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When the fire's at my feet again (ft. Serehnia) [HOT]

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Les secrets ne sont bien cachés que s'ils ont un seul gardien.

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MessageSujet: When the fire's at my feet again (ft. Serehnia) [HOT] Sam 23 Juin - 21:02

When the fire's at my feet again
@Ace L. Ocean & @Serehnia K. Duyên


Au Crépuscule...

Il aurait déjà dû quitter Haima selon ses plans, et pour la première fois depuis bien longtemps, il se prenait une nuit de liberté... non pas pour s'amuser, boire, ou une autre connerie du genre. Certains de ses camarades se rendaient d'ailleurs au Crépuscule ce soir, tout comme lui, mais il avait de son côté un autre but. C'était la barmaid qu'il espérait croiser, retrouver, et pour cause, lorsqu'à l'aube de cette même journée il lui avait laissé sa veste, il avait tout simplement oublié la lettre qu'elle renfermait. Missive cruciale, puisqu'elle était destinée à l'Empereur lui-même, et rédigée de la main de l'Impératrice. Il n'osait même pas imaginer ce qu'il se passerait si elle venait à tomber entre de mauvaises mains... toutes ces années n'auraient servi à rien, ce silence, cette éducation, toutes ces privations, la séparation d'avec une famille qu'il ne connaissait pas encore. Les ennemis de sa mère verraient en lui la prochaine cible à abattre, et ce n'était pas dans ses projets. Qui plus est, impliquer une humaine à tout ceci était presque une erreur de débutant. Non, il ne devait pas se leurrer, c'en était une. A force d'avoir la tête un peu trop ailleurs ces derniers temps, et de s'être laissé bercer par le côté si fragile de la jeune femme, il en oubliait sa propre sécurité, et celle de son si précieux secret. Hélios le tuerait pour moins que ça, s'il avait vent d'une telle chose, d'une telle imprudence. Ace n'était pas assez idiot pour lui parler de tout ce qu'il faisait, même si le chef des armées était comme un père à ses yeux, que la fille adoptive de ce dernier était comme une sœur pour lui. Il avait ses propres secrets, sa propre fierté, et ce courage qui l'empêcherait toujours de vouloir être mis à l'arrière pour sa propre sécurité. De là à prendre ce genre de risques... c'était une autre chose.

Il regarda le bâtiment, l'ancienne usine reconvertie, avant d'y pénétrer tel un noble vampire, un membre de la garde en permission. Mais il n'était pas là pour profiter des lieux, son regard s'égarant malgré tout sur ce qui l'entourait, l'alliance du métal et du velours, qui offrait au lieu un certain charme, il devait bien le reconnaître. Ses iris s'attardèrent sur le spectacle qui se déroulait sur la scène... Il devait sans doute donner l'impression d'être étranger à cet endroit, car un autre garde lui fit signe de la main pour qu'il les rejoigne. Ace se contenta d'un vague signe de tête. Peut-être resterait-il un peu, après tout, mais avant cela, il lui fallait retrouver la jeune femme croisée le matin-même, celle qui était parvenue à le détourner momentanément de tout ce qui rendait son âme mélancolique, pour mieux l'y replonger le soir venu. Il repéra rapidement le bar, dont il ne tarda pas à s'approcher, et si la silhouette de la barmaid pourrait lui faire penser à Serehnia, il ne fit pourtant pas le rapprochement entre l'ondulante créature et celle plus naturelle croisée sous une aube capricieuse. S'accoudant au bar, les mots s'évadèrent à son intention, désireux de retrouver celle en possession de ce qu'elle ne devrait pas, et qui mieux que l'une de ses collègues pouvait l'aider à la retrouver ?

Excusez-moi, je cherche... Serehnia ?! s'enquit-il finalement surpris, lorsque la jeune femme s'était finalement retournée. Il n'avait pas fait attention, et il fallait reconnaître qu'elle était loin du chaton mouillé de ce matin. Ravissante. Séduisante. Cela du se voir dans ses yeux qui parcoururent ce qu'il pouvait entrevoir d'elle derrière le comptoir. Il aurait fallu qu'il soit aveugle pour être insensible à ses charmes, pourtant il n'était pas ici pour cela. Par sa légèreté, il l'avait peut-être déjà mise en danger, sans oublier tout ce qu'il devait préserver depuis tant d'année. Cette lettre était pour l'Empereur, et cela lui confirma qu'il devrait soit s'en débarrasser... chose dont il ne serait pas capable, soit la lui remettre très prochainement. Ainsi, déjà reprenait-il contenance, son visage se teintant d'une certaine neutralité. J'aurais besoin de récupérer ma veste. souffla-t-il finalement, pour conclure. Il ne savait pas... il espérait qu'elle n'ait pas fouillé dans la poche intérieure de ce qu'il lui avait confié le matin même pour la protéger des intempéries.


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Dernière édition par Ace L. Ocean le Sam 30 Juin - 17:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: When the fire's at my feet again (ft. Serehnia) [HOT] Sam 23 Juin - 23:31

When the fire's at my feet again
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Au Crépuscule...

Malgré la séance de sport, j'avais peu dormi. Mes songes furent envahis par des images toutes plus au moins suspectes, intenses. Cela faisait un moment que je n'avais pas aussi mal dormi mais j'étais cependant habituée à dormir peu. Je préférais profiter de la vie et de ce que Haima avait à offrir plutôt que de passer mon temps au lit. Mais aujourd'hui, j'étais morose. Je n'avais goût à rien et pourtant, ce soir, je devrai aller travailler au Crépuscule. J'avais presque hésité à appeler Julian pour lui dire que j'étais malade ou une fausse excuse du genre mais je ne le fis pas. J'en étais venue à la conclusion que cela me changerait les idées et me fatiguerais peut-être assez pour que je dormisse la nuit prochaine. C'était cela ! Une bonne soirée de travail ferait l'affaire. Je passais la journée enfermée chez moi, cuisinant, lisant, essayant de penser à autre chose mais rien n'y fis. Quand vint le soir, je me préparais avec soin. J'avais du temps à tuer. Je me maquilla avec attention, décidant de faire ressortir mes lèvres plus que mes yeux grâce à un mat couleur rouge bordeaux; pour les cheveux, un haut chignon tressé avec quelques mèches libres pour l'effet naturel. Je n'avais plus qu'à choisir ma tenue et partir.

Comme tous les soirs depuis quelques semaines, j'arrivais à l'heure. Le boss ne me regardait plus comme un animal curieux qu'il voudrait disséquer. En même temps, je l'avais habitué à arriver en retard, chaque soir donc je pouvais comprendre sa réaction. Bref, je passais par l'entrée des employés et me retrouver rapidement derrière mon bar, en sécurité. Je laissais mes affaires sous le bois et prépara quelques éléments pour mes cocktails tels que des baies, des quartiers de fruits, un bac avec des glaçons. Les clients ne mirent pas longtemps à envahir tout l'espace devant moi. La soirée était lancée. En quelques minutes, j'avais déjà servi une vingtaine de personnes, la plupart quittèrent alors leur place, instantanément occupée par quelqu'un d'autre. J'aimais cette effervescence. J'aimais qu'on se disputât mon attention. J'aimais ne penser à rien d'autre que mon boulot, mes boissons à servir, mes créations à préparer. Surtout ce soir là. D'habitude, je surveillais le flot de clients mais ce soir, me concentrer sur mes verres à envoyer était suffisant. "Excusez-moi, je cherche..." J'étais prête à renvoyer une remarque cinglante du genre "C'est pas une application de localisation, ici" mais lorsque je me retournasse, je me percutais à un regard reconnaissable entre tous. Surtout quand il avait été vu seulement quelques heures plus tôt. "Serehnia ?!" s'exclama-t-il, d'un ton presque amusant. Finalement, il n'était pas si insensible à mes charmes lui non plus, concluais-je en voyant son regard épousé mon corps. Je ne m'étais pas trompée sur ma toilette apparemment. Un crop top jaune, un short taille-haute fluide blanc, des talons argentés aux pieds et pour compléter, j'avais mon médaillon autour du cou. Je souris malgré moi, par réflexe. Le boulot voulait que je joue de mes charmes lorsque l'occasion se présentait. "Tu commandes ou quoi ? Y a du monde là, j'ai pas le temps de faire la causette." m'impatientais-je. C'était vrai. Ce n'était pas pour être désagréable, c'était le genre de soirée où une pause n'était pas envisageable.


Le temps qu'il se décidât, je partis servir quelqu'un d'autre et revint quelques secondes plus tard vers lui. Son visage était redevenu impassible, son regard redevenant presque taciturne. "J'aurais besoin de récupérer ma veste." s'expliqua-t-il finalement. Je le regardais en biais. Sa veste. Mais bien sûr. Je m'accoudais au bar et planté mes yeux dans les siens. De l'extérieur, mon attitude restait identique à celle que je pouvais offrir à n'importe quel autre client mais ce n'était qu'une façade. Je voulais n'être entendue que par lui. "Ta veste, hein ? Comme je te l'ai dis, j'ai beaucoup de boulot donc même si elle était ici, tu ne l'aurais pas avant la fin de mon service - clamais-je, accentuant le elle pour qu'il comprît que je n'étais pas dupe. Donc tu veux boire quelque chose ou tu vas juste rester planté là ? " demandais-je finalement, me relevant en lui faisant un clin d’œil pour la forme.


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MessageSujet: Re: When the fire's at my feet again (ft. Serehnia) [HOT] Dim 24 Juin - 0:34

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Au Crépuscule...

Un sourire pour réponse à ses mots, à son interrogation. Il ne s'attendait très certainement pas à la retrouver ainsi, sans doute parce qu'il n'avait pas l'habitude de ce genre de lieu. Il sortait peu, il le lui avait avoué la première fois, et cet endroit lui était plutôt étranger, n'y ayant tout simplement jamais mis les pieds jusqu'à présent. Pourtant, l'ambiance était agréable, le genre de lieu où il pourrait volontiers s'attarder s'il était certain de récupérer sa maudite lettre qui, à cette seconde, occupait malgré lui tout son esprit. La silhouette de Serehnia était pourtant parvenu à le distraire quelques instants... "Tu commandes ou quoi ? Y a du monde là, j'ai pas le temps de faire la causette." s'impatienta-t-elle presque immédiatement, le ramenant brutalement à la réalité, tandis qu'elle s'éclipsait pour s'occuper de la demande d'un autre client. Il retrouva sa morosité, l'urgence de la situation lui vrillant les tripes, à défaut de battements saccadés pour son myocarde inerte. Pourtant, toute cette histoire pourrait faire cavaler son palpitant à l'en rendre sourd, s'il était humain... La réalité clamait que non, et il n'osait même pas imaginer tout ce que pouvait contenir cette lettre, combien de noms cette dernière pourraient entrainer dans son sillage, le sien pour commencer.

Ainsi, lorsqu'elle revint vers lui, se contenta-t-il de lui expliquer la raison de sa venue. Cette veste qu'il tenait à récupérer, sans pour autant lui avouer que c'était surtout ce qu'elle contenait qui avait de l'importance à ses yeux. La veste pouvait bien bruler quelque part qu'il n'en serait pas plus attristé que ça. Elle le regarda avec insistance quelques secondes, avant de se rapprocher, de s'accouder à son tour pour croiser son regard et lui souffler sa réponse, plus basse que ne l'avait été sa précédente. "Ta veste, hein ? Comme je te l'ai dis, j'ai beaucoup de boulot donc même si elle était ici, tu ne l'aurais pas avant la fin de mon service. Donc tu veux boire quelque chose ou tu vas juste rester planté là ?" Il sentait dans ses mots qu'elle l'avait trouvée, qu'elle l'avait eu entre les mains... et que savait-il d'autre encore. Une légère pâleur dissimulée par la luminosité artificielle et tamisée des lieux, s'égara sur ses traits. Les choses n'auraient pu être pires... Bien sûr que si, il suffisait qu'elle ait trouvé la bonne idée de se montrer curieuse, ou de la laisser dans un endroit où elle serait exposée.

Ca n'a rien d'un jeu. gronda-t-il d'un timbre sourd, une seconde avant que sa main vienne, d'un geste vif, surnaturel, capturer son poignet pour la retenir, alors que son visage se fermait un peu plus, le muscle à sa mâchoire tressautant légèrement. Tu l'as lue ? T'as brisé le sceau ? lui murmurait-il à présent, son regard braqué dans le sien, suffisamment bas pour qu'elle puisse l'entendre sans que d'autres oreilles puissent le percevoir, grâce à la musique des lieux. C'est important, Serehnia... Il se pencha plus encore, laissant ses lèvres venir effleurer son oreille pour lui glisser des mots qu'il ne pouvait se permettre de rendre audible à qui que ce soit d'autre. Si elle tombe entre de mauvaises mains... beaucoup de personnes seront en danger, toi y compris. Il relâcha sa prise, avant que l'on finisse par considérer qu'il importunait la barmaid. Avant d'attirer un peu trop les regards dans sa direction, et qu'Hélios entende parler d'un différent où il aurait été impliqué. J'attendrai le temps qu'il faut. souffla-t-il sans la perdre des yeux, preuve sans doute, qu'il n'allait pas non plus lui permettre de quitter les lieux sans lui, ou sans avoir récupéré ce qui lui appartenait. T'as qu'à me servir la même chose que ce qu'ils boivent. souffla-t-il encore, en montrant les quelques gardiens assis un peu plus loin, à une table, et qui leur jetaient par instant des regards.


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MessageSujet: When the fire's at my feet again Dim 24 Juin - 21:02

When the fire's at my feet again
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Au Crépuscule...

"Ça n'a rien d'un jeu." Sa voix gronda à mes oreilles mais ne m'effraya pas le moins du monde. Il voulait jouer à celui qui se mettrait le plus en colère ? Très bien, il avait trouvé un adversaire digne de ce nom. Alors, lorsqu'il décidât d'attraper mon avant-bras pour me retenir, bien trop rapidement je fulminais. Mais je bossais là, c'était mon lieu de travail et il se permettait de se comportait ainsi avec moi ? Pour sûr, il n'aurait pas apprécier que je le traite de la sorte si les places étaient échangées et que nous étions... à l'endroit où il travaillait, s'entrainait, peu importait. Mes yeux tombèrent rapidement sur ses doigts enserrant un peu trop fort ma peau puis lentement cette fois, remontèrent vers son regard noisette. Au passage, j'avais noté son expression sévère, sa mâchoire contractée. Il était rare que je passât une seconde sans qu'aucune personne ne me reluqua, c'était aussi pour ça que j'avais été embauché. Puis, il était fréquent que le boss surveillât ces employés, il n'aimait pas tellement qu'on s'en prît à eux. Alors, pour donner le change, je recouvris sa main de la mienne et lui souris comme si c'était un jeu normal entre nous. Il avait beau dire que cela n'en était pas un, pour l'heure, c'était son unique chance de rester à l'intérieur jusqu'à ce que je débauchai.



