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Madness is a speck of dust in an ocean of darkness (Siobhan/Sam)

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Le sang qui vient de se répandre, est-il donc si pur ?

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MessageSujet: Madness is a speck of dust in an ocean of darkness (Siobhan/Sam) Mar 7 Aoû - 15:48

Madness is a speck of dust in an ocean of darkness 
@Siobhan Smith & @Sam Hyde  


Il y a plusieurs semaines...

Le temps n'était pas très clément ce jour-ci. Les nuages virevoltaient dans le ciel, des sillons cotonneux grisâtres s'étaient formés au fil des heures. Néanmoins, il faisait très lourd. Je pouvais presque sentir l'électricité vibrait sur mes avants-bras. L'air était chargé d'ion crépitant, l'orage gronderait probablement avant la fin de la journée. Une météo parfaite pour s'accorder à mes humeurs la durée d'une balade - ou pour un naufrage, allais-je vite finir par me rendre compte.

Je remontais un chemin de terre à travers la forêt pour gagner les falaises lorsqu'une odeur inconnue m'arrêta net. Je reniflais une nouvelle fois, tel le prédateur voulant identifier sa proie. C'était un humain. Il sentait le sang coagulé, la peur, le sel et un quelque chose qu'il me semblait connaître mais que je ne réussissais pas à nommer. Et c'était ce dernier arôme qui m'attirait plus que je ne pouvais l'avouer. Mon instinct pris le dessus et, d'un bond, sans même vérifier que j'étais seul, je me retrouvais perché dans un arbre.

Trop rapide pour être humain, je sautais d'arbre en arbre, trop habile pour me couper ou déchirer mes vêtements dans ma folle cavalcade. Je me laissais guider par mon odorat. Infaillible, je savais qu'il ne me tromperait pas. Et, en effet, quelques instants plus tard, je me positionnais accroupi sur une branche en hauteur, le regard vissé sur un homme plus bas. Physiquement, il devait avoir le même âge que moi. Brun, plutôt grand, il avait un certain charme. Mais ce qu'il dégageait restait le plus entêtant.

Les battements chaloupés de son cœur s'harmonisait à la difficulté avec laquelle il progressait sur ce chemin caillouteux. Une entaille pigmenté de sang séché barrait son front, lui donnant un air de maraudeur esseulé. Un instant, je l'observais depuis mon perchoir, l'instant d'après, je me laissais glisser au sol juste devant lui, pliant légèrement les genoux pour amortir le choc. Je n'avais pas réellement réfléchi pour une fois. Mon corps avait bougé sans que mon esprit n'intervînt. Il avait été trop tard à partir du moment où je l'avais humé. Un désir brut de possession m'avait animé n'égalant, au cours de ma longue vie, que mon obsession pour la mort.

Pourquoi un homme, un simple humain réussissait-il à me faire réagir de la sorte ? Aucune idée. Il n'était plus temps de se poser la question de toute manière. Je venais de tomber de plusieurs mètres juste devant lui et, s'il ne s'était pas encore enfui, c'était sûrement dû à la peur ou à l'étonnement. Sans plus attendre, il se retrouva en un clin d’œil sur mon épaule, son buste pendant dans mon dos. D'une main, je maintenais ses jambes tandis que je me mettais à courir en sens inverse, prenant la direction de mon domicile sans un mot.
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MessageSujet: Re: Madness is a speck of dust in an ocean of darkness (Siobhan/Sam) Mar 7 Aoû - 17:04

Mon voyage se poursuivait sans aucune difficulté jusqu'à maintenant. J'avais visité nombre de pays depuis mon départ et j'étais très content de mon périple. J'avais des souvenirs plein la tête, des paysages à couper le souffle que ce soit en souvenirs ou sur mon ordinateur. D'ailleurs, je partageais mes photos et rencontres au fil du voyage sur internet et communiquais beaucoup avec ma sœur tout en n'oubliant pas de donner des nouvelles à mes parents. Ma mère et ma sœur n'étaient pas très rassuré de me savoir seul à voguer sur les océans. Pour moi, j'étais comme un poisson dans l'eau. Sauf que le rêve n'allait pas durer... En effet, la météo se dégrada rapidement laissant place à une belle tempête et malgré mes connaissances, mon courage et mes aptitudes à faire face à ce genre de moment, la tempête remporta le round me faisant chavirer.. je me retrouvais à l'eau, luttant dans les vagues qui se déchaînaient sans relâche, après avoir reçu un coup à la tête. Je bus la tasse à plusieurs reprises et tâchais de ne pas me laisser gagner par la panique. Fort heureusement, je n'avais pas perdu connaissance dû au choc et j'avais encore toute ma tête. Rapidement, je ne distingue plus mon voilier... mon cœur se serre. Il avait visiblement coulé. J'aperçois alors un bout de celui-ci flottant au milieu de l'océan. Je déglutis puis nage jusqu'à ce morceau auquel je m'accroche comme s'il s'agissait d'une bouée de sauvetage. Je finis par être entraîné vers semblerait-il une île car j'aperçois une masse devant moi et l'eau semble m'y conduire. Après, de longues minutes ou heures, aucune idée … Je me retrouve finalement sur le sable crachant l'eau à plusieurs reprises. Je me laisse choir une minute sur le dos regardant le ciel. Bon sang, j'étais en vie ! Je finis par me redresser pour me relever et jette un œil au large puis autour de moi. Je ne sais absolument pas ou je me situe. Je décide de partir à la recherche d'un point d'eau. Procédons par étapes m'intimais-je alors que mon cœur bats encore la chamade dans ma poitrine. J'effleure mon front pour avoir une idée des dégâts ce qui me fait légèrement grimacer. En l’occurrence, rien de trop grave, à première vue. Je me décide donc à m'aventurer sur l'île.

Alors que je marche, je me rends compte que j'ai mal à la tête, sans doute lié au choc. Mais, ma jambe commence à me lancer également. L'adrénaline avait occulté la douleur jusqu'à maintenant. Je soupire, inspirant à plein poumons. Ça pourrait être pire... avec un peu de chance, je n'étais pas sur une île déserte. Positivons... et alors que je m'étais aventuré à l'aveugle, je sentais une présence ce qui me donna un frisson le long du corps. Étrangement, je me sentais observé. Je me faisais sans doute des films mais cette impression ne voulait pas me quitter et malheureusement elle fut justifiée. En effet, un homme venait de surgir d'un arbre visiblement et d'atterrir à quelques mètres devant moi. Je fus tellement surpris que je restais bêtement immobile à l'observer sans savoir quoi dire. Et alors que je le détaillais de la tête aux pieds et que je me demandais comment c'était possible de sauter de si haut sans la moindre égratignure, je ne le vis pas approcher de moi.

Je fus capable de réagir qu'une fois que je réalisais que je me trouvais suspendu au-dessus du sol et que je me trouvais sur l'épaule du type qui avait atterrit de l'arbre juste devant moi. Je me débattis en vain pour me défaire de son emprise. Non mais c'était quoi son problème à ce mec ? Pourquoi me portait-il ainsi ? Quel manque d'éducation ! Qu'est-ce qu'il me voulait à la fin ? « MAIS POSEZ MOI PAR TERRE BON SANG ! » hurlais-je, hors de moi, en colère contre ce type. Ou m'entraînait-il comme ça ? Je commençais à me poser un tas de questions et la panique commençait cette fois-ci à se pointer. Et si c'était un psychopathe qui allait me tuer ? Je déglutis à cette pensée. « Qui êtes-vous ? Qu'est-ce que vous me voulez ? Je sais marcher bordel, lâchez-moi. » Je tapais sur son dos mais tout ce que j'entreprenais semblait n'avoir aucun impact sur lui. Je songe à son allure que j'avais détaillé auparavant. Il n'était pas comme les hommes habituels. Il y avait quelque chose de différent. Restait à savoir quoi ? J'étais loin de savoir dans quel guêpier je venais de tomber. Et j'entendais alors le bruit d'une porte. En redressant un peu la tête, j'aperçus du mobilier sans vraiment distinguer grand chose vu la vitesse à laquelle l'homme traversait le couloir. J'en avais la nausée.
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MessageSujet: Madness is a speck of dust in an ocean of darkness (Siobhan/Sam) Mar 7 Aoû - 18:02

Madness is a speck of dust in an ocean of darkness
@Siobhan Smith & @Sam Hyde  


Il y a plusieurs semaines...

J'avais suivi sa piste à travers la forêt puis, après une brève observation depuis une branche en hauteur, je m'étais laissé tomber devant lui. Il n'avais pas eu le temps de réagir qu'il se retrouvait sur mon épaule, tel un sac à patates. Le sang, ses battements de cœur désordonnés avaient un effet grisant sur mon esprit mais son aura, l'odeur qu'il dégageait étaient les plus ensorcelants pour moi. Ça y était ! Je devais avoir perdu la tête pour me comporter de la sorte et risquer tout ce que j'avais construit jusqu'ici ! Mais, à cet instant précis, je ne ressentais plus que ce besoin primitif de le posséder. C'était simple en fait : il m'avait suffit d'une seconde pour que je me l'appropriasse. C'était cela. L'utopie d'Elysium n'avait plus sa place dans mon esprit alors même que je m'étais battu pour améliorer la condition des humains sur l'île.

Alors que je courais en direction de mon manoir, trop lentement à mon humble avis, l'homme sur mon dos commença à s'éveiller, à se tortiller pour se dégager. Des chatouillements, à peine, furent la sensation que je ressentis aux coups qu'il semblait me donner pour que je le lâchasse. Je n'aurais pas été dans un état d'esprit serré, concentré, j'aurais sûrement ris de la situation. J'aimais bien joué à cela avec Freya. Mais c'était un sentiment d'urgence qui m'étreignait à ce moment là. C'était dangereux. Dangereux parce que j'étais un visage public, que je connaissais personnellement le chef des armées, que je n'étais pas censé me comporter de la sorte avec les humains. Je ne savais même pas qui c'était. Il pouvait très bien avoir une famille sur l'île, des amis, des personnes qui s'inquièteraient qu'ils ne revinssent pas et consulteraient la garde. Et, pour sûr, ça serait le début de l'effondrement de ma vie si j'étais mêlé à un évènement comme celui que j'étais en train de mettre en œuvre. Un enlèvement. C'était le mot.

