Mai - 16:53

♛ ce n'est qu'une femme
La drogue c'est comme une femme. Elle ne te pardonnera pas si tu dépasses la mesure avec elle.

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Tu en avais marre, de ces idiots qui se pensaient supérieurs. Ils font chaque jours ce qu'ils veulent, allant même jusqu'à acheter une vie. Un humain. Ils se fichent complètement si celui ci à une famille, un passé, ou même des amis. Ils oublient leurs santés tandis que certains se meurt de fatigue. Tu imagines leurs douleurs, leurs calvères, et toi tu vis d'insomnies et de manque. Tes grands - parents te manquent. Tu n'as jamais été proche d'eux, mais leurs normalités insouciantes laissent un creux béant dans ta poitrine. Eux, ils s'en fichent de ça. Ils se contre fou qu'un humain venant d'ailleurs ne trouve pas sa place en ces lieux. Aucun efforts, aucune empathie, pas un semblant d'intérêt. Ca t'attristerait presque, mais tu es juste las de tant d'animosité. Quelque part, tu te trouve chanceuse d'avoir été "adopté" par Julian. Il a ses mauvais cotés, certes, mais ce n'est finalement pas un mauvais bougre. Il est doux, parfois, compréhensif et attentionné. Il sait parler, maladroitement, tout en essayant de paraître plus humain. Enfin, tu imagines que les vampires sont ce qu'ils sont parce qu'ils ont toujours été habitué ainsi. Une civilisation tout entière à redoré, à leur apprendre ce que peut etre une coexistence fructueuse. Les humains aussi peuvent se montrer utile sans qu'ils ne soient obligé d'offrir leurs gorges à tout va. Ils sont capable de beaucoup. C'est bien eux qui ont construit tout ces monuments ; la tour de pise, les pyramides, la tour Eiffel, des centaines de ponts, des milliards de maisons tous plus différentes les unes que les autres. Ils sont doué de sagesse lorsqu'ils étudient pour à leur tour apprendre aux plus jeunes. Et quand ils s'essaient à la magie, ils guérissent des dizaines de maladies en se jouant de la génétique. Bientôt, ils seront un grand peuple. Mais pas ici, pas sur cet île en tout cas. Pas si personne n'essaie de défendre leurs qualités, d'effacer leurs défauts simpliste.

Il s'est fait mal, le pauvre. Tu voulais seulement l'aider et il a brusquement retirer son bras, se cognant violemment contre le mur derrière lui. Tu le trouves idiot, l'espace d'un instant. Il parait tellement fier qu'il ne veut pas se laisser toucher par une pauvre petite humaine de rien du tout. Tu ne pourras jamais lui faire autant de mal qu'il ne saurait t'en faire. Même dans cet état, d'ailleurs. Il t'agresse verbalement, comme si il te connaissait et tu fronces à peine les sourcils. Te pinçant les lèvres, tu cherches une once de sentiment pouvant se lire sur ces traits. Il te parait si impénétrable, si violent et pourtant si incompris.
Il ne te laisse pas le temps de répondre qu'il t'agresse une seconde fois. Tu es totalement blessé par ces mots. Tu soupires tout en baissant les yeux. Pour toi, il n'est pas question de l'abandonner ici quand bien même il pourrait être désagréable. Tu le ramènerais de grés ou de force, même si il faut que tu le portes sur ton dos!  