"Quel dommage!" soufflais-je séductrice. Pourtant, à l'intérieur, je bouillonnais de rage. Il avait été bien gentil ce matin,mais là, il se comportait comme un sale con. Il aurait presque mérité que je demandasse à la sécurité de l'escorter jusqu'à la sortie. J'y pouvais rien s'il avait oublié sa fichue lettre dans sa veste quelques heures plus tôt et à ce moment-là, il me prenait la tête alors que j'essayais de gagner ma vie et que je n'avais pas dormi. "Tu l'as lue ? T'as brisé le sceau ?" Je levais les yeux au ciel pour toute réponse. Cela ne parut pas le convaincre car il reprit rapidement la parole. "C'est important, Serehnia..." Bon, apparemment, il me prenait pour une idiote, alors j'allais lui en servir, de l'idiotie. "Ah oui ? Vraiment ?" rétorquais-je donc, accentuant chaque mot pour donner un effet niais volontaire à ma réponse. Je n'aimais pas tellement qu'on ne me prenne pour une fille stupide. Je détestais cela en fait mais il ne m'était pas difficile de prendre ce rôle lorsque la situation l'exigeait. Cela commençait à faire trop longtemps que nous bavardions gaiement, les clients allaient se mettre à fouiner si cela se poursuivait beaucoup plus.



J'allais me retirer lorsqu'il se penchât vers mois au dessus du bar. Après une brève hésitation, j'en fis de même, nos lèvres venant effleurer l'oreille de l'autre. Son souffle vint chatouiller mes pommettes puis je haussais les sourcils face à sa remarque réservée à moi seule. C'était un réflexe inutile puisque, au vue de nos positions, il ne me voyait pas faire. J'inclinais légèrement la tête pour que ma bouche se plaçât encore plus près de son oreille. "Penses-tu réellement qu'elle serait mieux ici, avec tant de passages ? J'aime vivre dangereusement mais je ne suis pas stupide, contrairement à ce que tu sembles croire." exultais-je, peu ravie d'être prise pour une imbécile sur mon territoire. Je ne savais pas si mes mots atteignirent leur cible ou s'il se rendait simplement compte que cela avait trop duré mais il lâcha enfin sa prise. Avant de m'écarter, je déposa un rapide baiser sur le dessin de sa mâchoire. "C'est tout ce que tu auras de moi, darling" lançais-je, reprenant mon rôle de barmaid séductrice pour, si cela était possible, noyer le poisson. Puis, il méritait bien d'être affiché un peu après le coup qu'il venait de me faire. Un faux sourire plaqué aux lèvres, je partis une fois encore servir un autre client, me frottant discrètement le poignet, ses mots me parvenant quand même dans mon dos. J'avais clairement saisi le message caché derrière mais, pour tout autre, ce n'était sûrement qu'une personne de plus qui se battait pour avoir mon attention.


Une fois cela fait, je revins vers lui, espérant cette fois qu'il se décidât à commander quelque chose. Tout simplement parce que ce n'était pas discret de rester au bar sans rien boire. Je fis un brève mouvement du menton, lui demandant tacitement ce qu'il désirait. "T'as qu'à me servir la même chose que ce qu'ils boivent." Je suivais son regard et tomber sur un groupe de gardiens qui avait l'habitude de squatter le Crépuscule. J'avais déjà remarqué qu'ils nous jetaient des œillades alors que nous discutions, l'instant précédent. J'analysais tout ce qu'il se passait en général, reportant les comportements suspects aux vigiles ou au boss lui-même. Cependant, pour ne pas les fixer et attirer d'avantage l'attention, je regardais rapidement leur verre, reconnaissant leur contenu facilement. Je me retournais et préparais ce qu'il voulait, me déhanchant et fredonnant doucement sur la musique. Une fois fini, je me tournais à nouveau et lui posa son verre sous le nez, une protection à l'effigie du bar entre le bois et le cocktail. Je ne lui précisais cependant pas que je lui avait mis la double dose d'alcool. Il devait se détendre, le temps ne passerait pas plus vite parce qu'il était sur la corde raide.


Je passais ainsi la soirée à servir verres sur verres, danser au rythme des mélodies à l'abri derrière mon bar, récolter des pourboires que je glissais dans un des pots sous le bois, boire quelques shots avec des clients. Quelques fois, je revenais vers Ace, mais le cœur n'y étais pas alors je plaquais un faux sourire sur mes lèvres. Il m'avait blessée et vexée, je ne souhaitais donc pas faire plus d'efforts que ce que nécessitait mon boulot. Les heures passaient, les commandes également, le chiffre d'affaire augmentait de façon conséquente. Le point positif, c'était que je n'avais pas le temps de penser à quoi que ce soit d'autre que mon job. Ni la fatigue, ni les rêves n'arrivaient à m'atteindre. Cependant, peu à peu, la salle c'était vidée, annonçant la fin du service. Bientôt, il ne resta plus que lui et moi. La musique s'était arrêtée. Un agent de sécurité commença à s'approcher dans le dos du gardien. "Ça ira, Jean, je m'en occupe" dis-je calmement en lui faisant un signe de la tête. Il repartit aussi sec.



Cette fois, je me tournais franchement vers Ace, plantant mes yeux dans les siens. "Si tu veux partir plus tôt, aides moi." ordonnais-je presque en lui faisant signe de me suivre dans la réserve. Il était clair pour moi qu'il était prêt à tout pour récupérer sa lettre, alors je ne pris même pas la peine de vérifier s'il était derrière moi que je donnais déjà mes instructions: "Tu me ramènes cette caisse là, ce carton-ci et encore ça et ça au bar, s'il te plait. Et surtout, ne casses rien." La pièce était en U, avec des étagères au mur et une au centre si bien que je pus en faire le tour sans avoir à me retourner et partir par la même porte qu'en arrivant. Je rejoignis mon bar et me mit à essuyer les verres restants avant de les ranger à leur place habituelle, répétant le geste autant de fois que nécessaire.
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MessageSujet: Re: When the fire's at my feet again (ft. Serehnia) [HOT] Dim 24 Juin - 21:57

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Au Crépuscule...

Elle jouait la carte de la séduction, dissimulait la pression de ses doigts sur sa peau, en les recouvrant de sa paume. Elle lui dédiait des sourires, s'inclinait dans un même mouvement. Il sentait malgré tout la colère qui grondait au fond de lui, parce que cette foutue lettre était importante, parce que c'était les derniers encrés à même ce morceau de papier, les seuls encore méconnus, laissés par sa mère, et dont il ignorait lui-même le contenu. Elle était importante, et la jolie brune se contentait de jouer à l'ignare, alors qu'il la savait plus intelligente que cela. Cette menace qui frôla ses lèvres, celle qui pourtant ne venait pas de lui, sembla la pousser enfin à répliquer. "Penses-tu réellement qu'elle serait mieux ici, avec tant de passages ? J'aime vivre dangereusement mais je ne suis pas stupide, contrairement à ce que tu sembles croire." Elle n'avait pas tord, mais cela ne le rassurait pas sur l'endroit où se trouvait la lettre en question. A ses yeux, maintenant qu'Elysium était morte, elle n'avait de place que contre son cœur, ou à défaut, entre les mains de l'Empereur, son véritable destinataire. Il la relâcha donc, de crainte, malgré tout, d'attirer un peu trop l'attention dans sa direction, mais elle eut l'audace de le surprendre la seconde suivante, venant déposer un baiser un peu plus bas que ses lèvres, le laissant plisser les yeux pour toute réponse. "C'est tout ce que tu auras de moi, darling." Darling ? Sérieusement ? Cette fille était incroyable. Il venait jusqu'ici, lui faisait presque des reproches, et elle jouait la comédie pour le reste des clients, dont les gardiens qui les regardaient de temps à autre, sans doute surpris de voir Ace ici, et encore plus tenter de draguer la barmaid.

Elle revint lui servir ce qu'il avait demandé, indifférent qu'il était à l'alcool que la boisson contenait. Facilité vampirique, détail qui voulait qu'il lui en faille plus pour dériver, voir même qu'il touche à la nouvelle drogue qui circulait. Mais ce n'était pas son genre, de vouloir perdre le contrôle, quel qu'il soit, notamment dans une situation telle que celle-ci, ou même après le décès de sa mère. La soirée s'écoula, tandis qu'il prenait trois verres au cours de celle-ci. Silencieux, se faisant aborder parce quelques hommes, quelques femmes, quelques gardiens tentant de l'entraîner à leur table. Mais il ne voulait surtout pas qu'elle lui échappe. Et bientôt, ce fut l'heure des derniers départs, l'avancée du vigile dans son dos ne lui échappant pas, tandis qu'il lui glissait un regard en biais. "Ça ira, Jean, je m'en occupe." Elle allait donc enfin s'occuper de lui, ce qui signifiait qu'ils allaient sûrement partir... "Si tu veux partir plus tôt, aides moi." ... ou pas.

L'ordre avait claqué, le signe de main avait fait le reste, tandis qu'elle se mettait en route, s'attendant sans nul doute à ce qu'il lui emboîte le pas. Peut-être parce qu'il avait sous-entendu qu'il ne la quitterait pas des yeux... Effectivement, il quitta le tabouret sur lequel il avait passé la plus grande partie de la soirée, pour la suivre d'une démarche souple et agile. "Tu me ramènes cette caisse là, ce carton-ci et encore ça et ça au bar, s'il te plait. Et surtout, ne casses rien." Bien m'dame. souffla-t-il, avec l'ombre d'un sourire taquin. Pourtant, il gardait cette étrange lueur déterminée au fond des yeux. S'il avait été dans un lieu où seules des personnes au courant se trouvaient, il aurait chargé le tout en une fois, pour s'en débarrasser, et lui dire que c'était terminé. Mais là, il fit sagement les aller-retours pour lui apporter ce qu'elle avait demandé, laissant ses muscles rouler sous son tee-shirt, se concentrant sur cette tache confiée pour que tout ceci prenne enfin fin, et qu'il puisse récupérer son bien. Lorsqu'il déposa le dernier élément demandé, il releva les yeux sur elle, croisant simplement les bras devant son torse. Et maintenant ? Tu as fini ? On peut y aller ? souffla-t-il d'un timbre où l'on pouvait percevoir son impatience. Il avait besoin de retrouver ce qui lui appartenait. Il se moquait bien de ce que les autres penseraient, du fait qu'on penserait sûrement qu'ils allaient coucher ensemble, et ses collègues qui le chambreraient sûrement sur la chose le lendemain, sur Atlas. Tout ce qui lui importait, c'était cette lettre. Parce qu'elle était à ses yeux le seul héritage qu'Elysium lui avait confié, et sur lequel il aurait dû veiller, beaucoup mieux que cela... n'ayant déjà pas pu la protéger, elle.


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MessageSujet: When the fire's at my feet again Lun 25 Juin - 0:27

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Au Crépuscule...

Comme je m'y étais attendue, il m'avait suivie. Il voulait sa lettre, peut-être pourrais-je abuser de ma position. Je notais cela dans un coin de ma tête. Je lui donnais mes ordres, ce à quoi il me répondit "Bien m'dame." Un sourire aurait pu naître sur mes lèvres en d'autres circonstances face à cette réplique. Réellement, en temps normal, le sentiment qu'un homme répond à tous mes ordres et tous mes désirs me comblent de joie, mais cette fois, j'étais déjà trop énervée contre lui pour que les choses changèrent aussi simplement. Alors, sans me retourner, je retournai au bar. J'étais à ma place, en train d'essuyer verres après verres mais la pile ne semblait pas diminuer. Pourtant, je ne me laissais pas déconcentrer par les allers et venues du gardien même si la vue de ses fesses se mouvant gracieusement pouvait facilement distraire lorsqu'il me tournait le dos. La vue de ses muscles ondoyants sous l'effort, tout court d'ailleurs. J'avais bien le droit de m'occuper, après tout! Les cartons s'empilaient derrière le bar, au fur et à mesure qu'il revenait. Heureusement que le couloir n'était pas si étroit que cela. D'habitude, je faisais les casiers les uns après les autres, rangeant le premier et prenant le second au retour. Je ne m'étais donc jamais rendue compte de la place plutôt restreinte qu'offrait l'emplacement sous l'escalier.

J'étais plongée dans mes pensées, suivant inconsciemment les mouvements d'Ace des yeux lorsqu'il finît par poser la dernière caisse par terre. Sa voix n'était qu'un souffle mais pour moi, elle claqua dans l'air tel un fouet, me sortant de ma torpeur. "Et maintenant ? Tu as fini ? On peut y aller ?" Je secouais légèrement la tête, me remettant les idées en place par la même occasion. "Pas tout à fait, prend ma place, je range les cartons et nous pourrons y aller." Il ne restait pas énormément de verres, si bien qu'il pouvait très bien finir sa tâche avant moi. "Sauf qu'il ne connaît pas l'emplacement de chaque chose" pensais-je rapidement tout en m'attaquant au premier carton qui contenait des bouteilles d'alcool. Ainsi, surveillant du coin de l’œil les faits et gestes du gardien, je remplaçais les bouteilles quasi vides, remplis le frigo de soda et jus de fruits, et tout le nécessaire pour mes préparations. Cela fait, je nettoyais le comptoir. Je ne supportais pas que mon lieu de vie pour la nuit soit sale pour le lendemain. Si je laissais des traces, le soir d'après, le bois collerait et ça serait irrécupérable. "Je remet cela à sa place et nous pourrons partir." déclarais-je finalement en désignant les boîtes au sol, une fois satisfaite de l'état du zinc. La fatigue était retombée, si bien qu'il me tardait de rentrer chez moi même si je me doutais que je mettrais plus de temps que d'ordinaire pour rejoindre mon nid douillet.