Un grognement en réponse à sa demande, ou plutôt à son ordre. Cela ne sembla pas lui suffire puisqu'il reprît la parole. Ce n'était ni le moment, ni le lieu. Nous étions trop exposés. Surtout moi. Lui se retrouverait sûrement dans une meilleure position si quelqu'un nous surprenait, me surprenait. Pour les faire taire, lui et mes pensées culpabilisantes, j'accélérais le pas. Il serait sûrement malade lorsque je m'arrêterais - avec le choc - mais je m'en moquais. Je ressentais la colère émaner du corps de l'humain ce qui excitait plus encore mes terminaisons nerveuses. Poussé par ces émotions, je gagnais en quelques mouvements la porte de ma demeure d'une traite puis la refermais du pied. Je commençais à m'avancer dans l'entrée lorsque mon majordome vînt à mon encontre.

"Désirez vous quelque chose Monsieur ? s’enquit-il, le regard quasi dans le vide. Il m'énervait. Toujours dans mes pattes. Certes, il ne faisait que son boulot mais quand même, ne voyait-il pas que ce n'était pas le moment ? "Dégages et ne reviens pas sans que je ne t'appelle !" marmonnais-je pour toute réponse, mon agacement perçant tout de même dans ma voix. Il repartit aussi sec, disparaissant dans des pièces telles que la cuisine où je n'allais jamais. Me laissant porter par mon humeur du moment, je transportais mon invité dans les couloirs jusqu'à un escalier qui descendait vers les sous-sols.

Survolant les marches, je me dirigeais droit vers une salle au bout d'un couloir lugubre. Je n'avais pas pris la peine d'allumer la lumière, distinguant parfaitement les moindres détails sans cela. Une nouvelle fois, j'ouvris la porte à la volée, rentrais et refermais derrière moi. Enfin, je m'arrêtais et déposais l'inconnu sur le sol. Que faisais-je ? Toujours aucune idée. Pourtant, je sentais mes crocs éraflaient l'intérieur de mes lèvres. Bizarre. Il était si rare que je ne contrôlasse pas leur sortie que je ne me rappelais même pas la dernière fois. Était-ce seulement arrivé ? J'avais un doute.

Je m'appuyais contre le battant, le regardant de haut en bas avec désinvolture alors que, intérieurement, j'étais en surchauffe. J'attendais patiemment qu'il  reprît la parole, dorénavant que nous étions au calme. L'idée de partir m'effleura. A dire vrai, après tout ce qu'il avait vu, je n'avais plus tellement l'intention de le laisser partir. Enfin... j'aurais pu, après une petite hypnose. J'étais plutôt doué dans le domaine. Mais je ne le désirais pas. C'était l'homme devant moi que je voulais et je me l'étais approprié sans rien demander à personne, encore moins à l’intéressé.

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MessageSujet: Re: Madness is a speck of dust in an ocean of darkness (Siobhan/Sam) Mar 7 Aoû - 19:13

Naufragé... j'étais naufragé... échoué sur une île. Déserte ? Aucune idée ! Pour l'heure, je décidais de trouver de l'eau car il fallait que je m'hydrate, j'avais avalé beaucoup trop d'eau salée. J'étais assoiffé. Je m'aventure dans la forêt et me retrouve au milieu de la végétation, ignorant la douleur à ma jambe et ignorant mon mal de crâne. Alors que j'avais enfin trouvé un petit ruisseau auquel je m'étais arrêté pour boire, j'eus vite la sensation d'être observé. Et le pire c'est que j'avais raison. Un homme avait déboulé, tombé du ciel en quelque sorte et m'avait embarqué tel un sac de patate sur son épaule. Je devais être en plein rêve. Le choc m'avait assommé et j'étais en train de divaguer et de me perdre dans mes songes, non ? Car comment expliquer que cet homme tombe d'un arbre sans la moindre difficulté et comment expliquer sa vitesse ? Ahurissant, impossible même. Je frappais l'individu en vain pour me défaire de son emprise et ça m'agaçait au plus haut point. Et voilà que je me retrouvais dans une demeure sortie de nulle part au beau milieu de la forêt ? J'en sais foutre rien... je n'ai pas vraiment vu grand chose à cette vitesse. J'entends une voix à laquelle rétorque mon kidnappeur d'un ton peu sympathique.

Et voilà qu'il descend les marches et je frissonne à l'idée d'aller à la cave. Avais-je raison ? Allait-il me tuer comme un moins que rien dans sa cave ? Me torturer auparavant ? J'imagine le pire pensant à des films que j'avais regardé avec ma sœur ou des ami(e)s. Je déglutis. La nausée me gagne davantage et je sens ma tête tourner alors que je me retrouve enfin sur mes jambes. Mon cœur ne cesse de battre avec rapidité dans ma cage thoracique. Je croise le regard de l'homme qui m'avait amené jusque ici. « Ou est-ce qu'on est ? Qu'est-ce que vous me voulez à la fin ? » finis-je par demander après quelques secondes de silence. Mes yeux s'aventure sur l'endroit et je ne me sens clairement mal à l'aise, peu rassuré de la tournure des événements. Ça ne peut qu'être un rêve, non ? Je me pince le bras par réflexe. Aie ! Ça fait mal, et malheureusement, tout ceci semble bien réel. Nerveux, je passe une main le long de ma nuque. Le stress s'empare de mon corps.

L'homme reste appuyé dans l'encadrement de la porte me barrant l'unique sortie de la pièce. Je déglutis une nouvelle fois alors que je me recule par automatisme et sens rapidement le mur derrière moi. Je constate que la lumière émane seulement de bougies disposées à divers endroits dans la pièce donc je ne distingue pas bien le visage de mon kidnappeur. J'ignore ce qu'il a l'intention de me faire mais je me dis que ce ne sera pas plaisant. Je ne comprends pas pourquoi il n'allume pas la lumière mais en y faisant plus attention... cette pièce semble dépourvu de modernité. Je sens alors quelque chose dans le creux de mon dos et me décale et aperçoit des anneaux accrochés au mur. Et une chaîne accrochée reliée à des menottes ? Je suis sûr que mon teint à changé de couleur. Je dois être livide et je peine à garder mon calme. Je me concentre de nouveau sur l'individu. « Qui êtes-vous ? » demandais-je, une nouvelle fois. « Pourquoi m'avoir emmené ici ? Et on vous a jamais dit que c'était mal poli, inapproprié comme attitude ce que vous venez de faire. Je ne vous connais pas et vous vous permettez de me porter et de m'emmener. Vous m'avez enlever en somme. Pourquoi ? » Comme si j'avais besoin de ça, alors que je sortais à peine d'un naufrage. Je me masse les tempes ayant toujours mal à la tête.
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MessageSujet: Madness is a speck of dust in an ocean of darkness (Siobhan/Sam) Mar 7 Aoû - 23:59

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@Siobhan Smith & @Sam Hyde  


Il y a plusieurs semaines...

J'en étais donc là, à le toiser de tout son long après l'avoir embarqué de force à travers la forêt et la plaine. Mes sens m'avaient permis de vérifier que les environs étaient libres avant de d'entrer dans ma demeure. Une fois cela fait, mon majordome se mit sur mon chemin et contre toute attente, l'inconnu ne chercha même pas à appeler à l'aide. La course avait dû le secouer plus que je ne le pensais. Vu la manière dont il m'avait crié dessus avant que je n'accélérai, il ne devait pas être du genre à se laisser faire sans rien dire. Peut-être était-ce cela qui m'avait attiré ? Non, cela devait être autre chose... Quelque chose de moins... Tangible, de plus profond, de plus obscur. Et alors que, perdus dans une pièce au fin fond du manoir, je le détaillais des pieds à la tête, je n'arrivais toujours pas à identifier ce qui m'attirait tant chez lui.

Comme je m'y attendais, ce ne fut pas long avant qu'il ne me posât les questions qui le rongeaient. A dire vrai, la plupart étaient également dans mon esprit. Appuyé contre le battant de la porte, je le regardais, une flamme semblant se réveiller quelque part dans mon être au fur et à mesure que son regard étudiait notre environnement. Son cœur battait si fort qu'il me paraissait sur le point de fuir de sa cage thoracique, je perçus le petit pincement qui s'infligea, me faisant hausser les sourcils. Je ne lui avais rien fais encore et il semblait sur le point de défaillir. Cela m'agaçait. Ne bougeant plus d'un millimètre, je préférais continuer de l'observer, me rassasiant de sa frayeur. Rien qu'à le voir ainsi, j'avais envie de lui faire des choses inavouables et pourtant... Je me sentais incapable de prendre ce que je désirais. Pourquoi ? Je n'étais pas du genre à me priver malgré mon visage public. Beaucoup trop de questionnements restaient sans réponses et ça me dérangeait fortement.

Je n'avais toujours pas répondu, préférant lui laissant encore un peu de temps avant de l’assommer avec mes paroles. Le choc qu'il ressentait à être là serait sûrement décuplé lorsqu'il saurait ce qu'il voulait savoir.  Son appréhension de la pièce le rendait presque malade. Je commençais à douter sur le fait que je devais répondre à ses - nos ? - interrogations pour le moment. J'étais sur le point d'aller chercher Mike pour qu'il le soignât lorsque sa voix retentit de nouveau dans la petite pièce. Je restais un moment interloqué, écoutant avec attention ses arguments.

