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Stealing a human is bad, stealing a vampire, it's worse |Sio/Sam|

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Le sang qui vient de se répandre, est-il donc si pur ?

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MessageSujet: Stealing a human is bad, stealing a vampire, it's worse |Sio/Sam| Mer 8 Aoû - 1:22

Stealing a human is bad, stealing a vampire, it's worse
@Siobhan Smith & @Sam Hyde  


Dans une chambre du Seven...

Cela faisait plusieurs jours que Zero m'avait privé de mon bien le plus précieux. Plusieurs jours que je cavalais dans l'archipel pour les retrouver. Lorsque, enfin, je mis la main sur Zero, mon envie de l'éviscérer sur place avait faillit prendre le dessus sur ma raison. Ce traître de noble avait attiré Siobhan au Seven, ce nid à vipères. J'avais des sueurs froides rien qu'en imaginant le nombre de vampires qui lui était passé dessus, profitant de son intimité. Néanmoins, je laissais le traître partir, jugeant que je pourrais profiter du temps qu'il me faudrait pour récupérer mon humain pour peaufiner ma vengeance. Une vengeance sanglante.

Je n'étais jamais allé au Seven mais j'en connaissais la réputation grâce à mon emploi, à Hélios également. Mon sang semblait bouillonnait dans mes veines, j'avais envie de frapper sur tout ce qui passait à porter de poings. De savoir les mains d'un autre homme sur lui... Je préférais arrêter de penser à cela et me concentrer sur un plan d'action ou j'allais réellement mettre le feu à l'établissement. Avec les gens à l'intérieur. Ma folie était sans limite à cet instant. Si quelqu'un tentait de m'arrêter, il n'aurait sûrement plus de tête pour réfléchir dans la seconde suivante.

La totalité de mes muscles étaient contractés alors que je me dirigeais d'un pas pressé vers le Seven, devenant invisible pour tout ceux qui n'était pas de nature vampirique. Le trajet fut éclipsé en quelques minutes à cette vitesse mais cela me parut durer une éternité. J'arrivais en trombe dans la maison close, ne m'arrêtant que lorsqu'un esclave vînt à ma rencontre. "Je veux voir le patron ! De suite !" réclamais-je, ma voix claquant dans l'air telle un fouet, ne laissant pas de place aux doutes dans l'esprit de l’esclave. En effet, sans demander son reste, il tourna les talons et alla probablement annoncer mon arrivée car, l'instant d'après, je rencontrais Milo, le gérant.

Après une discussion houleuse, avec des bas et des hauts, dans son bureau, j'exigeais de rencontrer Siobhan. Je devais m'assurer qu'il était en un seul morceau, qu'il ne lui était rien arrivé, qu'ils ne l'avaient pas abîmé. C'était peut-être étrange dis comme cela mais... Il était à moi, c'était tout ce qu'il y avait à savoir.  Lorsque j'étais rentré après être parti à cause de cette affaire urgente pour laquelle j'avais été appelé et que j'avais retrouvé la pièce vide, j'avais instinctivement fouillé tout le manoir. Rapidement, j'avais compris qu'il ne se trouvait plus dans le manoir. Un grand désarroi m'avait alors envahi, cédant bien vite la place à une colère sans nom, sans frontière. J'avais brisé plusieurs de mes meubles d'époque, déchiré certaines toiles peintes il y avait plusieurs siècles par de grands artistes. Mais c'était Mike qui, frôlant la mort dans ma rage, m'avait appris que Zero avait emmené Siobhan.

Et pour la première fois, le désespoir me coupa littéralement le souffle et je m'effondrais sur place. J'avais congédié le majordome dans un grognement puis lentement, une larme ensanglanté était tombé sur le parquet en point de Hongrie véritable. Irrattrapable, ineffaçable. Cette tâche de sang resterait à jamais incrustée dans le bois, me rappelant mon moment de faiblesse. Ce n'était pas moi. Je n'étais pas ce genre de personne. Ce n'était pas dans mes habitudes de me laisser aller de la sorte. Cela n'était tout simplement jamais arrivé. Jamais. Même lorsque j'étais enfermé dans la cave de mon oncle, servant de tapin et de punching ball à tous les pourris de ce monde.