C'était enfin fini pour cette nuit. Cela avait été inhabituellement long, sûrement à cause de la présence du jeune homme, de ses réflexions et des songes qui avaient troublé mon repos. "Prends ce carton et suis moi." lui ordonnais-je encore tout en récupérant mes affaires sous le bar puis en me dirigeant vers la sortie des employés. Je lui tins la porte ouverte et lui indiquais qu'il pouvait jeter la caisse dans la poubelle en face. Dieu, que c'était agréable de ne pas tout faire seule. D'avoir quelqu'un qui s'occupe de porter les charges lourdes, notamment. Surtout quand on est perché sur des talons de dix centimètres ou plus. Talons qui claquaient dorénavant sur les pavés de la cité alors que j'avais silencieusement pris la direction de mon appartement. Je ressassais la soirée, la journée même en boucle dans ma tête. Une certaine morosité me gagnait peu à peu. Je savais bien que nous nous connaissions depuis seulement quelques heures et que je n'avais pas été la plus conciliante au monde, mais tout de même, il y avait un pas à franchir pour me traiter de la sorte. Instinctivement, je pris mon poignet dans la main, le frottant, comme pour y faire circuler le sang alors qu'il aurait été bien trop tard maintenant s'il y avait eu un problème. Je regardais droit devant moi, les yeux pourtant dans le vague. Je prenais tellement souvent ce chemin, que je n'avais pas réellement besoin de faire attention à la direction que j'empruntais. En effet, mes pieds me portaient aisément jusqu'à la destination que je convoitais. Si lui ne brisait pas le silence, alors ce n'était pas moi qui le ferait, cette fois.
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MessageSujet: Re: When the fire's at my feet again (ft. Serehnia) [HOT] Lun 25 Juin - 18:55

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Au Crépuscule...

Il avait fait ce qu'elle attendait de lui, pour préciser la fin de ces instants, et rapprocher celui où il pourrait enfin récupérer sa lettre. Aussi, lorsqu'il lui demanda s'ils pouvaient enfin partir, pouvait-on percevoir l'impatience qui grignotait son âme à mesure que les secondes s'envolaient. "Pas tout à fait, prend ma place, je range les cartons et nous pourrons y aller." Il laissa un soupir s'esquiver de ses lèvres, se glissant à sa place pour continuer à ranger les verres, sous le regard attentif de la barmaid. Il pouvait sentir son regard peser régulièrement sur lui, comme pour s'assurer qu'il ne cassait rien. Il aurait pu se montrer joueur, lui faire avoir quelques frayeurs, mais il voulait surtout quitter cet endroit pour que l'attente prenne enfin fin. Il pourrait pourtant aller mille fois plus vite si son regard n'était pas sans cesse posé sur lui, si elle avait conscience de ce qu'il était. Mais ce n'était bien évidemment pas le cas.

"Je remet cela à sa place et nous pourrons partir." souffla-t-elle lorsque leurs regards se croisèrent, sans qu'il ait à prononcer un mot, alors que le comptoir semblait parfait, que les verres avaient retrouvé leur place d'origine. Il croisa donc silencieusement les bras, attendant sur celle dont il suivit les gestes et les mouvements. Dans un autre cadre, il y aurait sûrement pris du plaisir, car la jeune femme était plus qu'attirante, mais son cerveau restait braqué sur cette fameuse missive qui, si elle était découverte par la mauvaise personne, briserait tout ce qui avait pu être sa vie jusqu'à présent. Et même si la remettre finalement à l'Empereur risquait de produire un effet équivalent, cela ne briserait pas une promesse qu'il chérissait secrètement, dans le creux de ce cœur inerte et silencieux.

"Prends ce carton et suis moi." se décida-t-elle finalement à lui dire, alors qu'elle récupérait ses affaires. Preuve, sans doute, qu'ils allaient enfin quitter le Crépuscule. Pas qu'il n'apprécia pas l'endroit, mais comme précédemment, il ne parvenait à éloigner son esprit de sa préoccupation première. Pas de problème. souffla-t-il en réponse, s'emparant du carton, alors qu'elle lui tenait la porte ouverte, avant de le jeter dans la poubelle désignée. Il avait fait plus que sa part du travail... alors qu'ils commençaient à marcher silencieusement, seuls ses talons martelaient le sol. Bruit se répercutant autant d'eux, tandis qu'il glissait ses mains dans ses poches. Il ne comptait pas réellement parler, craignant d'être désagréable, son propre esprit divaguant... sauf qu'il remarqua son geste, cette main venant frotter le poignet qu'il avait enserré un peu plus tôt, et que cela lui fit plisser le front. Est-ce que je t'ai fait mal ? commença-t-il à demander, la regardant fixement, sans pour autant cesser de marcher. Je suis désolé si c'est le cas... ce n'était pas mon intention... mais c'est important, et je... Les mots restaient bloqués à ses lèvres, mourant sur sa langue, parce que cela ne faisait que reprendre des prétextes qu'il lui avait déjà servi, et que la vérité n'était pas entendable, encore moins dans un lieu comme celui-ci, et qu'elle la mettrait indéniablement en danger. Il soupira, venant se passer une main dans les cheveux. Je sais que ça n'excuse en rien ma façon de faire. Effectivement. Et elle pourrait très bien juger qu'il s'était conduit comme le dernier des crétins. Il avait d'excellentes raisons, et même en sachant cela, il savait qu'elles risquaient de motiver d'autres dérapages. Je peux être con des fois... Il était le seul idiot de l'histoire, à avoir donné sa veste sans récupérer la précieuse missive auparavant. A s'énerver trop facilement parce qu'il sentait cette pression face à toutes ces possibilités.


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MessageSujet: When the fire's at my feet again Lun 25 Juin - 21:28

When the fire's at my feet again
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Au Crépuscule...

Il avait suivi mes instructions à la lettre depuis la fermeture, hâtif de recouvrir sa veste, sans aucun doute que cela puisse venir d'une autre raison. Il m'avait regardée ranger les derniers éléments, les bras croisés, me montrant son impatience. Je n'avais pas besoin de cela pour le savoir, de toute façon. Enfin, nous prenions la route pour chez moi. J'étais exténuée. J'espérais bien dormir cette nuit, contrairement à la précédente. Mais je n'y croyais que moyennement. Inconsciemment, j'enroulais mon poignet de mes doigts à l'endroit où le gardien m'avait enserré plus tôt dans la soirée. Je n'y avais pas prêté attention avant, occupée, mais une douleur sourde pulsait dans cette zone. J'aurais certainement une ecchymose, le lendemain. Je regardais devant moi, les yeux dans le vague, réfléchissant aux songes qui avaient perturbé mon sommeil. Cependant, lui devait avoir remarqué mon geste car il me sortit de ma rêverie. Mes yeux se tournèrent vers lui, inquisiteurs. Ses mots me parvenaient mais je ne les entendais pas réellement. Sa question restait muette à mes oreilles mais je finis par comprendre de dont il parlait lorsqu'il s'excusât. "Je suis désolé si c'est le cas... ce n'était pas mon intention... mais c'est important, et je..." Apparemment, il s'en voulait et se rendait compte qu'il avait agi comme un abruti, ses mots sortant avec difficulté de ses lèvres rosées, parfaites.


" Ça va." soufflais-je juste, laconique, reportant mon regard sur les pavés. Je n'avais que faire de ses excuses, je n'avais que faire d'avoir une marque le lendemain, je n'avais que faire de l'importance de sa lettre. Tout ce qui m'importait, c'était de résoudre le mystère dans ma tête et au minima, de rejoindre mon lit. "Je sais que ça n'excuse en rien ma façon de faire." ajouta-t-il, comme s'il s'attendait à ce que je lui pardonnasse quelque chose. "En effet" répondis-je, lassée de toute cette histoire. Je n'avais rien demandé à personne, je ne lui avais pas demandé de me porter ni même de me rattraper lorsque j'avais faillis tombé aux ruines le matin même. C'était peut-être ingrat de ma part de penser ainsi alors qu'il m'avait bien aidée mais après les évènements de la nuit, je n'avais plus envie d'être reconnaissante. De toute façon, il devait bien se moquer de ce que je pensais, seul son précieux objet ne semblait occuper son esprit.


"Je peux être con des fois..." Son autocritique me parvint et je ne fis rien pour nier l'évidence, dans un premier temps. Il était le seul fautif dans les péripéties qui avaient mené à cet échange froid et distant. De mon côté en tout cas. Puis, je m'arrêtais, les poings sur les hanches, reprenant la position et l'air que j'avais eu pour engueuler Seth l'autre fois. "Con? C'est peu dire! Tu peux être aussi tendu que tu veux, je ne mérite certainement pas d'être traitée ainsi... en n'importe quelles circonstances, d'ailleurs!" m'énervais-je, pointant finalement un doigt sur son torse. Puis, je me tournais et accélérais le pas pour rentrer plus rapidement. Mes pieds me faisaient un mal de chien, mais peu m'importait tant que je remettais rapidement la lettre à son propriétaire. Je ne me retournais pas pour vérifier qu'il me suivait, sûre qu'il pourrait me rattraper en quelques enjambées.



Une fois arrivée devant chez moi, j'ouvris et m'introduisis chez moi, soulagée de sentir le dénouement approché. "Entre et referme derrière toi!" criais-je dans mon dos, sans une once de sympathie dans la voix. Je partis dans ma chambre, fouillant ma commode pour retrouver le pli. Il pouvait bien me suivre ou restais là où il était, j'en avais plus rien à faire. D'un coup d’œil rapide, englobant la pièce, je remarquais que tout semblait à sa place. Je l'avais caché dans un pull, remis correctement à sa position au milieu du tiroir. Comme je lui avais dis, je n'étais pas stupide, j'avais compris l'importance de cette lettre au moment même où mes yeux s'étaient posés sur le sceau. Je la pris délicatement entre mes doigts, la faisant tourner comme pour vérifier que c'était la bonne. Finalement, je la tendis à Ace, mais avant qu'il ne la saisisse, je remis l'objet tant convoité dans mon dos. "A une condition..." commençais-je, faisant un pas en avant pour que nos corps ne soient plus qu'à quelques centimètres.



J'avais bien réfléchi depuis la veille, au matin puis au soir. "Promets moi que, un jour, tu m'expliqueras." murmurais-je, le visage tendu vers le sien, mes yeux profondément ancrés dans les siens, mes lèvres bougeant sûrement trop près des siennes. "Si elle me met tant en danger, je mérite de savoir pourquoi." m'expliquais-je tout de même, les paupières plissées, laissant traîner une petite note de défi dans ma voix.

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MessageSujet: Re: When the fire's at my feet again (ft. Serehnia) [HOT] Lun 25 Juin - 22:16

When the fire's at my feet again
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Au Crépuscule...

Elle restait froide à chacune de ses tentatives d'excuses, mais il l'avait sûrement mérité, d'autant plus qu'elle savait que sa présence était particulièrement intéressée par la missive portant le sceau de l'Impératrice, et le prénom de l'Empereur. Il avoua donc pouvoir être con par moment, ce qui n'était pas faux. L'esprit trop ailleurs, les pensées tournées vers une vengeance, l'envie que les coupables, plutôt que d'être de nouvelles menaces en fonction du contenu de la lettre, soient arrêtés, voir même assassinés à leur tour. Il ne savait pas vraiment quelles limites poser, tout en sachant pertinemment que c'était à cause d'eux qu'il n'avait pas pu vivre aux côtés de sa mère. Et peut-être même de son père. Connaître sa famille, et tous ces autres êtres. Pourtant, il ne parvenait à regretter sa vie, toutes ces autres personnes qui la composaient, et l'homme qu'il était devenu à la force de ses poings, de sa détermination, de son audace, de son talent. Il n'avait subi aucun favoritisme, aucun traitement de faveur.

Elle s'arrêta, le poussant à faire de même inconsciemment tandis qu'elle plaçait ses mains sur ses hanches, croisant son regard. "Con? C'est peu dire! Tu peux être aussi tendu que tu veux, je ne mérite certainement pas d'être traitée ainsi... en n'importe quelles circonstances, d'ailleurs!" s'énervait-elle, pointant un doigt accusateur sur son torse, avant de se tourner pour accélérer le pas. Elle avait raison, et sa mère n'aurait sans doute pas apprécié son attitude. Mais elle n'était plus là. Et il avait déjà bien assez conscience d'avoir été plus que désagréable, parce que la situation... mais comment pouvait-elle seulement imaginer ce que pouvait contenir la lettre ? Même si son imagination parvenait à recréer une conspiration digne des mousquetaires, elle ne ferait encore qu'effleurer la cime de l'iceberg sans parvenir à se douter de l'énormité dissimulée sous l'eau si sombre. Il laissa un vague soupir s'exiler de ses lèvres, tandis qu'il hâtait le pas pour la suivre, et ne pas la perdre. Il ne voulait pas avoir à faire usage de ses talents vampiriques en face d'elle, ni même utiliser la moindre faculté qu'il pouvait posséder, en sa défaveur.

Ils ne tardèrent pas à atteindre la porte qu'elle ouvrit rapidement. "Entre et referme derrière toi!" lui cria-t-elle, tandis qu'il obtempérait, même s'il ne s'attarda pas dans l'entrée. Il en était incapable, tout bonnement. Même pénétrer dans la chambre de Serehnia, dans cette intimité qu'il n'aurait jamais dû profaner de sa présence, ne le culpabilisa pas. Au contraire, il suivit ses doigts venir froisser un pull, et en extirper la lettre qu'il reconnu presque immédiatement. Elle en avait bien évidemment compris l'importance pour la dissimuler ainsi, alors qu'à présent elle la faisait tourner entre ses doigts, le laissant constater qu'elle était intacte. Un soulagement le saisit, une raideur qu'il n'avait même pas remarqué s'évadant de son être, à la seconde même où elle lui tendit la lettre. Sa propre main dévorait déjà la distance, avant qu'elle la glisse à nouveau dans son dos. "A une condition..." Serehnia... soupira-t-il, alors qu'elle se rapprochait de lui, comblant la distance qui les séparait, celle qui était presque illusoire à cet instant. "Promets moi que, un jour, tu m'expliqueras." souffla-t-elle, ses lèvres si près des siennes qu'il pouvait sentir sa respiration brûlante contre ses lippes, son regard emprisonné dans le sien. "Si elle me met tant en danger, je mérite de savoir pourquoi." Mais c'était son ignorance qui la préserverait, la protègerait... tandis que la vérité n'aurait pas éclaté au grand jour, si elle le faisait... un jour. Il leva ses mains vers son visage, laissant ses doigts chasser les mèches sauvages derrière les oreilles de la jeune femme, alors qu'il inclinait son visage légèrement. Si cela ne te met pas plus en danger... je te le promets. souffla-t-il avant de venir cueillir ses lèvres des siennes, avec douceur, comme s'il désirait en savourer la saveur. Il aurait fallu être fait de bois pour renier le fait qu'il la désirait en cet instant, que ses lèvres ne rencontraient pas les siennes pour de mauvaises raisons. Peut-être, l'étaient-elles, mauvaises, mais elles ne concernaient pas la lettre qu'il savait à sa place, non loin de lui.