Cependant, rapidement, ce fut la colère qui me secoua. Les mains sur ses tempes finirent contre le mur, mes doigts autour de ses poignets, mon corps collant le sien contre la pierre. Un courant électrique traversa mon être de part en part par ce simple contact. Un souffle factice mais habituel vint caresser son visage. "Vous ne me connaissez pas, c'est certain... Mais vous allez vite apprendre qu'il ne faut pas me contrarier !" murmurais-je avec énervement, mes yeux fouillant les siens. Profitant de notre position, j'utilisais effectivement les chaines, plaçant les menottes autour de ses poignets en une fraction avant de m'écarter, le laissant contre le mur. J'étais complètement tourmenté par sa présence. Je n'avais aucune idée de comment gérer les sentiments qui se jouaient de mon esprit. Faisant un autre pas en arrière, je croisais les bras sur ma poitrine, le considérant avec une froideur qui était loin de m'habitait en cet instant.

"Je m'appelle Sam. Et vous ? - l'interrogeais-je, curieux, espérant qu'il comprît qu'il n'était pas en position de force. Nous sommes chez moi. Pour quelles raisons pensez-vous être ici ? - ajoutais-je, incapable moi-même de répondre à cela. J'avais l'espoir qu'il mît des mots sur ce sentiment qui m'étreignait et que je n'arrivais pas à identifier. "Qu'est-ce que t... vous faites sur l'île ? - me rattrapais-je in extremis, mon esprit voulant de lui-même le tutoyer, briser cette distance qui me bouffer de l'intérieur. Je ne vous ai jamais vu." précisais-je finalement en haussant les épaules autant pour dédramatiser que pour détendre mes muscles douloureux.

Je saisis une chaise qui était dans un coin de la salle et la poser à un mètre de l'homme en face de moi. Je m'asseyais, les deux pieds ancrés dans le sol, les coudes sur les genoux, ma tête posée sur mes mains croisées.  Mon regard se perdit dans celui de l'humain, une envie de le retourner pour le frapper me prenant les tripes alors même que ses lèvres m'attiraient irrésistiblement. Je n'aimais pas ce qu'il éveillait en moi. Cette partie que je ne connaissais pas, que je ne savais pas contrôler. Quand nous en aurons fini, je demanderai à mon majordome de vous soigner et de vous apporter ce que vous désirais... En attendant, je vous écoute. Que souhaitez-vous savoir ?" finissais-je, mon pied frappant le sol, preuve de mon trouble intérieur et de mon manque de patience.

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MessageSujet: Re: Madness is a speck of dust in an ocean of darkness (Siobhan/Sam) Mer 8 Aoû - 9:25

Je ne suis pas rassuré pour un sou d'avoir découvert la chaîne avec les menottes. Allait-il me séquestrer dans cette pièce ? Et d'ailleurs, l'endroit me faisait froid dans le dos. C'était lugubre. Tellement sombre malgré les quelques bougies disposées à divers endroits. Et je ne sais pas vraiment ce qui le mit en colère mais il fut rapidement sur moi à me tenir les poignets plaquant son corps contre le mien, et alors que son souffle venait sur moi, et qu'il expliquait qu'il était vrai que je ne le connaissais pas mais qu'il fallait que j'apprenne vite le fait de ne pas le contrarier. C'est l'hôpital qui se fout de la charité, non ? Je le fusille du regard. Non mais il est sérieux ? Apparemment c'est bien le cas. Je n'ai pas le temps de rétorquer car je sens les menottes se refermer sur mes poignets au même moment et je blêmis avant que la colère ne s'empare de moi. Quel enfoiré ! Il venait de m'attacher au mur comme un vulgaire animal.

Et il trouve l'idée de se présenter juste après son geste... Genre normal ce qui venait de se passer. Avant d'ajouter que nous étions chez lui sans avoir oublié de me demander mon prénom et vu le ton employé valait mieux répondre. Je me mords la lèvre pour éviter de m'égarer et de dire quelque chose de regrettable. « Siobhan » répondais-je, simplement. Sa question me décontenance... J'ignore totalement la raison de ma venue ici et pourquoi il m'avait kidnappé. Il devrait l'avoir compris avec ce que je venais de dire. Je le regarde interloqué ne sachant vraiment pas quoi répondre. « Parce que je suis censé savoir pourquoi vous avez fait cela ? Eh bien non, j'ignore pourquoi vous m'avez enlever et amener chez vous dans cette pièce pour le moins... sombre. » Ne pas contrarier Sam. Me connaissant ça risquait d'être difficile surtout que j'ai tendance à balancer ce que je pense. Mes yeux s'écarquillent à sa nouvelle question... c'est le monde à l'envers. Je soupire agacé.

« Normal, je viens de faire naufrage avec mon voilier, Einstein » répondais-je, énervé. « J'ai atterris par hasard sur cette île et c'est juste surprenant que je ne sois pas mort noyé dans la tempête. » ajoutais-je sur le même ton. « Je n'ai aucune idée de l'endroit ou je me trouve et j'ai même pas eu le temps de me remettre que vous débarquez sans prévenir et que vous m'emmenez. » Cette fois, je tapais du pied sur le sol. Je commençais sérieusement à perdre patience. «  Je viens de vous le dire, pourquoi m'avez-vous amené ici ? Qu'est-ce que vous me voulez ? Et pourquoi suis-je attaché ? Vous comptez me séquestrer ? Qu'est-ce que vous êtes  ??? un tueur ? Vous comptez me tuer ? » J'appuie mon dos contre le mur afin de me maintenir debout. Je sentais la panique monter et je me mordais la lèvre essayant d'ignorer ce ressentis fort désagréable. Je redoutais les réponses. Encore fallait-il qu'il daigne y répondre car il m'avait posé une autre question lorsque je lui avais demandé la raison pour laquelle il m'avait kidnappé. A croire qu'il déviait le sujet et je me demandais s'il allait finir par répondre à cette interrogation qui me turlupinait l'esprit.

« Et je n'ai pas besoin de votre majordome. Je peux très bien me soigner tout seul » rétorquais-je. « Il me suffit simplement d'avoir ce qu'il faut à porter de main. » Je suis médecin, gros malin, pensais-je. Je n'avais besoin de personne pour me soigner surtout qu'il s'agissait d'une plaie superficielle en fin de compte. Rien de bien méchant. Je songeais un moment à mon voilier perdu sous les flots. J'aimais tellement ce voilier... Ne pas s'apitoyer, après tout, j'étais en vie. Enfin, j'ignorais encore que ce n'était pas forcément mieux... mais je commençais à le percevoir avec Sam. Cet individu n'avait aucun remords pour le geste qu'il avait eu envers moi et il continuait dans sa lancée en m'ayant attaché. Que comptait-il me faire ? Était-ce pour une demande de rançon ?
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MessageSujet: Madness is a speck of dust in an ocean of darkness (Siobhan/Sam) Mer 8 Aoû - 19:00

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@Siobhan Smith & @Sam Hyde  


Il y a plusieurs semaines...

Son ton, sa façon de me parler, de me juger avaient permis à ma colère d'exploser. Son corps contre le mien faisait parcourir des milliers de courant électrique dans mon être alors que je le prévenais pour mon côté impatient et facilement irritable. Son regard me percuta mais ne me perturba pas plus que cela. En effet, dans la foulée, je fermais les menottes autour de ses poignets, le liant au mur grâce aux chaînes. Je me reculais légèrement, entamant les présentations, m'intéressant à sa présence sur l'île. Je pouvais sentir, entendre sa colère mélangée à la frayeur en un cocktail presque jouissif. C'était encore meilleur que d'habitude alors que je ne lui avais fais aucun mal... Pour l'instant. Je l'avais averti et pourtant, il se montrait agressif, capricieux et condescendant. Il ne pourrait que s'en prendre à lui-même si je déchargeais mon énervement sur son frêle corps d'humain.

Siobhan... Son prénom volait jusqu'à mes oreilles, apaisant momentanément le trouble qui m'avait envahi au moment où je l'avais repéré et qui n'avait fait que croître jusque là. Je dessinais des yeux le contour de son visage m'arrêtant un bref instant sur la coupure qu'il avait au front. Je n'écoutais pas vraiment ses revendications, cela ne m'apportait rien, ne m'aidait en rien à comprendre. C'était dans son intérêt de toute façon. Je reportais mon attention sur ses paroles uniquement lorsque, après une hésitation, il prononça le mot "sombre". Je regardais autour de moi, hésitant, avant de me rappeler que les humains n'avaient pas les mêmes spécificités que nous. "Je ferais rajouter des bougies..." assurais-je, l'air ailleurs, comme si cela ne m'atteignait pas vraiment. Pourquoi essayais-je d'améliorer son confort alors que je l'avais amené ici, de force et attaché au mur ? Encore une question à laquelle je ne pouvais pas répondre.

Cependant, lorsqu'il prit enfin la peine de répondre à ma dernière interrogation, la lassitude de la situation laissa place à une vive colère. Einstein ? Me surnommer comme ce défunt fou ne me plut pas. Vraiment pas. Encore moins sur ce ton sarcastique. J'allais réagir quand il déversa une fois de plus sa bile sur moi. Son comportement, ses gestes, ses paroles eurent raison de mes dernières barrières. Sans même que je ne m'en rendisse compte, la gifle partit. L'air claqua, le bruit se répercutant plusieurs fois sur les murs. J'avais frappé sans contenir ma rage. Fort, trop fort presque pour sa condition humaine. Je profitais des quelques secondes pendant lesquelles il était sonné pour attraper une chaise, m'assoir en face de lui et reprendre un visage impassible. Il s'effondrait peu à peu contre le mur, les battements de son cœur me permettant de juger son état de frayeur. Il était temps que je répondisse à ses questions. Du mieux que je le pouvais en tout cas.