Soudainement, je revenais à l'instant présent. On me désigné une porte. Après avoir payé très cher Milo - ce que je trouvais risible puisque Siobhan était à moi - il avait accepté que je le rencontrasse. Mes pensées s'étaient égarées dans un passé plus ou moins lointain alors que je suivais mon guide dans les méandres de la maison close, à bout de nerf. Je me concentrais sur les battements si caractéristiques de son cœur dans le but d'apaiser la tension qui m'habitait. Mais ce fut l'inverse qui se produisit lorsque se rajouta son odeur au mélange alors qu'on m'ouvrit lentement la porte.

Sans quitter sa silhouette des yeux, je rentrais dans la pièce et refermais aussi promptement le battant derrière moi. Je voulais le frapper, le serrer dans mes bras, écraser mes lèvres sur les siennes ou mon poing sur son visage... Je ne savais plus. Un trop plein d'émotions déferla sur moi à ce moment précis. Cependant, trop fier pour avouer quoi que ce soit, je reprenais le même aspect froid que j'avais eu ce premier jour dans sa cellule. Il ne s'était pas retourné, comme s'il niait la présence de toute personne. Ou bien, m'avait-il reconnu, ne pus-je m'empêcher de penser. A cette idée, la colère monta en moi mais, lorsque je m'exprimai, rien ne transparaissait dans le ton de ma voix.

"Salut Siobhan... Je t'ai manqué ?" soufflais-je, un brin d'indifférence et de condescendance faisant vibrer mes cordes vocales. Pourtant, c'était bien l'espoir qui me faisait vibrer, moi.

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MessageSujet: Re: Stealing a human is bad, stealing a vampire, it's worse |Sio/Sam| Jeu 9 Aoû - 9:58

Les jours défilent et se ressemble en tout point... je me dois d'être impeccable et d'accueillir les clients pour les servir sexuellement. Fort heureusement, j'avais le privilège d'être médecin donc Milo avait fait un deal avec moi. Au moins, je n'étais pas obligé d'avoir beaucoup de personnes par jour. Et je pouvais toujours exercer en tant que médecin. Ça me permettait de ne pas péter totalement les plombs face à ma nouvelle situation sur l'île d'Haima. J'aurais aimé trouver un moyen de m'enfuir de cet endroit mais cela semblait compromis. Je faisais donc connaissance au fil des jours avec les autres esclaves du Seven. J'avais ainsi rencontré Fanny, la protégée d'Oksana. Je l'enviais un peu. Je m'entendais assez bien avec la jeune fille et cela me permettait de me changer les idées quand je n'étais pas occupé à devoir jouer les objets sexuel. D'ailleurs, ce matin fut un peu plus difficile. J'avais très mal dormi, revivant le jour de mon naufrage dans mes songes ainsi que la rencontre avec Sam. A croire que je savais ce qui allait se produire.

Je venais d'avaler mon café et de prendre une douche lorsqu'on frappa à la porte. J'avais déjà de la visite. Je soupirais alors que je regarde mon reflet dans le miroir et terminais de boutonner ma chemise tandis qu'une personne se trouvait dans mon dos. Sans doute un client. Le premier de la journée. Je me fige sur place alors que j'entends la voix de mon interlocuteur. « Salut Siobhan... Je t'ai manqué? » Je déglutis alors que je reste toujours immobile pendant quelques secondes supplémentaires me forçant à conserver mon calme. Je me mords la lèvre puis je finis par me retourner pour faire face au vampire dont j'avais déjà croisé la route. Je croisais les bras. « Tiens, t'es toujours en vie ?» rétorquais-je, alors que mon regard vient s'ancrer dans le sien. Pourquoi m'avait-il laissé en compagnie de Zéro ? Et pourquoi je suis content de le voir tout en sachant que je n'aime pas l'idée qu'il soit là. Tout est contradictoire dans mon esprit.