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MessageSujet: When the fire's at my feet again Lun 25 Juin - 23:19

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Chez moi...

La lettre dans la main, dans mon dos, j'étais venue près, trop près sûrement de lui. Il m'avait évidemment suivie dans ma chambre, c'était vain de penser qu'il aurait pu rester à l'entrée. J'avais une condition, une seule pour franchir le pas et lui rendre son Graal. Je lui demandais à ce que, un jour, n'importe lequel, n'importe quand, il m'expliquât. Je voulais savoir pourquoi c'était si important pour que ma vie puisse être encore plus en danger. Je disais plus car, en règle général, j'attirais trop souvent les ennuis pour ne pas vivre dangereusement au quotidien. Ses yeux semblaient me sonder alors que j'attendais sa réponse, sa promesse. Mais je ne m'attendais certainement pas à ce que ses doigts viennent caresser mon visage, replaçant une mèche de cheveux derrière mon oreille avant de venir se positionner sous mon menton, relevant encore plus ma tête. Que faisait-il ? Essayait-il de détourner mon attention pour prendre la lettre sans rien répondre ? Cela ne serait pas bien difficile vu la proximité entre nos corps, il n'avait plus qu'à tendre le bras. 

Mon regard restait fixé au sien alors qu'il balayait mes interrogations grâce à seulement quelques mots. Je n'eus pas plus de temps pour enregistrer ses paroles que ses lèvres se posèrent sur les miennes. Je mis quelques secondes à comprendre ce qu'il se passait. Je ne m'attendais clairement pas à cela. Doucement, sensuellement, sa bouche prenait la mienne sans que je ne fasse rien pour l'en empêcher. Pourquoi ...? Jouait-il avec moi ? Il soufflait le chaud puis le froid avec moi, je n'avais donc aucune idée du pied sur lequel dansait. Je posais mes deux mains sur son torse et le repoussais de toute mes forces. "Ça ne va pas, non!" m'écriais-je, chancelante. Je tentais de le jauger, de dire avec conviction s'il se moquait de moi ou non. Mais il n'avait rien fais pour prendre la lettre alors qu'il aurait eu tout le temps nécessaire si cela avait été son but. Peut-être avait-il compris que je n'étais pas son ennemi maintenant qu'il avait pu voir le pli. Je le fixais, l'esprit embrouillé, les yeux confus. 

Il était beau, il m'attirait, il n'y avait aucun doute là dessus. Était-ce une bonne idée ? Certainement pas non. Mais comme je le lui avais confié, j'aimais vivre dangereusement. Il semblait tellement à sa place, j'avais l'impression de voir la même incompréhension que moi sur son visage, dans ses yeux. Soudainement, je pris ma décision. Je balançais la lettre sur la commode et comblais rapidement la distance entre nous. Plaçant mes bras autour de son cou, je moulais mon corps au sien et écrasais d'autorité mes lèvres sur les siennes. Tout disparut autour de moi, il n'y avait plus que lui qui comptait. S'il réagissait comme je l'avais fais, je tomberais de haut. Je chuterais des cimes, mais je l'aurais mérité. Je me sentais à ma place, j'avais la sensation exquise qu'il n'y avait pas de meilleur endroit où je pouvais être. J'avais désiré ce moment, même ce matin sans l'avouer alors que nous nous connaissions si peu. J'avais été si facilement blessée par ses propos, si facilement atteinte par son regard, mais tout prenait enfin sens maintenant que j'étais blottie contre lui. J'avais vu ses yeux me reluquer alors qu'il arrivait juste au bar mais je n'avais même pas fais attention que j'avais eu exactement la même réaction que lui à ce moment. Il ne restait plus qu'à savoir si mon refus d'il y a quelques secondes ne l'avait pas définitivement rebuté. 
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MessageSujet: Re: When the fire's at my feet again (ft. Serehnia) [HOT] Mar 26 Juin - 0:11

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Au Crépuscule...

Ses lèvres contre les siennes, baisers délicats, doux, comme un poème soufflé sans le moindre mot. L'aristocratie de sa naissance peut-être, la noblesse de son attitude qui sait, ou simplement le plaisir de découvrir la saveur de ses lèvres. Les secondes s'égrenaient, jusqu'à ce qu'elle vienne poser ses deux mains sur son torse pour le repousser. "Ça ne va pas, non!" s'écria-t-elle, n'appréciant clairement pas la liberté qu'il venait de prendre, alors que c'était elle qui s'était tant rapproché, elle qui n'avait pas songé à le repousser plus tôt. Mais au fond, il ne lui avait pas demandé la permission, ils ne se connaissaient que depuis l'aube de cette journée, et la soirée n'avait pas été le prélude le plus efficace à cette esquisse de ses lèvres. Il avait été détestable par instant, elle l'avait été tout autant, et pourtant, le fait de savoir sa précieuse missive non loin de lui l'avait poussé à céder à son désir premier, celui de goûter à ces lèvres tentatrices, de découvrir la jeune femme d'une autre manière.

Celle qui a présent le regardait de ces iris confus, tandis que lui-même ne savait pas ni quoi faire, ni quoi dire. S'excuser ? De quoi ? Il avait eu envie de goûter à ses lèvres dès leur première rencontre, et il avait pensé qu'elle le voulait aussi à cet instant. Il avait pensé... ou peut-être avait-il oublié de penser, plus justement. Il s'était égaré, quelque part entre la seconde précédente et celle d'après, sans plus réfléchir, en préférant oublier le reste à ces lippes trop délicates. Il se pinça les lèvres, silencieux, le regard ancré dans le sien, le front plissé. Elle n'était pas une bonne idée. Elle n'était pas... mais tandis qu'elle jetait la missive et que le regard d'Ace ne pouvait que la suivre sur l'instant, cette dernière perdit brutalement toute importance quand le corps de la jeune femme se pressa contre le sien, que ses lèvres capturaient celles qu'elles avaient pourtant rejeté un instant plus tôt.

Il n'avait pas pour habitude de s'abandonner si facilement. Il n'avait pas pour habitude de passer toute une soirée dans un bar non plus. Il n'avait pas pour habitude... Ses doigts se pressèrent sur sa taille, alors qu'il répondait à son baiser, laissant une passion plus sombre se presser dans le besoin qu'elle faisait naître en lui, et dont elle devait déjà sentir l'intensité contre son être. Elle était comme une source intarissable d'un ailleurs, peut-être parce qu'elle était parvenue à le faire rire le matin-même, peut-être parce qu'elle était parvenue à le guider jusque dans sa chambre, sans l'ombre d'une arrière pensée. Pas un mot, pas un murmure, alors que ses lèvres s'esquivaient des siennes, pour s'attarder sur sa gorge, la redessiner, y tracer ces sillons faits de cette fièvre d'oubli. Ici, ils n'y avaient qu'eux. Ici, le monde ne comptait plus. Ses inquiétudes, sa rancœur, sa douleur, tout s'anesthésiait à ses lèvres, à cette peau si délicate, à ce besoin de la découvrir. Ses doigts se glissaient sur sa peau nue, la repoussant jusqu'à la faire chuter sur le matelas, en douceur, accompagnant sa chute, alors qu'il la surplombait. Dis-moi de partir si c'est ce que tu veux... mais maintenant, Serehnia. Maintenant. Pas dans cinq minutes. Pas dans dix non plus, ni même dans une éternité de trop. Ses lèvres revinrent s'attarder sur sa gorge, ses doigts effleurant le tissus de son haut trop court, soulignant trop précisément le galbe de ses seins.


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MessageSujet: When the fire's at my feet again Mar 26 Juin - 15:40

When the fire's at my feet again
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Chez moi...

Je ne savais plus à quel moment précis j'avais décidé de tout envoyé valdinguer. En même temps que la lettre, j'avais jeté ma méfiance et mes doutes pour finalement me retrouver quelques secondes plus tard, plaquée contre le corps du gardien, capturant ses lèvres des miennes. Toutes sortes de pensées vinrent envahir mon esprit alors que j'attendais de connaitre sa réaction. Mais bien vite, mes questionnements furent de nouveau balayés lorsqu'il posât ses doigts sur mes hanches, répondant à mon baiser. Je sentais son désir s'éveillait entre nous, alors même qu'une douleur agréable prenait naissance dans tout mon être. J'étais dans ses bras, c'était tout ce qui m'importait. Je n'en avais rien à faire que nous nous étions seulement rencontrés la veille au matin, le plus important, c'était nous en cet instant. J'avais déjà couché en moins de temps que ça, mais là, ce n'était pas capital. C'était lui, comme une évidence qui s'imposait alors que je soupirais d'aise contre sa bouche, mon souffle disparaissant dans la danse de nos lèvres. 
 
Lorsqu'il descendit dans mon cou, sa langue touchant ma peau, je gémis et emmêlais mes doigts à ses cheveux d'une main, me maintenant en équilibre en serrant son biceps de l'autre, la tête penchée sur le côté pour lui laisser le champ libre. Les yeux clos, il n'y avait plus que ses caresses, plus que lui qui avait de la valeur pour moi. Le monde pouvait bien sombrer dehors que rien ne changerait. Je voulais plus, je voulais tout de lui, plus encore quand ses doigts entrèrent en contact avec mes flancs, laissant un frisson se propager le long de ma colonne vertébrale. Peu à peu, guidée par ses mouvements, je me retrouvais sur le lit, toujours accrochée à lui, si bien qu'il m'accompagnât dans ma chute et se retrouvât au dessus de moi. Son regard planté dans le mien, sa voix me parvint comme si je me trouvais au fond d'un tunnel. "Dis-moi de partir si c'est ce que tu veux... mais maintenant, Serehnia." Il avait la courtoisie de demander, il n’était pas tous dans ce cas. Je ressentais la même urgence dans sa voix, le même besoin de  possession que ceux qui m'étreignaient. Cependant, je savais que céder aussi facilement à un homme n'amener pas de relations sérieuses. Voulais-je vraiment encore de ça ? Surtout avec lui ? 
 
Je mériterais sûrement plus son respect si je le repoussais. Je grognais intérieurement. Je n'étais sûre de rien quand il s'agissait de lui. Capable de me faire crier de rage une seconde, puis de m'embraser la seconde d'après. Ses lèvres avaient regagnés mon cou, ses doigts glissaient si proches de ma poitrine, à même ma peau. Involontairement, je poussais un gémissement et me cambrais contre lui, oubliant toutes pensées cohérentes. Il fallait que je me ressaisisse. Je poussais un soupir, résignée. « Ace… » murmurais-je avec de la tristesse dans la voix. Je pris son visage en coupe dans mes mains, puis je le ramenais vers moi, plongeant mon regard dans le sien. « J’en ai vraiment très envie, je te le jure mais… Ce n’est pas une bonne idée – soufflais-je… Je ne saurais pas l’expliquer, mais je ne souhaite pas que notre relation s’arrête à ça - ajoutais-je, mes yeux s’esquivant finalement des siens, honteuse de me dévoiler ainsi. »

Mes doigts vinrent tracer le contour de sa mâchoire alors que je suivais leur mouvement, essayant de refluer mon propre désir. Je posais un délicat baiser sur ses lèvres, goûtant leur douceur. « Reste… » chuchotais-je, avant de joindre nos lippes une fois encore. Je voulais sincèrement qu’il restât, qu’il me parlât de lui, que nous discutâmes. C’était la première fois que je refusais de le faire alors que l’homme me plaisait autant. C’était la première fois que je me privais d’un moment que je savais magnifique. Mais je savais aussi qu’il fallait que nous attendions pour qu’il fût encore plus exceptionnel, pour qu’il fût plein de sens. Il était le premier à réveiller ce besoin impérieux, vital, de m’insérer durablement dans sa vie. Peut-être que cela venait de l’impression qu’il avait autant besoin de moi que moi de lui, ou peut-être bien de la sensation que je me sentais entière quand il était là. Je n’en savais foutrement rien mais je voulais le découvrir. Avec lui.



Cette fois, c’était à lui de décider. A croire que cela nous plaisait de nous renvoyer la balle. Il m’avait embrassée, je l’avais repoussé avant de me jeter dans ses bras. Je l’avais laissé me guider jusqu’au lit et je l’arrêtais une fois encore. Il avait toutes les raisons du monde de partir en courant, loin de la folle que j’étais. Je comprendrais s’il prenait cette décision. Je cherchais de nouveau son regard, attendant impatiemment qu’il choisît ce qu’il désirait.   
 
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MessageSujet: Re: When the fire's at my feet again (ft. Serehnia) [HOT] Mar 26 Juin - 22:00

When the fire's at my feet again
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Chez Serehnia...

Le souffle dévoré d'impatience, il ne pouvait que laisser ses lèvres courir sur sa peau, tandis qu'elle-même se laissait porter par ces secondes. Elle gémissait, elle s'agrippait à son être qui la désirait avec ardeur. Pourtant, il y eut ce murmure à sa demande, celle de tout arrêter dès à présent si c'était ce qu'elle souhaitait, n'étant pas certain qu'ensuite il en aurait encore la force. Mais ce murmure, ce prénom soufflé sous l'auréole taciturne d'une tristesse, ne lui laissa que peu d'hésitation sur ce que cela signifiait, sur cette fin prématurée de ces instants. Elle ne souhaitait pas réellement ce qui était en train de se produire, aussi la laissa-t-il guider ses traits pris en coupe jusqu'aux siens. "J’en ai vraiment très envie, je te le jure mais… Ce n’est pas une bonne idée" Non, ça n'en était pas une. Mais il aurait oublié que ça n'en était pas une si elle lui en avait donné l'occasion. "Je ne saurais pas l’expliquer, mais je ne souhaite pas que notre relation s’arrête à ça."