Cependant, il te surprend encore. Saisissant ton poignée, il te tire adroitement contre lui, tant et si bien que ton visage se retrouve non loin du sien. Il te quémande ton sang, comme si c'était la plus banal des formalités. Quelques part, tu le trouverais presque galant. Au moins, lui, il te pose la question. D'autres ne se serait pas gener pour te mordre sans ton consentement. Tu déglutis péniblement, ne sachant pas vraiment si il faut que tu le prennes au sérieux ou non. La froideur de sa peau contre la tienne frigorifie entièrement le reste de ton corps. Tu as l'impression que le temps ralentis au point de s'arrêter tandis qu'une multitude de questions se bouscules entres tes méninges. Que faire ? Tu avais bien conscience de sa blessure et que du fait de sa race, il serait capitale que tu lui offres ton sang ? Mais pourquoi lui ? Il ne t'apprécie même pas, te respect encore moins. Tu n'es rien d'autre qu'une poche de sang sur patte pour lui. Il t'utilisera et te jettera dès qu'il sera remis. Tu refuses catégoriquement de passer pour ce genre de fille facile. Qu'est ce que ta défunte mère dirait si elle te voyait ainsi ? Et que dirait elle d'autre si elle savait que tu laissais une personne mourir à petit feu ? Ou tout du moins, souffrir alors que tu es la clef de son rétablissement ? Ta générosité te perdra Yseult..

Finalement, ton visage perd cet expression de surprise et se rassure un peu. De ta main de libre, tu donne une pichenette sur son nez. Oh, tu sais qu'il est possible que ça ne lui fasse absolument rien, ou tout du moins, pas aussi mal que tu l'aurais espéré. Tu n'as pas sa force, mais tu n'es pas si faible. Tu soupires en t'écartant légèrement. " - Gardez vos forces plutôt que de dire de pareil bêtises. " t'exprime tu pour la première fois depuis de longues minutes. Tes yeux verdoyant se reposent à nouveau sur sa blessure à peine perceptible derrière l'épais tissu. Tu ne comprenais que de moitier sa réaction. Il avait sans doute peur de souffrir plus si tu le touchais de trop. C'était évident, quelque part. Et malheureusement pour lui, tu n'as rien d'un chirurgien. " - Je ne suis pas médecin, mais vous ne m'avez pas l'air de l'être non plus. Alors plutôt que de grogner pour rien, laissez moi au moins regarder la plaie. " expliques tu, pleine d'une assurance que tu décrirais presque comme maternelle. Essayant de détendre l'atmosphère, tu ose un demi sourire tout en approchant tes doigts du nœuds de la veste. " - Et peut - etre.. Je dis bien peut - etre que j'envisagerais l'idée de vous donner quelques gouttes de mon sang. Peut - etre j'ai dis.. si c'est si grave que ça " murmures tu, autant intimidé qu'effrayer de découvrir un bras en charpie.
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MessageSujet: Re: Ce n'est qu'une femme | Naoki&Yseult Dim 13 Mai - 20:45


"Il est des blessures qui ne cicatrisent jamais, il est des larmes qui sont toujours amères."

Naoki M. Hanashi & @Yseult M. Syferdi

Ce n'est qu'une femme



Naoki ne voyait que les mauvais côtés de l'espèce humaine. En 875 ans, il en avait vu des choses. Il avait vu les humains évoluer et pas forcément dans le bon sens. On disait des vampires qu'ils étaient des monstres et des abominations mais c'était rien comparé à l'humanité. Leur vie était si fragile, presque éphémère et ils trouvaient encore le moyen de la raccourcir en inventant des armes toujours plus meurtrières les unes que les autres. Ils s'entre-tuaient pour des raisons futiles, leur existence était courte et ils ne la chérissaient pas suffisamment. Depuis quand Naoki éprouvait de l'aversion pour eux ? Petit, il ne s'en souciait pas ou alors très peu. Il n'avait aucune raison de les haïr à première vue alors que s'était-il passé pour que la tendance s'inverse ? C'est alors que les hypothèses se posent : Et si ? Et si Maréo n'avait pas élever son fils à la dur en le traitant correctement et pas comme un moins que rien aussi insignifiant qu'un de ses esclaves ? Et s'il n'avait pas poussé son fils à devenir un monstre ? Et si Junko n'était pas morte à cause de la stupidité humaine ?  Alors peut-être que son avis serait encore neutre vis-à-vis d'eux. Avec des Si on pouvait refaire le monde. Malheureusement, c'était loin d'être le cas et  ce n'était que des nuisibles bons uniquement à le nourrir pour lui. Et ce n'était pas près de changer.