Je lui en voulais à mort de s'être absenté du manoir car désormais je servais d'objet à la guise des vampires. Un vampire sur le dos était déjà compliqué... Et en même temps, je n'étais pas trop mal traité si on omets ce que je dois faire avec mon corps. Sauf que se retrouver à devoir baiser sur commande, ce n'est pas ce dont j'aspirais. Je me frotte la nuque, signe évident de ma nervosité.« Tu as de drôles d'amis » ajoutais-je, en pensant à Zéro qui n'avait eu aucun scrupules pour me vendre au Seven. Depuis, je me retrouvais condamné à devoir servir Milo et Oksana pour payer la dette dont je n'étais pas responsable. « Que me vaut l'honneur de ta présence ? Je pensais que t'en avais rien à faire que je ne sois plus au manoir » En effet, il s'était écoulé plusieurs jours depuis mon arrivée au Seven. Je ne devais pas trop lui manquer... A moins qu'il ne sache ou je me trouve. Possible aussi. Peu importe, ça ne change rien à ma situation actuelle.

Je n'aime pas l'idée de me retrouver en face de Sam. Étant obligé de satisfaire les clients du Seven, et en l'occurrence Sam en était un à cet instant... je me devais de faire ce qu'il demande. Sauf que j'en ai pas forcément envie... encore moins qu'avec les autres vampires qui défilaient. Il m'avait tout de même kidnappé dès mon naufrage et même frapper, je n'allais pas l'oublier si facilement. Sam semblait être quelqu'un d'assez violent. Puis, je me rappelais ce que Milo m'avait dit. Je pouvais refuser certaines choses et je ne pouvais pas me faire amocher, je suis médecin et utile au Seven. Cela me réconforta un peu, mais est-ce que Sam le savait ? Au moins, on le mettrait à la porte s'il osait me toucher violemment. Et au fond de moi, j'étais tout de même content qu'il soit là. Finalement, je n'étais pas qu'un vulgaire esclave à ses yeux. Enfin, j'en sais trop rien. Mais, pourquoi était-il venu dans ce cas? Il ne se préoccuperait pas d'un simple esclave à ce que je sache.
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MessageSujet: Stealing a human is bad, stealing a vampire, it's worse |Sio/Sam| Jeu 9 Aoû - 23:15

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Dans une chambre du Seven...

Après plusieurs de recherches intenses, j'étais enfin parvenu à retrouver sa trace. Au Seven. Un entretien houleux avec Milo - et une somme conséquente - m'avaient finalement permis d'être mené à une chambre. Quelques coups à la porte puis j'entrais dans la pièce, hésitant sur la marche à suivre. Je refermais derrière moi, fixant son dos alors que, à travers le miroir, j'avais pu entrapercevoir son torse pendant qu'il boutonnait sa chemise, me perturbant un peu plus. Il continuait sa tâche, comme s'il n'avait pas remarqué ma présence... Ou qu'il s'en foutait, pensais-je avec écœurement. Reprenant un masque froid d'indifférence, j'entamais les hostilités. Hors de question qu'il sût le tourbillon d'émotions qui virevoltait dans mon esprit, ma présence prouvait bien assez de choses à mon avis.

Visiblement, il ne le partageait pas. Il me toisait, les bras croisés, m'interdisant presque de ne pas l'approcher par ce simple geste. Je retenais de justesse un soupir inutile. Son regard semblait vouloir me brûler sur place. Si seulement il savait... Si seulement il savait combien j'aurais préféré plutôt que de retrouver le manoir vide de sa présence plusieurs jours auparavant. Sa remarque me blessa plus que je ne voulais l'admettre. Je ne m'étais pas arrêté une seule fois, parcourant l'archipel de long en large, sans dormir et sans boire. Je m'en moquais éperdument en réalité, le vide qui s'était formé en moi lors de sa disparition avait annihilé tout autre sentiment, tout autre désir ou envie. Mais il ne pouvait le savoir. Il devait être loin de s'imaginer la vérité après tout ce que je lui avais fais subir et pourtant, je voulais recommencer. Je voulais autant le frapper que l'embrasser pour toutes les émotions qu'il faisait naître en moi. Mais je ne lui avouerais pas. Au contraire.

"Apparemment - dis-je, haussant les épaules avec une apparente décontraction.C'est le problème quand on est immortel." ajoutais-je sans vraiment en connaître la raison. Nous nous regardions en chien de faïence pendant plusieurs minutes jusqu'à ce qu'il rompît le silence, cherchant à me piquer une fois de plus. "Un ex-ami dont je m'occuperais quand tu repartiras avec moi." murmurais-je doucement, pensant à voix haute en fixant un point derrière Siobhan pour contrôler la rage que je ressentais vis à vis de Zéro. Les poings serrés, j'essayais de refluer le violent excès de colère qui m'avait submergé, mon désir de frapper dans quelque chose - ou quelqu'un - prenant le pas sur tout autre pensée.