Il vit son regard dévier, éviter le sien, comme s'il lui était difficile d'avouer une telle chose. C'était presque trop délicat pour ne pas le faire frémir, esquisser cette petite parcelle secrète, ce romantisme hérité de son père selon sa mère. Pourtant, c'était lui donner l'espoir, l'illusion qu'ils pourraient tisser quelque chose, alors qu'il savait que dès que la vérité éclaterait... tout se compliquerait. Et avoir à ses côtés une humaine, espérer plus que quelques nuits éphémères serait mal vu, et pire encore. Elle vint poser ses lèvres sur les siennes lorsqu'il commençait à se raidir, à souplement préparer l'instant où son corps quitterait le sien. Ce ne serait pas aussi simple pour lui que pour elle d'étouffer le désir qui se cramponnait à son être. "Reste…" chuchota-t-elle en l'embrassant une nouvelle fois, leurs corps encore bien trop proches l'un de l'autre.

Il lui rendit son baiser, avant d'y mettre un terme sous un soupir, et de se laisser rouler sur le côté, se frottant les yeux d'une main, faisant pleuvoir une pluie d'étoiles derrière ses paupières closes. Tel un enfant seul dans son lit, quand il n'y avait rien d'autre que l'entrainement, et que la dernière visite de sa mère lui paraissait trop lointaine, il s'inventait un ciel, une obscurité rassurante, étincelante. Mais Serehnia était là, il pouvait sentir la chaleur de sa peau contre son bras, et cela ne l'empêchait pas de penser à elle d'une manière qui n'apaiserait jamais son bas-ventre. Aussi se redressa-t-il, abandonnant le matelas autant pour tenter d'adoucir son désir que pour s'éloigner d'elle.

Il esquissa quelques pas, se rapprochant de la commode pour récupérer l'enveloppe familière qui l'entrainait à penser à autre chose, apaisant son bas-ventre. Alors que sa promesse lui revenait, que cette missive contenait la raison pour laquelle... Je ne peux pas t'offrir plus, même si je le voudrais. souffla-t-il, laissant un soupir ponctuer ces premiers mots. C'est compliqué. Ma vie est compliquée. Son regard revint se poser sur elle, se détournant du sceau qui l'avait presque hypnotisé ces dernières secondes. Je n'ai pas le droit de t'entrainer là-dedans. Sans qu'elle sache... mais elle ignorait même l'existence des vampires, faisant parti des humains libres. T'es comme une grande bouffée d'air... qui souffle le chaud, puis le froid... Et j'ai trop envie de toi pour te proposer qu'on soit juste des amis. ajouta-t-il, quelques secondes à peine plus tard, son regard toujours ancré dans le sien. Il tenait toujours sa lettre, mais n'avait fait aucun geste, aucun pas de plus, comme prisonnier de ces secondes.


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MessageSujet: When the fire's at my feet again Mer 27 Juin - 14:24

When the fire's at my feet again
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Chez moi...

Suite à ma demande juste audible, il me rendit mon baiser. L'espoir me gagnait alors mais cela ne fut que de courte durée. En effet, bien vite, il roula sur le côté, appuyant ses doigts sur ses yeux, sûrement pour recouvrer ses esprits. A peine son corps s'était-t-il écarté de moi, que je m'étais senti vide, incomplète. Il me faisait vivre un vrai ascenseur émotionnel et je ne doutais pas, à en voir ses gestes, qu'il en était de même pour lui. J'étais lasse, épuisée, la fatigue ayant refait surface à l'instant même où sa peau avait quitté la mienne. Je m'asseyais, les jambes pliées, les mains croisées sous mes genoux comme pour m'empêcher de le toucher et de le ramener près de moi tandis qu'il se levait, imprimant une distance entre nous. La frustration se mélangeait à ma peine, bloquant les mots dans ma gorge. Je le regardais donc se saisir de sa lettre, sans rien dire, la fixant comme si elle pouvait autant être la réponse de tous ses maux qu'une bombe destructrice. Je défis rapidement mon chignon, secouant mes cheveux pour qu'ils reprissent leur place naturelle avant que mes mains ne retournassent à leur position initiale.

Sa voix s'éleva finalement entre nous. Ce n'était qu'un souffle, qu'un murmure mais à mes oreilles, elle résonna comme l'écho infini et lugubre d'une cloche moulée dans le désespoir. Je n'avais aucune idée de ce qui était en train de se passer. Mon corps était dans ma chambre, impassible alors que mon esprit s'était éclipsé, en proie à un terrible malaise. Encore une fois, je me confiais et cela n'entraînait qu'un terrible désarroi. "Encore une fois ?" pensais-je, fronçant les sourcils. Je n'avais pas le souvenir de m'être confiée à quelqu'un avant lui. Ses magnifiques yeux marrons restaient scotchés aux miens alors qu'il se livrait à son tour. "T'es comme une grande bouffée d'air... qui souffle le chaud, puis le froid... Et j'ai trop envie de toi pour te proposer qu'on soit juste des amis." termina-t-il finalement, me laissant encore plus pantoise. Qu'attendait-il donc de moi ? Je lui avais déjà révélé ce que je désirais et, qu'il ressentît la même chose ou pas, ne semblait pas important pour lui.


Tel un robot, je me levais, brisant la connexion visuelle, et rejoignis ma salle de bain, afin de récupérer la veste du gardien. Je revins, me postant à un mètre de lui. Je lançais le vêtement sur le lit, source indirecte de tous mes ennuis. Il était entré dans ma vie, croyait-il pouvoir en sortir si facilement ? Il était chez moi, dans mon cocon et, il y avait quelques instants, nous étions sur mon lit. Quelle preuve lui fallait-il donc ? Le problème venait peut-être de moi, en fait. Peut-être ne méritais-je que des relations plates, uniquement basées sur le sexe. Pourquoi restait-il là sans bouger ? Jouant avec mes doigts, mal à l'aise, mes yeux étaient posés sur le sol. Il fallait que je rompisse le silence. 

Mon regard se releva doucement vers son visage. Mon corps devait trahir mon malaise, mon anxiété alors que j'essayais de lui transmettre la force de mes pensées à travers mes yeux, le reflet de mon âme. "Tu n'en avais peut-être pas le droit, mais c'est trop tard - commençais-je, doucement. Je sais que je ne suis pas au courant de tout, même si..." Je m'interrompis, incapable de formuler mes pensées de manière cohérente, l'esprit occupé par des souvenirs semblant venir de nul part. "Je vois bien que tout cela me dépasse quelque peu mais je vois aussi qu'il se passe quelque chose que je ne saurais expliquer entre nous... Et si tu as bien raison sur un point, c'est que cela n'a rien d'amical." tentais-je de développer avec une certaine maladresse, faisant un pas dans sa direction. Mes yeux descendirent malgré moi sur ses lèvres, les fixant avec gourmandise. Cela faisait peu de temps que nous étions physiquement séparés et pourtant, son contact, ses bras me manquaient déjà. Libre à lui de faire l'autre pas. Ou de partir.
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MessageSujet: Re: When the fire's at my feet again (ft. Serehnia) [HOT] Jeu 28 Juin - 20:35

When the fire's at my feet again
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Chez Serehnia...

La missive prisonnière de ses doigts, le regard ancré sur elle, silencieux après ce qu'il venait de dire, d'avouer. Déclarant simplement ce qu'il était en droit de souffler, le fait que sa vie était compliquée, qu'il ne pouvait pas s'engager dans une relation avec elle... et qu'il serait incapable de s'en tenir à une simple amitié, tant il la désirait. La frustration consumait son être, et le silence à présent emplissait la pièce. Elle finit cependant par se lever, brisant le lien invisible qui semblait emprisonner leurs regards l'un à l'autre. Il reposa son regard sur l'enveloppe cachetée, tandis qu'elle revenait déjà de la pièce où elle avait disparu une seconde. Il aurait peut-être dû en profiter pour disparaître, pour ne rester qu'une murmure dans ses ténèbres, le souvenir d'un type n'ayant fait parti de sa vie que durant une journée. Mais elle s'arrêta non loin de lui, jetant la veste prêtée le matin sur le lit, les iris du gardien suivant le tissu avant de revenir se poser sur elle. Parce qu'elle ne la lui avait pas tendu, qu'elle ne lui avait pas dit de partir, qu'elle avait sciemment choisi de la déposer sur ces draps qu'il avait délibérément quitté, peu certain de parvenir à être sage comme elle le désirait, s'il y était resté. Mais elle ne releva les yeux sur lui qu'après plusieurs minutes où le silence avait semblé vouloir régner jusqu'à la fin des temps. Il pouvait voir son anxiété, ce malaise qui brûlait à même sa peau. "Tu n'en avais peut-être pas le droit, mais c'est trop tard"

Il secoua vaguement la tête à ses mots, parce qu'elle n'avait fait qu'effleurer cet univers, et que même si elle connaissait l'existence de cette lettre, elle en ignorait le contenu, et cela la sauverait, la préserverait. Par contre, si elle prenait une importance à ses yeux, et que la vérité finissait par suinter pour exister... il la mettrait en danger. Parce qu'elle était humaine et lui de sang pur. Parce qu'elle avait de l'importance pour le prince... Prince qui n'avait jamais été qu'un gardien... Gardien qui avait perdu sa mère, l'Impératrice... l'Impératrice qui avait tracé le nom de l'Empereur de son écriture trop élégante. "Je sais que je ne suis pas au courant de tout, même si..." L'envie d'avancer, de laisser les mots marteler ses lèvres, lui contrer qu'elle ne savait rien au contraire. Rien. Et c'était bien le cœur du problème. Elle ignorait même ce qu'il était, cette nature vampirique qui en faisait un être différent. Ou même cette vérité crachée à même ces lignes qu'il s'était imaginé un millier de fois depuis la mort d'Elysium. Tu ne sais rien, Serehnia. se contenta-t-il de laisser mourir à ses lèvres, énonçant sa vérité de ce timbre détaché.

"Je vois bien que tout cela me dépasse quelque peu mais je vois aussi qu'il se passe quelque chose que je ne saurais expliquer entre nous... Et si tu as bien raison sur un point, c'est que cela n'a rien d'amical." Une attirance. Un désir. Le début d'une histoire, sans doute. Mais il n'avait pas l'intention de la mettre plus en danger. Une nuit, si cela n'avait été que cela, mais elle semblait vouloir tellement plus qu'il ne pouvait s'y résoudre. Mais elle se rapprocha, osant faire un pas dans sa direction, alors qu'il laissait un nouveau soupir s'esquiver de ses lèvres à la sentir si proche, bien trop proche. Il pouvait voir ses prunelles qui chutaient sur ses propres lèvres... Tu ne comprends pas. Ce que tu crois savoir... ça ne compte pas. Ma vie est compliquée, et ça... souffla-t-il en désignant la missive entre ses doigts. Ca, ce n'en est qu'une parcelle minuscule. Et tu crois qu'il est trop tard ? Il aurait pu ajouter que ça l'aurait été si elle avait lu les mots d'Elysium, mais même alors, il aurait sans doute été obligé de jouer avec ses pensées pour tenter de la préserver, de la protéger de cette connaissance qui risquait de se retourner contre elle, puis contre lui. Non. ponctua-t-il en la contournant pour s'emparer de sa veste qu'il passa, glissant la lettre à l'endroit qu'elle n'aurait jamais dû quitter, contre son cœur. On ne se connaît que depuis ce matin, tu peux encore prétendre que nous ne sommes que deux inconnus à qui te posera la question. Car c'est ce qu'on est... deux inconnus qui se désirent, mais une plus raisonnable que l'autre. soufflait-il encore, en refermant sa veste, sans poser le moindre regard sur la jeune femme.


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MessageSujet: When the fire's at my feet again Jeu 28 Juin - 23:53

When the fire's at my feet again
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Chez moi...

Je n'en pouvais plus de ce jeu du chat et de la souris, je n'en pouvais plus d'être si proche et pourtant si loin de lui. Je brisais finalement le silence qui s'était installé entre nous, replongeant mon regard dans le sien mais ce que j'y vis ne me plût pas pour autant. Son expression était redevenue taciturne, distante, triste. Je détestais cela. Les souvenirs, les mots se confondaient dans mon esprit, sur ma langue alors que sa réponse me vint, tranchante comme une lame chauffée à blanc. Je repris tout de même mon argumentaire, cherchant la bonne façon d'annoncer les choses. Mais il n'y en avait pas, tout comme il n'y avait pas de places pour moi dans sa vie, allais-je vite comprendre. Pourtant, je fis un pas dans sa direction, espérant qu'il en fasse de même si j'étais persuadée qu'il n'en serait rien. Qui étais-je pour lutter ? Je n'étais rien, personne, pas même le début d'un être.

C'était ainsi que je me sentais alors que sa voix rompait toutes mes barrières érigées en vingt-quatre ans. Depuis toutes ces années, j'avais fais en sorte de devenir insensible, de repousser tout le monde en dehors de ma vie, de ne m'attacher à quiconque. Cependant, comme je le lui avais confié, c'était trop tard. Cela avait été trop tard à partir du moment où il s'était montré aux ruines. Il pouvait croire que non, se mentir autant qu'il le voulait, penser que nous étions toujours que des inconnus qui se désiraient mais il se trompait. Je savais ce que c'était de coucher avec un inconnu ou juste de le convoiter. Ce n'était certainement pas que du désir. Mais je ne le lui dirais pas. Je ne franchirais pas ce cap, ce point de non-retour alors que je le regardais remettre sa veste, puis ranger sa lettre à l'intérieur, à la place même où je l'avais trouvée la veille. Mes yeux le suivait, mes oreilles enregistraient ses mots, mais mon esprit était déjà parti dans des sphères cosmiques. Je ne parvenais pas à croire ce qui se déroulait devant moi. Je ne parvenais pas à croire qu'il allait s'en aller de la sorte, en niant tout en bloc. Alors oui, dans un certains sens, j'étais plus raisonnable que lui.