Le cou de l'humaine se retrouva à quelques centimètres à peine de sa bouche, un vrai supplice. Et pour cause, ses crocs entaillèrent sa propre chair, lui diffusant un goût ferreux dans la bouche, intensifiant un peu plus sa faim. En d'autres lieux, il n'aurait pas hésité un instant et lui aurait déjà sauvagement planté ses canines acérées dans le creux de sa nuque, il n'aurait fait qu'une bouchée de cette écervelée mais quelque chose le retenait. Et si pour une fois il n'obtenait pas une faveur par la force ? Cette femme avait l'air de vouloir coopérer. Il soupira et baissa la tête, oubliant sa faim lancinante. Toutes ses années de privation lui avaient appris malgré lui à gérer sa soif. Et pourtant, dieu seul savait qu'elle sentait bon cette femme. Il pouvait presque voir ce liquide rouge qu'il convoitait tant circuler lentement dans son réseaux veineux et l'entendre entrer et sortir de son myocarde. Quel son mélodieux et envoûtant pour un vampire. Ça le rendait presque fou, avoir un bon repas à portée de main mais ne pas pourvoir y goûter.

Alors qu'il se faisait violence pour ne pas lui sauter au cou, elle lui tapota le nez de son ongle et ses paroles sonnèrent comme des réprimandes. Il avait l'impression d'être un petit garçon à qui on remontait les bretelles, il détestait qu'on le traite ainsi. À cette petite attaque, il riposta en serrant un peu plus le poignet de son assaillante, le tordant par la même occasion. Il se retint de ne pas lui briser, il n'était pas d'humeur à supporter des railleries « Je me passerai de tes commentaires. » Il ferma les yeux et lâcha avec beaucoup de mal sa captive d'un instant. C'est alors qu'elle reprit la parole pour lui proposer une sorte de marché. Elle se prenait pour qui pour oser marchander avec un sang-pur de la trempe de Naoki ? De plus il ne faisait pas la comédie, il était réellement abattu et pourtant il était loin d'être faible. La preuve était qu'elle avait encore la vie sauve, dans d'autres circonstances elle se serait retrouvé le cœur en dehors de la poitrine, c'était sa spécialité. Bref, il ne s'était pas coupé avec une feuille hein, la mâchoire d'un loup géant lui avait déchiqueté la chair. Ce n'était pas bénin alors il ironisa : « Tu ne vas pas tourner de l’œil au moins ? »

Elle approcha de nouveau ses longs doigts près du nœud effectué par Sae, les femmes étaient-elles toutes aussi têtues ? Le japonais la repoussa une fois de plus, ne lui laissant pas le temps de toucher son bien. C'était bête mais cette veste était presque précieuse à ses yeux. Il préféra dévoiler sa blessure lui même et retira le vêtement poisseux de sang. Une grimace vint assombrir davantage son visage, le tissu avait collé à la plaie. Il avait fait sa part du marché, à elle maintenant de l'honorer. Une lueur éclaira ses pupilles et il dévoila ses crocs « Je peux ? » Naoki, fatigué, se mit à rire par la stupidité de sa demande avant de reprendre son sérieux. Il lui fit même une confidence « Je ne sais pas ce qui me retient de te vider de ton sang. Je t'ai déjà tuer 3 fois dans mon esprit. » Il devait certainement divaguer pour faire la causette avec une pauvre humaine. Cependant ses instincts de prédateur revint et sans s'en rendre compte, il dégagea la chevelure qui protégeait la nuque de sa pseudo sauveuse et caressa du pouce l'endroit où il comptait planter ses crocs. « On t'a pas dit de te méfier des gens de cette île ? Ils ne sont pas tous bienveillants... » lança-t-il vaguement, comme si elle n'était plus vraiment face à lui.



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MessageSujet: Re: Ce n'est qu'une femme | Naoki&Yseult

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