Heureusement, la voix de Siobhan changea imperceptiblement mon état d'esprit. "Tu penses mal." fusa entre mes lèvres sans que je ne puisse l'en empêcher. Il n'avait pas le droit d'avoir autant d'influence sur moi, sur mon état d'esprit, sur mes émotions. Je le regardais, furibond. Je détestais ne pas contrôler qui j'étais, ce que je faisais et, lorsque j'étais dans la même pièce que lui, c'était inévitable. Je le tenais pour responsable pour tous les bouleversements qui s'étaient opérés dans ma vie dernièrement. Lui et son odeur entêtante, familière, pouvaient bien aller se faire voir.

Foutaise. Je le savais bien. Je ne pouvais plus me le sortir de la tête. La larme sur mon parquet le prouvait bien assez comme cela car, d'aussi loin que je me souvienne, je n'avais jamais pleuré. Jamais. Même lorsque, enfant, je me faisais massacrer par mon oncle. Encore moins quand je m'étais fais violer et torturer. Alors pourquoi pour lui ? Et pourquoi ne pouvais-je tout simplement pas lui dire à quel point il me perturbait ? Encore une bonne question. Mais la réponse à celle-là était facile. C'était à cause de mon orgueil, de ma vie, des expériences qui m'avaient forgé et qui avaient fait de moi l'introverti psychopathe que j'étais. De toute manière, il était plus simple de rester l'homme violent qu'il connaissait. Du moins, c'était ce que je pensais jusqu'à ce moment précis.

Prenant une brève inspiration - plus pour me contenir et me donner du courage que par nécessité - je le fixais d'un regard incertain tandis que mon corps était raide, me faisant tenir droit comme un piquet. "Je veux te ramener à la maison Siobhan... Et vais te ramener à la maison. - assurais-je, même si ce n'était pas joué encore. Je n'ai pas réussi à me mettre d'accord avec Milo encore..." finissais-je, plus pour moi-même que pour lui mais évitant tout de même de mentionner l'aspect financier de la chose.

Mon regard s'était détourné, étudiant la chambre où nous étions. Mes yeux restèrent bloqués sur le lit, me faisant imaginer Siobhan allongé avec des vampires passant sur lui. Mes ongles se plantèrent dans la paume de ma main, les entaillant sans que je ne m'en rendisse compte. "Combien...? Combien Siobhan ? - demandais-je d'abord faiblement puis en criant, me laissant emporter par la colère, reportant mon regard haineux sur lui. Est-ce que tu as aimé ? Tu préfères être ici ?" ne pus-je m'empêcher de le questionner, laissant presque entrevoir à quel point l'idée m’écœurer, me blesser.

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MessageSujet: Re: Stealing a human is bad, stealing a vampire, it's worse |Sio/Sam| Ven 10 Aoû - 12:47

J'avais pris soin de terminer ce que j'étais en train de faire, à savoir, m'habiller. Je boutonnais ma chemise concentré sur ma tâche. Cela me permettait également de conserver mon calme. La voix je l'avais reconnu directement et je redoutais la suite des événements. Sam avait tendance à se laisser emporter et il m'avait frappé, limite étranglé, jeté de l'eau glacée à la figure. Bref, il était capable de tout et c'était cela qui me faisait peur. Je tente de ne pas montrer ce que je ressens à cet instant précis alors que je me tourne pour lui faire face et croiser son regard. Je lui fais la remarque sur le fait qu'il est toujours vivant.  Sans doute qu'il n'apprécierait pas ma remarque mais je m'en fiche« Apparemment. C'est le problème quand on est immortels. » Je hausse les épaules, histoire de dire que je m'en contre fiche à vrai dire qu'il soit vivant ou pas. Et je préfère enchaîner en évoquant Zéro. Cela me fait lever les yeux au ciel alors qu'il précisait que c'était un ex-ami dont il s'occuperait. Je me mords la lèvre alors qu'il précise quand je repartirais avec lui. Ai-je bien entendu ? Il faut dire qu'il avait parler dans un murmure. Je me fais sans doute des idées, non ?