Il ne me regardait plus. Il n'osait même plus. Il savait très bien qu'il avait tort, qu'il était en train de me détruire. J'étais plantée sur place, incapable de bouger, de réfléchir comme si mon corps fondait peu à peu. Pourtant, je ne pouvais pas le laisser m'atteindre de la sorte. C'était trop facile. Les sentiments s'embrouillaient dans mon esprit. Entre colère, peine et envie, je n'avais guère d'idée sur le chemin à prendre. Au propre comme au figuré. Mon sang bouillonnait dans mes veines du désir de crier mon énervement face à de tels mots, à de tels gestes, à un tel mépris. Ou alors était-ce seulement un résultat hormonal dû à l'attraction que je ressentais entre nous ? Sûrement un mélange non miscible des deux.

J'hésitais entre exploser, l'embrasser et partir me cacher pour soulager mon chagrin. Me laissant guider, probablement à tort, par mes émotions, je finis par attraper Ace par le col de sa veste puis l'attirais jusqu'à moi afin de plaquer mes lèvres contre les siennes durant quelques secondes. Bien vite cependant, je relâchais ma prise, me retournais et partis en direction de ma salle de bain. "Vous me saoulez tous avec vos règles à la con! Si vous croyez que j'en ai quelque chose à foutre de votre protection à la noix...! Je ne t'attendrais pas cette fois, Ace..." criais-je à  l'intention du gardien sans même jeter un coup d’œil derrière moi ou faire attention à ce que je disais, son prénom laissant une brûlure glacée sur ma langue. J'étais parvenue à destination si bien que je claquais la porte, la faisant trembler sur ses gonds. Le bruit se répercuta dans l'ensemble de l'appartement et, malgré l'heure tardive, je n'en avais cure.

J'aurais tout le temps pour avoir des regrets plus tard, tout le temps pour réfléchir à mes paroles, tout le temps pour ressasser les moments perdus, existants uniquement dans une autre dimension. Je me dévêtis et m'installa sous le jet d'eau brûlant. Mais rapidement, sans m'en rendre réellement compte, des larmes de frustration, de peine, de dégoût envers moi-même coulèrent sur mes joues, se mêlant avec facilité aux perles qui se déversaient telles la pluie sur mon visage tendu vers le ciel dans une sorte de prière silencieuse. 
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MessageSujet: Re: When the fire's at my feet again (ft. Serehnia) [HOT] Ven 29 Juin - 22:15

When the fire's at my feet again
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Chez Serehnia...

Il savait qu'il était trop froid, trop distant, mais il ne voulait que la protéger de ce qui risquait de se produire. La protéger de cette existence qui était la sienne, de cette vérité emprisonnée dans l'enveloppe qui pulsait illusoirement contre son cœur inerte. Mais elle décida qu'il devait la regarder sans doute, alors qu'elle l'attrapait par le col pour venir coller ses lèvres contre les siennes. Ce n'était pas le problème, le désir qu'il ressentait pour elle, le fait qu'elle était capable de lui faire momentanément retrouver le sourire, ou même juste oublier... Et déjà, elle se détournait de lui, les mots venant s'échapper de ses lèvres. "Vous me saoulez tous avec vos règles à la con! Si vous croyez que j'en ai quelque chose à foutre de votre protection à la noix...! Je ne t'attendrais pas cette fois, Ace..." Mais ce furent surtout les derniers qui lui firent plisser le front... l'attendre ? Ils ne se connaissaient que de l'aube. Et même si elle l'avait attendu au Crépuscule, ce n'était pas comparable aux paroles qu'elle était en train de souffler à cette seconde si précise. Il resta figé, à scruter la silhouette qui finit par disparaître derrière une porte claquant. Il l'avait blessée, et ce n'était pas ce qu'il avait voulu, bien au contraire. Il ne désirait que la protéger, et cela semblait produire l'effet inverse. Elle vivrait cependant, il ne lui arriverait rien, on ne l'associerait pas à lui le jour la vérité s'éventerait à tout va.

Bruissement de vêtements, comme s'il pouvait presque l'imaginer en train de se dévêtir derrière la porte. Et pourtant, il se contenta d'expier un soupir. Il aurait peut-être dû lui faire oublier leur rencontre ? Mais à quoi bon ? Trop de personnes les avaient vu ensemble, tout reviendrait trop précipitamment. Le bruit de l'eau lui parvenait. Comme une pluie taciturne qui refusait de s'exiler du ciel, mais bel et bien des artifices de la salle de bain. Comme le précipice de ce qu'il s'était passé le matin-même. Il avait pourtant l'impression que cela datait de plus loin, qu'ils se connaissaient depuis plus longtemps. Il aurait pu s'en aller. Il aurait dû s'en aller. Retourner sur Atlas comme il l'avait prévu avant de réaliser qu'il lui manquait cette lettre qu'il avait à présent récupérer. Mais il sentait la culpabilité poindre à l'intérieur de son être, s'alliant à celle déjà tellement omniprésente et qui le dévorait de l'intérieur depuis l'assassinat de sa mère.

Il s'approcha de la porte, pour lui souffler... il ne savait quels mots. Mais ce furent d'autres sonorités qui lui firent incliner son visage sur le côté. L'eau étouffait ces larmes, celles qu'un humain n'aurait jamais perçu mais que le vampire ne pouvait tout simplement ignorer. Il soupira simplement, venant frapper doucement au battant de la porte, sans oser ouvrir cette dernière. Ne voulant rien lui imposer, mais incapable qu'il était de simplement souffler quelque chose et de partir comme il en avait initialement l'intention. Serehnia... souffla-t-il de l'autre côté du battant, une main s'apposant sur ce dernier. Tu m'as attendu ? demanda-t-il, le cœur inerte qui pourtant semble frissonner à cette possibilité. Trop romantique pour le soldat qu'il devait être. Et si je te promettais de nous offrir une autre chance... à condition que l'on soit discret ? Parce qu'il pouvait comprendre que l'on n'appréciait pas d'être materné, lui-même ne supporterait pas d'être surprotégé, de ne plus pouvoir agir comme bon lui semblait. Pourtant, il était incapable de ne pas songer à ce qui pourrait se produire s'il s'attachait réellement à elle, si l'on apprenait... C'est ma condition. Peut-être parce qu'au fond il ne savait pas vraiment s'il supporterait qu'une autre personne meurt par sa faute. Les mots qui crevaient à ses lèvres, ceux qui refusaient de s'évader, de lui confier la vérité... qu'il finirait peut-être par lui offrir, si tout ceci les entrainait trop loin. Mais une chance, ce n'était rien. Pourtant, il la désirait, elle et son tempérament qui l'agaçait, cette fragilité à fleur de peau qu'il pouvait presque effleurer du bout de ses doigts, de ses lippes affamées de cette vie... de ce cœur qui tambourinerait contre le sien.


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MessageSujet: When the fire's at my feet again Sam 30 Juin - 13:55

When the fire's at my feet again
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Chez moi...

Le tumulte de mes émotions avait laissé place à ces quelques larmes qui coulaient et se mélangeaient à l'eau de la douche alors que j'avais abandonné cet homme dans un fracas étourdissant. Cet homme aussi énervant que beau, aussi touchant que taciturne. Et ces mots qui m'avait échappés alors que je me réfugiais dans la salle de bain. Comme beaucoup trop souvent, je n'avais pas réfléchi avant de parler, laissant mes émotions contrôlaient ma voix. Toutes les fibres de mon être le désirait, l'appelait mais mon égo m'interdisait de retourner auprès de lui et de finir ce que j'avais interrompu. Alors, je profitais des perles qui tombaient sur mon visage offert, balayant mes sombres pensées avec elles. L'impression de ne pas être assez bien, d'être moins qu'une personne, de ne mériter que de banales relations n'avait plus sa place dans mon esprit. Je m'étais forcée à faire le vide, espérant par la même oublier le gardien et ses yeux noisettes si profonds. 

Cependant, c'était sans compter les quelques coups qui vinrent s'abattre sur la porte. Je me pétrifiais sous le jet, ne comprenant pas ce qu'il était en train de se passer sur le moment. Il prononça mon prénom, chuchotement à peine audible à cause de l'eau qui martelait le sol. Malgré la faiblesse du son, un frisson se répandit sur ma peau, réponse immédiate à la caresse de sa voix. Laissant le jet allumé, je sortis de la cabine puis j'attrapais ma serviette blanche que je ceignais autour de ma poitrine, juste assez longue pour cacher le nécessaire. Finalement, je me plantai derrière le bois, attendant qu'il continuât, mon corps et mes cheveux gouttant sur le carrelage. Ce ne fut pas long. Ses mots se pressèrent à mes oreilles, tels des vagues indomptables d'espoir brûlant. Je l'écoutais sans parvenir à esquisser le moindre geste sous le poids des émotions qui m’étreignaient. Je ne comprenais pas comment il pouvait réussir à m'atteindre aussi facilement alors que nous nous connaissions depuis si peu de temps. Et pourtant, il lui suffisait de quelques paroles, de quelques actes pour que mon être entier répondît à son appel, comme s'il l'avait toujours connu, toujours attendu. C'était réellement cela, mon âme entière attendait d'être rassasiée de lui, même si je doutais du fait que cela soit possible.

Sa condition claqua dans l'air. Après tout, si c'était le seul moyen, pourquoi pas. Je lui avait moi-même imposé une condition précédemment, il était dans son bon droit. Une flaque s'était créée à mes pieds lorsque je sortis de ma transe. J'ouvris sèchement la porte, tombant nez à nez avec l'homme qui me rendait folle. Mes yeux se perdirent dans les siens avec l'impression que cela faisait une éternité qu'il avait disparu de mon champ de vision si bien que j'en oubliais pendant quelques secondes ce que j'avais à dire. Je me secoua intérieurement, je ne voulais plus de cette distance entre nous, c'était hors de portée de ma volonté. "Marché conclu. Crétin..." laissais-je couler avant de fondre sur lui. Mon corps se pressa contre le sien, ma main vint capturer sa nuque tandis que mes lèvres retrouvaient enfin les siennes. 

Nous étions toujours sur les seuil, plus dans ma chambre que dans la salle de bain. Ma main descendit rapidement de sa position pour rejoindre l'autre et ouvrir sa veste dans des gestes tremblants. Je la fis tomber de ses épaules puis la balancer sur la commode sans regarder, consciente de l'importance qu'elle revêtait pour lui. Une fois cela fait, je l'attirais dans la salle de bain sans pour autant me décoller de lui, mes bras autour de son cou, ma bouche cherchant la sienne. Je n'avais pas fini de prendre ma douche et je comptais bien sur le fait qu'il la prît avec moi. Je me détachais de lui à peine quelques secondes, juste le temps nécessaire pour faire voler son t-shirt. Il était parfait. J'avais besoin de sentir sa peau contre la mienne, de me défaire de cette sensation d'urgence qui pulsait dans tout mon être. Mes doigts vinrent dessiner les muscles de ses épaules, de son dos, tandis que ma bouche, ma langue descendait sur l'arête de son menton, puis sur sa gorge. Je le mordillais, désireuse de le goûter, de le rendre fou. Je voulais qu'il ressentît le même feu intérieur que moi, que nous perdîmes la tête ensemble. Je n'avais plus rien à dire, juste des choses à montrer.
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MessageSujet: Re: When the fire's at my feet again (ft. Serehnia) [HOT] Sam 30 Juin - 16:49

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Chez Serehnia...

Il ne fallut pas plus d'un instant pour que la porte s'ouvre finalement sur elle, simplement vêtue d'une serviette si blanche qu'elle en faisait ressortir l'éclat de sa peau. D'un tissu si minime qu'il aurait trop facilement pu s'égarer sur ce qu'il ne couvrait pas. Mais ce furent leurs prunelles qui se captivèrent, la laissant immobile sur le pas de la porte, alors qu'il en faisait de même, sans savoir quoi ajouter de plus. Au fond, il n'y avait rien, puisque sa condition était obligatoire, la seule solution pour la protéger un minimum du raz-de-marée qui pourrait tout ravager sur son passage. "Marché conclu. Crétin..." répliqua-t-elle finalement, lui arrachant un sourire amusé qui se dessina à même ses lèvres, une seconde avant qu'elle ne revienne contre lui, que ses doigts lui refusent la liberté de fuir, de ne pas goûter à nouveau à l'un de ses baisers. Ses mains se pressèrent sur sa taille... Pourtant, il savait qu'il aurait mieux fait de reculer, de respecter son désir premier de ne pas aller trop loin.

Mais il la laissa lui retirer sa veste et la jeter en arrière, signe indubitable du désir qui la consumait tout autant que lui. Ne résistant pas à sa volonté lorsqu'elle l'attira à l'intérieur de la salle de bain, ni même lorsqu'elle tenta de lui retirer son tee-shirt, lui facilitant la chose de son côté, alors que ses lèvres s'attardaient sur sa peau, que les doigts de la jeune femme appréciaient le dessin de ses muscles. Créature contradictoire qui semblait vouloir anéantir sa volonté déjà si fragile la concernant. Humaine dont les lèvres ne cessaient de dériver sur sa peau, alors qu'il assourdissait un souffle parfaitement inutile qu'il veillait pourtant à préserver. Elle était en train de lui faire perdre pieds, contenance, réserve... ses doigts glissaient contre le tissu moelleux de sa serviette. Tu vas finir par me rendre dingue... souffla-t-il comme un aveu. Avait-elle conscience de la contradiction de ce qu'elle semblait vouloir, et de ses gestes, ceux qui le poussaient à la désirer à nouveau d'une manière désordonnée.

Délibérément, il retira ses chaussures avec dextérité, sans même avoir besoin de réellement s'en préoccuper. Ses lèvres revinrent s'abreuver aux siennes, l'une de ses mains venant s'égarer sur sa nuque pour l'empêcher de fuir, alors que l'autre défaisait son pantalon, le laissant glisser le long de ses cuisses, pour s'en débarrasser également. Vêtu finalement d'un boxer, il se pressa à nouveau contre elle, l'entrainant dans la douche, sous l'eau amenée là artificiellement qui glissait sur leurs peaux. Ses lèvres désertèrent les siennes, ruisselant lascivement sur sa gorge, ses doigts glissaient également, entrainant la serviette d'une main, la retenant presque pour ne pas la dévoiler trop vite. Sa langue caressa cette rondeur mise à nue, venant en titiller la cime déjà tendue, avant de la mordiller, de la capturer entre ses lèvres. Le désir qu'elle faisait naître en lui le dévorait de l'intérieur... il lui avait promis plus que cette nuit, était-ce la raison de son changement d'attitude, de cet abandon... Alors qu'il laissait les secondes s'exiler, la manifestation de son désir se faire plus insistante, alors que ses doigts s'attardaient sur sa taille pour la retenir, laisser ses lèvres arpenter sa peau si douce.