"J'ai été un tueur, oui. Mais si j'avais voulu vous tuer, cela serait déjà fait - tentais-je, autant pour le rassurer que pour poser les bases, changeant rapidement de sujet, ramenant la conversation sur sa présence dans ma demeure. A vrai dire, je n'en ai aucune idée. Tout dépendra de votre comportement, je suppose." ajoutais-je, secouant une main, blasé. Il y avait bien quelque chose dont j'étais certain cependant. "Mais, si vous êtes attaché, c'est par sécurité. Vous en savez beaucoup trop dorénavant et je ne peux pas me permettre que vous alliez parler de cette... situation à quiconque." lui dévoilais-je, essayant de trouver les mots justes.

Je me levais, m'approchant de nouveau de lui mais laissant plus d'espace entre nous que précédemment. Je ne réagissais pas de façon cohérente lorsque j'étais trop près de lui. C'était vraiment très irritant. Ma main vint à la rencontre de son visage, avec lenteur cette fois-ci, prenant son menton entre mes doigts malgré son mouvement de recul. Je faisais tourner sa tête à droite puis à gauche, l'étudiant comme s'il était un spécimen rare. Je lui avais proposé - gentiment - de le faire soigner et il l'avait refusé, me frustrant d'avantage.

"J'avais fais un effort pour me montrer le plus amical possible malgré les évènements... Pourquoi tentez-vous tellement de faire ressortir ma véritable nature, Siobhan ? Tenez-vous tant à savoir d'ors et déjà quel monstre je suis ?" lui demandais-je de manière plus rhétorique qu'autre chose. La colère face à ses sentiments contradictoires remontant à la surface alors que mon regard se perdait dans le sien.

Lancé de dé:

OUI: Qu'à cela ne tienne ! déclarai-je furieusement avant que mes mains ne descendissent sur son cou, mes doigts se resserrant autour de son cou, juste assez pour le priver d'air.

NON: "Cela serait si dommage de vous abîmer dès à présent alors que vous avez si difficilement survécu à votre naufrage." affirmai-je en me mordant la lèvre avec une de mes canines. Puis, je m'éloignais, regagnant ma chaise avant de lui demander de me parler de sa vie avant son arrivée malencontreuse sur l'île, lui signifiant au passage qu'elle s'appelait Haima.
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MessageSujet: Madness is a speck of dust in an ocean of darkness (Siobhan/Sam) Mer 8 Aoû - 19:00

Le membre 'Sam Hyde' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'oui/non' :
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MessageSujet: Re: Madness is a speck of dust in an ocean of darkness (Siobhan/Sam) Jeu 9 Aoû - 10:49

Lorsque je décris l'endroit comme ''sombre'' pour ne pas dire lugubre, Sam se contente juste de dire qu'il fera rajouter des bougies. Génial ! Vraiment... comme si j'allais me sentir plus à l'aise avec quelques bougies supplémentaires. Et cela m'agaça tellement comme sa fichue question que je ne pouvais pas me contenir davantage. Je répondais d'un ton qui visiblement n'avait pas plut à mon ravisseur car je me pris une gifle monumentale qui me sonna quelques instants tellement ce fut violent. Je devais avoir une belle marque rouge sur la joue. Je me retrouve contre le mur tâchant de retrouver mes esprits et j'étais furieux contre lui. Ma peur était bien présente à me demander s'il n'allait pas tout simplement me tuer. Surtout après le coup porté à mon encontre. Et ce qu'il me répondit me rassura légèrement... Au moins, je n'allais pas me faire tuer. Enfin, pas pour l'instant. Allez savoir, des fois qu'il change d'avis.

Je me mords la lèvre inférieure tandis qu'il m'informe qu'il n'a aucune idée de la raison de ma venue. Si même lui ne savait pas... on est avancé. Je n'y comprends rien. Je me laisse glisser le long du mur et me retrouve assis le dos appuyé dessus et je ramenais mes jambes contre moi que j'encerclais de mes bras. Je me sentais vraiment vulnérable. Sam n'était pas comme les autres. Sa force était plus grande que la moyenne vue la gifle reçue. Et la vitesse... comment pouvait-il aller si vite ? Il n'était pas humain, c'était certain. Selon lui, tout dépendra de mon comportement... Et il prétends m'avoir attaché pour ma sécurité. C'est une blague ? « J'en sais beaucoup trop... je ne comprends pas du tout ce que vous voulez dire. Et dire quoi exactement ?? Qu'un type que je ne connais pas ni d'Eve, ni d'Adam m'a embarqué après mon naufrage et séquestré chez lui. » On ne me croirait sans doute pas. Et encore moins en me disant qu'il n'avait rien d'humain.

Sam se leva subitement et s'approcha. Je sens mon cœur s'accélérer dans ma poitrine redoutant qu'il ne me frappe une nouvelle fois, raison pour laquelle j'avais reculé ma tête alors qu'il venait me toucher avec sa main me prenant le menton entre ses doigts. Je sens la peur et le stress envahir mon corps alors que Sam me faisait tourner la tête, me scrutant de toute part. Je fus contraint de le laisser agir alors qu'il me signalait qu'il avait fait un effort pour se montrer amical malgré la situation. D’où je tenais à faire ressortir sa vraie nature et d'ailleurs comment pourrais-je savoir alors que je ne savais même pas qui il était... je déglutis alors qu'il ajoutait ''Tenez-vous tant à savoir d'ors et déjà quel monstre je suis ?'' A vrai dire, non très peu pour moi... sans façon. Mais, je suis incapable de dire quoi que ce soit... la peur s'étant emparé de mon être à cet instant précis. Ses paroles ne me rassure aucunement et je n'aime pas le fait qu'il soit tout près de moi. Et ce fut justifié.

Sam venait de refermer ses doigts autour de mon cou me privant par la même occasion d'oxygène. La panique s'empara de moi et j'essayais de le repousser pour pouvoir à nouveau respirer. Mais, Sam avait beaucoup plus de force et il ne bougea pas d'un millimètre. N'avait-il pas mentionné le fait qu'il ne me tuerait pas ? Je commençais à avoir des doutes. L'air commençait à manquer et j'étais certain d'avoir viré de couleur... j'allais finir par m'évanouir dans le meilleur des cas ou mourir dans le pire des cas. J'avais vaincu l'océan pour finir entre les mains de cet individu. Pourquoi survivre à un naufrage si c'est pour finir de la sorte ?
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MessageSujet: Madness is a speck of dust in an ocean of darkness (Siobhan/Sam) Ven 10 Aoû - 1:50

Madness is a speck of dust in an ocean of darkness
@Siobhan Smith & @Sam Hyde  


Il y a plusieurs semaines...

Les menottes avaient été la deuxième étape après son transport jusqu'au manoir. La troisième fut la claque. Je l'avais prévenu entre temps qu'il valait mieux ne pas me contrarier pourtant, mais cela semblait difficile pour lui. Ou alors m'énervais-je trop facilement en sa présence ? Je n'arrivais pas à identifier la plupart des émotions qui me traversaient alors que son odeur saturait l'air, que ses yeux me foudroyaient, que son contact m'électrisait. Je tentais malgré tout de répondre autant que je le pouvais à ses questionnements, le frapper m'ayant momentanément calmé.

Cela ne me paraissait pas tant étrange. Enfin, sauf que d'habitude je faisais bien pire pour calmer moi et mon interlocuteur. Interlocuteur qui semblait s'être trop rapidement remis de la gifle monumentale que je lui avais mise. N'allait-il donc jamais se calmer ? Que fallait-il que je fasse ? Que je lui brise un os peut-être ? C'était une idée intéressante... J'y réfléchissais sérieusement, m'approchant rapidement de lui mais saisissant lentement son visage malgré son mouvement de recul. J'entendais battre son cœur à un rythme effréné tandis que je faisais tourner son menton à gauche puis à droite, l'étudiant sous toutes les coutures. La peur suintait de ses pores, titillant mon côté sadique, augmentant mes doutes et ma colère. Accroupi devant lui, nos corps se touchant uniquement à travers mes doigts, je lui notifiais qu'il était allé trop loin dans ses propos, dans son comportement et qu'il n'allait pas tarder à découvrir pourquoi il ne fallait pas me contrarier.

Il était paralysé par la peur, incapable de me répondre et cela joua d'autant plus sur ma décision. Ou n'avais-je tout simplement pas plus réfléchi que cela, écoutant seulement mon instinct meurtrier, mes envies de sang ? Peu importait. Ma main descendit sur sa gorge, mes doigts resserrant leur prise sur sa peau immaculée. Je le relevais en même temps que je me mettais debout, l'air disparaissant peu à peu de ses poumons. Il se débattait légèrement. Dans tous les cas, cela serait insuffisant pour me stopper. Je fus surpris de voir à quelle vitesse il se décomposa. J'avais oublié à quel point il était facile de tuer un humain, à quel point leur condition était misérable, leur résistance inexistante. J'approchais mes lèvres de son oreille alors que son visage était de plus en plus blême, privé de sang. "Cela serait si facile de te tuer Siobhan... - murmurais-je, sentant qu'il était sur le point de s'évanouir. Fais de beaux rêves..." ajoutais-je finalement, un sourire sadique apparaissant sur mes lèvres alors que, la seconde d'après, le combat cessa et que l'humain s'affaissa sur lui-même.

Ma main sur son cou le maintint debout un instant alors que déjà, l'instant d'après, je défaisais avec dépit ma prise et qu'il échouait par terre. Les chaînes claquèrent en un bruit sinistre, lugubre mais tant plaisant. J'avais enregistré tous les détails de sa chute, le moindre mouvement de ses cheveux, la plus petite fluctuation dans sa respiration, la manière dont il atterrit durement sur le sol. C'était mal de jouir de la scène mais j'étais incapable de refluer les élans de plaisir que cela me procurait. Je l'avais prévenu et il avait continué à me chercher. Il n'avait eu que ce qu'il méritait au final. Et moi avec.