Je lui fais part de mes pensées, je croyais qu'il se fichait pas mal que je ne sois plus au manoir et je suis quelque peu surpris alors qu'il réponds instinctivement « Tu penses mal. » Cela me perturbe énormément tout comme le fait qu'il veuille me ramener avec lui. Pourquoi ? Servir de défouloir ? Je songe à la gifle le premier jour, aux chaînes, à l'eau glacée. Je garde mes bras croisés, arquant un sourcil, ne cachant pas du tout le fait que j'étais peu enthousiaste à cette idée.« Pourquoi ? » fut la question qui fusa de ma bouche sans que je puisse me retenir tout comme ce qui suivit « Pour encore me maltraiter ? » Je ricane à l'évocation de Milo. « Je ne suis pas dupe, je sais qu'il s'agit encore d'argent.. à vos yeux, je ne suis qu'une marchandise qui rapporte. » Je déglutis. « Sauf que je dois rapporter plus au Seven et je doute que Milo accepte de me lâcher si facilement. » Et ayant peu d'expériences avec les hommes, je savais que j'attirais un bon nombre de clients. J'étais non seulement le petit nouveau, mais en plus, je ne connaissais pas grand chose avec la gente masculine.

Alors que Sam détourne son regard sur le mobilier décorant la chambre – ma chambre- je décidais d'aller me servir un verre d'eau ayant la bouche toute sèche. Je sursaute alors que Sam reprenait la parole faiblement pour finalement crier à travers la pièce. Je me mords l'intérieur de la joue. Je porte de nouveau mon regard sur lui. Je me frotte le bras mal à l'aise et nerveux. Qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire, combien ? Et c'était déjà assez difficile à vivre, pourquoi m'infliger cela ? M'obliger à en parler. Le regard de Sam me fait froid dans le dos. Pourquoi était-il en colère ? Ah oui, parce que j'étais son jouet à la base qu'on avait enlevé sans son avis. Je baisse les yeux.« Qu'est-ce que ça peut te faire... ça ne te regarde pas. Et t'es venu pour ça ? M'enfoncer davantage ? Ça ne suffit pas déjà de devoir... jouer les objets sexuels. » Je me frotte la nuque.  Il me demande également si j'ai aimé et si je préférais être ici. Je le fusille du regard. «  ouais, c'est vrai que j'aspirais à devenir une prostituée, donc forcément , c'est le rêve » répondais-je, furieux contre lui. « Comment est-ce que tu peux croire que j'aime ma nouvelle situation... putain vous m'emmerdez sérieusement. Pourquoi a t-il fallut que je fasse naufrage sur cette maudite île. » Je fis valdinguer mon verre qui se brisa sur le sol. «  Quitte à choisir, je regrette de ne pas être mort noyé dans le naufrage »

Pourquoi voulait-il savoir cela ? Pourquoi j'avais l'impression qu'il avait mal rien qu'en posant ses questions ? Je me faisais des films. Sam se fiche pas mal de ce qui peut bien m'arriver. J'étais rien d'autre qu'un punching-ball sur lequel il avait passé ses nerfs lorsque j'étais captif chez lui. Alors dans le fond, la situation au Seven est humiliante, mais, je ne me fais pas frapper à mainte reprises sans réelle raison. Je soupire alors que je me dis qu'il va falloir que je ramasse le verre que je viens de briser. Aurait-il un semblant d'âme et de cœur ? Songeais-je soudainement. Ridicule ! Sam n'était qu'une brute épaisse.
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MessageSujet: Stealing a human is bad, stealing a vampire, it's worse |Sio/Sam| Ven 10 Aoû - 18:34

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Dans une chambre du Seven...

Je devais le voir. Je devais... J'en savais foutre rien. Lui non plus apparemment alors que je lui signifiais l'évidence puisque j'étais en face de lui. J'avais beau ne pas avoir dormi, mangé, bu depuis plusieurs jours, cela n'atteignait pas ma condition d'immortel. Mais il ne savait pas tout ce qui s'était produit dans ma vie ces derniers jours, alors que je fouillais l'archipel à sa recherche. Son comportement m'agaçait. Finalement, c'était peut-être lui le monstre. Et si c'était cela que j'avais senti la première fois ? Cette odeur caractéristique du poison mêlé à une touche d'espoir et de rébellion. Nous nous complétions bien finalement. Je le blessais physiquement et lui moralement. Je secouais la tête à cette idée, hanté par son regard condescendant.