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MessageSujet: When the fire's at my feet again [Hot] Sam 30 Juin - 18:41

When the fire's at my feet again
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Chez moi...

Il ne me fallut pas longtemps pour faire disparaître son sourire avec mes lèvres, collant mon corps au sien alors que ses mains retrouvaient leur position naturelle sur mes hanches. Dieu, que c'était divin. Pourtant, j'en voulais plus, bien plus alors, rapidement, je lui retirais sa veste sans même lui demander son avis. Il ne résista pas non plus lorsque je l'amenais dans avec moi dans la salle de bain. La même envie que moi semblait le gagner puisqu'il m'aida à retirer son haut alors que déjà, mes lèvres le découvraient, mes doigts sculptaient les muscles de son dos. Je voulais le rendre fou autant qu'il me rendait dingue avec ses mains qui frôler mes courbes par dessus le tissu éponge. Ses mots, son murmure, me parvinrent, éloignés, sonnant comme une confession à mes oreilles, augmentant mon désir. "C'est le but..." chuchotais-je entre deux baisers sur sa peau froide. 

Je ne savais pas si c'était mes gestes ou mes mots qui déclenchèrent la suite mais cela n'avait pas d'importance. Ses chaussures et son pantalon rejoignirent son t-shirt et rapidement, sans même que j'ai le temps de profiter de la vision de ses cuisses, nous nous retrouvâmes sous le jet. Ma serviette était imbibée d'eau, son boxer aussi, moulant parfaitement nos formes. Il pouvait faire tout ce qu'il voulait de moi à cette heure là, mon corps lui appartenait totalement, mon âme avec. Ses caresses me poussait à en vouloir toujours plus alors qu'il me dénudait avec langueur. Ses lèvres descendirent sur ma poitrine, la mordillant, la léchant, me faisant complètement perdre pied. Je gémis et me cambrai contre lui, la tête relâchée en arrière, les yeux clos pour profiter encore plus des sensations. Mes mains vinrent se mêler à ses cheveux, accompagnant ses mouvements.

Le feu qui couvait en moi n'avait qu'un remède. Je sentais que le même désir grandissait en lui, la manifestation physique entre nous ne trompant pas. Je le libérais et repoussais le tissu détrempais de la pointe des pieds tandis que mes mains glissaient sur son torse, puis sur ses abdominaux, mes lèvres suivants le même tracé. Mes doigts s'enroulèrent autour de son membre dressé, le pressant délicatement avec des va-et-vient alors que ma bouche retournait sur ses lèvres, ma langue venant titiller la sienne. Je ne savais pas réellement pourquoi j'avais changé d'avis, peut-être à cause de sa promesse, ou peut-être avais-je arrêté de trop réfléchir, revenant à mes désirs premiers. En revanche, je savais qu'il était beaucoup trop tard pour revenir en arrière et je ne le souhaitais pour rien au monde. 

Mon désir menaçait de me consumer à tout instant, j'avais l'impression d'attendre cela depuis trop longtemps, depuis une éternité. Dans ma hâte, je le plaquais contre le mur sans ménagement, ma main restant sur lui. Ma poitrine effleurait son buste tandis que je mordillais sa mâchoire, sa gorge. J'avais l'impression que je ne pourrais jamais être rassasiée de sa peau, de ses lèvres. Les miennes continuèrent leur chemin, descendant toujours plus bas, passant par ses pectoraux, traçant ses abdominaux du bout de la langue, mordant ses hanches avant de dévier vers ses cuisses auxquelles je fis subir le même traitement. Je voulais le faire gémir autant qu'il me faisait frémir, le rendre plus fou qu'il ne l'a jamais été. Si bien que, bientôt, ma bouche se rapprocha de lui, de son désir évident, le baisant, le léchant, le suçotant en premier lieu avant de galber mes dents de mes lèvres et de le prendre dans ma bouche.

D'abord hésitante, je finis par l'englober complètement, prenant mon temps pour le déguster, ma langue venant jouer autour de lui. Cela m'excitait encore plus de le découvrir ainsi, plus rien n'existait à part nous deux, même pas l'eau qui pleuvait toujours du plafond.  Telle une gangrène, le désir se propageait et rapidement, mon corps entier bouillait de le sentir, de lui appartenir au fur et à mesure que les secondes s'égrenaient.
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MessageSujet: Re: When the fire's at my feet again (ft. Serehnia) [HOT] Dim 1 Juil - 12:14

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Chez Serehnia...

Elle lui avait avoué vouloir lui faire perdre pieds, de le pousser à s'abandonner à ce désir qui le dévorait tout entier la concernant. Ses lèvres ses doigts... jusqu'à ce qu'il finisse par reprendre possession de ses lèvres, alors qu'il retirait ses propres vêtements, avant de venir arpenter sa poitrine de ses lèvres, se laisser porter par ce besoin incontrôlable de découvrir la saveur de sa peau, d'arpenter la douceur de sa chair de ses doigts envieux, de ses lèvres affamées. Les mains de la jeune femme venant se perdre dans ses cheveux trempés, alors qu'elle gémissait, se cambrait contre lui, témoignant du plaisir qu'elle éprouvait, le laissant jouer selon ses réactions, adaptant les sensations qu'il lui faisait éprouver selon ses réactions, de sorte à l'entrainer également dans sa chute.

Mais elle mit fin à cela, se débarrassant de la serviette qui ne servait plus à rien, il fallait le reconnaître, alors que ses doigts revenaient arpenter le torse de celui qui frissonna au contact de ses lèvres sur sa peau... indifférente à ce cœur inerte dans sa poitrine, celui qui ne tambourinerait jamais malgré le désir qui pulsait au niveau de son bas-ventre, celui vers lequel elle glissait inexorablement. Sa respiration se fit plus sourde, inutile et factice, elle avouait pourtant ce qu'il éprouvait en cet instant. Un râle s'écrasa contre ses lèvres, lorsqu'il sentit ses doigts s'enrouler autour de sa virilité, son propre bassin se mouvant à ce contact audacieux. La main d'Ace se pressa sur sa nuque pour approfondir ce baiser, l'empêcher de disparaître. Presque une supplique, une menace... impossible de tout arrêter à présent, sans tout briser.

Mais si elle le repoussa, ce fut pour le plaquer contre le mur, alors que ses doigts ne désertaient pas l'emprise qu'ils avaient sur ce désir si tendu. Un sourire, un rire presque sourd, à la teindre sourde de ce râle échappé un peu plus tôt. Il la laissait dériver de ses lèvres pour s'attarder sur son menton, sur sa gorge, ses propres doigts s'attardant sur le corps de la jeune femme, se refermant sur un sein, avant de presser sa peau, mais il la voyait chuter le long de son torse. Il sentait l'impatience vrombir à l'intérieur de lui, alors qu'elle déviait, prenant chaque détour alors que chacun de ses muscles se tendaient. Un frisson le secoua au premier baiser venant esquisser sa hampe, un nouveau râle s'exhalant de ses lippes lorsque sa langue rampa sur l'interdit. Elle jouait, et il ne pouvait que gémir en la regardant, captivé, impatient malgré tout, tandis que l'une de ses mains se plaquait contre la paroi, la seconde venant s'égarer dans sa chevelure à l'instant où elle le prit réellement en bouche.

Entre râles sourds et gémissements, il retint son bassin, la laissant s'approprier sa virilité, l'avaler, la faire coulisser suavement entre ses lèvres. Avant de laisser, incapable de réellement résister, de léger mouvement de hanches accentuer la possession de ses lèvres. Il perdait pieds, plus rien ne comptait qu'elle, dans cette douche, ses lippes soyeuses, ses traits délicieux, sa bouche gonflée qui la rendait plus désirable encore à ses yeux. Il continua quelques instants de plus, avant de s'extirper de ses lèvres, de la faire se relever avec facilité... il voulait s'assurer qu'elle était prête, qu'elle le voulait réellement, qu'elle... Sans réfléchir, ses lèvres capturèrent les siennes, ses doigts glissant suavement entre ses cuisses humides, tandis qu'il pressait son être contre le sien, sa virilité venant rejoindre sa main, frôlant cette intimité désirée.

Pourtant, la raison frôla son esprit, petite lueur logique de vouloir la protéger... il déserta ses lèvres, et se laissa tomber souplement à genoux devant elle, ses doigts glissant sur sa peau, sans que la main déjà joueuses ne désertent le bourgeon déjà gonflé de la jeune femme. Sa langue vint s'égarer entre ses cuisses, l'une de ses mains soulevant sa cuisse pour la passer sur son épaule, alors que l'un de ses doigts venait s'enfouir en elle. Sa langue léchait, lapait, jouait... T'as... de quoi... s'protéger... ? souffla-t-il, sans réellement s'interrompre...


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MessageSujet: When the fire's at my feet again [Hot] Dim 1 Juil - 17:12

When the fire's at my feet again
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Chez moi...

Mon dieu, que c'était exquis de sentir cet homme se tendre sous mes doigts, entendre sa respiration s'accélérer, ses gémissement et ses râles sous mes caresses. C'était grisant. Ma main se fit joueuse sur sa virilité alors que sa bouche prit violemment possession de la mienne. Sa prise semblait vouloir me garder près de lui et cela m'allait parfaitement. J'aimais ressentir cette sensation envahissante chez lui, ce besoin qu'il avait de me presser contre lui. Loin de moi l'idée de faire quoique ce soit pour arrêter ce moment, au contraire. Rapidement, je le plaquais contre la paroi et mes lèvres descendirent par un chemin naturel afin de se supplanter à mes doigts, laissant siffler des gémissements dans la cabine moite suite à ses caresses sur mes courbes. Je pris mon temps pour le découvrir, l'embrasser, le suçoter, mes yeux revenant inévitablement vers le visage de l'homme que j'espérais rendre fou. Ses frémissements, ses halètements, ses gémissements me donnaient à croire que j'y parvenais alors que nos yeux se croisaient, que sa main se posa sur le mur, comme pour lui permettre de garder l'équilibre ou un semblant de contrôle. 

Mais cela n'était qu'un avant-goût. J'en voulais plus. Je voulais tout. Alors je me fis plus entreprenante. Mes yeux toujours plantaient dans les siens, je le pris dans ma bouche, jouant avec ma langue autour de lui. Mes doigts accompagnaient parfois les mouvements de mes lèvres et, parfois, descendaient palper ses bourses. Sa main s'emmêla dans mes cheveux tandis que je venais sucer, lécher son gland avant de le reprendre encore plus profondément. C'était tellement excitant de sentir son désir grandir, ses hanches venant à la rencontre de ma bouche me faisant pousser un râle de plaisir. J'adorais le savoir à ma merci autant que j'étais à la sienne. J'adorais entendre ces sons que je provoquais s'échapper de sa gorge. Il paraissait si facile de s'habituer à lui donner du plaisir, à lui, tout court. 

Cependant, en quelques secondes, il se retira de ma bouche et me releva. Je le fixais, essayant de comprendre ce qu'il se passait, si j'avais fais quelque chose de mal. Aussi rapidement que mes doutes étaient apparus, ils disparurent. Ses lèvres s'emparèrent des miennes avec empressement, ses doigts glissèrent jusqu'au centre de mon désir. Mon envie enfla alors que son corps se collait au mien, sa virilité venant effleurer ma moiteur me volant un gémissement de frustration, me cambrant sous le délicieux assaut. Mes mains vinrent se perdre dans ses cheveux, ma bouche s'empara de la sienne. Je n'étais plus capable de réfléchir, mon cerveau était complètement occupé par l'homme contre moi, par ses doigts contre ma féminité.

Sans même avoir le temps de comprendre ce qui se passait, Ace se laissa tomber à genoux devant moi. La vision était grandiose, alléchante, émoustillante. Mon corps se tendit par anticipation devant la vue de cet Apollon ruisselant de perles mouillées, sa main restant à sa place. Je poussais un grognement plaintif alors que sa langue rejoignait ses doigts et qu'il positionna ma cuisse sur son épaule. Les sensations était si fortes, si parfaites que ma jambe toujours au sol menaça de céder à plusieurs reprises. Dans cette posture, ainsi offerte, je me sentais tellement libre. Une de mes mains regagna sa tignasse tandis que l'autre s'accrochait à ses trapèzes, y plantant mes ongles alors que mes hanches ondulaient instinctivement contre lui. Toutes sortes de sons sortirent de ma bouche alors que sa voix me parvint de loin, très loin. 

"Oui... Non... Je ne sais plus!" bredouillais-je avant qu'une plainte sourde, un gémissement de plaisir autant que de frustration s'échappa de mes lèvres sous les attaques ininterrompues de sa langue, de ses caresses sensuelles. Les muscles de mon corps commençaient à se contracter, les digues savamment construites menaçant de céder à tout instant. Il fallait que je l'arrêtasse avant de jouir ainsi. Je voulais que nous venions ensemble, que nous nous perdions en même temps. Si bien que je retrouvai assez mes esprits pour revenir sur mes deux pieds, ma main dans ses cheveux le tira pour ramener son visage contre le mien. Je l'embrassais fougueusement avant de fouiller son regard noisette. "La table de chevet. Dépêche!" le pressais-je, impatiente, en lui donnant une tape sur les fesses. J'étais pantelante, incapable de faire bouger mes jambes jusqu'à la chambre. J'espérais que je ne me trompais pas, le désir me consumait complètement, martelant mon crâne, pulsant dans mon bas-ventre. Je voulais lui appartenir. Je voulais qu'il m'appartienne. Les yeux clos, j'attendais, rongée par le besoin que j'avais de le sentir.
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MessageSujet: Re: When the fire's at my feet again (ft. Serehnia) [HOT] Dim 1 Juil - 20:38

When the fire's at my feet again
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Chez Serehnia...