Je profitais de son était d'inconscience pour le détacher et le porter jusqu'à une salle de bain. Une fois arrivés, je l'asseyais dans un fauteuil et le déshabillais. Finalement, je le déposais dans la baignoire ancienne en patte de lion. Me saisissant du jet, je tournais le robinet d'eau froide et aspergeais sans délicatesse le corps de l'humain. Sa réaction ne se fit pas attendre. Il émergea de son semi-coma dans un sursaut presque comique. Je continuais de l'arroser jusqu'à ce que son regard tombât sur moi. "Laves toi ! - ordonnais-je, aussi froidement que l'était l'eau, en lui lançant le jet. A moins que tu ne préfères que je le fasse pour toi." dis-je en soupirant bien que l'idée remuait quelque chose de bizarre en moi.

Je n'avais jamais caché mon attirance pour les deux sexes, humains ou vampires. Mais c'était différent. Il semblait différent. Pourquoi ? Que pouvait-il bien avoir de plus ? Rien, à coup sûr. Je me rendis compte que je m'étais perdu dans mes réflexions alors même que mon regard vague restait accroché au sien. J'étais bien trop souvent ailleurs, baissant ma garde alors qu'il était là. Je m'écartais légèrement et me positionnais dos à lui, regardant par la fenêtre.

"Dépêches toi, je n'ai pas gagné en patiente depuis tout à l'heure - le prévins-je calmement. Et n'essayes pas de t'enfuir, tu n'as aucune chance et tu risquerais bien de le regretter." rajoutais-je, bien que l'idée d'avoir une raison de le punir me faisait frémir d'avance.

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MessageSujet: Re: Madness is a speck of dust in an ocean of darkness (Siobhan/Sam) Ven 10 Aoû - 10:52

L'air quitta mes poumons au moment ou Sam serra ses doigts autour de mon cou. Je commençais à me dire qu'il avait changé d'avis et qu'il allait me tuer. Est-ce ainsi que j'allais finir ? Étouffer par un parfait inconnu dans une pièce lugubre camouflée dans une cave au sein d'une île à des milliers de kilomètres de mon pays natal, de mon logement, de ma vie. Je songeais à ma sœur et mes parents. Je songeais aussi à ma vie qui n'était qu'au début quand on y réfléchit n'ayant que 30 ans. Et entendre Sam murmurer '' Cela serait si facile de te tuer Siobhan'', cela me glace le sang. Je ne suis pas en mesure de répondre étant donné que je manque d'air et je sens que je vais tomber dans les vapes dans le meilleur des cas. Et je finis par rendre les armes, ce fut le trou noir et je me retrouvais à terre dans un bruit sourd, ne me doutant pas une seconde que Sam avait aimé ce genre de chose.

Inconscient dans un semi-coma, je ne me rends pas compte que je me fais emmener ailleurs et ne réagit pas plus lorsqu'il me déshabilla. Non, mon corps ne réagissait plus.. je n'étais plus vraiment présent jusqu'à ce qu'il m'asperge d'eau froide. J'eus un violent sursaut et cela me réveilla aussitôt. Je me recroqueville par réflexe me rendant compte de l'endroit ou je me trouvais. Une baignoire. Puis, je remarque la présence de Sam juste à côté... Donc, tout ceci était bien réel. La température de l'eau me rappela celle de l'océan au moment du naufrage. Je me revois subitement dans la tempête à lutter contre les vagues qui se déchaînent sans interruption me poussant avec force. Je frissonne et attrape le jet que Sam me lance soudainement m'ordonnant de me laver. Je déglutis alors qu'il ajoute « A moins que tu ne préfères que je le fasse pour toi. » Je bouillonne intérieurement contre ce fichu individu. De quel droit se permettait-il de me kidnapper, me séquestrer et me traiter de cette manière ? Je prends le savon entre mes mains pour me laver. Je commence à être complètement gelé avec cette eau froide. Je ne risque donc pas de traîner.

M'enfuir était une idée qui me trottait dans la tête depuis qu'il m'avait enlevé mais je ne pouvais qu'être d'accord sur le fait que je n'avais pas vraiment de chance d'y parvenir. Sam était très rapide, plutôt fort et avait bien failli me tuer en m'étranglant. Donc, je le crois lorsqu'il affirme que je pourrais le regretter si j'osais tenter la chose. Je frotte rapidement mon corps avant de me rincer. C'est limite si je ne vais pas claquer des dents. Je suis tellement gelé. Je coupe l'eau me frottant les bras pour tenter de me réchauffer un peu. Je n'ose même pas bouger. « Pourrais-je avoir une serviette ? » me risquais-je à demander. Sam serait bien capable de me frapper juste pour avoir posé la question. Mon corps tremblait légèrement alors que j'enlace mes jambes avec mes bras. Pourquoi avait-il fallut que je croise sa route? N'avais-je pas déjà assez souffert avec le naufrage? Il faut croire que non.

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MessageSujet: Re: Madness is a speck of dust in an ocean of darkness (Siobhan/Sam) Ven 10 Aoû - 15:13

Madness is a speck of dust in an ocean of darkness
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Il y a plusieurs semaines...

Je lui avais montré que je pouvais aller très loin. Mes instincts de prédateurs, de tueurs revenaient en un claquement de doigts. C'était si facile d'arrêter le cours de la vie d'un humain et il y avait tant de possibilités que ça m'en faisait presque tourner la tête d'anticipation. Pourtant, une fois qu'il s'était évanoui, j'avais défais ma prise autour de son cou. Je ne lui avais pas menti. Jamais en fait. Mais particulièrement quand je lui avais dis que je ne souhaitais pas le tuer. Cependant, s'il me contrariait suffisamment, je savais que mon emportement pouvait l'entraîner plus loin qu'une simple perte de conscience.

Pour le moment, je l'avais juste porté jusqu'à une des salles de bain, déshabillais puis mis dans la baignoire. Allumant le jet d'eau froide, je l'arrosais jusqu'à ce qu'il se réveillât en sursaut. Réaction presque comique alors qu'il se recroquevillait sur lui-même. Je pouvais distinguer les frissons sur sa peau tandis que je lui lançais le pommeau avant de lui ordonner de se dépêcher de se laver ou je m'en occuperais pour lui. Cela finit par le faire réagir alors que j'étais moi-même plongé dans mes pensées. Finalement, ses mouvements me sortirent de ma torpeur et je me positionnais rapidement devant la fenêtre, observant l'horizon orageux alors que les fluctuations de l'eau m'indiquaient ce qu'il faisait sans que je n'ai besoin de le voir.

"Il m'a fallu énormément de temps pour construire tout cela, plus que tu ne pourrais jamais l'imaginer. J'ai une position influente sur l'île, je ne peux pas me permettre que quiconque sache pour toi." expliquais-je, comme pour mettre mes propres idées en place. Sa présence était toujours un mystère. J'avais enfin trouvé un équilibre sur Haima, Hélios m'aidant à contrôler ma violence grâce à nos entraînements, mon travail me permettant de punir les "méchants" plutôt que de les tuer moi-même comme plusieurs siècles auparavant. Le reflet que me renvoyait la vitre semblait crier que j'étais le plus gros monstre de l'archipel, peut-être même de la planète et je ne pouvais qu'être d'accord avec cette vérité. Mais que Siobhan le pensât m’écœurer paradoxalement avec le fait que je souhaitais toujours plus lui faire du mal.

L'eau se coupa, sa voix me ramena de nouveau sur terre. J'entendais la friction de ses mains sur sa peau. Je me retournais et avançais vers lui, me penchant légèrement vers lui pour planter mon regard dans le sien. Je sentais une froideur sûrement pire que la mienne se dégageait de son être. Je haussais les sourcils, désespéré. "Tu ne sais pas utiliser une baignoire ou quoi ? Il y a un robinet d'eau chaude. - dis-je en désignant le fameux robinet avant de lever les yeux au ciel. Réchauffes toi, tu me ferais presque pitié." ajoutais-je, dédaigneux avant de parcourir son corps du regard, tentant d'approximer sa corpulence. Cela faisait probablement voyeur, voire pervers, mais je m'en moquais.

Tournant les talons, je sortis de la pièce sans un mot de plus. La vitesse humaine était épuisante. Néanmoins, j'espérais qu'il avait saisi le message de l'instant précédent et qu'il n'allait pas en profiter pour essayer de s'enfuir.  J'espérais surtout qu'il n'était pas assez bête pour cela même si la petite voix dans ma tête continuait de psalmodier son envie de le punir. Mais le punir de quoi ? Pour l'instant de rien mais j'en mourrais quand même d'envie. Faisant un tour dans ma penderie, je prenais une serviette moelleuse puis, après réflexion, je prenais également un t-shirt noir et un pantalon. Il faisait quasi la même taille que moi malgré sa corpulence moins marquée. Cela devrait donc suffire. Je pris le même chemin en sens inverse, me demandant avec un mélange d'angoisse et d'espoir si j'allais le retrouver à la même place que lorsque j'étais parti.

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MessageSujet: Re: Madness is a speck of dust in an ocean of darkness (Siobhan/Sam) Ven 5 Oct - 10:19

Je n'avais pas vraiment réfléchis. J'avais bêtement pris le robinet sans changer la température de l'eau et m'étais ainsi lavé à l'eau froide. Résultat, j'étais gelé et frissonnais dans la baignoire. Sam se moqua ouvertement de moi me demandant si je savais utiliser une baignoire. J'eus envie de lui faire un doigt d'honneur et de lui cracher au visage mais je m'abstiens. Vaut mieux ne pas jouer avec le feu. IL avait déjà bien failli me tuer en m'étranglant. Je prends le jet et allume l'eau chaude que je fais couler sur mon corps afin de me réchauffer. Je tente tant bien que mal de ne pas prêter attention à la façon dont Sam me regarde et me détaille tel un pervers. Tout du moins, ça y ressemble et cela me mets mal à l'aise. Et je suis soulagé qu'il ne s'attarde pas et qu'il sorte de la pièce pendant un instant. Je sens ma respiration reprendre de façon un peu plus normale. Je ferme les yeux un instant faisant couler l'eau sur mon visage.