C'était la colère qui faisait vibrer mes synapses à cet instant alors qu'il lançait le sujet Zéro. Il était si facile de passer du désarroi à la peur puis à la colère. La peur ? Impossible, pensais-je alors même que ma réponse fusa involontairement, poussé par le ton miséricordieux de Siobhan. Cela me tuait qu'il pensât autant de mal de moi. Je l'avais sûrement cherché mais... Lui aussi, il fallait dire. Ce n'était pas comme si je ne l'avais pas prévenu, après tout. Mais par dessus tout, je détestais agir sans me contrôler par sa faute. Je ne disais rien, me maudissant intérieurement de me dévoiler aussi facilement à lui. Finalement, après une brève inspiration, je décidais de lui dire ce que je voulais: qu'il rentrât avec moi. Il était à moi. C'était normal que je le récupérasse et le ramenasse à la maison.

Mais lui aussi était désarçonné par ma présence et mes propos apparemment, et cela me rassura légèrement alors que je l'écoutais débiter ses questions sur un ton sarcastique. Très bien, comme il voulait. "Pourquoi ? Parce que t'es à moi. - dis-je sur le même ton comme si c'était évident. Toi ? Un gagne-pain ? Pour moi ? Bien au contraire. Il veut que je te rachète, à vrai dire. Je pourrais mais ça ne me semble pas juste. Comme je l'ai dis, tu m'appartiens." ajoutais-je de façon monotone, toujours aussi évident d'après moi. La vérité c'était que j'avais trop orgueil pour le racheter si chère alors même que le gérant n'avait aucun droit sur lui.

Cependant, lorsque mes yeux se posèrent sur le lit, je ne pus que me rappeler l'endroit où nous étions. Cette foutue maison close - et surtout la présence de Siobhan à l'intérieur de celle-ci - allaient détruire le semblant de raison qu'il me restait. Mes ongles se plantèrent dans mes paumes, les entaillant alors que je fulminais et explosais ma rage sur l'homme qui me faisait perdre tout jugement. Et alors qu'il perdait lui aussi son sang-froid, me jetant au visage la réalité, j'étais persuadé de blêmir et que, si cela n'était pas déjà le cas, mon cœur se serait arrêté à l'instant où il m'avoua être un jouet sexuel. Mais cela était plus fort que moi, je devais savoir s'il préférait être dans cet endroit horrible, s'il préférait ce traitement à celui que je lui avais infligé. J'avais besoin... qu'il me rassurât.

Et alors que l'impact de cette révélation s'imposait à moi, ses paroles me parvenaient du fond d'un abîme. Je ne m'offusquai même pas lorsqu'il lança le verre. Cela en était trop. Trop de peur. Trop de colère. Trop de dégoût de moi-même. Trop de tout. "Je t'interdis de dire cela!" m'énervais-je sans vraiment savoir ce qui me mettait le plus en colère dans ses paroles alors que mon poing vint s'écraser dans le mur le plus proche, le trouant au passage. Cela n'allait pas arranger ma relation avec Milo pour récupérer Siobhan mais il valait mieux le mur que l'humain. De toute manière, je m'en foutais de vexer Milo ou pas. Une fraction de seconde après, j'étais près de lui. Je fixais son visage, hésitant.

Ma main encore striée d'entailles se fit caressante alors qu'elle se posait sur la joue de Siobhan. J'étais complètement perdu, bouleversé. Je ne savais plus quoi dire de raisonnable, pour lui faire comprendre que je ne supportais pas de le voir ici. C'était invraisemblable, incongru. Il n'avait pas sa place dans la maison close. Comment lui faire comprendre ? Ce n'était sûrement ni le lieu ni le moment pour qu'il me prît au sérieux mais j'étais désespéré et, instinctivement, mes lèvres se posèrent sur les siennes, chastement, pudiquement. Quand je me rendis compte de ce que je faisais, je m'écartais en une fraction de seconde, mes bras retombant le long de mon corps, autant horrifié qu'énervé par ce moment de faiblesse. Je me retournais et passais mes mains sur mes yeux, ne pouvant plus supporter son regard.

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MessageSujet: Re: Stealing a human is bad, stealing a vampire, it's worse |Sio/Sam|

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