L'eau ruisselait sur eux, gouttelettes improbables qui sinuaient, imprégnait sa chevelure alors qu'il venait s'égarer entre ses cuisses, que son regard cherchait le sien, à suivre la moindre de ses réactions. Il la sentait frissonner, il percevait l'accélération de ce fluide dans ses veines devenues brûlantes sous la caresse audacieuse de sa langue, sous l'emprise pernicieuse de ce doigt qu'il immisça en elle, le laissant onduler, s'accorder à la torture de ses lèvres, de ses dents, de sa langue. Elle revint ainsi enfouir ses doigts dans ses cheveux sombres, enfonçant ses ongles au niveau de son épaule, sans même le faire tressaillir. Il avait connu pire, et ce n'était finalement qu'une sensation de plaisir supplémentaire, qui le laissait se tendre d'autant plus qu'il la sentait si prête à l'accueillir. Sa question soufflée entre ses coups de langue, ce jeu qui semblait ne jamais vouloir se terminer. "Oui... Non... Je ne sais plus!" bredouillait-elle à présent, le laissant esquisser un sourire éphémère à ses lèvres, avant de reprendre ses attouchements, ses vas-et-viens, cette danse lascive, venant titiller de ses dents son délicat bourgeon. Il aimait la saveur qui s'attardait à ses lèvres, il aimait la sentir pantelante sous ses caresses.

Plaisir et frustration entremêlées à ses oreilles, avant qu'elle ne redescende sa cuisse, tout en tirant sur ses cheveux pour le faire revenir à sa hauteur. Un éclat joueur au fond des yeux du sang pur, fut la première réponse qu'elle eut avant de l'embrasser fougueusement, et qu'il y réponde avec cette même passion, son corps venant se presser contre le sien. L'impatience le tenaillait tout autant qu'elle. Ce besoin qui laissait sa hampe tendu effleurer, glisser contre le fruit défendu de son intimité. "La table de chevet. Dépêche!" lui ordonna-t-elle en venant lui claquer une fesse, lui arrachant un rire amusé qui s'étira jusqu'à son regard. Il oubliait le monde à cet instant, chacune de ses préoccupations n'ayant plus aucune importance. Bien m'dame. souffla-t-il sans se faire prier. Déjà, il l'abandonnait sous l'eau jaillissante pour aller droit vers l'endroit désigné.

Il ne lui fallut pas longtemps pour trouver le saint graal, pour déchirer le papier et faire glisser le plastique le long de sa virilité. Déjà, il revenait auprès de celle qu'il avait abandonnée quelques instants, trop courts sans doute pour un mortel, mais il était certain qu'elle ne le remarquerait pas. Peut-être même lui aurait-il semblé trop long sous l'impatience qui les dévorait tous deux. Il se pressa à nouveau contre la divine sirène dont l'eau ne cessait d'épouser les formes, ses doigts venant s'égarer sur sa taille, son être se pressant contre le sien, ses lèvres capturant ses lippes, la surprenant telle une vénus oubliée, dissimulée derrière ses paupières closes. Sa main vint s'emparer de sa cuisse pour la relever, tandis qu'il se glissait en elle avec lenteur. Cherchant ses prunelles, veillant à ne pas la brusquer, à laisser son corps s'adapter à la conquérante intrusion qu'il poussa à son absolu. Un râle sourd au creux des lèvres, il ne pouvait que savourer le plaisir d'être ainsi totalement enfoui dans sa chaleur.

Une seule seconde s'égara à cet instant avant qu'il ne commence à danser contre son bassin dans un va-et-viens lascivement lent, sa seconde main perdue sur son sein, avant de glisser jusqu'à sa taille pour la retenir et intensifier sa façon de se glisser en elle, plus vite, plus fort, comme en réponse à un besoin plus impérieux. Ses lèvres pourtant, cherchaient les siennes, les caressant, les mordillant par instant.


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MessageSujet: When the fire's at my feet again [Hot] Lun 2 Juil - 12:48

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Chez moi...

C'était l'enfer. Un désert brûlant, une lave en fusion qui s'écoulait dans mes veines à mesure que ses caresses s'intensifiaient au niveau de mon intimité. Pantelante, je plantais mes ongles dans la chair de mon nouvel amant, emmêlais mes doigts à ses cheveux pour me maintenir sur pieds. Lorsque ses mots me parvinrent, lointains, je ne pus que bafouiller une réponse incertaine avant de gémir plus fort encore, la jouissance se faisant sentir. Mais c'était trop tôt. Ce n'était pas comme cela que les choses étaient censées se dérouler. Dans mon esprit, en tout cas. Si bien que, au prix d'un effort surhumain, je l'arrêtais et le ramenais à mon visage, m'appropriant ses lèvres avec fougue. Il y répondit avec la même ardeur, son corps se pressant contre le mien, son sexe tendu venant frotter contre le mien, augmentant mon impatience. Dans un éclair de lucidité, je lui indiquai le lieu de l'objet tant convoité, lui intimant l'ordre de se dépêcher.

Son rire me parvint, son si agréable à mes oreilles, alors que je lui claquais les fesses pour qu'il s'exécutât plus rapidement. Son affirmation quasi militaire me fit sourire alors que je fermais les yeux, m'écroulant à moitié contre la paroi, lorsqu'il déserta mes bras. Aussitôt, les doutes m'assaillirent. Trouvait-il ? Quand allait-il revenir ? Allait-il réellement revenir ? Avais-je raison de me laisser aller ainsi ? J'avais l'impression que cela faisait une éternité que je l'attendais, mon désir s'accentuant au fur et à mesure au lieu de refluer. Pourtant, à peine quelques instants plus tard, il revenait auprès de moi, me faisant doucement sursauter. Son corps se pressa contre le mien, sa langue força le passage de mes lèvres, ses doigts dessinant mes hanches.

Je gémissais d'impatience contre sa bouche alors que déjà, sa main venait soulever ma cuisse; j'entourai son cou de mes bras, mon pied vint se caler au dessus de ses fesses tandis que je sentais mes chairs se faire délicieusement écarteler par sa virilité. Mon corps entier se contracta sous l'invasion, rejetant dans un premier temps mon amant. La tête en arrière, je finis par la redresser lorsque je l'entendis pousser un râle somptueux à entendre pour finalement me percuter à son regard inquisiteur. Je soupirais d'aise alors que, instinctivement, mes hanches se mirent à bouger contre son bassin pour le faire aller et venir en moi. Il m’imposa son rythme, lent, trop lent, une plainte s’échappant de mes lèvres, bruit faible quasi couvert par la pluie artificielle. "Ace..." murmurais-je, impatiente, nos corps se frôlant, attisant mon désir.
 
Ses mains descendirent sur mes courbes pour se fixer sur mes hanches afin qu’il pût accélérer, se mouvant avec plus de rudesse, de vitesse. C’était tellement divin comme sensation ; je me sentais enfin complète, entière, mes hanches continuant à osciller contre lui. Sa bouche taquinait la mienne, augmentant presque de manière contradictoire, et ma frustration, et mon plaisir. Mes doigts s'apposèrent sur sa nuque, forçant ses lèvres à se rassasier des miennes. Je griffais ses reins de ma main libre alors que mon soupir se perdait sur sa langue. Mon corps s'arc-bouta sous l'intense torture qu'il m'imposait, je sentais mes muscles se contracter sous les assauts répétés. J'avais le sentiment que mon âme, mon être allaient exploser, autant poussé par les mouvements du gardien, que par l'homme lui-même, ses baisers, ses caresses, son odeur. 

C'était un tout. Il représentait tout à cet instant et depuis le matin même. C'était indescriptible, cette sensation de plénitude, de complétude totale. Pourtant, je criais, scandais son prénom, les prémices de la jouissance se faisant sentir. Mon être entier frémissait, ma jambe au sol tremblait, me raccrochant à mon amant pour rester debout. Ma respiration se faisait de plus en plus rapide, mon cœur battait à un rythme frénétique dans ma poitrine. "Mon dieu, Ace, je vais venir..." couinais-je, haletante, incapable de résister plus longtemps au plaisir qui semblait continuer d'enfler dans mon bas-ventre, se propageant dans la totalité de mon corps.

Des spasmes parcoururent mon être, je me cambrai involontairement contre lui, mes ongles se plantèrent à nouveau dans ses épaules, mes yeux se fermèrent tandis que le plaisir implosa dans mon crâne, un grognement se frayant un passage entre mes lèvres entrouvertes. La totalité de mes muscles se contractèrent, sous la violence inouïe des sensations qui me traversaient. Je ne touchais plus terre. Je ne regrettais rien, je n'avais jamais autant pris mon pied, avec quiconque, jamais aussi rapidement. Cet homme était ma faiblesse, il savait me toucher comme personne d'autres auparavant, me rendre folle en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire. A croire que j'attendais cela depuis toujours, que mon esprit attendait cela depuis toujours

Les vagues refluèrent peu à peu. Mes pieds touchèrent à nouveau le sol alors que ma bouche cherchait à nouveau la sienne. Seul les gouttes d'eau brisait le silence, me faisant finalement reprendre conscience du lieu où nous nous trouvions. "Il faut qu'on se dépêche. C'est incroyable qu'il y ait encore de l'eau chaude." dis-je en gloussant, mes lèvres dessinant de nouveau sa mâchoire, ses épaules, son torse. Je me retournais puis me penchais en avant, recueillant du savon dans mes mains avant de venir masser le corps de mon amant avec délicatesse, ponctuant sa peau, sa bouche de baisers. J'avais la certitude que ces moments resteraient gravés dans ma mémoire pendant longtemps...
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MessageSujet: Re: When the fire's at my feet again (ft. Serehnia) [HOT] Lun 2 Juil - 21:02

When the fire's at my feet again
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Chez Serehnia...

Une simple plainte prenant forme sous son prénom, alors qu'il comptait déjà bel et bien accentuer le rythme de ses vas-et-viens. Danse insatiable, il laissait leurs peaux claquer, ses lèvres s'abreuver aux siennes, à sa gorge lorsque son visage s'inclinait, ses propres râles sourds s'égarant contre sa chair. Il n'y avait qu'elle qui hantait son âme à cet instant, que son corps tout entier qu'il désirait conquérir encore et encore, insatiable emmerdeuse capable de le rendre dingue, de le rejeter avant de l'attirer sous cette douche, alors qu'il continuait de coulisser en elle, ses doigts crispés sur sa taille.

La mélodie de sa respiration devenue plus sourde, des battements frénétiques de son cœur qui battait pour celui qui restait inerte dans sa propre poitrine. Il avait presque l'impression de ressentir l'empressement de sa peau, de ces pulsations saccadées qui tempêtaient sous ses doigts possessifs. Il s'abandonna contre sa gorge, simulacre d'un souffle inutile, ses dents mordillant sa chair, avant qu'elle ne revienne prendre possession de ses lèvres des siennes, et que son bassin frappait avec obsession son bas-ventre. Et plus elle gémissait, plus il revenait, conquérant implacable, qui ressentit ses ongles comme un plaisir supplémentaire à celui qui le tenaillait. Il sentait la tension, ce besoin qui glissait invariablement entre ses cuisses, divin fourreau semblant être fait pour sa propre lame. Il ralentissait par instant, pour tenir plus longtemps, faire durer l'instant, avant d'accélérer à nouveau, de la posséder réellement, pleinement. Coups de boutoir affamés de ses courbes.

Il la sentait frémir, tressaillir, il s'abreuvait de chaque sensation qu'il provoquait en elle, tout en s'égarant dans celles que ces secondes faisaient naître en lui. Sa virilité tendue, il la sentit... comme une soif, l'envie de la mordre au creux de la langue, il ferma les yeux, presque étourdi par les pulsations frénétiques, ce parfum que l'eau ne parvenait à parfaitement étouffer. Comme un savant mélange... "Mon dieu, Ace, je vais venir..." En sentant son fourreau exhalter de plaisir, il accentua la vitesse et la force de ses vas-et-viens, danse possessive, alors qu'il se mordait sa propre lèvre, appréciant la saveur ferreuse de son propre sang, alors qu'il s'enfonçait une nouvelle fois parmi ces terres délicieuses, laissant la jouissance le capturer à son tour. Râles de plaisir venant s'exiler de ces secondes, de cet instant, de ce raz-de-marée dévastant tout sur son passage. Il ondula encore en elle, gardant ses paupières closes, certain de se trahir dans le cas contraire. La soif l'avait percuté, mais les gouttelettes taciturnes de sa propre liqueur l'avait apaisée, aidé à résister à l'appel primaire de sa peau, de son sang. Sensations qu'il n'avait encore jamais éprouvées. Sensations qui avaient été supplantées par cette jouissance dévastatrice, alors qu'il ondulait encore faiblement en elle, que ses lèvres venaient effleurer la douceur de sa gorge, sa langue, comme un besoin, une nécessité d'imprimer la saveur du sel de sa peau. Tu vas me rendre fou... soupira-t-il, si bas qu'il n'était même pas certain qu'elle l'ait entendu.

Lutte éphémère pour garder le contrôle, il laissa la jouissance s'évader peu à peu, et il s'extirpa d'elle, quittant la chaleur de son fourreau trop accueillant. Les lèvres de la jeune femme revinrent alors cueillir les siennes, sa langue caressant la sienne devenue plus délicieuse encore, lui semblait-il. Il retira le petit morceau de plastique pour le laisser tomber hors de la douche, tandis que ses paupières se relevaient pour la regarder, certain que le sien ne le trahirait plus... "Il faut qu'on se dépêche. C'est incroyable qu'il y ait encore de l'eau chaude." l'entendit-il glousser, alors qu'elle continuait à l'embrasser, et qu'il esquissait un sourire moqueur. On peut pas dire que tu montres le bon exemple. la taquina-t-il, ses doigts continuant à l'effleurer, la caresser, suivre les courbes de son délicat postérieur alors qu'elle lui tournait le dos pour prendre du savon. Lui non plus, c'était certain. Mais déjà, elle revenait le savonner, ses lèvres revenant jouer sur sa peau... Hum... si tu veux qu'on sorte un jour de cette douche... il vaudrait mieux que tu laisses... Tes lèvres ? Tes mains ? Difficile de choisir entre les deux. Laisse-moi t'aider. souffla-t-il à la place, la contournant pour prendre également du savon et revenir caresser son corps à son tour, ses doigts revenant envelopper ces deux volcans tendus dans sa direction. Fabuleux prétexte de ces secondes.


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When the fire's at my feet again (ft. Serehnia) [HOT]

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