Lorsque j'ouvre de nouveau les yeux, je suis toujours seul dans la pièce. J'observe un peu la décoration qui est nettement mieux que l'endroit ou il m'avait enfermé jusqu'à maintenant. Je coupe l'eau au même moment ou il refait surface. Je ne dis pas un mot et sort de la baignoire lui prenant la serviette des mains me fichant éperdument de son accord. Je me frotte le visage et le corps puis enroule la serviette autour de mes hanches. Mon ventre se mets à gargouiller criant famine. Je ne me rappelle pas la dernière fois que j'ai avalé quelque chose. Tout est confus dans mon esprit depuis mon naufrage. Je repense aux paroles de Sam alors que j'étais dans la baignoire "Il m'a fallu énormément de temps pour construire tout cela, plus que tu ne pourrais jamais l'imaginer. J'ai une position influente sur l'île, je ne peux pas me permettre que quiconque sache pour toi."Sache quoi au juste? Qu'il me séquestre chez lui? Et de qui parlait-il? Pourquoi craignait-il que ça se sache? "Pour quelqu'un qui semble respectable de ce que je comprends… Votre attitude et façon de faire avec moi ne colle pas à cet image et si ce n'est pas bien, pourquoi le faites-vous? Pourquoi ne pas me laisser partir?"

Je sens qu'il ne va pas apprécier mes mots mais je ne fais qu'énoncer les faits. Sam semblait prendre des risques avec moi. j'ignore la raison mais si je pouvais le raisonner pour qu'il me laisse partir… Qui ne tente rien, n'a rien, non? Je pouvais bien tenter ma chance mais je doute que ça fonctionne.
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MessageSujet: Madness is a speck of dust in an ocean of darkness (Siobhan/Sam) Mar 9 Oct - 3:08

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Il y a plusieurs semaines...

Je l'avais laissé dans la baignoire, nu comme un ver. Il était plutôt bien fait de sa personne. Pour un humain. Je m'étais dirigé vers ma chambre, passant devant mon lit tiré à quatre épingles. Je n'aimais pas le désordre. Et pourtant, métaphoriquement, j'étais en train d'en créer un sans précédent en ramenant Siobhan dans ma demeure. Ma réflexion était autant morose que colérique alors que je m'emparais d'une serviette, d'un t-shirt et d'un pantalon avant de retourner dans la salle de bain. Ce n'en était qu'une parmi les nombreuses du manoir mais cela, il ne le saurait sûrement jamais.

Je pris une inspiration factice avant de tourner la poignée de la porte. Étrangement, je suis surpris de le retrouver dans la baignoire. Et déçu. L'idée de le punir ne m'avait pas quitté. Je le regardais suspicieusement alors qu'il me prenait la serviette des mains. Il me donnait sur un plateau une raison de le punir. Était-il masochiste ? Ce n'était plus de ma faute s'il manquait de respect. Soudainement, un gargouillis immonde parvint à mes oreilles. Je mis quelques secondes à comprendre d'où cela provenait. Oups. Je n'avais pas pensé à le nourrir depuis qu'il était là. Si je devais le tuer, ça ne serait certainement pas de faim. Pas assez drôle à mon goût.

Je mis mes idées macabres dans un coin de ma tête lorsqu'il ouvrit la bouche. Mince ! N'avait-il donc aucune considération ? Un rire mauvais traversa mes lèvres à ses questionnements. "Je n'ai jamais dis que j'étais quelqu'un de respectable mais que j'en avais l'image. Au contraire, je t'ai déjà raconté que j'étais un tueur autrefois... Mais ne me cherche pas Siobhan ou tu risques de ne pas avoir le temps de le regretter cette fois. Quant au reste, c'est simplement parce que j'ai envie de m'amuser un peu." finissais-je avec un rictus qui en disait long sur ce dont j'avais l'intention de lui faire. J'espérais juste qu'il se tint de manière plus respectueuse envers moi. Je ne ratai pas une miette du spectacle devant moi pourtant, sans même attendre qu'il soit complètement sec, je lui fourrais mes habits entre les bras et lui arracher la serviette des mains pour la mettre dans le bac à linge sale. "Habille-toi!" ordonnais-je. J'attendis qu'il s'exécuta sans même me retourner, pauvre petit animal sans défense.

Une fois présentable, je m'avançais vers lui tel un prédateur avec sa proie. Ce qui était adapté à la situation en y réfléchissant. Sans ménagement, je le fis pivoter sur lui-même jusqu'à que son dos vînt approcher mon torse. Je sortis de ma poche le foulard que j'avais récupéré sur un coup de tête dans ma chambre précédemment. Je le l'attacha autour du crâne de Siobhan pour lui masquer la vue. Je ne pus m'empêcher d'imaginer un contexte tout autre et l'excitation me gagna durant une fraction de seconde. "N'essaye pas de l'enlever ou je t'attache les..." - commençais-je à murmurer au coin de son oreille avant de me raviser. Ou plutôt, de mettre directement en application ma menace. "Ne bouge pas!" ordonnais-je avant de m'écarter pour reprendre la serviette mouillée. Je me plaçais à un pas dans le dos de Siobhan et susurrais-je, excité: "Met les mains dans ton dos, Siobhan..."

Je savais que c'était mal d'aimer autant le contrôler, l'attacher, lui donner des ordres qu'il était en fin de compte obligé de suivre. Mais dieu, que c'était bon ! Son odeur était alléchante et je me faisais violence pour ne pas franchir un cap que je regretterais.

Une fois la serviette fermement nouée autour de ses poignets, je le retournais de nouveau face à moi. Je me mordis la lèvre, gouttant avec un peu de réconfort à mon propre sang puis, d'un geste souple, je le fis basculer sur mon épaule pour le porter tel un sac à patates. Encore. Je m'arrêtais à peine quelques secondes dans le hall pour appeler mon majordome et lui ordonner d'amener à manger pour Siobhan que je regagnais le sous-sol. Je ne pensais plus aux bougies. Il m'avait énervé sur le moment et je jugeais qu'il ne les méritait pas. Quittant bizarrement avec regret la chaleur de son corps contre le mien, je le reposais sur le sol inégal de la pièce sombre avant de défaire la serviette pour mieux l'attacher au mur. Je défis le foulard et jeta négligemment le tout sur le matelas miteux présent dans un coin de la pièce. Je m'assis sur la chaise face à lui et attendis impatiemment que mon incompétent de majordome s'en vienne.

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MessageSujet: Re: Madness is a speck of dust in an ocean of darkness (Siobhan/Sam) Mar 9 Oct - 14:39

Je ne cille pas alors qu'il me rappelle qu'il m'avait annoncé être un tueur. "Dans ce cas... tue-moi" dis-je sur un air de défi. Après tout, je n'étais plus à ça près. Je n'avais plus rien à perdre en fin de compte. J'étais coincé ici avec lui. Que pouvais-je faire d'autre? Et je dois avouer que dans un sens je prend un malin plaisir à le faire sortir de ses gonds. ça semble assez facile. Et j'ai tendance à être assez têtu dans le genre. Et il me mets hors de moi d'oser me dire qu'il faisait cela uniquement pour s'amuser. Sale enfoiré!

Alors que je me trouve debout dans la baignoire, Sam ne manque pas de m'arracher la serviette après avoir fourré les vêtements dans mes bras. Je soupire quelque peu agacé alors qu'il m'ordonne de m'habiller. J'ai tellement envie de lui dire ce que je pense... je me mords plutôt la lèvre afin de me contenir. Garde ton sang-froid Sio ou tu vas t'attirer des ennuis. Je déteste sa façon de m'observer alors que j'enfile les habits. Pourtant, dans le fond, ça ne me gêne pas autant que je l'aurais cru... Une fois prêt, Sam n'attends pas pour se rapprocher et je n'aime pas du tout comme il se tient. Je me sens tel une proie prise au piège et c'est clairement le cas. Je me retrouve alors collé à lui alors qu'il me fait pivoter sans aucune douceur.

La seconde suivante, je ne voyais plus rien sentant un tissu posé sur mes yeux. Génial, faut qu'en plus il me rende aveugle. IL a peur de quoi exactement si je voyais autour de moi? Il me précisa dans un murmure de ne pas tenter de l'enlever sinon... mais il ne finit même pas sa phrase et m'ordonne dans la foulée de ne pas bouger. Ce qu'il peut m'agacer à me donner des ordres. Je déteste ça. ça me rappelle mon paternel et aux coups qu'il me donnait parce que je n'écoutais pas et n'en faisait qu'à ma tête. Une vraie tête brûlée. Je reviens au présent " Met les mains dans ton dos, Siobhan..." Je me fais violence et obéit à son ordre. Je sens alors quelque chose d'humide et de doux... La serviette que j'avais utilisé, non? Pas le temps de m'attarder que je pivote de nouveau puis mes pieds quittent le sol ce qui me fait sursauter et pousser un cri de surprise sur le moment. Ou diable allait-il encore m'emmener?

Je retrouve enfin le sol et il vire ce qui enserre mes poignets pour mieux retrouver les menottes en métal et inévitablement je songe à la pièce lugubre. Punaise, il m'avait ramené là et ce fut confirmé lorsqu'il vira le foulard de mes yeux. J'étais de retour à la case départ en somme et j'étais de nouveau enchaîné au mur du fond de la pièce. J'aperçois Sam sur la chaise et je me laisse glisser le long du mur en soupirant. "Je vais devoir rester ici jusqu'à la fin de mes jours?" Idée peu réjouissante. "C'est vraiment nécessaire de m'attacher?" ajoutais-je. Parce que franchement être enchaîné j'en voyais pas trop l'intérêt. Il a vraisemblablement peur que je m'évade. Et pour aller ou? Et je serais à peine sorti qu'il m'aurait déjà rattrapé... j'étais coincé donc pourquoi m'attacher de la sorte?
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MessageSujet: Madness is a speck of dust in an ocean of darkness (Siobhan/Sam) Jeu 11 Oct - 22:07

Madness is a speck of dust in an ocean of darkness
@Siobhan Smith & @Sam Hyde  


Il y a plusieurs semaines...

Enfin habillé, je pouvais le ramener dans la cave. Non sans lui bander les yeux et lui attacher les mains. Le premier, parce que je ne voulais pas qu'il se repérât dans le manoir, le second pour ne pas qu'il enlevât le premier et car... c'était vraiment trop excitant. J'étais presque déçu de lui qu'il ne me permît pas d'user de la force mais d'un autre côté, c'était jouissif de le voir obéir ainsi. La seconde d'après, j'étais en route pour la pièce du sous-sol, mon léger fardeau sur l'épaule. Je ne m'étais pas arrêté lorsqu'il avait émis un petit cri. Cela avait été presque caustique de le sentir sursauter.

Assis sur ma chaise, je le regardais s'affaisser doucement au sol dans un soupir. Je me retins in extremis de rire lorsqu'il ouvrit la bouche. Au moins, il ne me mettait plus en colère, c'était déjà ça. Et puis, je me doutais que cela n'allait pas durer donc j'en profitais au maximum. J'aurais pu lui répondre que je préférais le voir attacher dans une autre pièce de la maison mais je me retins. Au lieu de ça, je me forçai à prendre un ton détaché. "Cela dépend de toi.". J'étais sincère. S'il me montrait qu'il savait se tenir - ce dont je doutais - j'étais disposé à le laisser sortir... Du moins, de cette pièce. Du manoir, c'était moins certain.

Cette fois-ci, je ne pus m'empêcher de rire. "Bien sûr que non. Mais c'est tellement plus intéressant... Pour moi, en tout cas." Je le fixais, sans vraiment quoi dire pour engager la conversation. De toute façon, cela ne m'aurait pas étonné qu'il m'envoyât sur les roses si j'avais osé aborder sa vie une nouvelle fois. J'avais entendu les pas de mon majordome se rapprochaient. Cet incompétent avait réussi à faire à manger pour mon invité, apparemment... L'odeur était nauséabonde.  Il toqua sur l'encadrement de la porte. Je n'avais pas envie d'entendre sa voix alors je pris la parole avant même qu'il n'eût l'intention de dire quoi que ce soit. "Donne-lui et va-t-en !" Il m'horripilait. L'espace d'une seconde, alors qu'il était en train de donner une assiette à Siobhan remplit d'une espèce de bouillie informe que je serais incapable de déterminer, je me pris à penser que je pourrais en faire mon casse-croûte.

Mais que m'arrivait-il ? Beaucoup de sentiments, de pensées qui ne me ressemblaient guère envahissaient mon esprit depuis... Que j'avais repêché Siobhan. Tout s'expliquait. J'observais les deux hommes mais ne quittait pas mon invité des yeux lorsque mon majordome exécuta son ordre et se retira sans un mot. Brave bête. Merde! Mes pensées changeaient beaucoup trop rapidement pour que je pusse en suivre le flot. C'était vraiment déroutant. Il m'intriguait. "Pourquoi étais-tu sur un voilier ?" J'avais tout de même tenté d'ouvrir une discussion, me disant que s'il me rembarrait, cela me donnerait une excuse pour le punir. Pourquoi ce besoin insatiable de lui faire du mal ? Je n'en savais rien et préférais occulter la question.

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MessageSujet: Re: Madness is a speck of dust in an ocean of darkness (Siobhan/Sam) Ven 12 Oct - 15:52

Autant dire que je n'étais pas prêt de sortir de cet endroit. Me connaissant, j'allais forcément le faire sortir de ses gonds encore et toujours parce que j'ai l'art de balancer ce que je pense et que ça ne plait jamais de dire les quatre vérités à la personne qu'on a en face de soi. Et Sam semble facile à énerver. Et d'ailleurs il ne mets pas longtemps pour se moquer ouvertement de ma personne. Je tâche de l'ignorer. J'entends alors des pas approchés de la pièce et son majordome débarque et Sam ne semble pas l'apprécier le moins du monde vu sa façon de s'adresser à lui. Je me retrouve l'instant d'après avec une assiette devant moi et j'examinais son contenu peu reluisant et encourageant. "Sérieux?! Je dois vraiment avaler ce truc?" Parce que ça n'a clairement pas l'air très appétissant! Et en même temps, j'imagine que je n'avais pas vraiment le choix si je voulais me nourrir un minimum. Je prends la cuillère posé dans l'assiette et alors que la mixture coulait un peu débordant de celle-ci, Sam me demanda pourquoi j'étais sur un voilier. Je grimace légèrement en observant toujours mon assiette.

Je suis partagé entre répondre au vampire ou l'envoyer sur les roses tellement il me rend dingue. Je ne voyais pas pourquoi je devrais lui répondre mais je n'ai pas envie de me faire frapper pour autant. Agacé par la situation, je reposais la cuillère et levais les yeux pour observer Sam. " T'es pas très doué niveau conversation... ça fait combien de temps que tu es tout seul? Et pourquoi tant de haine envers ton majordome.... soit-dit en passant, je pourrais pas cuisiner moi-même mes plats... parce que sérieux, ça craint." Je ne suis pas sûr de vouloir goûter au contenu de l'assiette. "Et j'étais sur un voilier parce que j'étais propriétaire de ce fameux voilier avant mon naufrage et que je voyageais à travers le monde." Je repousse un peu l'assiette et repose ma tête contre le mur alors que je reposais mon attention sur le plafond. Le temps semble s'étirer en longueur depuis mon naufrage sur l'île. Cela faisait combien de temps que j'avais échoué?

Je remets mes jambes contre mon torse les encerclant de mes bras et pose ma tête un instant sur eux. Je sens la fatigue peser sur mon corps ainsi que les courbatures. Je ne suis pas certain pour autant de parvenir à trouver le sommeil surtout dans un tel endroit. Et Sam ne semble pas vouloir me lâcher. Pourtant, je ne peux aller nul part ainsi attaché. Que me voulait-il? Pourquoi restait-il? Pourquoi me garder chez lui? Finalement, ayant faim, je me décide à me risquer à goûter l'assiette. Je trouve le goût pas aussi affreux que je me l'étais imaginé mais ce n'était pas génial pour autant. Sauf que j'ai faim et que je n'ai que cela sous la main donc je devrais m'en contenter.
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MessageSujet: Madness is a speck of dust in an ocean of darkness (Siobhan/Sam) Jeu 18 Oct - 6:41

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@Siobhan Smith & @Sam Hyde  


Il y a plusieurs semaines...

Je haussais les épaules, indifférent, alors qu'il se plaignait de la nourriture qui lui avait servi. Ce n'était pas tant mon problème, ce n'était pas moi qui allait ingérer ça... Ce qui devait expliquer la situation. Je ne l'avais pas engagé pour ses talents culinaires. Je fis un minime effort pour lancer une conversation. Cela ne semblait pas lui ravir. Mais je m'en moquais. Il valait mieux qu'il coopérât avec moi, et il le savait dorénavant.

Mais cette pointe de dédain semblait toujours l'accompagner. Je ne savais pas si cela m'énervait ou me plaisait. Et je ne préférais pas m'attarder sur ce sujet-là. J'attendais, écoutant ses questions, me demandant s'il avait l'intention de répondre à la mienne. Il était définitivement exaspérant. Je lui posais une simple question sans me montrer impoli ou indiscret et il en rajoutait des tas. Je réfrénais difficilement un soupir. Bien m'en pris car il se décidait enfin à me répondre. Ce n'était pas trop tôt. Merde. Un voyageur solitaire. Cela expliquait bien des choses. Ma vision de Siobhan avait légèrement changé à cette mention. Sans comprendre pourquoi, je voulais en savoir toujours plus sur lui. Je supposais que je devais donc faire un effort pour répondre à ses propres questions... Encore.

"Cela dépend des circonstances et de la respectabilité de mon interlocuteur. Sans compter le zombie, ça doit faire environ sept siècles et demi. Et encore une fois, c'est envisageable mais tu dois le mériter... Mais je pense que tu sais aussi bien que moi que tu vas avoir du mal à contrôler tes pulsions, hm ?" Je n'attendais pas réellement de réponse à cette question. J'avais déjà compris à quel point il était impulsif, en opposition avec toute forme de supériorité, de hiérarchie. Je n'avais pas choisi d'être un vampire, encore moins d'être moi. Et je ne supportais pas qu'il me traitât comme un imbécile - ou pire, comme un monstre.

Il y avait clairement eu trop d'émotions pour les deux parties ce soir-là. Je n'avais que peu de peine à décrypter l'état de fatigue et de lassitude dans lequel se trouvait Siobhan: son corps le trahissait. Heureusement car j'étais incapable de comprendre le fonctionnement de son esprit rebelle. Je me levais et me dirigeais vers la porte avant de m'arrêter. Je me retournais une dernière fois vers lui. "As-tu besoin d'autre chose de... disons, convenable pour la situation actuelle ? Je préférais me mentir et me convaincre qu'il ne s'agissait que d'une simple politesse. Politesse que j'allais sans nul doute regretter, j'en étais quasi convaincu.

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MessageSujet: Re: Madness is a speck of dust in an ocean of darkness (Siobhan/Sam) Jeu 18 Oct - 12:29

Ma liberté avait été de courte durée... je pensais pouvoir avoir enfin un souffle de vie. Sur mon voilier, j'avais enfin eu l'occasion de vivre ma vie, de me sentir pleinement libre et de pouvoir faire ce que je voulais et quand je le voulais. Ne plus être sous les ordres de mon paternel. Malheureusement, ce fut différent de ce que j'avais espéré. J'avais fait naufrage et atterrit sur cette fichue île. Et désormais, je me retrouvais coincé chez un satané vampire qui me séquestrait dans une pièce datant du moyen-âge. Et je me retrouvais contraint d'avaler cette bouillie. Je me retrouve forcé de manger le contenu d'une assiette qui est très peu attirante sans compter que Sam me posait encore des questions. Je n'ai pas forcément envie de lui répondre, car il m'énerve, mais je sais que si je ne le fais pas, la situation risquait encore de se dégrader et je n'avais plus la force d'endurer encore la colère du vampire. De plus, il a le culot de me dire que je ne saurais pas me contenir. C'est l'hôpital qui se fout de la charité. Il était le premier à ne pas savoir retenir ses pulsions. Je me mords la langue pour éviter de rétorquer quoi que ce soit... ça valait mieux pour moi. Je devais éviter de l'énerver pour le moment.

Je prends une autre cuillère de cette bouillie ressemblant à une sorte de purée... alors que je me demande comment il pouvait parvenir à rester seul et ce depuis si longtemps. Enfin, j'imagine que c'est un goutte d'eau quand on n'a l'éternité. Je repose la cuillère alors que Sam s'était glissé telle une ombre près de la porte. Il me demanda si je désirais autre chose de convenable... je jetais un oeil à mon environnement en soupirant. Je Ne voyais pas ce qui pourrait arranger ma situation et ce qui pourrait faire que je me sentirais mieux dans une telle situation. Je me mords la lèvre me retenant de ne pas lui dire d'aller voir ailleurs... "Une couverture ne serait pas de trop" finis-je, par répondre. Je ne tenais pas à me cailler durant la nuit. J'avais eu assez froid ces dernières heures. Entre le naufrage à me retrouver dans l'eau gelée de l'océan et la douche froide de tout à l'heure, j'étais pas prêt de vouloir affronter encore le froid.

Je glisse une main sur mon visage. Je me demande combien de temps s'est écoulé depuis mon enfermement dans cet endroit. Arriverais-je à me faire à l'idée de vivre de cette manière? J'en doute. Je ne suis pas du genre à me taire et me soumettre sans rien dire. Enfin, c'est ce que je pensais mais j'étais loin du compte. Je sens que la nuit va être très longue. J'espère que je vais réussir à dormir au moins quelques heures. Il faut que je parvienne à me reposer pour être en mesure de me défendre du mieux possible... quoi que face à un vampire, c'était impossible.
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MessageSujet: Madness is a speck of dust in an ocean of darkness (Siobhan/Sam) Sam 20 Oct - 3:49

Madness is a speck of dust in an ocean of darkness
@Siobhan Smith & @Sam Hyde  


Il y a plusieurs semaines...

Il y avait quelque chose chez cet humain qui m'attirait et que je n'arrivais pas à identifier. Son odeur était ensorceleuse mais j'étais persuadée qu'il y avait autre chose. Peut-être qu'en en apprenant plus sur lui, je découvrirais cette chose qui jouait avec mon esprit. Mais visiblement, répondre à mes questions étaient devenu au-dessus des forces de Siobhan. Malgré mes huit siècles et quelques d'existence, j'oubliais toujours qu'il n'avait pas la même constitution que nous... à part quand je jouais avec eux. Quoique, il y avait bien eu quelques fois... Bref. Ce n'était pas le moment de penser à cela.

J'étais sur le point de sortir lorsque je m'arrêtais pour lui poser une dernière question. J'espérais qu'il n'allait pas me renvoyer chier alors que je voulais améliorer son confort et parce que... Il me faisait trop pitié à manger sa bouillie nauséabonde pour vouloir le punir. Même si je l'aurais fais s'il ne s'était pas forcé pour ne rien dire d'insultant. C'était la chose la plus facile, voire la seule, que je pouvais décrypter chez lui. "Ok." dis-je rapidement avant de m'éclipser de la pièce en refermant derrière moi. Je me mis à la recherche de mon majordome. En fait, je l'avais appelé dès que j'avais mis un premier pied dans le hall d'entrée. J'aimais beaucoup trop l'utiliser comme petit chien mais il fallait bien que je me défoulasses sur quelqu'un... Alors, pourquoi pas lui ? Je le payais bien pour cela après tout. Il pouvait partir s'il le désirait. Je secouais la tête. Pourquoi pensais-je à cela et pourquoi me posais-je autant de questions ?

Une fois qu'il s'était traîné jusqu'à moi, je lui avais ordonné d'amener une couverture à Siobhan et de partir illico presto. Et de ne pas lui parler. C'était nul mais je n'avais pas envie que Siobhan lui dît des choses qu'il ne me dirait pas. Finalement, je partis rapidement en direction de ma chambre. J'étais sous la douche et je ne pensais qu'à son odeur, à ses yeux, à son corps. Merde! Pourquoi n'arrivais-je pas à penser à autre chose qu'à cet homme que j'avais attaché dans mon sous-sol ?... C'était clairement la chose la plus folle que j'avais faite dans toute ma vie. Et je n'avais aucune idée du pourquoi et du comment. Cela me rongeait complètement. Je quittait rageusement l'humidité de ma salle de bain, mis un bas de pyjama et me coucha dans mes draps en coton d’Égypte. Un sentiment bizarre s'empara de moi. Si cela était possible, je dirais qu'un certain mal de ventre me prenait. J'occultai la sensation, semblant trop dangereuse à mon goût. Cependant, je ne faisais que me tourner  et me retourner dans mon lit. C'était ridicule. Je n'avais plus eu autant de mal à trouver le sommeil depuis que j'avais fuis mon pays natal.

J'avais quitté tôt en matinée la pièce où j'avais laissé Siobhan. On était en milieu de journée et je n'avais toujours pas dormi. En fait, j'avais abandonné l'idée. Je lisais dans la bibliothèque. Je n'avais même pas pris la peine de m'habiller, ni même de me laver ou me raser. Une légère était apparu sur mon visage. Je m'en moquais et j'espérais grandement ne pas avoir à sortir pour travailler ce soir. Je n'en avais pas envie. Je ne voulais voir personne. Enfin, à part une si j'étais totalement honnête avec moi-même. Sauf que je préférais grandement me voiler la face; c'était plus facile à gérer. Cela faisait plusieurs minutes que je lisais en boucle les mêmes mots sans les comprendre. Je me levais et, deux ou trois secondes plus tard, j'étais devant la porte que j'avais refermé plus tôt dans la journée. J'hésitais. Je ne savais pas quoi faire. Depuis quand étais-je ainsi ? Facile à dire mais je préférais toujours me voiler la face.

Je me concentrais pour entendre les battements de son cœur pour vérifier s'il était toujours endormi. Au pire, ce n'était pas important s'il dormait ou non. En silence, je me glissais dans la pièce.

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MessageSujet: Re: Madness is a speck of dust in an ocean of darkness (Siobhan/Sam) Dim 21 Oct - 19:58

Un moment j'ai bien cru que Sam ne sortirait n'a jamais de cette fichue pièce. Je n'étais clairement plus en état de répondre à ses diverses interrogations. Le contre coup du naufrage se faisait ressentir. Mon corps était courbaturé et avait besoin de souffler et besoin de sommeil. Pour le dernier point, pas certain d'y parvenir vu la situation. Me retrouver enchaîné à un mur était assez difficile à encaisser. Et ce fut le soulagement lorsque je me retrouvais enfin seul. Ce fut court, le majordome apportant une couverture comme demandé, sauf que ce fut bref.  Il répartit aussi vite qu'il était venu. Sam lui avait sûrement interdit de s'attarder dans la pièce. Je jetais un œil à la mixture contenu dans mon assiette et me forçais à avaler. Je devais faire avec n'ayant pas d'autres alternatives. Je mangeais à peu près la moitié puis je poussais l'assiette dans un coin. Je pris la couverture et j'allais m'allonger sur le matelas de fortune qui était près de moi. Je me mis en position fœtale et grimacait en entendant le bruit chaînes.

Je dirais le mur devant moi alors que je soupirant. Qu'est-ce que j'étais stupide d'avoir fait ce voyage en voilier. Me voilà coincé sur une île. Au début, je pensais me retrouver seul et finalement, j'aurais préféré plutôt que d'être séquestré. J'étais en plein cauchemar. Et dire que j'étais sous le toit d'un vampire. Comment est-ce possible ? Juste incroyable. Dire que j'étais persuadé que c'était fictif, juste inventé pour les séries, films et compagnie. Quenini....  Voilà pourquoi cela existait fictivement parce que c'était tiré de la réalité. Ma parole mon esprit s'égare totalement. Il faut avouer qu'il y avait eu beaucoup d'événements en peu de temps. Naufrage, kidnapping, existence des vampires, séquestration, interrogations... Mon esprit semble en surchauffe. Je me massais les tempes quelques instants. J'avais mal au crâne. Le sommeil serait d'autant plus difficile à atteindre. De toute façon, j'étais habitué... Je ne dormais pas beaucoup depuis des mois.

Durant la fin de nuit, début de matinée, je ne fis que me tourner et retourner incapable de trouver le sommeil. Je ne faisais que revoir le naufrage, l'eau qui me mets dans tous les états. Mon arrivée miraculeuse sur la plage. L'exploration de l'île puis l'arrivée soudaine de Sam avant d'atterrir ici. *Bon sang ! Je vais pas dormir* pensais je en regardant toujours le mur. Enfin, c'est ce que j'avais cru mais, mon corps eut raison de moi. Je parvins malgré tout à m'assoupir et m'abandonner dans les bras de Morphée. Cependant, ce fut de courte durée. Je ne sais pas vraiment combien de temps, j'avais réussi à dormir. En ouvrant les yeux et me remémorant l'endroit où je me situait, je constatais que j'étais sur le dos. Je fixais le plafond ne me doutant pas une seconde que je n'étais plus seul. A vrai dire, ça faisait un moment que j'étais allongé à fixer ce plafond. Je ne sais pas combien de temps. Je n'ai aucune idée de l'heure qu'il est. J'ignore quand est-ce que Sam comptait revenir. Et j'avais soif. Je me redresse ayant mal au dos et j'examinais ma plaie en leffleurant du bout des doigts, histoire de m'assurer que ça ne s'infectait pas.
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